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[évolution] adaptation phénotypique



  1. #1
    ludic

    adaptation phénotypique

    salut à tous, en fait, je suis à la recherche de documents et d’exemples d’adaptations phénotypique dûe à la prédation.
    Comme pour les mésanges, par exemple qui, individuellement, baisse leur nombre d’œufs suite à une année de forte prédation.
    Ce n'est pas une adaptation génétique car elle n'est pas définitive.

    En attente d'une réponce A+

    -----

    Dernière modification par piwi ; 02/03/2008 à 17h53.

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  3. #2
    kinette
    Bonjour,

    Arg, j'avais mal lu ta question (groumph, les TP de morphoanatomie ne me réussissent pas).

    Bon je venais de rédiger un truc sur les adaptations génétiques (qui sont du coup aussi phénotypiques):
    un des exemples les plus connus est le camouflage.
    Et un des exemples les plus connus de camouflage est celui du mélanisme industriel chez la phalène du bouleau Biston betularia: l'insecte était naturellement camouflé sur les troncs de bouleau, ce qui lui permettait d'échapper plus facilement aux predateurs. Avec la pollution industrielle de certaines villes anglaise, les troncs des bouleaux sont devenus noirs... et les phalène possédant un phénotype mélanique (noires) ont été sélectionnées, leur fréquence a fortement augmenté dans la population... avec la diminution de la population, le morphe noir a à nouveau régressé.
    Tu devrais trouver plein de documents là-dessus.
    En fait je ne sais pas si le terme "adaptation phénotypique" est très bon...
    Moi je parlerais plutôt de plasticité phénotypique sélectionnée par la pression de sélection des prédateurs (y a aussi du gène là-dessous, mais des gènes qui commandent la plasticité d'un trait).

    Donc voici quelques exemples:
    - les têtards de grenouilles peuvent avoir des morphologies différentes lorsqu’ils sont en présence d’odeur de prédateur (le développement se fait différemment). Les têtard en présence du prédateur auront une queue plus longue, une morphologie leur permettant d’aller plus vite (Van Burskirk 2001)

    - Lorsqu’elles se développent en présence de poisson prédateur (ou seulement de leur odeur) les daphnies (petits crustacés d’eau douce) vont de même avoir une morphologie différente, avec un « casque » plus important, avec une épine ce qui les rends plus difficilement à avaler… (Sell 2000)

    - En présence de coccinelles le puceron du pois se développe plus souvent en individu du morphe ailé qu’en individu aptère (Weisser et al. 1999)

    - Un petit papillon qui parasite les fourmis (Maculinea qui se fait nourrir par les fourmis, et leur fournit en échange pour se faire accepter des gouttelettes d’une sécrétion sucrée) augmente le volume de cette sécrétion lorsqu’il se sent menacé par des prédateurs (afin qu’elles le protègent mieux). (Agrawal & Fordyce 2000)

    Ensuite en ce qui concerne les adaptation plus « comportementales » il y a vraiment un tas d’exemples… depuis les comportements de fuite, en passant par des changements d’utilisation de l’espace (plus de temps passé dans les refuges…).
    Bon là j’ai pas d’exemples précis sous la main… je peux chercher mais plus tard…

    K.
    Agrawal, A. A. & Fordyce, J. A. 2000 Induced indirect defence in lycaenid-ant association: the regulation of a resource in a mutualism. Proceedings of the Royal Society of London. Series B: Biological Sciences 267, 1857--1861.
    Sell, A. F. 2000 Morphological defenses induced in situ by the invertebrate predator Chaoborus: comparison of responses between Daphnia pulex and D. rosea. Oecologia 125, 150--160.
    Van Burskirk, J. 2001 Specific induced responses to different predator species in anuran larvae. Journal of Evolutionary Biology 14, 482--489.
    Weisser, W. W., Braendle, C. & Minoretti, N. 1999 Predator-induced morphological shift in the pea aphid. Proceedings of the Royal Society of London Series B-Biological Sciences 266, 1175-1181.
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

  4. #3
    ludic
    Je te remercie kinette pour tous ces exemples.
    Mais g un petit problème, car ne comprends pas en quoi le phalène du bouleau est un exemple de plasticité phénotypique ?
    Car pour moi, le changement de couleur des phalène n’est pas volontaire, je m’explique, il me semblait que les deux type de phalène existaient en permanence ms en fonction de la couleur des tronc un type était plus tué qu’un autre et voyait ainsi son effectif baisser, on se retrouvait donc avec plus d’individu de l’autre type.
    G une autre question, pour la daphnies, si il n’y a plus de prédation est-ce que les génération futures perdent leur casque ?

