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:?: De quoi vont-il parler, en parlant « Biodiversité » ?




  1. #1
    christ

    Question :?: De quoi vont-il parler, en parlant « Biodiversité » ?

    De quoi vont-il parler, en parlant « Biodiversité » ?

    Un rendez-vous mondial pour connaître et protéger la biodiversité : La conférence internationale « Biodiversité : science et gouvernance » du 24 au 28 janvier 2005 PARIS
    La conférence scientifique internationale « Biodiversité science et gouvernance » se tiendra sur l’initiative de la France, du lundi 24 au vendredi 28 janvier 2005, au siège de l’UNESCO, à Paris. Placée sous le haut patronage de Monsieur jacques Chirac, Président de la république et Monsieur Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, elle est mise en place par le Ministère délégué à la recherche.

    -1) Quel est le rôle de la biodiversité pour l’avenir de la planète ?

    -2) Que doit-on attendre de la science ?

    -3) Que sais t’on de la biodiversité ?

    -4) Quelle sont les causes et les conséquences de sa disparition ?

    -5) Comment évaluer le potentiel d’adaptation des gènes, des espèces et des écosystèmes ?

    -6) Comment progresser vers une expertise scientifique de référence mondiale ?

    -7) Comment connaître la biodiversité pour mieux la protéger et la valoriser ?

    -8) En quoi les ressource vivantes sont-elles une source de découvertes et d’innovations au bénéfice des hommes ?

    -9) Quelles sont les expériences réussies ?

    -10) Que peut-on attendre de l’engagement des acteurs ?

    -11) Comment favoriser la valorisation des innovations en partageant les bénéfices ?

    Telle sont les questions et les enjeux de cette conférence.

    Renseignements et programme sur le site Internet http://www.recherche.gouv.fr/biodiv2005paris/index.htm
    De quoi vont-il parler, en parlant « Biodiversité » ? Bienvenu les réponses merci

    -----

    Je pose des questions? Je n'ai pas de réponses. Ignare je suis. D'accord vous êtes!

  2. Publicité
  3. #2
    Narduccio

    Re : :?: De quoi vont-il parler, en parlant « Biodiversité » ?

    Chacun des points du programme mériterait à lui seul un débat. J'ai peur qu'en ayant tout groupé, cette discussion ne dérive et ne s'émmelle entre divers "écheveaux".

    Il me parait, malheureusement, que tout le monde est d'accord sur le constat, la biodiversité diminue. Il me semble aussi que le seul facteur qui permettrait de lutter efficacement se situe au niveau économique:
    -7) Comment connaître la biodiversité pour mieux la protéger et la valoriser ?
    Je sais que nombreux seront ceux qui trouveront cela très réducteur. Mais il convient de rester lucide. On ne trouvera les moyens de lutter en faveur de la biodiversité seulement si cela sera rentable pour la société.
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper

  4. #3
    camaron

    Re : :?: De quoi vont-il parler, en parlant « Biodiversité » ?

    Citation Envoyé par Narduccio

    Il me parait, malheureusement, que tout le monde est d'accord sur le constat, la biodiversité diminue. Il me semble aussi que le seul facteur qui permettrait de lutter efficacement se situe au niveau économique:

    La dérive génétique est naturelle est aboutit par sélection aus eul génétype le plus performant....mais les choses sont plus complexes, le milieu évolue, les génes mutent alors sans doute que l'uniformisation des milieux aboutit à une augmentation quantitative des génotypes favorisés. La quantité de génotype évolue t elle de manière négative. Quand on sait que l'homme peut maintenant créer des gentypes favorables beaucoup plus facilement la grande diffusion de certains génotype est elle un réel danger ?


  5. #4
    christ

    Re : :?: De quoi vont-il parler, en parlant « Biodiversité » ?

    De quoi ils ont parler. Eu x?
    Je pose des questions? Je n'ai pas de réponses. Ignare je suis. D'accord vous êtes!

  6. #5
    costanzo

    Re : :?: De quoi vont-il parler, en parlant « Biodiversité » ?

