Faut distinguer les catastrophes et les crises d'origine internes dont tu parlais.
Bien sûr, face à une épidémie de variole tuant 30% de la population, on ne voit pas comment on peut en contrôler la taille à 10 ou 20% près.
Mais si on prend une situation où aucune catastrophe individuelle ne tue plus que, disons, 0.1% de la population, pourquoi cela serait difficile ?
Tout ce qui limite la liberté individuelle peut être vécu comme une contrainte. Payer ses impôts est vécu comme une contrainte, on en oublie aisément les contreparties positives...le problème est que si la régulation se fait par une contrainte, ça sera toujours vécu comme une contrainte
Là on joue sur les mots. Pour moi une contrainte est une mesure de prévention des crises. Je ne vais pas confondre vaccination et maladie !, et une contrainte n'est jamais très loin d'une crise ...
Oui pour les épidémies. Pour les fluctuations climatiques, c'est gérable en partie par un stockage de la nourriture.De plus, avant les fossiles, les fluctuations climatiques et les épidémies rendaient quand même difficile d'éviter des variations assez brutales de population ...
Peut-être bien quand aux épidémies. Pour le reste, non, mais il s'agit d'une somme de "petites" catastrophes (séismes, incendies, ...) indépendantes, et donc qui se moyennent bien. Et ils ont évité, par "choix", les guerres, tant intérieures qu'extérieures...le Japon a peut être eu juste de la chance entre 1700 et 1850 ?![]()
En cherchant des données sur les épidémies pendant l'ère Edo, on trouve surtout des informations sur l'ère Meiji (qui lui succède en 1854). Extrait (trouvé sur la toile) d'un livre :
Pas que de la chance, peut-être que fermer la porte aux étrangers et ne pas industrialiser trop vite aidait quand aux épidémies...La politique d'industrialisation forcenée qui caractérise les débuts de l'ère Meiji entraîne donc une détérioration brutale de l'état de santé de la population. Réduite à un état de misère endémique, celle-ci est quotidiennement exposée à la famine et aux vagues successives d'épidémies que favorisent la promiscuité, l'insalubrité des locaux et la pénétration non réglementées des étrangers. [...] Entre 1876 et 1911, en trente-cinq ans, [le choléra la typhoïde, la petite variole, la diphtérie, la peste et le typhus totalisent] quelques 1 155 OOO morts.