  5. #4
    kinette
    Bonjour Ludic,
    Ben justement j'avais mal lu ta question et embrayé sur les adaptations génétiques (qui sont je le rappelle aussi exprimées au niveau du phénotype, d'où le problème par rapport à l'expression "adaptation génotypique"). Je me suis rendu ensuite compte que j'avais répondu à côté de ta question.

    Pour les Daphnies: non, je ne crois pas que la génération suivante soit affectée (elle ne fera de casques important que si il y a des prédateurs).
    Ah ben en faisant quelques recherches il semble que si, cet article en parle... donc apparemment la génération suivante va aussi être affectée (mais ce n'est pas une sélection sur un gène, simplement une transmission de l'information sur le risque entre générations, et en quelques générations l'effet doit disparaître).

    On connais quelques cas de transmission de l'induction contre des enemis entre générations (c'est le cas notament pour les défenses des plantes contre les herbivores) ou entre individus (cas de la stimulation du système immunitaire chez le bourdon). Par rapport aux prédateurs là je n'ai pas d'autres exemples en tête...

    Bon je suis curieuse, dans le cadre de quel type de travail recherches-tu ces informations?

    En tout cas bonnes recherches!

    A plus,
    K.
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

  6. #5
    ludic
    En fait, le fait qu’il y ait, ou pas, transmission des caractères n’est pas si important, les premiers exple que vous m’aviez fourni étaient parfaits.

    J’effectue cette recherche ds le cadre d’un exposé que je dois faire au sujet d’un article sur la plasticité phénotypique chez les mésanges charbonnières, et pour élargir mon sujet je recherche d’autres exples.

    Le site de nature est effectivement un excellant site mais malheureusement je n’est pas accès aux articles complait.

    A votre première réponse vous m’aviez fourni des références biblio intéressantes, mais je n’ai pas accès à c lives n’auriez vous pas d’autre documentation sur le web, par exples?

    Et encore merci pour votre aide

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    John78
    Salut

    Ludic :
    "Comme pour les mésanges, par exemple qui, individuellement, baisse leur nombre d’œufs suite à une année de forte prédation.
    Ce n'est pas une adaptation génétique car elle n'est pas définitive. "


    Euuuuhhh se serait pas plutôt l'inverse : augmentation de la prédation induisant un nombre plus grand d'oeuf ?



    Ensuite l'affirmation d'après me semble un peu ambitieuse :

    - Pourquoi se ne serait pas génétique ? Se ne serait pas scandaleux de penser que la prédation sélectionne les individus capable de pondre plus, de se reproduire plus ou plus précocément, avec un temps de dévellopement plus court. Ca me parait pas inimaginable d'imaginer une composante héréditaire la dedans.

    - Pourquoi "l'adaptation génétique" serait définitive ? La réversion (mutation inverse) a tout niveaux y compris génétique, est fréquente dans la nature...

    Je crois que tu as tendances à etre trop catégorique entre ce qui est du ressort de l'influence du milieu et ce qui est du ressort de l'hérédité. Les 2 agissent en même temps à des parts variables, tu ne peux pas parler de la prédation sans imaginer des adapations génétiques à celles ci. Et parfois ca va très vite (Ex des Phalènes donné par Kinette).

    A+
    John

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  10. #7
    kinette
    Hello!

