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Orientation Post-Bac



  1. #1
    Bhaskara

    Red face Orientation Post-Bac


    ------

    Bonsoir à tous,

    J'ai 16 ans et je suis actuellement en Terminale S dans un petit lycée de province.
    Je publie aujourd'hui ce message, dans le but d'obtenir (si possible ) des conseils sur diverses questions que je me pose concernant mon orientation.
    J'ai toujours adoré les Maths et la Physique (un peu plus de réticence avec la Chimie) et j'ai longtemps rêvé d'être chercheur (astrophysicien, chercheur en particules...je voulais même, étant petit, trouver un système de téléportation pour éviter les bouchons...bref !).
    Néanmoins, plus le temps passe, et plus on nous demande d'affiner nos choix d'orientation, et je me rends compte que le métier de chercheur n'est pas forcément sans contraintes. Je pensais donc me diriger vers une prépa (parisienne si possible) MP, mais je ne connais pas concrètement les débouchés (en dehors de ceux listés par l'Onisep...).
    J'en viens donc à ma première question :

    - En quoi consiste réellement le métier de chercheur, et possède-t-il de l'avenir ? Je m'explique. Lorsqu'on cherche des informations sur ce métier, on en retient : Longues études (Bac + 8 / 11), très peu de places (environ 20 au CNRS / an), vie de famille compliquée (Grosse amplitude horaire + déplacements réguliers à l'étranger), salaire moyen (environ 2000 €), peu de reconnaissance. En gros c'est un métier passion. De plus vaut-il mieux passer par une CPGE puis école d'ingénieur et doctorat, ou bien suivre le cursus LMD ? Tous vos conseils sur ce point sont donc les bienvenus

    - Dans un second temps j'ai également vu la profession d'enseignant-chercheur qui me paraît intéressante. Mélanger Université et labo doit être agréable ? Là encore je voudrais savoir si vous possédez plus d'explications sur la formation à suivre ainsi que sur le métier en lui même (ENS ?).

    - D'un autre côté j'adorerais travailler dans des organismes tel que le CERN (découvert après un TPE sur l'antimatière) ou bien sur le projet ITER (la fusion nucléaire m'attire également énormément). Comment y accéder, et posséder vous une expérience personnelle sur ce type de projet ?

    - Pour finir, être ingénieur est également une possibilité. Connaissez vous des secteurs qui recrutent (et recruteront dans les années à venir), et si oui en quoi consiste réellement cette profession ?

    Merci encore d'avoir pris le temps de me lire (et peut être de me répondre).

    Bonne soirée !

    -----

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  3. #2
    Hermillon73

    Re : Orientation Post-Bac

    Bonsoir,

    Vous êtes très optimiste sur le nombre de places de chercheurs au CNRS...Dans le domaine qui vous intéresse (astrophysique, physique des particules...) c'est le nombre de places à l'in2p3 ouvertes au concours CR2 (jeunes chercheurs) et CR1 (chercheurs "un peu moins" jeunes) qu'il faut regarder. Cela doit osciller entre 8 et 10 chaque année (pour un peu d'astrophysique, pour la physique des particules, pour la physique nucléaire, parfois un poste en énergie, en physique pour la santé...). Donc pour UNE spécialité bien représentée, type particule, comptez plutôt 5 postes/an.
    Je vous déconseille sincèrement ce cursus, sauf passion dévorante. Les aléas sont trop nombreux, les possibilités d'embauches faibles.
    La vie de famille cela se gère, et n'importe quel travail de cadre aura plus ou moins les même contraintes. Je pense même qu'au final, un chercheur CNRS a une certaine liberté d'organisation appréciable (que l'on peut retrouver dans certaines très grosses boites). Le salaire est moyen en début de carrière, mais quelqu'un qui passe directeur de recherche à un salaire tout à fait honorable. Certes beaucoup moins que dans le privé à niveau de responsabilité égale dans pas mal de cas, mais bon suffisant pour ne pas s'arracher les cheveux en fin de mois.
    Les parcours sont variés:
    CPGE + X ou ENS + doctorat. On croise aussi d'autres écoles d'ingénieurs, type centrale, mais plus rarement. L'X a un labo in2p3.
    CPGE + master + doctorat
    Fac depuis le début jusqu'au doctorat.

