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mère porteuse et neurobio



  1. #1
    invite73192618

    mère porteuse et neurobio


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    Bonjour,

    A la fin de ce papier de Mr Jean-Yves Nau, une question intéressante d'éthique.

    Êtes-vous d'accord que cette mini-découverte de l'influence de la mère sur le développement neurologique intra-utéro (ça fait un bout que l'état de stress est connu chez les rattes pour influencer le caractère des petits, et on avait des indications chez la femme aussi) remet en question la pratique des mères porteuses?

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  3. #2
    (PSO)Clémentine

    Re : mère porteuse et neurobio

    Juste un détail légal: les mères porteuses sont "interdites" en France. Mais je ne connais pas les raisons de cette interdiction.
    Quoi!? Z'avez plus de jus de goyave!? Bah euh, chais pas... papaye alors?

  4. #3
    shokin

    Re : mère porteuse et neurobio

    Un lien sur les mères porteuses en France (lire les cinq pages)

    A lire, on pourrait croire à des similitudes avec la prostitution...

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  5. #4
    (PSO)Clémentine

    Re : mère porteuse et neurobio

    Alors, après avoir lu les 2 articles que vous proposez, il y a plusieurs choses qui me sont venues à l'esprit.

    Concernant l'article sur la sérotonine maternelle et le développement du foetus, je suis sceptique.
    1) les effets ont été montrés chez les souris. De là à généraliser aux humains, c'est un peu rapide.
    2) pour ce qui est de l'autisme, il a été apparemment mis en évidence une corrélation entre la sérotonine et l'autisme, on ne sait pas comment, ni quoi, alors de là à dire que ce serait la sérotonine de la mère qui pourrait influencer l'autisme chez l'enfant, c'est encore un trop grand pas.
    3) la surinterprétation soulignée au point 2 me gêne d'autant plus que c'est de nouveau culpabiliser la mère quant à l'autisme de son enfant. On sort tout juste des accusations psychanalytiques de la culpabilité de la mère, alors laissons les souffler un peu avant de les incriminer de nouveau.
    4) Quelle est l'épidémiologie des problèmes de surproduction/sousproduction de séronotonine? Avant de crier au loup, il faut savoir si ce problème est fréquent, s'il se soigne, quels sont ses symptômes également.

    Je pense donc que si cs recherches sont intéressantes et doivent être poursuivies, il est bien trop tôt pour en tirer une quelconque conclusion sur l'autisme, les mères porteuses ou quoi que ce soit d'autres.

    Pour ce qui est des mères porteuses, l'article proposé par Shokin est intéressant. Il donne à la fois des expériences favorables et défavorables de la GPA (Gestation Pour Autrui). Je reste pourtant plutôt contre. Pour des raisons diffuses...
    Quoi!? Z'avez plus de jus de goyave!? Bah euh, chais pas... papaye alors?

  6. A voir en vidéo sur Futura
  7. #5
    patrizia

    Talking Re : mère porteuse et neurobio

    Pour t'éclaircir (PSO)Cléméntine!
    Les mères porteuses sont interdites en France car la mère porteuse est payée pour la grossesse de l'enfant et l'enfant est donné à celle qui ne la pas portée.
    Ce qui fait que l'enfant est considéré comme une chose, et la mère porteuse est payée pour un acte illicite!
    J'espère que ceci t'aura éclairci! J'ai essayé de te l'expliquer le plus simplement possible sans terme juridique qui complique le tout!!
    Bioéthics forum, forum de bioéthique!

  8. #6
    invite73192618

    Re : mère porteuse et neurobio

    Citation Envoyé par (PSO)Clémentine Voir le message
    Alors, après avoir lu les 2 articles que vous proposez, il y a plusieurs choses qui me sont venues à l'esprit. (...)
    Assez d'accord sur le plan de la recherche. En fait c'est vraiment sur le plan éthique que je n'arrive pas non plus à avoir des idées moins diffuses sur les conséquences qu'auraient une influence fermement démontrée de la mère gestante sur la nature du phénotype de l'enfant à venir. La mère porteuse devrait-elle alors être considérée en partie comme une des mères biologiques?

    @patrizia: Le fait que les mères porteuses soient interdites en France n'enlève pas tout problème juridique puisque c'est autorisé ailleurs. Que se passerait-il pour un enfant né de mère porteuse aux USA, puis immigré en France?

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  10. #7
    patrizia

    Talking Re : mère porteuse et neurobio

    Les mères porteuses ne sont pas autorisées partout!Pour votre questtion Jiav, je vous demanderai tout simplement la nationalité de l'enfant!
    Si ce sont des parents français qui vont aux Etats-Unis dans le seul but d'y trouver une mère porteuse, alors leur acte sera illcite tout simplement!
    Et l'enfant ne sera pas le leur mais celui de la femme aux USA qui l'a portée!!
    Ce sont des cas déjà existant en France mais la réponse est toujours la même! Le corps humain ne peut pas faire l'objet de transaction!! Je vous rappelle que la mère porteuse est payée par les parents qui veulent l'enfant!!
    Bioéthics forum, forum de bioéthique!

