de l'utilité de "lutter contre le réchauffement climatique"
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de l'utilité de "lutter contre le réchauffement climatique"



Vue hybride

  1. #1
    invitea65d3c27

    Exclamation de l'utilité de "lutter contre le réchauffement climatique"

    Je crée cette discussion à la suite d'une série de messages qui ont fait dériver "comment sauver la planète"

    Les messages qui ont causé cette dérive sont déplacés ici

    "lutter contre le réchauffement" s'entend ici tout autant par "essayer de le ralentir"

    Yves




    Citation Envoyé par yves25 Voir le message
    C'est d'ailleurs comme cela et uniquement comme cela qu'on peut envisager d'essayer de faire qq chose pour ralentir le réchauffement ou/et pour conserver un certain nombre de choses qu'on aime sur cette planète parce que ça concerne tout le monde et que si on oublie des gens en cours de route, eh bien, ils finiront par faire ce qu'ils ont besoin de faire pour vivre à peu près correctement sans tenir compte de ce que , nous, on pourrait essayer .
    Supposer qu'on doive "ralentir le réchauffement" (si tant est qu'on y arrive, ce qui est contredit par la réalité jusqu'à présent), c'est supposer que la température actuelle serait comme par hasard l'optimum idéal, ou qu'elle ne pourrait pas fluctuer fortement toute seule, ce qui est parfaitement anti-scientifique.

    D'ailleurs, sur le plan de la simple logique, sous-entendre qu'empêcher le réchauffement climatique "concerne tout le monde" est insensé, chose que LaDedin a parfaitement vue, sans avoir besoin d'être bac+8 en climatologie. Vouloir "conserver le climat", c'est comme vouloir conserver le lavoir du village: c'est juste une affaire d'esthétique et de goût. Pourquoi un Canadien, un Scandinave, un Sibérien voire un Sahélien (le Sahara était une savane verdoyante lors de l'Holocène optimum quand il faisait PLUS chaud que maintenant) voudrait-il empêcher un réchauffement climatique ?
    Même en France, la température moyenne est de 13°C. Pourquoi un français voudrait-il dire non à une température de Floride (20°C de moyenne) alors qu'il dépense une fortune pour maintenir son habitation à 20°C ? Ca ne colle pas.
    Dernière modification par yves25 ; 19/02/2008 à 11h52.

  2. #2
    moijdikssékool

    Re : Comment sauver la planète ?

    Même en France, la température moyenne est de 13°C. Pourquoi un français voudrait-il dire non à une température de Floride (20°C de moyenne) alors qu'il dépense une fortune pour maintenir son habitation à 20°C ? Ca ne colle pas.
    dépenser une fortune en été ou en hiver, je ne vois pas ce qu'il y a de mieux. Un cyclone a lêché les côtes du Portugal il y a pas très longtemps et je te dis pas la gueule des cyclones en Floride lorsqu'il fera 20°C chez nous!

  3. #3
    invitea65d3c27

    Re : Comment sauver la planète ?

    Citation Envoyé par moijdikssékool Voir le message
    Un cyclone a lêché les côtes du Portugal il y a pas très longtemps et je te dis pas la gueule des cyclones en Floride lorsqu'il fera 20°C chez nous!
    Je ne te dis pas la gueule d'un cochon s'il avait des ailes.
    Singapour est à 26°C, et il n'y a pas de cyclones dans la région. Le lien entre réchauffement et cyclone n'est absolument PAS prouvé. Il faudrait lire le rapport du GIEC 2007 au lieu de répéter tout le temps les mêmes exagérations.

    D'ailleurs, le nombre de tempêtes en France a diminué depuis les années 60 alors qu'il y a eu un réchauffement de 1°C. L'info est sur le site de MF même.