    Pas de grosses différences quant au parcours pour devenir enseignant-chercheur. Les postes sont encore plus rares, car là en plus vous aurez la concurrence de la physique théorique. Là, il faut savoir jongler entre vos étudiants, votre famille, votre équipe de recherche, et l'administratif "universitaire de base" (l'emploi du temps, les exams à préparer, la salle à trouver, les polycopiés à mettre à jour, à faire imprimer, la maquette de votre formation à refondre, les stages à suivre, les rapports à lire...), et aussi l'administratif "recherche" (les dossiers et les auditions pour avoir des sous qu'on vous donne pas souvent en ce moment...). Par rapport à un poste au CNRS, il est fortement recommander d'avoir faite de l'enseignement pendant sa thèse et les éventuels post-docs. Si vous trouvez que chercheur c'est un "métier passion", "enseignant-chercheur" aussi.

    Alors, en tant que français, le CERN ce ne sera pas le plus simple...Vous pouvez y entrer en tant que chercheur (ne rêvez pas, pas directement, mais plutôt par étapes : contrat temporaire de deux ans, puis 5 ans, puis ... et à condition d'avoir le soutien de l'in2p3), ou en tant qu'ingénieur (là, les spécialités sont nombreuses - radioprotection, cryogénie, électronique et microélectronique, mécanique...). Je m'étais laissé dire qu'il y avait peut être le coté "accélérateur" où les français étaient sous représentés, il y a peut être quelque chose à creuser? Phelma doit proposer un parcours dans cette thématique, et c'est une école pas débile pour ITER aussi j'imagine, même s'il y a des masters spécialisés "fusion", je vous retrouve ça...Voila : http://www.sciences-fusion.fr/

    "Ingénieur" n'est pas une profession, c'est un titre. Exemple, vous êtes ingénieur, spécialité "ingénierie nucléaire". Vous chercherez du boulot chez EDF, AREVA, ASN, IRSN, et la multitudes de boites de sous traitants des grands groupes. Vous serez en concurrence avec quelques autres écoles, et quelques masters. Ne pas croire que le diplôme d'ingénieur est forcément un plus / à un master, les possibilités d'embauches dépendent surtout beaucoup des stages que vous effectuerez. Et les boulots peuvent être variés, depuis le chargé d'affaires qui va plutôt se pencher sur des aspects de négociation de contrats, de conformité aux normes, jusqu'à l'ingénieur en R&D qui fait un travail très très très proche de la recherche (disons de la recherche appliquée pour répondre à des appels d'offres par exemple).

    Je vous prie d'excuser les fautes, je n'ai pas le courage de me relire.
    Cordialement.

    PS : j'y pense, où êtes-vous en province? Les journées de la sciences approchent, si vous avez un labo de l'in2p3 pas trop loin, je vous conseille d'aller y faire un tour et de mettre la main sur un chercheur (puis un ingénieur) pour lui poser vos questions. Vous avez la liste ici : http://www.in2p3.fr/laboratoires/laboratoires.htm
    PS bis : il y a des subtilités pour l'astrophysique, qui n'est pas représentée qu'à l'in2p3. Mais bon, je m'étendrais si vous voulez plus de détails, mais cela ne change pas fondamentalement le fond, qui est "peu de places de chercheurs et d'enseignants chercheurs".
    Dernière modification par Hermillon73 ; 21/09/2015 à 21h49.