  11. #8
    (PSO)Clémentine

    Re : mère porteuse et neurobio

    Citation Envoyé par Patrizia
    Les mères porteuses sont interdites en France car la mère porteuse est payée pour la grossesse de l'enfant et l'enfant est donné à celle qui ne la pas portée.
    Ce qui fait que l'enfant est considéré comme une chose, et la mère porteuse est payée pour un acte illicite!
    Le problème des mères porteuses n'est pas que "pénunier" et un problème de "marchandise humaine". Si une femme veut porter l'enfant de sa soeur de façon gratuite, elle ne peut pas le faire (en France). Mais je suppose que c'est cette raison qui est à la base de l'interdiction en France. Comment s'assurer qu'aucune contrepartie financière ne sera donnée à une femme si la GPA était autorisée? Merci de la précision
    Citation Envoyé par Jiav
    c'est vraiment sur le plan éthique que je n'arrive pas non plus à avoir des idées moins diffuses sur les conséquences qu'auraient une influence fermement démontrée de la mère gestante sur la nature du phénotype de l'enfant à venir. La mère porteuse devrait-elle alors être considérée en partie comme une des mères biologiques?
    Si la mère porteuse était considérée comme "parent biologique" de l'enfant, qu'est-ce que cela changerait au niveau éthique? La vie foetale est importante, donc il y a des chances pour que la mère porteuse ait une "influence" psychologique ou/et physiologique sur l'enfant. Et puis? (Enfin quelles implications éthiques cela a-t-il?)

    J'ai édité mon message pour le rendre plus clair
    Dernière modification par (PSO)Clémentine ; 08/01/2007 à 20h45.
    Quoi!? Z'avez plus de jus de goyave!? Bah euh, chais pas... papaye alors?

  12. #9
    patrizia

    Talking Re : mère porteuse et neurobio

    Je ne comprends pas ce que vous me demandez????
    La mère biologique est la mère porteuse! Exception faite dans les pays autorisant les maternités de substitution! La mère porteuse est la mère biologique mais elle ne sera pas la mère qui élève l'enfant!

    Imaginez le caractère traumatisant pour l'enfant lorsqu'il saura que sa mère n'est pas sa mère biologique! On se retrouve dans les mêmes cas que l'adoption!
    En France, on part de ce principe! Les enfants ont droit à des parents, c'est l'adoption!
    Bioéthics forum, forum de bioéthique!

  13. #10
    shokin

    Re : mère porteuse et neurobio

    Citation Envoyé par patrizia Voir le message
    En France, on part de ce principe! Les enfants ont droit à des parents, c'est l'adoption!
    Désolé de paraître chercher la tite bête, mais... Tous les enfants ont des parents, qu'il me semble. Alors à quoi bon invoquer ce "droit" d'avoir des parents ?

    Citation Envoyé par patrizia Voir le message
    Imaginez le caractère traumatisant pour l'enfant lorsqu'il saura que sa mère n'est pas sa mère biologique! On se retrouve dans les mêmes cas que l'adoption !
    Sous-entends-tu donc que les enfants adoptés sont toujours traumatisés par conséquent de la dissociation des mères ?

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  14. #11
    patrizia

    Talking Re : mère porteuse et neurobio

    Concernant l'adoption!
    Les enfants orphelins n'ont plus de parents pour les élever! C'est là qu'existe le droit d'avoir des parents. Comme le contraire existe pour les parents d'avoir le droit à des enfants!!

    Quant à l'adoption!
    Je ne sous-entends rien! Je constate!
    Ce n'est pas général Mais il existe toujours un moment où un enfant adopté a besoin de connaître ses origines! C'est là qu'est le traumatisme! Ne pas connaître
    Vous ne cherchez pas la petite bête, c'est le débat!! Je vous rassure!
    Bioéthics forum, forum de bioéthique!

  15. #12
    (PSO)Clémentine

    Re : mère porteuse et neurobio

    Citation Envoyé par patrizia Voir le message
    JLa mère biologique est la mère porteuse!
    Dans le cas qui nous intéresse (les GPA, ou maternité de substituion ou mère porteuse) la mère biologique n'est-elle pas (enfin cela dépend du pourquoi du recours à une mère porteuse) la mère qui l'élèvera, à savoir que c'est un embryon issu des 2 parents (ovocyte et spermatozoïde des parents demandeurs d'enfants). La mère porteuse n'est que l'incubateur, donc pas la mère biologique.

    Je pense que c'est à ça que pensait Jiav. Mais il y a des cas où la mère ne peut ni procréer ni porter son enfant, donc la mère porteuse pourrait donner son ovocyte pour fécondation. Cependant, dans ce que je me représente des cas de GPA, l'embryon est issu des deux parents et porté par une autre femme.
    Ne peut-on envisager un cas où l'embryon serait issu d'un don d'ovocyte d'une femme A, fécondé par le futur père, porté par une femme B, mais l'enfant serait élevé par la future mère (femme C)?

    ca devient compliqué, mais bon... Peut-être il faudrait éviter de dériver trop sur l'adoption et ses conséquences psychologiques, qui est un autre sujet. (Ouvrez un fil sur ce thème si cela vous intéresse!)
    Quoi!? Z'avez plus de jus de goyave!? Bah euh, chais pas... papaye alors?

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  17. #13
    22970P

    Re : mère porteuse et neurobio

    Regarder le site internet maia et bon courage

    J'ai ajouté le lien vers le site. Merci pour le tuyau,
    Clémentine
    Dernière modification par (PSO)Clémentine ; 15/01/2007 à 22h38.