  4. #4
    invite351aa36b

    Re : de l'utilité de "lutter contre le réchauffement climatique"

    Citation Envoyé par miniTAX Voir le message
    Je crée cette discussion à la suite d'une série de messages qui ont fait dériver "comment sauver la planète"

    Les messages qui ont causé cette dérive sont déplacés ici

    "lutter contre le réchauffement" s'entend ici tout autant par "essayer de le ralentir"

    Yves
    Nouveau sujet donc.
    "de l'utilité de "lutter contre le réchauffement climatique""

    Le sujet semble donc admettre comme acquis qu'il y a réellement réchauffement climatique, le problème étant donc maintenant de savoir comment réagir face à cette situation.
    Je suis assez d'accord pour poser le PB de cette façon. C'est vrai, le réchauffement climatique, et son origine anthropique, sont "très probables" - ce qui laisse un petit espace, entre le "très probable" et le "certain", pour chercher encore... sachant que le prix Nobel serait la moindre des consécrations pour celui qui réaliserait une percée dans ce domaine et nous soulageant du poids du réchauffement climatique.

    Il y a donc réchauffement, du fait du CO2 émis par les hommes, via les combustibles fossiles.

    Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

    Vu sous l'aspect "beau temps", ce serait plutôt une bonne chose.
    Vu sous l'aspect "production agricole" sans rien changer, c'est une catastrophe. La Provence désertique ne produira plus de melons.
    Vu sous l'aspect "production agricole", mais en s'adaptant, je ne sais pas. Mais si le Nord canadien ou les steppes mongoles deviennent des terres à blé... c'est Byzance !
    Le problème, dans ce dernier cas, est qu'il faudrait donc s'adapter... S'adapter, exercice pénible, devant lequel généralement on rechigne.

    Je crois effectivement que les possibilités d'adaptation de l'humanité à des situations très nouvelles, sans crise, sont très limitées.
    Compte tenu de ce que je crois, je devrais donc naturellement soutenir qu'il faudrait réduire ou arrêter tout de suite les émissions de CO2.

    Oui, mais voilà, le problème est que, hélas,
    - ça ne sert à presque rien,
    - et en outre, ce n'est pas possible !

    CA NE SERT A RIEN.
    Ca ne sert à (presque) rien, tout simplement parce qu'on nous rabâche que la durée de vie du CO2 dans l'atmosphère est de plusieurs dizaines d'années.
    C'est-à-dire que le réchauffement déjà constaté aujourd'hui, ne vient pas du pétrole que j'ai brûlé hier, il vient de tout ce qui a été brûlé depuis cinquante ans, et qui se trouve ENCORE dans l'atmosphère, en excès.
    Si à partir d'aujourd'hui on ne consommait plus un gramme d'énergie fossile... Ben ça ne changerait presque rien sur l'évolution du climat des dix ou vingt prochaines années : il continuerait à se réchauffer, du fait du CO2 qui a DEJA été émis depuis des dizaines d'années.

    E voilà pourquoi ça ne sert à rien de lutter contre le réchauffement par réduction des émissions de CO2.
    Plus précisément, ça ne sert à rien pour les vingt ou trente années à venir, ça ne sert (servirait) que pour après.

    CE N'EST PAS POSSIBLE.
    Mais, si ça peut servir pour dans trente ans, c'est déjà quelque chose, et donc pourquoi ne pas commencer tout de suite ? Pourquoi ne pas commencer tout de suite à faire des économies d'énergie ?

    Oui, ce serait bien, mais le problème est que... ce n'est pas possible ! Plus précisément, il n'est pas possible de faire de SUBSTANCIELLES économies d'énergie.
    Ce n'est pas possible, parce que les hommes sont ce qu'ils sont.