  4. #3
    Bhaskara

    Re : Orientation Post-Bac

    Bonsoir,

    Tout d'abord merci d'avoir répondu si vite.
    Vous êtes très optimiste sur le nombre de places de chercheurs au CNRS...
    J'essayais de positiver jusqu'ici mais j'ai l'impression que le nombre de postes est encore inférieur à ce que je croyais.
    Si je comprends bien, l'in2p3 est une branche du CNRS ? Mais dans ce cas cela signifie-t-il que l'X possède un labo du CNRS ?
    Donc si je vous suis bien, les professions chercheur / enseignant-chercheur sont vraiment très rares et aléatoire quant à leurs débouchés ? Ceci est il vraiment partout ou bien seulement en France ?
    Je suis quelque peu hors-sujet, mais il me semblait que l'X formait principalement "des chefs d'entreprise"...est-ce vrai ?

    Vous dites
    Alors, en tant que français, le CERN ce ne sera pas le plus simple...
    Est-ce un rapport avec la langue (maîtrise de l'anglais = atout) ou bien simplement les anglais sont-ils plus compétents que nous ? Ou bien est-ce le contraire, et suite au trop fort taux de français, la concurrence est plus rude ?

    Pour ce qui est de Phelma j'en avais effectivement entendu parler, et en recherchant j'ai trouvé ça : http://phelma.grenoble-inp.fr/energe...e-presentation
    Pour accéder à ce type de formation, vaut-il mieux passer par une prépa ou bien par une licence en fac ?

    Si je récapitule (et si j'ai bien compris) ce que vous avez dit, il est préférable de privilégier la profession d'ingénieur que celle de chercheur car cette dernière comporte trop peu de débouchés ?
    Je vous prie d'excuser les fautes, je n'ai pas le courage de me relire.
    Pardonnez également les miennes.

    J'habite à Châteauroux dans l'Indre (Région Centre Val de Loire) près des villes d'Orléans et Tours. https://www.google.fr/maps/place/Châ...2e8185c72bd6f7
    Pour l'astrophysique qui est parmi (à mon avis) les approches les plus théoriques en science, je doute que l'importance qui y soit accordée soit grande

    Merci encore.

  5. #4
    Hermillon73

    Re : Orientation Post-Bac

    Citation Envoyé par Bhaskara Voir le message
    Si je comprends bien, l'in2p3 est une branche du CNRS ? Mais dans ce cas cela signifie-t-il que l'X possède un labo du CNRS ?
    Bonjour,

    Oui, l'in2p3 est l'institut qui s'occupe de physique nucléaire et de physique des particules (avec une composante astroparticules).
    L'X a probablement plusieurs labos, mais notamment un labo in2p3 (dans la liste que je vous ai donnée c'est le LLR).

    Donc si je vous suis bien, les professions chercheur / enseignant-chercheur sont vraiment très rares et aléatoire quant à leurs débouchés ? Ceci est il vraiment partout ou bien seulement en France ?
    C'est assez généralisé, chaque pays recrutant à l'international et produisant plus de docteurs dans ces spécialités que nécessaire.

    Je suis quelque peu hors-sujet, mais il me semblait que l'X formait principalement "des chefs d'entreprise"...est-ce vrai ?
    L'X fournit aussi d'excellents chercheurs, pas que des cadres dirigeants.

    Vous dites Est-ce un rapport avec la langue (maîtrise de l'anglais = atout) ou bien simplement les anglais sont-ils plus compétents que nous ? Ou bien est-ce le contraire, et suite au trop fort taux de français, la concurrence est plus rude ?
    Oui, il y a beaucoup de français à mettre en face d'un quota de postes par pays. Il y a beaucoup d'Allemands, d'Italiens aussi ceci dit, rien n'est simple pour personne, mais la proximité géographique, le fait d'être dans une région francophone, attirent évidemment plein de français.
    L'anglais est évidemment obligatoire - les français, à de rares exceptions - se repèrent assez vite à leur accent inimitable, mais cela n'a jamais bloqué personne à ce niveau.

    Pour ce qui est de Phelma j'en avais effectivement entendu parler, et en recherchant j'ai trouvé ça : http://phelma.grenoble-inp.fr/energe...e-presentation
    Pour accéder à ce type de formation, vaut-il mieux passer par une prépa ou bien par une licence en fac ?
    Le plus simple : prépa, mais la fac reste une option.