  18. #14
    Pierre de Québec

    Re : mère porteuse et neurobio

    Citation Envoyé par Jiav Voir le message
    Bonjour,

    A la fin de ce papier de Mr Jean-Yves Nau, une question intéressante d'éthique.

    Êtes-vous d'accord que cette mini-découverte de l'influence de la mère sur le développement neurologique intra-utéro (ça fait un bout que l'état de stress est connu chez les rattes pour influencer le caractère des petits, et on avait des indications chez la femme aussi) remet en question la pratique des mères porteuses?
    Je ne pense pas que cette découverte change le fond du problème. Si je comprends bien la portée de la découverte, toutes les mères ont une influence sur le développement du foetus par l'interaction de leur sérotonine sur le système nerveux du foetus. Alors ? Une mère ou l'autre, biologique ou porteuse, ça me semble similaire comme problématique sous l'angle de la sérotonine.

    Et si entre les deux mères, biologique et porteuse, il y en avait une dont l'environnement utérin soit nettement favorable au développement du foetus et l'autre nettement défavorable, que feriez-vous ? On ne va pas commencer à constituer une banque de donnée des "bonnes" mères porteuses. Ce qui implique de créer une catégorie de mauvaise mère, pas seulement porteuse mais aussi biologique; c'est simplement indécent!
    Aux limites du monde des faits, le philosophe a trouvé celui des idées. (Karl Jasper)

  19. #15
    Cristophe

    Re : mère porteuse et neurobio

    Il y a pas mal d'arguments dans les posts que j'ai lus qui me heurtent. J'ai trouvé une très bonne synthèse sur le site ### dans votre profil SVP/Jiav

    Les 10 mauvais arguments invoqués contre la Gestation Pour Autrui

    1 – « C’est une commercialisation du corps humain » :

    Toutes les études psychologiques cliniques réalisées sur les gestatrices attestent que leurs motivations ne reposent pas sur l’argent mais sur l’altruisme, le fait d’aimer être enceintes ou la valorisation de leur rôle social. Elles ont été menées dans les pays qui régulent la pratique de la gestation pour autrui et interdisent en grande majorité la rétribution des gestatrices. Néanmoins, une compensation des frais est prévue pour les nombreuses absences professionnelles ou domestiques nécessaires à un tel protocole médical qui ne sont pas couvertes par les régimes de sécurité sociale. Cette persistance de la suspicion de motivation financière chez les gestatrices amène à s’interroger sur la difficulté qu’a notre société française à imaginer la pure générosité ou le don de soi, par définition gratuits et sans contrepartie financière. S’interroge-t-on autant pour les bénévoles d’ONG ou pour ceux qui se portent volontaires pour faire des essais pour des médicaments (qui eux sont rétribués) ? La GPA s’apparenterait plutôt selon ces études, au don de sang ou au dons d’organes, parfaitement licites et reconnus comme éthiques.

    2 – « La mère, c’est celle qui accouche »

    En France, cette croyance vient de l’adage romain « mater semper certa est » qui signifie mot-à-mot « la mère est toujours certaine ». C’est donc une interprétation et un raccourci que de traduire cela par « la mère est celle qui accouche ». Notons qu’à l’époque du droit Romain la procréation médicalement assistée n’existait pas et que la filiation se faisait par le père.
    Par ailleurs, dans d’autres pays (comme les USA) la mère n’est pas celle qui accouche mais celle qui a désiré et a été à l’origine de la vie de l’enfant. Les actes de naissance sont donc délivrés au nom des parents intentionnels, pas de la gestatrice.

    3 - « On loue des utérus sur internet »

    Il ne faut pas mélanger les fantasmes et la réalité. Les agences qui ont une vitrine sur internet ont pour activité l’information et la mise en relations de parents intentionnels avec des candidates gestatrices, des docteurs en PMA et des avocats. Les sommes indiquées sur ces sites ne correspondent pas à celles que toucherait une candidate gestatrice, mais à l’ensemble des dépenses à prévoir pour un cycle de PMA (Procréation Médicalement Assistée). Cela inclut les coûts médicaux, les frais d’avocats, une rétribution pour l’agence intermédiaire et la compensation des frais de la gestatrice lorsqu’elle est enceinte. Pour faire un parallèle, dire que des parents intentionnels « louent sur internet des utérus », ce serait considérer que les agences matrimoniales vendent des femmes ou que les cabinets de chasseurs de têtes vendent des employés. D’ailleurs, rien n’empêche d’interdire les intermédiaires rémunérés (cas de la loi anglaise). Les dérives n’existent en fait que dans les pays comme la France, où la GPA est interdite, ce qui ouvre donc (paradoxalement) la voie à la clandestinité et donc à tous les trafics.

    4 – « Le contrat de mère porteuse, c’est de la vente d’enfants »

    La gestatrice porte un fœtus issu de la fécondation in vitro des gamètes des parents intentionnels, qui lui est confié par ces derniers. Elle ne peut pas vendre quelque chose qui ne lui appartient pas, et dont elle n’est pas l’initiatrice (elle ne fait que rendre l’enfant, à la naissance, à ceux qui l’ont conçu). La vente d’enfants est interdite dans toutes les législations internationales et est combattue dans tous les pays démocratiques. Enfin, les éventuelles « conventions de gestation pour autrui » ne visent pas l’enfant éventuel mais le processus de gestation et le protocole médical associé.