    Euuuuhhh se serait pas plutôt l'inverse : augmentation de la prédation induisant un nombre plus grand d'oeuf ?
    En fait il y a deux possibilités de réponses à des ennemis:
    soit si ces ennemis menacent la vie de l'animal lui-même il a intérêt à augmenter rapidement sa descendance (quitte à diminuer sa propre espérance de vie, qui de toute façon est réduite par l'ennemi).
    Si c'est la descendance qui est menacée, deux cas possibles:
    - les prédateurs ont une dynamique cyclique, si lorsqu'il y en a beaucoup une année, mais de forte chance que l'année suivant il y en ait moins, on a intérêt à limiter sa reproduction la "mauvaise année" pour se réserver pour l'année suivante (on se "repose" une année pour mieux se reproduire l'année suivante). C'est ce qui se passe pour les mésanges si ma mémoire est bonne.

    - le niveau de prédation sur les jeunes est toujours très élevés: alors on a intérêt à en produire le maximum, quitte à ce que leur "qualité" soit inférieure (l'important est de maximiser la probabilité qu'il en survive).

    Pour le cas des mésanges, les différences d'une année à l'autre sont bien trop élevées pour qu'il s'agisse d'une sélection sur des gènes contrôlant le nombre d'oeufs (cf. les vitesses de sélection, il faudrait un différenciel de sélection vraiment énorme et de plus les personnes travaillant sur des mésanges manipulent l'environnement de ces mésanges et vont comparer les tailles de nichées des couples d'environnement modifié par rapport au non modifié, ou alors ils vont suivre l'évolution de la taille des nichées entre deux années avec niveau de prédation différente, en connaissant les couples grâce au baguage et en contrôlant qu'il n'y ait pas d'effet artefactuel dû à l'âge des individus par exemple...).

    - Pourquoi "l'adaptation génétique" serait définitive ? La réversion (mutation inverse) a tout niveaux y compris génétique, est fréquente dans la nature...
    Bon bien sûr... mais ce que voulait simplement dire Ludic est que ce n'était justement pas une sélection sur les gènes contrôlant la ponte, mais une plasticité du comportement...

    Pour les phalènes il ne faut pas exagérer ça ne va pas si vite...

    Bon sinon voici quelques articles, pages sur la ouaibe:

    http://www.zi.biologie.uni-muenchen....p/transgen.pdf (l'article de Nature)

    http://www.helsinki.fi/~merila/pdf/CanJZool2001.pdf article sur la morphologie des grenouilles en présence de prédateurs


    Avec les noms d'auteurs que j'ai donné plus haut on doit pouvoir trouver plein d'autres choses...

    K.
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

  11. #8
    ludic
    Bonsoir kinette je te remercie pour c doc. C exactement ce que je cherchais.
    Apparemment tu connais bien le cas des mésanges, mais alors pourrais tu éclairer mas lanterne à ce sujet, dans l’article de ROMAIN JULLIARD « phenotypic adjustement of clustch size » de Ecology, Vol.78, No.2, l’auteur conclut en disant que ce n’était pas la prédation qui était à l’origine de la baisse des pontes, d’après ce que g compris se serait dû à l’effet YALP (Year since the Last peak Prédation) ou à l’effet « densité de ponte ». Je ne comprends pas cette notion de YALP.

    PS: Jhon78, dans le cadre de mon exposé je ne peux malheureusement pas extrapoler sur l’adaption génomique.

  12. #9
    kinette
    Hello Ludic,
    Marrant j'ai rencontré Romain pendant un stage sur les mouettes dans le Forez...

    conclut en disant que ce n’était pas la prédation qui était à l’origine de la baisse des pontes, d’après ce que g compris se serait dû à l’effet YALP (Year since the Last peak Prédation) ou à l’effet « densité de ponte ». Je ne comprends pas cette notion de YALP.
    Apparemment si je te lis bien la diminution de ponte proviendrait donc non directement de la prédation (sur les oeufs ou les jeunes) mais de l'effet qu'a la prédation sur le comportement de ponte lui-même...
    Mais je ne suis pas spécialiste de ce problème...
    Tu peux toujours poser la question directement à Romain Juliard par mail (adresse du crbpo où il bosse

    Sinon je viens de trouver ça:
    http://www.environmental-center.com/...00442/art3.pdf
    http://www4.ncsu.edu/unity/users/s/s...ww/baskets.pdf

    Ca pourraît t'intéresser...