    Si je récapitule (et si j'ai bien compris) ce que vous avez dit, il est préférable de privilégier la profession d'ingénieur que celle de chercheur car cette dernière comporte trop peu de débouchés ?
    Oui.
    Une manière de ne pas encore vous fermer les portes est de viser une grande école (X, ENS...), vous aurez un diplôme d'ingénieur (sauf ENS) ou universitaire (ENS) suffisant pour trouver un excellent travail sans soucis, et si l'envie vous prend de tenter une thèse en physique des particules, ce sera faisable.
    Sinon, visez des écoles moins "prestigieuses", type phelma, insa, etc, de nouveau un diplôme qui vous permettra de trouver du travail, mais aussi de faire une thèse, mais plus probablement sur un sujet de physique appliquée que sur un sujet de physique fondamentale (on peut faire une thèse de physique appliquée en rapport avec du fondamental, par exemple sur des aspects "techniques" type acquisition, développements électroniques, développements instrumentaux...). Au même niveau de solution bis, je mettrais certains masters pro, qui vous amèneront aussi sur des métiers d'ingénieurs, et si vous êtes en tête de promo et que l'opportunité se présente, une thèse reste possible. Noter aussi qu'il y a beaucoup d'emplois type "ingénieur" au CERN, pas que des postes de chercheurs.

    Le parcours que je vous "déconseille" (au sens de mon message précédent : si cela vous passionne, faites-le, mais en sachant que cela peut s’arrêter après la thèse ou après un post-doc) c'est "master de physique fondamentale" suivi d'une thèse.

    J'habite à Châteauroux dans l'Indre (Région Centre Val de Loire) près des villes d'Orléans et Tours. https://www.google.fr/maps/place/Châ...2e8185c72bd6f7
    Pour l'astrophysique qui est parmi (à mon avis) les approches les plus théoriques en science, je doute que l'importance qui y soit accordée soit grande
    Plus sur le coté théorique, il y a un labo de physique mathématiques à Tours. Je pense qu'ils doivent de temps à autres se pencher sur des problèmes en rapport avec la RG, la cosmologie, etc?
    Cela peut valoir le coup d'aller les voir si cela vous intéresse.

    Cordialement.

  6. #5
    Bhaskara

    Re : Orientation Post-Bac

    Bonjour,

    Une manière de ne pas encore vous fermer les portes est de viser une grande école (X, ENS...), vous aurez un diplôme d'ingénieur (sauf ENS) ou universitaire (ENS) suffisant pour trouver un excellent travail sans soucis, et si l'envie vous prend de tenter une thèse en physique des particules, ce sera faisable.
    Si je comprends bien, pour le moment le mieux pour moi c'est de faire une prépa (de préférence bien côtée) ?
    Puis ensuite d'enchaîner sur une formation d'ingénieur ?

    Noter aussi qu'il y a beaucoup d'emplois type "ingénieur" au CERN, pas que des postes de chercheurs
    C'est une bonne nouvelle ! Quelles sont les grosses différences à votre avis entre l'ingénieur nucléaire et le chercheur en fusion nucléaire ? Le chercheur trouve une solution et l'ingénieur la met en place ?

    Pour les fêtes de la science elle tombe entre le 7 et le 11 octobre donc je vais essayer de voir si je peux aller à Tours !
    Merci encore,

    Cordialement

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    Hermillon73

    Re : Orientation Post-Bac

    Bonjour,

    Si je comprends bien, pour le moment le mieux pour moi c'est de faire une prépa (de préférence bien côtée) ?
    Puis ensuite d'enchaîner sur une formation d'ingénieur ?
    Je ne voudrais pas donner l'impression que je vous impose quelque chose, TOUT est possible, mais il faut connaitre les difficultés potentielles de chaque parcours AVANT de s'y engager.

    Prépa, oui, si le cadre vous convient.

    Ensuite formation ingénieur très grandes écoles - avec une connexion dans le domaine particules / nucléaire - vu vos souhaits. En gros, cela doit se limiter à l'X. On croise aussi quelques centraliens, et parfois aussi des ingés d'autres écoles au parcours plus exotique.