    5 – « Il y a une souffrance morale de la gestatrice pendant la grossesse et à la naissance de l’enfant, c’est un abandon d’enfant organisé »

    Une grossesse et l’accouchement qui s’ensuit ne sont, certes, pas des actes anodins. Mais dans aucune des études conduites sur le sujet, les gestatrices ne se sont plaintes de la période de grossesse (au contraire, elles affirment « adorer être enceintes ») ni de l’accouchement. Elles sont suivies sur le plan médical et psychologique, et ce afin de réduire au minimum les risques de ce type. Une femme qui accouche subit une dépression post-partum d’intensité variable. Dans le cas de la gestation pour autrui, elle perd aussi son rôle symbolique de « fée », de « nounou », celle sans qui rien ne serait arrivé. Il est donc très important que les « parents intentionnels » l’entourent de tous les soins et lui montrent la persistance de l’estime qu’ils ont pour elle. Cela suppose donc le développement d’un lien fort entre la mère intentionnelle et la gestatrice, et ce même avant la gestation. Ceci exclut donc toutes les pratiques clandestines. Dans les études réalisées sur le sujet, la crainte des gestatrices ne repose pas sur la « séparation » d’avec l’enfant mais sur la reconnaissance sociale de leur don, voire sur l’acceptation sociale dans les pays où cette pratique est stigmatisée. L'expérience montre que dans 99 % des cas il n'y a aucune ambiguïté dans la rôle que la gestatrice va jouer pendant cette période de gestation d’un fœtus puis d’un bébé, qui n’est pas à elle, mais qu’elle rend au couple qui l’a créé.

    6 – « Les enfants nés par gestation pour autrui seront traumatisés »

    Le système nerveux et les capteurs sensoriels du fœtus lui permettent d’avoir des perceptions (battement de cœur, chaleur, accélérations...) qui débutent à la moitié de la gestation. C’est une réalité physiologique, mais personne n’a démontré physiquement qu’à ce stade ces perceptions permettaient d’en identifier l’auteur. Les études anthropologiques nous démontrent même que les rituels prénatals n’ont pas d’influence sur le psychisme de l’enfant à la naissance. Sur le plan psychologique, c’est bien le processus d’attachement de l’enfant qui démarre à la naissance, avec en symétrique le passage de l’enfant fantasmé à l’enfant réel. Ceci est valable pour toutes les mères, qu’elles aient accouché ou non. Toutes les études comparatives de développement psycho-social faites depuis vingt ans confirment l’absence de différence entre les enfants nés par gestation pour autrui et les enfants conçus sans recours à la PMA. Au contraire, la plupart des études démontrent que les enfants nés pas GPA sont psychologiquement plus solides que la moyenne, parce que le désir de leurs parents a été un facteur déterminant dans leur venue au monde; cette force du désir reflétant celle du couple qui a dû avoir un parcours psychologique et médical très lourd, et qui a donc été mis à rude épreuve : ceux qui vont jusqu’au bout du processus sont donc des couples plus solides que la moyenne, et leurs enfants reçoivent beaucoup plus d’attentions et d’amour que la moyenne.

    Le seul traumatisme éventuel avéré, c’est dans les pays comme la France où les enfants nés par GPA n’ont aucun état civil et donc pas d’existence légale, la société recréant ainsi une catégorie de « sous-enfants », sans tenir compte de leurs intérêts ni de leurs droits.

    7 – « Les propres enfants de la gestatrice ont peur d’être abandonnés par leur mère »:

    La gestation pour autrui suppose la création d’un lien fort entre la gestatrice et la mère intentionnelle, qui imprègne aussi le conjoint et les enfants. Si ces enfants ont une maturité suffisante pour se représenter symboliquement la reproduction humaine, ils comprennent alors très facilement le rôle de chacun dans ce processus. Toutes les études ont infirmé cette crainte, ce qui compte étant la façon dont la gestatrice parle du fœtus qu’elle porte : comme elle ne s’investit pas dans celui-ci comme lors des grossesses pour ses propres enfants, ces derniers le ressentent profondément et ne manifestent aucune jalousie ni mauvaise intention vis-à-vis de cet enfant à venir et savent faire la différence entre leur histoire et celle-là.

    8 – « Ils n’ont qu’à adopter s’ils veulent des enfants» :

    Le temps d’attente moyen pour adopter un seul enfant est de cinq ans car il y a 25 000 demandes pour 4000 enfants à adopter (données 2006 pour la France). La demande réelle est sûrement supérieure car un tel délai décourage les couples et beaucoup d’entre eux aimeraient avoir plusieurs enfants. Notons que l’adoption ne permet pas de transmettre le patrimoine génétique des parents, pose souvent des questions de ressemblance ou de vraisemblance. Et dans certains cas des questions de santé physique et morale liées aux conditions de naissance que tous les couples infertiles ne se sentent pas forcément capables d’assumer. L’adoption ne peut donc répondre à elle seule aux problèmes d’infertilité qui se développent suite à l’exposition croissante aux molécules qui perturbent le fonctionnement hormonal de l’être humain. Par ailleurs, les expériences montrent que de plus en plus de femmes allaitent l’enfant une fois celui-ci né, afin d’avoir avec lui des échanges au niveau corporel. La lactation par la mère intentionnelle, élément permettant de faciliter le « lien » avec l’enfant, est en effet possible dans le cas de la gestation pour autrui, mais pas dans le cas de l’adoption.