    Bonnes recherches!
    K.
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

  13. #10
    John78
    Ciao

    Pourrait on expliquer aux ignorants comme moi le "YALP" et "densité de ponte" SVP parceque là ca devient vraiment très technique.....

    A+
    John

  14. #11
    kinette
    Hello,
    Ben pour l'effet "densité de ponte", je vois pas trop ce que c'est... pour l'effet YALP, d'après son nom et le fait que les mésanges lorsqu'elles perçoivent une forte menace de prédation vont diminuer leur ponte, ben je suppose que l'année suivante elles ne compensent pas cette diminution (???). Bref faudrait avoir le papier sous la main pour vérifier, mais vu que ça n'a pas l'air d'être clair pour toi peut-être est-ce tout simplement parce que ce n'est pas clair dans le papier?

    Enfin, comme c'est pas trop mon rayon (même si j'ai eu des conf. sur ce genre de problèmes), je pense que le plus simple est de contacter l'auteur du papier...
    Puis j'ai rien trouvé expliquant ceci ou y faisant référence sur Google ni sur Web of Science (base pourtant très complète...).

    Voili
    K.
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

  15. #12
    ludic
    En fait moi même g des problèmes de compréhension.
    Le terme de « densité de ponte » et un terme que g traduis (et sûrement mal), pour se qui est de YALP voila une citation de l’article de ROMAIN JULLIARD « phenotypic adjustement of clustch size » de Ecology, Vol.78, No.2
    Pour situer un peu, il se demandait si la variation de la taille des couvées entre les années, en relation avec la prédation, est due a (A) un changement dans la structure de la population ou (B) un ajustement phénotypique au niveau individuel ? Il peut y avoir plusieurs possibilités :
    -A1 : la taille de couvée dépend de la prédation.
    -A2 : la taille de couvée dépend des survivants (ou immigrants) durant l’année à fort taux de prédation.
    -A3 : la taille de couvée dépend du recrutement durant l’année à fort taux de prédation.

    “Survival rate and clutch size (A2).-The Akaike information criteria (AIC) was lowest for the model without any effect of clutch size on local survival and recapture rate. This was also true when clutch size was used as a quantitative variable (linear and quadratic term). Power analysis showed the need of an important clutch size-dependent effect on survival to be detectable (Table 4). However, small clutch size-dependence (hardly detectable) would have very little effect on the evolution of the mean clutch size after t yr (Table 4). Thus, the presence of clutch size-dependent survival could not explain the observed reduction in mean clutch size; otherwise, it would have been detected given the power of our tests.”La partie A3 est plus simple est n’apporte aucune info sur YALP.
    “Phenotypic adjustment of clutch size and nest predation (B).-The dependent variable was the difference between the size of the clutches laid by an individual in two consecutive years. This measurement was affected by the female's age in the 1st yr of breeding, and also differed significantly among years (Table 5); the interaction between age class and year was not significant, which meant that the effects were additive. The time since predation was coded as Years since the Last peak Predation in the second consecutive year of breeding (i.e., YALP = 1 for females breeding for the second time in a year following a peak predation). We found that change in density and the linear and quadratic term of YALP explained a significant proportion of between-year variation. YALP or YALPz alone were not significant (Table 5). This was what should have happened if peak predation years were followed by a phenotypic change in clutch size (see Methods). We replaced YALP with YALP - 1 so that YALP = 0 for changes from a peak predation year to the year after. The intercept of the model CDEN + YALP + YALP= was then significantly negative (-0.37 +/- 0.11, estimate -!- 1 SE). This suggested that, within individuals, clutch size declined in the 1st yr after predation. This was confirmed by the direct calculation of clutch size differences in those particular years. The changes in clutch size in years following heavy predation, corrected for changes in density, were -0.41 ± 0.14 (mean +-1 SE) for birds that were yearlings in the 1st yr, and -0.45 ± 0.14 for adults. After one or two years, the differences became positive (clutch size increased) before settling back to zero (clutch size fluctuated around a constant value) (Fig. 2)- The change in density, nested in year, was highly significant as a main effect and was also significant when combined with YALP + YALP2. As before, adding a density term to the model improved the fit of the terms for time since last predation, the opposite of what would be expected if they were correlated with each other (Table 5). A similar exercise involving change in timing of season gave no significant result.
    Phenotypic plasticity could only be investigated for individuals that bred in several years. In particular, we could not know by how much a yearling female breeding for the first time modified her clutch size by a phenotypic change. To have an idea of the magnitude of this phenomenon, we compared differences of mean clutch sizes of yearlings in two consecutive years with the mean phenotypic changes of adult females for these two years. The two measurements are thus calculated on totally different samples. These two measurements were well-correlated (r2 X 100 -- 60%; Table 6). The observed changes in mean clutch size of yearling females in two consecutive years were similar to the phenotypic changes of females that bred in these two years. All this suggested that most of the observed variation in clutch size was due to phenotypic plasticity of apparently the same magnitude for all females, irrespective of their age and status, and especially of whether or not they had experienced nest predation themselves.”
    G beaucoup de mal a comprendre cette partie mais si cela peu vous éclairer sur cette notion de YALP.