    Sinon, ENS, master de physique fondamentale si l'envie de recherche ne vous a pas quitté (et encore plus si au lieu de viser la physique nucléaire/ des particules, vous vous sentez attiré par la physique théorique / physique mathématique)

    Sinon formation ingénieur écoles moins grandes, toujours avec une connexion avec votre domaine de prédilection, mais ce sera peut être plus orienté nucléaire (subatech, phelma) que physique des particules;
    Ou master spécialisé - il y a d'excellents masters dans le domaine nucléaire orienté pro par exemple. Là, il faudra bien faire votre choix en fonction du métier voulu. Poursuite en doctorat plus du coté "physique nucléaire appliquée" possible.

    Si vous restez sur l'idée de la physique des particules ou de la physique nucléaire "fondamentale", il faudra viser un master de physique fondamentale, soit en complément d'un diplôme d'ingénieur, soit en bifurquant en licence-master après votre prépa. C'est cette dernière voie la plus "compliquée" du point de vue du marché du travail.

    Plus bas vous parlez du CERN puis de fusion : ce sont deux chose différentes.
    CERN = physique des particules pour l'aspect recherche, avec un micro poil de physique médicale peut être à venir (un autre aspect de la physique "nucléaire" au sens large dont je ne vous ai pas parlé, c'est le métier de physicien médical. Certains font de la recherche.)
    Métiers d'ingénieurs au CERN : mécaniciens, microélectroniciens, électroniciens, spécialistes du froid, physique des accélérateurs, informaticiens au sens large (réseau, sécurité, développements software), radioprotection. Il y en a peut être d'autres mais ce sont les "grands domaines" auxquels je pense.

    Fusion = ITER . Voir les masters de mon post précédent pour l'aspect recherche. Et comme pour le CERN, il y a besoin d'ingénieurs de recherche.

    La distinction "ingénieur de recherche (IR dans la suite)" " chercheur" (en gros) :
    - Chercheur : vous allez analyser les données, écrire le software en grande partie, et réfléchir au cahier des charges de la mécanique/l'électronique/de la microélectronique pour l'upgrade (amélioration) de votre manip au LHC (par exemple), ou au cahier des charges du programme d'acquisition. Vous allez discuter de ce cahier des charges avec les ingénieurs, qui vont faire les protos, les tests, participer aux tests en faisceau avec vous, etc.
    - L' IR a ici la fonction de trouver la solution technique, éventuellement innovante, pour répondre à votre cahier des charges. Beaucoup d'IR ont un doctorat, et sont très proches de l'aspect recherche - ils font de la recherche "technique"/"instrumentale" si vous voulez.

    Voila dans les grandes lignes, mais il vous reste (un peu moins de ) deux ans pour réfléchir à tout cela, et prendre d'autres opinions.

    Cordialement.

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  10. #7
    Bhaskara

    Re : Orientation Post-Bac

    Bonjour,

    Je ne voudrais pas donner l'impression que je vous impose quelque chose, TOUT est possible, mais il faut connaitre les difficultés potentielles de chaque parcours AVANT de s'y engager.
    C'est bien pour cela que je pose autant de questions...

    À votre avis, si j'ai le choix entre ENS et X lequel est le plus intéressant ?

    Plus bas vous parlez du CERN puis de fusion : ce sont deux chose différentes.
    Je vous présente mes excuses pour ce lapsus. J'entendais par là (dans un contexte indépendant du CERN et d'ITER), est-il plus facile de trouver du travail en tant qu'ingénieur ou chercheur (le domaine du nucléaire n'étant qu'un exemple) ?

    un micro poil de physique médicale peut être à venir (un autre aspect de la physique "nucléaire" au sens large dont je ne vous ai pas parlé, c'est le métier de physicien médical. Certains font de la recherche.)
    Oui pour ce qui est de la médecine nous avions vu dans le cadre de notre TPE que l'antimatière pouvait être envisagée en tant que solution pour des cancers, etc... (TEP et ACE si mes souvenirs sont bons).