    9 – « Il n’y a pas de droit à l’enfant » :

    Les couples infertiles ne revendiquent pas le droit à l’enfant, qui est un concept purement symbolique. Ils demandent simplement le droit à la santé, c'est-à-dire le droit à être soignés. L’infertilité est une maladie reconnue comme telle par l’OMS. La gestation pour autrui est un protocole médical qui existe depuis maintenant plus de vingt ans. Les conditions de bonne réussite sont connues (consentement éclairé, transparence, soutien psychologique). Il y aura toujours des opposants à cette pratique, comme c’est le cas pour l’avortement ou pour la contraception. S’il n’y a pas de droit à l’enfant, il n’y a pas non plus de droit à interdire de faire des enfants, ce que subissent pourtant de nombreux couples infertiles.

    10 - « Les gestatrices sont de pauvres femmes que l’on exploite »

    Comment pré-supposer que les gestatrices vont être des pauvres femmes « exploitées » ? Une femme qu'on instrumentalise, c'est une femme qu'on considère comme un corps sans esprit (critique) ou pas capable de décider par elle-même. Cela reviendrait à supposer que des couples irresponsables vont confier ce qu'ils ont de plus cher, (leur futur enfant), à une femme fragile, voire vénale ? Comment pourrait-on alors, en France par exemple, permettre à une femme de prendre la décision d'accoucher anonymement, d’avorter ou de faire appel à un don d’ovocyte, et ne pas la croire assez responsable pour savoir si elle peut ou non porter l'enfant d'un autre couple ? La soit-disant « instrumentalisation » du corps humain est un concept religieux qui n’a pas de portée réelle en pratique. Cela supposerait qu’il y ait une séparation ou un conflit entre le corps et l’esprit. Depuis le siècle des lumières, nous ne considérons que la personne, qui forme un tout. Il ne peut donc avoir instrumentalisation du corps, surtout lorsqu’il y a « consentement éclairé », concept clairement défini par la loi française dans le cadre des dons d’organes. De même, la portée juridique du principe « d'indisponibilité du corps » doit être largement atténuée : la loi Huriet-Serusclat organise bel et bien la compensation financière pour celui qui prête son corps à la recherche médicale sans bénéfice direct.


    Quant à l'article de J.Y. Nau paru dans le monde, il y a une très bonne réponse sur le forum du monde :

    Tout d'abord, il nous semble que l'enchaînement des conclusions de Guilan Vodjani est un peu rapide. D'une série d'expériences sur des souris qui montre que le développement neurologique de l'embryon est impacté par le
    taux de sérotonine produit par la mère, ce taux étant influencé par son génome, il en conclut que certains gènes de la mère s'imposent à ceux de l'être en développement qu'elle porte. Cette "suprématie" ne nous semble pas démontrée et il resterait encore à savoir si ce modèle se transpose à l'homme.

    Vous aviez en effet écrit il y a quelques années un article fort intéressant qui démontrait que dans le cadre de l'étude des cellules souches, le développement des cellules neurologiques de la souris était fortement
    différent de celles de l'homme.

    Mais là n'est pas l'essentiel de notre propos. Il a été démontré depuis longtemps que la barrière placentaire n'est pas un obstacle total à la transmission de molécules influentes de la femme vers l'être en développement qu'elle porte. On peut citer les médicaments (dont le tristement célèbre Distilbène qui, pris par la mère, a provoqué des malformations de l'utérus de sa fille voire de son fils, et la (le) rend souvent infertile) ou encore plus banalement l'alcool, certaines drogues ou maladies. Dans le cas de gestation pour autrui, on peut aussi citer le cas d'opposition de rhésus sanguin dont les conséquences pourraient être dramatiques s'il n'existait pas de médicament pour en supprimer les effets. Il est donc clairement prouvé depuis longtemps qu'il existe une interaction entre la femme et l'être vivant qu'elle porte. On peut ajouter que ces interactions existaient pour la plupart depuis longtemps dans le cas d'une nourrice par le vecteur du lait.
    Ce constat est une raison majeure à notre souhait que la gestation pour autrui se fasse dans un cadre compassionnel et de consentements éclairés. Chaque partie (gestatrice, parents intentionnels, médecins, psychologue) doit en
    connaître les enjeux et les responsabilités, et ce de manière transparente et suivie. Comment pourrait-on s'en remettre à quelqu'un pour ce qui nous semble le plus important à nos yeux, le bien-être de notre enfant à venir, sans établir au préalable une relation de confiance éclairée? Ceci est incompatible avec la situation actuelle de prohibition que nous connaissons en France qui pousse certains couples à la clandestinité, et donc à l'impossibilité d'une relation de confiance et d'un suivi médical et psychologique.