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  17. #13
    John78
    Salut

    Y aurait pas par hasard dans l'assistance quelqu'un(e) qui aurait un acces à cette revue "Ecology" pour qu'on aie un PDF. Je dis ça parceque cette histoire d'adaptation phénotypique des mésanges, ca me semble de plus en plus louche, pour ne pas dire plus (même si les explications de la spécialiste es écologie évolutive sont convainquantes, ça je dis pas.... )

    A+
    J

  18. #14
    John78
    Rebonjour

    Bon, j'ai "lu" l'extrait posté par Ludic (y a eu croisement) pour le PDF, laissez tomber.... Les mésanges c'est plus compliqués que je ne le pensais.....

    A+
    John

  19. #15
    ludic
    Je te ne le fait pas dire John, et moi je dois pondre un exposé à ce sujet.
    En fait là g sélectionné les parties de l’article que je ne comprends vraiment pas (d’ailleurs si quelqu’un pouvait me les expliquer.)
    Il y a encore une petite notion que je ne comprends pas, l’auteur parle de « phenotypic plasticity adaptive, or contingent. »
    Mais à par c zones de floues le reste de l’article est plus simple.
    L’auteur dit visiblement que les mésanges charbonnières peuvent adapter leur nombre d’œuf en fonction de la prédation qu’elles subissent.
    Si il a une forte prédation les mésanges pondront moins d’œuf (pour pouvoir en pondre plus les années suivantes, est ainsi perdre le moins de petits que possible).
    Cette adaptation n’est pas génétique car les années qui suivent, les oiseaux reviennent à leur nombre normal d’œuf.
    Ce type d’adaptation touche tous les individus mais individuellement (chaque individu baisse son nb d’œuf).
    Ce qui est particulier c’est que l’adaptation touche tous individus d’une population, même ceux qui n’avaient pas subi directement la prédation.
    A+

  20. #16
    Igothigh
    Juste si quelqu'un est interesse par le PDF en question, je peux l'avoir. Pour le reste, je n'y connais rien.

  21. #17
    kinette
    Bonjour,
    Bon je vais essayer de comprendre tout ça...

    “Survival rate and clutch size (A2).-The Akaike information criteria (AIC) was lowest for the model without any effect of clutch size on local survival and recapture rate.
    Bon ça ça veut simplement dire qu'au niveau statistique le modèle qui ne prends pas en compte les variations de taille de couvée est plus significatif (plus valable) que les autres modèles proposés. (donc il n'y a de relation significative entre taux de survie et taille de couvée... mais ce que je ne comprends pas est si c'est le taux de survie des individus parents ou celui des couvées elles-même...)

    This was also true when clutch size was used as a quantitative variable (linear and quadratic term).
    C'est apparement la même chose lorsqu'on utilise la taille de couvée comme une variable lineaire ou au carré (c'est-à-dire qu'on l'inclut dans le modèle sous sa forme simple ou au carré et qu'on regarde son effet sur l'adéquation du modèle avec les données expérimentales).