    Pourtant, c'est vrai, il faut le reconnaître, dans les pays développés, presque tout le monde est disposé à faire de petits gestes ; par exemple acheter des ampoules basse consommation, ou faire un vague tri dans les déchets.
    Bravo!
    Mais il faut descendre sur terre ! On parle ici de "petits" gestes. De très petits gestes. De minuscules gestes.
    L'effet de ces minuscules gestes peut être très très important... oui, sur la bonne conscience !
    Mais sur les émissions de CO2, l'effet est... nul ! Un minuscule geste, même multiplié par des millions de gestes, ça donne encore une résultat minuscule.
    Et le CO2 continue à s'accumuler, continue à s'ajouter à ce qui a déjà été émis depuis 100 ans.

    Pour juger de l'effet de tous ces petits gestes de bonne volonté, il suffit de se plonger dans les statistiques de consommation d'énergie de la planète: c'est pas compliqué, tous les ans on consomme de plus en plus d'énergie - en dépit de toutes ces miraculeuses ampoules basse consommation, et tous les ans on rejette de plus en plus de CO2.
    Et tout celà en dépit des "objectifs" du protocole de Kyoto.
    Et inutile d'accuser les américains, qui rechignent à signer, parce que tout le monde, signataire ou non, tout le monde consomme de plus en plus, tout le monde émet de plus en plus de CO2 !
    Tout simplement parce entre une déclaration volontariste telle que "Vous allez voir ce que vous allez voir ! Nous allons signer un papier, oui mesdames et messieurs, nous allons signer un papier, que dis-je, un document ! que dis-je un engagement ! Un engagement qui dit que nous allons réduire nos émissions de CO2, oui, mesdames et messieurs ! ", entre donc l'utopie ou les calculs politiques d'une telle déclaration, et la réalité humaine, il y a un abîme.

    Parce que là encore, il faut remettre les pieds sur terre... réduire les émissions de CO2, ça veut dire... réduire la production... ça veut dire réduire la croissance. Et je ne connais encore aucun parti de pays démocratique qui se soit fait élire sur un programme de réduction de la croissance !
    Parce que personne ne l'accepterait (à part un étroite minorité de militants).
    Et aucun économiste ne sait comment gérer la décroissance en douceur (pour ceux qui n'ont pas suivi, actuellement, en économie, décroissance = chômage).

    Les militants, 1 millième de la population peut-être, me diront qu'on peut vivre aussi bien en consommant moins.
    C'est vrai.
    Mais aucun de ces militants ne me dira comment on évite la fermeture des usines lorsqu'on consomme moins, ni comment vivront les chômeurs de ces usines.

    CE N'EST PAS POSSIBLE. (bis)
    On me dira aussi qu'on peut ne rien changer, consommer autant, mais en utilisant des énergies renouvelables.
    Bon, pour l'instant les NOUVELLES énergies renouvelable n'ont pas fait leurs preuves. Oui, il faut les aider, même si elles sont déjà aidées, oui elles vont se développer, mais il ne faut pas s'aveugler:
    Certaines énergies renouvelables sont technologiquement au point (même si elles sont encore coûteuses) - l'éolien par exemple - il faut donc en profiter, mais en restant conscient que ces énergies ne sont possibles... que parce que derrière il y a "papa" pour les soutenir, "papa" qui est là pour intervenir quand il y a problème ou difficulté. "papa", c'est les centrales classiques, au charbon ou nucléaires, qui prennent le relais lorsqu'il n'y a plus de vent...
    Pour l'instant, ces énergie renouvelables ne peuvent être que des appoints. Pour devenir des sources massives d'énergie, il faut résoudre les problèmes de réseau à partir sources fluctuantes et de stockage.
    Ces problèmes... personne ne peut dire quand ils seront résolus.

    Bon, j'ai été un peu long, sans réellement répondre à la demande, je n'ai fait qu'apporter quelques élément de réflexion.

    On peut chercher à lutter... mais ce serait mieux de chercher à s'adapter.

    Vous, vous faites comme vous voulez..., mais moi je vais acheter quelques hectares de steppe en Mongolie ; si ce minime investissement ne me rapporte pas à moi, il rendra millionaires mes enfants.


    Pierre Yves

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