    Ainsi, la gestation pour autrui ne peut être assimilée à un simple "portage", mais à une relation humaine profonde et durable, et pour certains aspects à des échanges physiologiques avec l'enfant à naître qui pourrait s'apparenter à celui du don de sang ou d'organe. Lorsque ce cadre est dûment établi, et que les nécessaires relations de confiance se sont développées, nous ne trouvons pas trace sur le plan psychosociologique d'une quelconque
    "suprématie" du génome de la gestatrice. Au contraire, toutes les études que nous avons pu analyser attestent d'un lien plus fort et plus harmonieux entre les enfants nés par gestation pour autrui et leurs parents.
    Dernière modification par Jiav ; 05/07/2007 à 01h10.

  20. #16
    pimprenelle57

    Re : mère porteuse et neurobio

    Concernant l'article de JY Nau : Il fait référence aux mères porteuses alors que l'article initial (un article dans PNAS d'une équipe de la Pitié Salpétrière, que je suis allée lire) n'en parle ABSOLUMENT PAS. Il se permet donc de faire un raccourci de sa propre initiative... Pas très éthique! Il faut savoir qu'il est farouchement anti-GPA.

    Si vous voulez connaître des études réalisées sur des enfants nés par GPA en Angleterre, il faut lire les articles de Susan Golombok et de Vasenti Jadva. Elles font notamment des comparaisons avec les enfants nés par don de gamètes.

  21. #17
    Cristophe

    Re : mère porteuse et neurobio

    Pimprenelle,

    Merci pour l'info sur l'étude de départ. Concernant J.Y. Nau, je ne sais pas si on peut vraiment conclure qu'il est opposé à la gestation pour autrui. Il a écrit plusieurs articles sur les aspects juridiques de cette question qui étaient de bonne qualité et impartiaux.
    Comme toi, je recommande la lecture des études de Susan Gombolok et de Vasenti Vadja, mais aussi de Susan Markens. JY Nau ferait bien d'en parler, surtout au moment où Susan Markens publie son livre sur la GPA. On peut consulter ces articles sur le site ###dans votre profil SVP/Jiav
    Dernière modification par Jiav ; 05/07/2007 à 01h15.

  22. #18
    quetzal

    Re : mère porteuse et neurobio

    pour ma part, j'ai un peu de mal a comprendre le refus de la pratique des mères porteuse en france..

    il me semble que techniquement si l'on autorise le fait qu'un futur humain puisse commencer son existance biologique dans une épprouvette, le fait de la continuer dans un autre ventre que celui de la donatrice de l'ovule, ne saurait etre un moyen pire que le premier.

    la femme qui se substitut biologiquement en tant que "generatrice" dans cette phase a la "genitrice", ne fait que produire un service et un travail pour un autre couple. elle ne saurait etre la mère biologique de l'enfant puisque l'enfant n'est pas de son génome..
    le fait d'etre un mère porteuse n'est un fait technique quant au moyen offert a la reproduction humaine.

    il ne saurait-etre question qu'il est ici vente d'un enfant, puisque l'enfant n'a aucun lien de parenté avec la mère porteuse, et l'on ne saurait vendre ce qui ne nous appartient pas. la question de la vente ici ne saurait se poser.

    par contre celle du travail et du service que rend la mère porteuse au parent biologique est la question. est t-on en droit d'interdire a des parents de requerir a une méthode simple pour obtenir un enfant, alors que l'on autorise d'autre part, des techniques complexe pour la production d'embryons??

    doit-on rappeller que les adultes sont sencé avoir un droit quant a ce qu'ils font d'eux-même, et que c'est ce droit qui definit l'age adulte.
    qu'un couple et une femme tiers s'accorde quant au fait que l'une porteras et metra au monde l'enfants des deux autres, ne regarde il me pas le moins du monde la société, qui sur ce point devrais plutôt se réjouir de savoir que deux parents ont enfin réussi a donner la vie. ethiquement et moralement le but rechercher est, il me semble le but positif qu'il soit, tant pour un couple que pour la société. mais ici c'est bien le moyen qui pose problème, la société usant du droit a l'infantilisation des personnes pour leur interdire l'utilisation de cette technique.
    ce qui regarde la société, ce n'est pas le fait de pouvoir autoriser ou non l'usage de cette technique, mais bien que l'usage de cette technique se fasse selon des normes telle que les parents, la mère porteuse et l'enfant soit assuré du bon déroulement et de la légalité de l'accord passé enre les parties.
    ici, la société au travers de l'etat pose clairement un abus de droit sur ces propres citoyens alors qu'il ne saurait y avoir de préjudice entre personne consentante contractuellement. le rôle de l'état est d'assuré aux parties contractante que le contrat passé soit effectif, que les modalités convenue soit respecté par les deux parties avant, pendant et après la grossesse.

    il n'existe dans cette technique, dans ce moyen aucun préjudice contre lequel la société ou l'etat ne saurait légitiment se pourvoir. il existe des difficultés propre a ce moyen, mais ces difficultés sont plus que connue et aisément gérable tant par les parents, que pour la mère porteuse, que par le personnel médical, mais aussi au futur pour l'enfant lui-même.

    il existe des cas, abandon sous x, adoption, situation famillial complexe etant sur ce point bien plus problématique sociétalement que le fait qu'une femme puisse donné la vie au nom d'un couple. il reste toutefois que cela ne saurait ne pas etre encadré afin d'evité un certain nombre d'abus ou de détournement qui sont eux aussi parfaitement connu et dont la résolution ne présente pas plus de difficulté que cela.