    Power analysis showed the need of an important clutch size-dependent effect on survival to be detectable (Table 4).
    La "power analysis" montre qu'il faut un fort effet de la taille de la couvée sur la survie pour que celui-ci soit détectable.

    However, small clutch size-dependence (hardly detectable) would have very little effect on the evolution of the mean clutch size after t yr (Table 4). Thus, the presence of clutch size-dependent survival could not explain the observed reduction in mean clutch size; otherwise, it would have been detected given the power of our tests.”
    Toutefois, une faible dépendance de la survie par rapport à la taille de la couvée (difficilement détectable) aurait peu d'effet sur l'évolution de la taille de ponte moyenne... (là je comprends pas le t yr...)
    Ainsi la présence d'une survie dépendant de la taille de la couvée ne peut pas expliquer la réduction observée pour la moyenne de la taile de la couvée. D'autre part il aurait été détecté compte tenu de la puissance de nos tests.

    Donc l'hypothèse que la taille de la couvée est liée au taux de survie.

    La partie A3 est plus simple est n’apporte aucune info sur YALP.
    “Phenotypic adjustment of clutch size and nest predation (B).-The dependent variable was the difference between the size of the clutches laid by an individual in two consecutive years.
    Donc comme la première hypothèse a été rejetée, on recherche si les variations de taille de couvée sont liées à un la prédation dans le nid.
    On utilise donc comme variable dépendante la différence entre la ponte d'une année et celle de l'année suivante.

    This measurement was affected by the female's age in the 1st yr of breeding, and also differed significantly among years (Table 5);
    Cette mesure est influencée par l'âge de la femelle la première année de reproduction (c'est-à-dire que selon leur âge les femelles doivent pondre plus ou moins), et diffère significavement entre les années.

    the interaction between age class and year was not significant, which meant that the effects were additive.
    Bon tout bêtement il n'y a pas d'interaction ageXannée pour expliquer la taille des couvées (c'est additif).

    The time since predation was coded as Years since the Last peak Predation in the second consecutive year of breeding (i.e., YALP = 1 for females breeding for the second time in a year following a peak predation).
    Ah, voilà donc notre fameux YALP...
    Donc le temps passé depuis la prédation est compté en années depuis le dernier épisode de prédation important pour la seconde année de reproduction (les comparaisons de taille de couvée se font d'année en année, et pour introduire le temps écoulé depuis la prédation on a fait le choix de regarder le temps entre la prédation et la seconde année de mesure, c'est juste un choix comme ça...)
    Donc logiquement la cvaleur pour cette variable sera de 1 si une femelle se reproduit pour la seconde fois l'année suivant un épisode de fort prédation (donc le pic aura été pendant la première reproduction).

    We found that change in density and the linear and quadratic term of YALP explained a significant proportion of between-year variation. YALP or YALPz alone were not significant (Table 5).
    On trouve un effet significatif du "YALP" sur les variations de taille de couvée d'une année à l'autre seulement si on introduit le YALP sous sa forme linéaire ET au carré dans le modèle.
    Bon pour comprendre mieux ça il faut revoir les principe du modèle linéaire généralisé: c'est l'équivalent d'une régression linéaire, en "plus compliqué" c'est-à-dire qu'on peut aussi ajuster non plus seulement par rapport à une variable donnée (chercher une équation du style y= aX +b ou Y dépend de X), mais par rapport à plusieurs variables, qui peuvent être combinées, mises au carré, etc... (ex: Y= aX + bY*Y + c...). La stratégie est généralement d'introduire progressivement les différentes variables dont on veut tester l'effet et voir si ça améliore l'ajustement ddu modèle (voir si ça "colle" mieux à la réalité) ou non. L'effet d'une variable est significatif si il améliore significativement le modèle.

    This was what should have happened if peak predation years were followed by a phenotypic change in clutch size (see Methods).
    Bon, donc les données collent avec l'hypothèse d'un ajustement phénotypique...