    La distinction "ingénieur de recherche (IR dans la suite)" " chercheur" (en gros) :
    - Chercheur : vous allez analyser les données, écrire le software en grande partie, et réfléchir au cahier des charges de la mécanique/l'électronique/de la microélectronique pour l'upgrade (amélioration) de votre manip au LHC (par exemple), ou au cahier des charges du programme d'acquisition. Vous allez discuter de ce cahier des charges avec les ingénieurs, qui vont faire les protos, les tests, participer aux tests en faisceau avec vous, etc.
    - L' IR a ici la fonction de trouver la solution technique, éventuellement innovante, pour répondre à votre cahier des charges. Beaucoup d'IR ont un doctorat, et sont très proches de l'aspect recherche - ils font de la recherche "technique"/"instrumentale" si vous voulez
    Merci pour cette précision !

    Voila dans les grandes lignes, mais il vous reste (un peu moins de ) deux ans pour réfléchir à tout cela, et prendre d'autres opinions
    C'est ce que je vais continuer de faire pendant le temps qu'il me reste (je verrai également en fonction de la prépa que j'obtiens et de mes résultats).

    Je vous remercie encore.

    Cordialement.

  11. #8
    Hermillon73

    Re : Orientation Post-Bac

    Bonjour,
    Oui pour ce qui est de la médecine nous avions vu dans le cadre de notre TPE que l'antimatière pouvait être envisagée en tant que solution pour des cancers, etc... (TEP et ACE si mes souvenirs sont bons).
    Précisions (peut-être inutiles, vous avez l'air bien renseigné. Je connais peu de lycéen qui ont entendu parler de ACE !):

    - la TEP est utilisée depuis moult années en imagerie.
    En recherche/R&D, on peut penser à des choses du genre : https://www.ipnl.in2p3.fr/spip.php?rubrique297

    - ACE pour l'instant relève du domaine du éventuellement, peut-être possible un jour (tout ce qui est faisable n'est pas forcément utile : ici il faudra mettre l'avantage thérapeutique et le nombre de patients potentiellement traités en face du coût d'une telle installation)

    Je pensais plutôt à : https://giving.web.cern.ch/content/openmed (pour le CERN) et à http://www-instn.cea.fr/formations/d...-dqprm,13.html (pour physicien médical en général).

    Pour l'X et l'ENS, je suis bien en peine de vous répondre!!! Au cas où vous auriez à choisir entre les deux (je vous le souhaite), c'est ce qu'on appellera un problème de riches...Cela dépendra fortement de comment ont évolué vos envies d'ici deux ans.

    Cordialement.

  12. #9
    Bhaskara

    Re : Orientation Post-Bac

    Bonsoir,

    Précisions (peut-être inutiles, vous avez l'air bien renseigné. Je connais peu de lycéen qui ont entendu parler de ACE !)
    Disons que nous avons adoré le sujet et poussé les recherches assez loin ! Je pourrais néanmoins vous dire la même chose, puisque (sauf s'il s'agit de votre domaine) vous me semblez vraiment au point sur le sujet !

    ACE pour l'instant relève du domaine du éventuellement, peut-être possible un jour (tout ce qui est faisable n'est pas forcément utile : ici il faudra mettre l'avantage thérapeutique et le nombre de patients potentiellement traités en face du coût d'une telle installation)
    Evidemment cela va de soi comme toute innovation technologique (je pense aux panneaux photovoltaïques, qui nécessitent plus d'énergie lors de leur création qu'ils n'en créent si je ne me trompe pas ?)

    Pour le côté médical je suis plus intéressé sur le point culturel qu'autre chose car je ne suis pas (pour le moment) attiré par ce secteur !

    Pour l'X et l'ENS, je suis bien en peine de vous répondre!!! Au cas où vous auriez à choisir entre les deux (je vous le souhaite), c'est ce qu'on appellera un problème de riches...Cela dépendra fortement de comment ont évolué vos envies d'ici deux ans.
    D'accord, c'est bien ce que m'avait dit les professeurs lors des portes ouvertes des CPGE.

    Cordialement.

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