    Citation Envoyé par Narduccio
    Il convient de rester lucide. On ne trouvera les moyens de lutter en faveur de la biodiversité seulement si cela sera rentable pour la société.
    J'imagine que tu entends par "rentable" quelque chose comme : "qui peut être valorisé sur le marché par une entreprise", et tu en conclues que la biodiversité ne sera pas protégée comme elle le devrait.

    Il est évident que tu te trompes (au moins partiellement). La science économique prend en compte ce qui s'apelle des "externalités", c'est à dire ce qui n'est pas valorisé à sa juste valeur par le marché. Par exemple, quand tu roules en voiture, tu pollues, mais les entreprises qui t'ont vendu voiture et carburant ne prenne pas en charge les dommages ou réparations dus à cette pollution, donc les prix de vente sont en deça de ce qu'ils devraient être et la consommation de transport individuel est trop élevée (relativement à la consommation qui optimiserait le bien-être de la société).

    L'Etat a donc pour devoir d'intervenir. Il a pour cela plusieurs moyens : ce peut être de créer les conditions d'un marché en définissant des droits de propriété (par exemple avec le marché des droits à polluer), ce peut être de fixer des normes ou de taxer.

    Dans tous les cas, il s'agit pour l'économiste de savoir ce qu'il en coûte de ne pas polluer et ce qu'il en coûte de polluer, puis de déterminer si les avantages de la pollution dépasse ou non ses coûts.
    L'évaluation de l'avantage à polluer est classique (tu y faisais référence en disant que la protection de la biodiversité n'est pas rentable); l'évaluation des coûts de la pollution (et plus généralement de la dégradation de l'environnement et de la sur-exploitation des ressources naturelles) est moins connue, et même carrément ignorée, par le public.

    Les branches de l'économie qui s'occupe de ces questions s'appellent "économie de l'environnement" et "économie des ressources naturelles". Donc en théorie, pas de souci, les économistes s'occupent de valoriser la biodiversité. Par contre, je ne sais pas comment elle est valorisée, l'évaluation doit certainement poser de sacrés soucis.
    En pratique, les limites de la science économique actuelle, les incertitudes des sciences de l'environnement, et les problèmes de gouvernance (surtout ! en particulier à cause de la faible information des non-spécialistes, électeurs et décideurs), font que la biodiversité n'est dans la pratique, j'imagine, que très insuffisamment préservée.
    Dernière modification par costanzo ; 28/01/2005 à 22h50.

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    camaron

    Re : :?: De quoi vont-il parler, en parlant « Biodiversité » ?

    Un exemple simple et circonscrit de ce qui tu décris, est l'enorme trou du cout de la décontamination des centrales nucléaires que l'electricien francais a toujours ignoré.

    Ce n'est pas GreenPeace qui dénonce celà c'est la cour des comptes dans son rapport annuel.

    C'est un des cas les plus simples où l'analyse économique globale n'est pas faite et pourtant on se doute bien que pour cette activité il faut réfléchir à longue échéance.

    En tout cas je suis bien d'accord que les bilans économiques des actions écologiques peuvent être pris en compte mais c'est souvent trés compliqué sutout pour évaluer la biodiversité. Donc il faut commencer par ce qui est simple et important. Automobile, Nucléaire...

  9. #7
    ElDiaDeLaBestia

    Re : :?: De quoi vont-il parler, en parlant « Biodiversité » ?

    Ce que j'ai compris de ctte conférence est que la situation est urgent car malgré toutes les sonnettes et alarmes, rien ne change ou peu.
    Le temps n'est plus à ce donner des raisons d'agir, il faut agir ou nous n'aurons pas besoin de chercher des raisons de nous lamenter.

  10. Publicité
  11. #8
    christ

    Post Re : :?: De quoi vont-il parler, en parlant « Biodiversité » ?

