
A priori ça ne m'étonne pas. De manière informelle, je connais beaucoup de gens qui considèrent le seuil de 5% comme pas assez "exigeant" (enfin, surtout chez les autres, quand ça concerne leurs résultats, en général il est considéré comme suffisant).
Je me demande d'ailleurs si pour publier dans les "meilleurs" journaux, ce seuil n'est pas déjà considéré comme trop élevé.
Le lien vers les études retirées est pas mal non plus il y en même une qui m'a un peu rappelé l'histoire de de 2 frères voulant obtenir une thèse....
Bonsoir.
En fait, je dirais que cette étude fait avancer les autres et la science en particulier.
Ces seuils ne sont pas des seuils particuliers mais ce qu'il faudrait pour que ce ne soit pas, dans le cas général, considéré comme du hasard (ou presque) mais dans certains cas (lorsque les facteurs intervenants dans l'étude sont plus ou moins connus, plus ou moins contrôlée, etc.), ce seuil peut être revu à la baisse ou à la hausse, suivant ce qu'il est cherché.
Je me demande si ce seuil de 5% est vraiment la cause du problème de non reproductibilité. Ne serait-ce pas plutôt l'application aveugle de méthodes traditionnelles (comme le test de Student pour comparer des moyennes) donnant des intervalles de confiance et des probabilités dans des cas où ces méthodes ne sont pas applicables? Ces méthodes ont été conçues et démontrées par des mathématiciens en supposant des distributions gaussiennes, et on sait qu'il y a de nombreux cas où on est très loin de telles distributions. Il existe d'ailleurs dans certains cours des exemples où elles donnent des résultats carrément faux.
Les statisticiens ont développé des méthodes très efficaces adaptées à de nombreuses situations, mais les chercheurs expérimentaux les connaissent-ils?
Ce serait intéressant d'étudier quels outils sont enseignés aux laborantins de tout poil en effet.
En tout cas je me souviens de trrrèèès peu d'outils quand j'ai passé mon baccalauréat puis effectué ma première année de BTS biochimie. Peut-être que ç'a changé mais je n'y crois guère...
damned, va-t-il falloir que le GIEC fasse évoluer son vocabulaire alors ?
On ne parle pas de vocabulaire mais de statistiques, en particulier en biologie et affiliées.
l'alpha et l'oméga de l'analyse statistique s'appelle la "valeur p" : Une analyse critique sur les interprétations précipités des tests statistiques
PatrickAvec la prolifération des logiciels statistiques presse-bouton et leurs avalanches de p-values, une réflexion sur les tests statistiques est plus que jamais bienvenue.