    We replaced YALP with YALP - 1 so that YALP = 0 for changes from a peak predation year to the year after. The intercept of the model CDEN + YALP + YALP= was then significantly negative (-0.37 +/- 0.11, estimate -!- 1 SE).
    Bon, là on change apparemment juste le calcul du "YALP", de façon à ce que la valeur soit 0 lorsque le pic de prédation est la première année de la mesure des couvées. L'ajustement de ce modèle... euh ben là je comprends plus...

    This suggested that, within individuals, clutch size declined in the 1st yr after predation. This was confirmed by the direct calculation of clutch size differences in those particular years. The changes in clutch size in years following heavy predation, corrected for changes in density, were -0.41 ± 0.14 (mean +-1 SE) for birds that were yearlings in the 1st yr, and -0.45 ± 0.14 for adults.
    Bon, voilà, la première méthode (graphique) et le calcul direct d'après le modèle montrent que l'année suivant un pic de prédation il y a diminution des couvées.


    After one or two years, the differences became positive (clutch size increased) before settling back to zero (clutch size fluctuated around a constant value) (Fig. 2)-
    Après un ou deux ans la tendance s'inverse...

    The change in density, nested in year, was highly significant as a main effect and was also significant when combined with YALP + YALP2. As before, adding a density term to the model improved the fit of the terms for time since last predation, the opposite of what would be expected if they were correlated with each other (Table 5).
    Le changement de densité (de population je suppose) est aussi significatif lorsqu'il est introduit dans le modèle YALP + YALP2. Ca améliore l'ajustement pour le temps depuis la dernière prédation (l'opposé serait attendu si il y avait une corrélation densité-temps depuis la prédation).

    A similar exercise involving change in timing of season gave no significant result.
    Pour le changement de "timing" dans la saison, il n'y a pas d'effet.

    Phenotypic plasticity could only be investigated for individuals that bred in several years.
    I
    La plasticité ne peut être étudiée que pour les individus se reproduisant sur plusieurs années (là c'est une lapalissade...).

    In particular, we could not know by how much a yearling female breeding for the first time modified her clutch size by a phenotypic change.
    Donc pour les femelles se reproduisant pour la première fois pas possible de déterrminer s'il y a eu un ajustement ou non.


    To have an idea of the magnitude of this phenomenon, we compared differences of mean clutch sizes of yearlings in two consecutive years with the mean phenotypic changes of adult females for these two years.
    Pour avoir une idée de cette plasticité, ils ont comparé la différence de la moyenne des tailles de couvée des yearlings (flemme de chercher la déf., ça doit vouloir dire les jeunes...) sur deux années consécutives avec le changement moyen observé pour des femelles adultes pour ces deux années (bon OK ils font la comparaison entre le changement pour des femelles qui se reproduisent pour la première fois et des femelles plus "expérimentées".

    The two measurements are thus calculated on totally different samples.
    Donc là ils séparent leur échantillon en 2.

    These two measurements were well-correlated (r2 X 100 -- 60%; Table 6). The observed changes in mean clutch size of yearling females in two consecutive years were similar to the phenotypic changes of females that bred in these two years. All this suggested that most of the observed variation in clutch size was due to phenotypic plasticity of apparently the same magnitude for all females, irrespective of their age and status, and especially of whether or not they had experienced nest predation themselves.”G beaucoup de mal a comprendre cette partie mais si cela peu vous éclairer sur cette notion de YALP.
    Là la conclusion est qu'ils observent une variation similaire des tailles de couvée d'une année sur l'autre chez des femelles âgée et des toutes jeunes femelles, donc la plasticité phénotypique observée ne dépend apparemment pas de l'âge et du statut (statut de première reproduction ou non).

    Bon voilà j'espère que c'était clair.

    Donc YALP est une abréviation que l'auteur a choisi pour se simplifier la vie dans l'article (pas une abréviation courante) et elle consiste en le tems écoulé depuis le dernier gros pic de prédation lorsqu'on fait la mesure.

    Voilà...

    K.
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

  22. #18
    ludic
    Je vous remercie kinette pr l’aide précieuse que vous m’avez apporté.
    De mon coté j’avais déjà écris à l’auteur mais il est un peu moins disponible que vous, meme s'il ma donné quelques info.
    Encore merci.

  23. Publicité

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