    Bonjour
    Ceci est du recopiage, mes excuses à la modération, je pense que tout ceci à sa place ici malgrès tout! à bientot

    Prendre en compte la biodiversité, point de vue de Jacques Moret, Le Monde, 31/01/05

    Cette conférence internationale "Biodiversité : science et gouvernance" qui s'est tenue à Paris était une immense chance pour ancrer solidement dans les mondes scientifique, politique, et chez tous les citoyens, la notion d'urgence pour résoudre la crise de la biodiversité. Hélas, les premiers enseignements qui se dégagent de la conférence sont très en retrait par rapport à ce qu'on pouvait en attendre.
    Il est frappant que, de tous les discours de la séance inaugurale, le seul à avoir été convaincant fut celui de Nicolas Hulot. C'est le seul qui a dressé un état des lieux lucide et sans concession, qui a suscité la prise de conscience de l'urgence à résoudre la crise et a osé interpeller les plus hautes autorités sur le sujet. Mais peut-être en est-il ainsi parce que Nicolas Hulot parcourt la Terre depuis de longues années et qu'il constate une dégradation récurrente de la biodiversité partout dans le monde. Peut-être aussi est-ce parce qu'il n'est pas un scientifique ni un politique et que la biodiversité est une chose trop importante pour être seulement défendue par les scientifiques et les politiques. Ce doit être l'affaire de la société tout entière dans le cadre du développement durable.
    Dans cette conférence, il fut surtout question d'enjeux globaux : estimations scientifiques sur le nombre total d'espèces sur Terre,
    propositions des autorités sur la mise en place d'un réseau mondial d'aires marines protégées, création d'un groupe international d'experts sur la biodiversité... On n'en est pas surpris, car c'était l'un des objets de la conférence. Toutefois, si le niveau global est indispensable pour appréhender les grands changements, pour mettre en place des mécanismes régulateurs, pour prendre en compte l'évolution des grands écosystèmes qui dépassent les frontières des Etats (la mer, les forêts tropicales...), pour gérer de manière durable les espèces migratrices (cétacés, oiseaux...), les niveaux nationaux ou locaux sont eux aussi essentiels. Comme l'a fait
    remarquer une déléguée du Mexique, il est indispensable de gérer les questions locales de biodiversité et de ne pas se contenter d'une approche à travers de grandes conventions internationales, bien souvent inefficaces. A ce sujet, il est frappant de constater la présence modeste des collectivités territoriales à cette conférence, alors que le rôle des départements et des régions est de plus en plus important dans la préservation de la biodiversité.
    Les Etats, et la France en particulier, doivent cesser de tergiverser et de se cacher derrière les incertitudes scientifiques : on en sait suffisamment pour agir, comme l'ont souligné les scientifiques au cours de la conférence. Il faut mettre en place des mesures concrètes en faveur de la biodiversité. Sur des obligations internationales comme Natura 2000, il est nécessaire non seulement de compléter le réseau à très court terme pour répondre aux attentes de la Commission européenne (tout particulièrement en ce qui
    concerne la directive "oiseaux"), mais également de mettre en place un véritable système d'évaluation du réseau pour apprécier s'il contribue bien à la conservation des habitats et des espèces. L'échéance, fixée par la Commission à 2006 pour cette évaluation, sera bien difficile à tenir car, à ce jour, il n'existe pas de connaissance globale de la répartition, en France, des habitats (les milieux naturels) !
    Dans une conférence qui se voulait à la frontière du scientifique et du politique, force est de constater que les responsables politiques français furent peu présents. On aimerait que des parlementaires français demandent aux scientifiques de travailler main dans la main pour élaborer les bases d'un cadre politique à long terme, de façon que les élus servent de guides chargés de veiller à la prise en compte de la biodiversité dans les politiques publiques ! Mais pour que les décideurs, les politiques et le public puissent facilement et clairement prendre conscience de l'ampleur et de l'urgence de la crise, il faut que les scientifiques s'entendent sur un message clair.