    payé contre un service en adulte est ce qui définie le travail, tout travail suppose l'investissement d'une personne tiers apte a rendre un service pour le compte de quelqu'un non-apte ou ne désirant pas produire lui-même cette activité.
    comment pourrait-on interdire a des adultes de ce servir de ces qualités ou faculté en propre pour produire un service pour d'autre personne. l'etat ne saurait autoriser a tous et refuser a certain ou certainne le libre choix des moyens d'user de leur faculté, a moins que l'etat ou la société ou un tiers ne s'y oppose par en posant un préjudice réel, fondé, et personnel.

    or ici ou est le préjudice, puisque les modalités du contrat sont accepté librement par chacune des parties??
    au mieux l'on pourrait poser le fait qu'il puisse y avoir un préjudice a naitre par ce moyen, et que l'etat s'oppose de ce fait a une naissance du devoir à la protection des personne au devant de situation préjudiciable et en particularité pour un tiers mineurs.
    mais peut-on légitiment posé un préjudice là ou l'enfant est désiré si fort par ses parents, au point que ceux-ci sont pret a passer bien des obstacles pour que l'enfant voit enfin le jours.. ??

    non, et non et non, la société au travers e l'etat ici, ne fait qu'abuser de son droit, au lieu de s'en servir pour assurer l'effectivité du contrat passé entre les parties.

  23. Publicité
  24. #19
    Cristophe

    Re : mère porteuse et neurobio

    Jiav,

    J'ai modifié mon profil comme demandé. /ok merci /Jiav
    Ce fil de discussion est instructif. Un point intéressant qui commence à être soulevé par les chercheurs est la conséquence de la stigmatisation des parents (et donc des enfants) qui ont fait appel à la gestation pour autrui. Si l'on croit les délateurs et les opposants à la gestation pour autrui, il ne s'agirait que d'instrumentalisation du corps humain et les pires conséquences seraient à venir pour la société. Or, après 20 ans de pratique, il n'en est rien pour les dérives tant annoncées. Mais restent ces accusations récurrentes que pourtant les études ont démontées. A ne pas vouloir reconnaitre la normalité de ces familles et à pointer des troubles chimériques, ces accusations créent une souffrance morale chez les parents qui ont eu recours à la gestation pour autrui. N'est ce pas une forme bien réelle d'instrumentalisation de ces familles? Ceux qui critiquent sans fondement feraient bien de faire un examen de conscience. Ne portent-ils pas atteinte à la dignité de ces familles? Et pour quelle motivation?
    Dernière modification par Jiav ; 25/08/2007 à 17h05.

  25. #20
    jamajeff

    Re : mère porteuse et neurobio

    Citation Envoyé par Cristophe Voir le message
    Jiav,

    J'ai modifié mon profil comme demandé.
    Ce fil de discussion est instructif. Un point intéressant qui commence à être soulevé par les chercheurs est la conséquence de la stigmatisation des parents (et donc des enfants) qui ont fait appel à la gestation pour autrui. Si l'on croit les délateurs et les opposants à la gestation pour autrui, il ne s'agirait que d'instrumentalisation du corps humain et les pires conséquences seraient à venir pour la société. Or, après 20 ans de pratique, il n'en est rien pour les dérives tant annoncées. Mais restent ces accusations récurrentes que pourtant les études ont démontées. A ne pas vouloir reconnaitre la normalité de ces familles et à pointer des troubles chimériques, ces accusations créent une souffrance morale chez les parents qui ont eu recours à la gestation pour autrui. N'est ce pas une forme bien réelle d'instrumentalisation de ces familles? Ceux qui critiquent sans fondement feraient bien de faire un examen de conscience. Ne portent-ils pas atteinte à la dignité de ces familles? Et pour quelle motivation?
    Je suis tout à fait d'accord.
    Chez les indiens Hopi d'Amérique, les enfants n'étaient pas seulement les fils et filles de leurs géniteurs, mais aussi et surtout de ceux du groupe auquel leurs parents faisaient partie. De telle sorte qu'ils n'étaient jamais orphelins et que des parents étaient père ou mère sans avoir mis au monde par la voie biologique... Cela n'avait aucune incidence néfaste d'un point de vue psychologique car la situation était la normale au sein de leur société.

    Le problème me semble plus culturel, de l'ordre du rejet de la différence, que neurobiologique.
    Pour beaucoup d'études, celles-ci sont fondées sur des corrélations. Mais il me semble qu'il faut être prudent avec ces corrélations car elles n'impliquent aucunement un lien de cause à effet.

    Nous pourrions par exemple faire des études statistiques ou nous trouverions une corrélation entre la longueur du petit doigt et la longueur du nez. Cependant, cela ne traduit aucunement un lien de cause à effet...