    Ce n'est pas tout de savoir s'il y a deux, dix ou cent millions d'espèces vivantes sur la Terre, peu importe que d'ici vingt ans le pourcentage de disparition des espèces soit estimé à 10 %, 20 % ou plus des espèces connues. Le message fondamental à faire passer est que la biodiversité est en danger, que son érosion est incontestable et qu'on se trouve confronté à une crise majeure dont les conséquences sont inconnues pour l'homme - et probablement incalculables -, et dont le seuil de non-retour est proche.
    Les scientifiques doivent également faire preuve de prudence quand ils établissent des comparaisons avec les crises passées de la biodiversité qui ont entraîné des disparitions massives d'espèces. Il faut inlassablement insister sur le fait que la crise actuelle est due à l'homme et que les mécanismes naturels qui ont conduit à des restaurations de la biodiversité par le passé ne pourront probablement pas se répéter de la même façon à l'avenir. Certes, il y a eu des crises majeures, mais les milieux naturels fonctionnaient toujours pour permettre à la biodiversité de se reconstituer.
    Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Dans les pays de l'Europe du Nord ou d'Amérique du Nord, le mode de développement (aménagement du territoire, urbanisme...) conduit à une consommation de l'espace et à une fragmentation des milieux telles que la reconstitution de la biodiversité est loin d'aller de soi.
    Il existe aujourd'hui de nombreuses informations accumulées au fil des ans par les scientifiques et par les ONG sur les espèces et, dans une moindre mesure, sur les écosystèmes. Or ces informations sont insuffisamment mises en commun, de sorte que de nombreuses polémiques surgissent quand il faut comparer les chiffres sur les effectifs des espèces ou les cartes de répartition des aires des espèces (les polémiques récurrentes sur les effectifs des espèces d'oiseaux chassés en sont un exemple). Ces informations sont également peu mises à la disposition du public, qui souffre d'un manque de renseignements fiables dans ce domaine. Il existe des initiatives internationales, dont le Global Biodiversity Information System (GBIF), qui visent à établir un réseau mondial d'information. Or, paradoxalement, alors que la France est partie prenante de ce réseau, que certains établissements publics ont fait des propositions dans ce domaine, une sorte de politique du secret prévaut dans notre pays en ce qui concerne les données publiques sur la nature. Pourtant, si on veut que la biodiversité soit prise en compte à tous les échelons des décisions, si on veut sensibiliser le public au quotidien, si on veut tous parler le même langage, alors il faut informer sur la biodiversité. A quand le véritable réseau d'information sur la nature en France qu'on nous promet depuis de longues années, un réseau partagé qui associe tous les acteurs de la connaissance de la nature, des scientifiques aux ONG, de l'Etat aux collectivités territoriales ?
    On ne peut plus s'en tenir aux débats d'idées, il n'est plus temps de s'en remettre aux scientifiques, il n'est plus temps d'attendre que les instances
    internationales prennent de nouvelles décisions, qu'elles sont d'ailleurs dans l'incapacité de faire appliquer. Il est temps de passer aux mesures
    concrètes, y compris en France, en prenant des décisions politiques courageuses qui associent étroitement le niveau national au niveau local en vue d'une véritable gestion de la biodiversité à long terme.
    Cette stratégie doit être financée à la hauteur des enjeux et disposer d'objectifs précis et partagés. Sa mise en œuvre doit être placée sous le
    contrôle d'une "haute autorité" indépendante de l'administration. La biodiversité est un enjeu majeur, tout comme le climat ou la désertification. Mais ne prenons pas exemple sur ce qui s'est passé pour le climat : débats incertains des scientifiques, contestations récurrentes des
    industriels, prises de positions internationales non globales... Innovons et plaçons la biodiversité au cœur même du débat politique sur le développement durable en l'intégrant à part entière dans un projet de société.

    Jacques Moret est professeur au Muséum national d'histoire naturelle etdirecteur de l'Inventaire national du patrimoine naturel français.
    <http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-396273,0.html>
    Je pose des questions? Je n'ai pas de réponses. Ignare je suis. D'accord vous êtes!

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