  26. #21
    Cristophe

    Re : mère porteuse et neurobio

    Tout à fait juste, une bonne corrélation n'entraîne pas obligatoirement un rapport de cause à effet. Il existe une plaisanterie sur le sujet : Revlon avait lancé une pub comparative qui montrait que l'utilisation de ses produits correspondait à la plus faible fréquence de cancer de la peau, au contraire de son concurrent L'Oreal (premier producteur mondial de crème solaire). Ce dernier a répliqué par une publicité humoristique montrant une corrélation entre le port du chapeau et l'apparition du cancer de la peau chez la femme. Le port du chapeau donne-t-il le cancer ? Bien sûr que non, mais les femmes qui ont la peau très fragile face au soleil portent plus souvent des chapeaux que la moyenne, et ce type de sensibilité correspond à un risque plus élevé de cancer de la peau. On peut appliquer ce type de raisonnement à plein de phénomènes. Par exemple, on pourrait affirmer que les produits allégés font grossir puique l'on trouve une proportion plus importante d'obèses chez les consommateurs de ces produits. Une raison de plus pour montrer le peu de sérieux des conclusions relatées par JY Nau (voir posts précédents dans ce fil).

  27. #22
    invite73192618

    Re : mère porteuse et neurobio

    Citation Envoyé par Cristophe Voir le message
    Ce fil de discussion est instructif.
    A le relire, j'ai l'impression qu'il s'oriente trop sur un stérile pour/contre le GPA, et qu'il manque en plus de définition. Est-on d'accord sur les suivantes:

    - mère biologique: personne fournissant l'ovocyte (gamète femelle)
    - père biologique: personne fournissant le spermatozoïde (gamète mâle)
    - mère porteuse: mère qui est enceinte/ qui porte le futur bébé
    - parents légaux: parents en charge de l'éducation

    - Dans le "scénario traditionnel", mère biologique, porteuse et légale sont (est?) évidement la même personne.
    - Dans le "scénario adoption", la mère biologique est aussi la mère porteuse, mais le parent légal qui sera en charge de l'éducation diffère. Les droits de l'une et l'autre diffèrent selon les législations de différents pays.
    - Dans le "scénario GPA", mère biologique et mère porteuse peuvent (techniquement) différer de trois façons. GPA1: la mère biologique est la futur mère légale (la mère porteuse ne fait "que" abriter le développement d'un embryon). GPA2: mère biologique, porteuse et légale sont toutes différentes. Il y aurait un GPA3 (la mère biologique est aussi la mère porteuse) mais ce cas est en fait équivalent au cas "scénario adoption". Les législations diffèrent encore plus.

    Il y aura peut-être un jour un "scénario clonage" pour lequel la mère biologique doit être divisée en deux: celle qui fournit l'ovocyte énucléée (sans noyau) et celle qui fournit le noyau (et donc le patrimoine génétique). Dans ce scénario sauf erreur on aurait alors 8 cas possibles pour les mères

    Dans tous les cas la question éthique est la question du parent légal: qui a quel droit? Les arguments viennent alors de différentes sources, incluant les connaissances en biologie. C'est pour cela qu'un rôle biologique plus grand que pensé de la mère porteuse peut éventuellement avoir une influence sur le débat.

  28. #23
    Cristophe

    Re : mère porteuse et neurobio

    Entièrement d'accord, cela ressemble à un débat pour ou contre les "mères porteuses". La cause même en est l'article de JY NAU qui extrapole à partir d'une expérience sur le développement neurobiologique des conclusions infondées sur les enfants nés de mère porteuse (voir un de mes premiers posts). Pour les définitions, c'est presque ça. Mère biologique était le terme utilisé par opposition à mère adoptive. Avec la procréation médicalement assistée, les possibilités sont plus larges comme Jiav l'a fait remarqué: on parle de gestation pour autrui quand la femme porte l'embryon d'un autre couple (les parents intentionnels) ou de procréation pour autrui quand cette femme donne aussi ses propres gamètes. En anglais, ça donne gestationnal surrogacy, intented parents and traditionnal surrogacy (car ce n'est pas dans ce cas vraiment de la procréation médicalement assistée; il s'agit seulement de transférer du sperme avec une pipette; pas besoin obligatoirement d'un médecin si l'on se réfère aux pratiques anglaises).
    La question de fond est de savoir ce qui est le plus important : le lien social (l'engagement des parents intentionnels), le lien génétique ou le lien gestationnel ? Historiquement, dans le code romain ou encore le code napoléonien, c'est le lien social qui l'emporte. Ainsi la réalité sociale l'emporte sur la vérité biologique. Sur le plan quantitatif, la comparaison des rhesus sanguins montre qu'environ 5% des pères légaux ne sont pas les pères génétiques. Mais un certain courant de pensée pousse pour le tout génétique car ce serait selon eux la seule vérité indiscutable. Cette vision me semble dangereuse car elle porterait atteinte entre autres aux familles adoptives. Selon mon opinion, le débat est pollué par une autre question qui est le droit réclamé par certains d'accéder à ses origines. Une fois de plus, les mots sont un peu excessifs : connaître ses conditions de naissance n'est pas connaître son origine. Par définition l'origine même est le désir d'enfant partagé par un couple, et cela me semble difficile à connaître ou à visualiser pour une tierce personne. Il me semble sain de vouloir connaître ses conditions de naissance et d'y avoir accès. C'est une situation préférable au non-dit, aux secrets de familles qui alimentent des souffrances psychiques. Mais il y a un équilibre à trouver entre l'accès aux informations de naissance et le respect de la vie privée. En France, le débat n'est pas bien avancé sur ce sujet et on en reste à l'hypocrite obligation de l'anonymat des donneurs de gamètes ou de l'accouchement sous X.

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