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Mobilisons nous pour la Charte de l'environnement




  1. #1
    pierre-edmond
    Mi avril 2004 sera discuté à l'Assemblée Nationale le projet de Charte de l'Environnement qui devrait permettre l'inscription de l'environnement dans la Constitution française. Or aujourd'hui, une forte opposition se fait jour tant dans le camp des réfractaires de l'environnement que du côté de certains milieux écologistes attirés par la surenchère. Souvent les critiques se fondent sur des à priori et non sur le projet de texte qui est lui même équilibré.

    Deux scientifiques, Dominique Bourg et Christian Brodhag sont à l'initiative du site de soutien à la Charte http://www.pourlacharte.org. Outre le texte de la Charte lui-même ainsi que des contributions au débat, une pétition s'adresse spécifiquement aux scientifiques et chercheurs, une autre au grand public . Vous pouvez aussi participer aux débats en postant des contributions sur ce site.

    Comme l'affirment les auteurs du site, deux personnalités qualifiées au sein de la Commission Coppens mise en place par le Gouvernement, "nous ne sommes pas affiliés à une organisation, cette initiative citoyenne n'est donc pas susceptible de récupération politique (la période électorale peut rendre suspecte ce genre d'initiative). Bien entendu chaque citoyen peux aussi interpeller son député."

    Merci à tous de soutenir cette initiative et d'en faire part à tous ceux qui se sentent concernés par un tel enjeu.

    Cordialement

    http://www.pourlacharte.org/

    -----


  2. #2
    aym
    c'est une bonne idee
    mais c'est pas gagné !!!
    voir ci-dessous , l'interet de nos elus pour l'environnement

    peut etre a prendre en compte dans les elections prochaines

    Les parlementaires et l'environnement

    --------------------------------------------------------------------------------


    De nombreuses études ont été consacrées à la perception de l'environnement par le public ces vingt dernières années, mais aucune n’avait été consacrée sur les opinions à l'égard de l'environnement de ceux qui sont, pour partie , les auteurs des politiques d'environnement, c'est-à-dire les parlementaires. Une étude sur les ''parlementaires et l'environnement'' a été publiée dans les Cahiers science, environnement, société de Sciences politiques, de septembre-octobre 2003. Voici les résultats de l'enquête :

    Une première question ouverte sur la notion de développement a été posée : Quels sont pour vous les éléments les plus importants de la notion de développement pour un pays comme la France ?.
    Le résultat des réponses fait apparaître une large majorité de réponses en terme de «développement économique» (52% des premières réponses) ou faisant référence à l’aménagement d’infrastructures favorisant le développement (12%) sans qu’il soit fait mention d’une manière ou d’une autre des contreparties ou conséquences environnementales. Il est à noter cependant que plus d’un élu sur dix (11%) fait référence de manière plus ou moins précise à la notion de «développement durable», à la «protection de l’environnement». L’étude montre des variations importantes en fonction du sexe (21% des élues) ou du type de circonscription (27% des députés «urbains»), mais négligeable en fonction de l’appartenance partisane (réduite aux pôles «Gauche» ou «Droite» en fonction de l’appartenance à un groupe parlementaire).

    La seconde question, destinée à situer plus précisément la place de l’environnement au sein des enjeux politiques actuels, proposait une liste de problèmes aux enquêtés qui devaient indiquer quelles étaient, selon eux, les deux «qui devraient constituer les priorités de l’action du gouvernement». Au total, l'environnement arrive dans les derniers rangs des priorités relatives des parlementaires cette réponse étant quasiment indépendante de l'appartenance politique, de l'âge et du sexe. Mais cette réponse est bien sûr plus fréquente parmi ceux qui, à la question ''ouverte'' décrite plus haut, mentionnaient le ''développement durable'' comme élément de la notion de développement (9 % contre 3 % en moyenne).

    La suite du questionnaire aborde plus directement l’environnement de manière détaillée (les priorités dans le champ de l’environnement; la perception des politiques d’environnement menées et à envisager; les thématiques de l’énergie et des déchets; l’écologie, la nature; la participation et la délibération). Les réponses des parlementaires sont très fortement polarisées par le problème de la gestion de l'eau (choisi par les parlementaires les plus âgés et par les élus des communes rurales) et par celui des déchets, viennent ensuite des enjeux dont la définition est plus récente tels que ''la lutte contre l'effet de serre'', ''la maîtrise de l'énergie'' et ''le développement des énergies renouvelables''.

    Pour compléter d'analyse de ces représentations, une question relative aux causes de l'effet de serre a été posée. Les résultats font ressortir que les parlementaires sont plus réservés que le public sur les liens de causalité entre effet de serre et désordre climatique mais que les femmes parlementaires sont beaucoup plus proches des perceptions du public que leurs homologues masculins : 38 % d'entre elles estiment en effet que ''les désordres du climat sont causés par l'effet de serre'' (34 % dans le public) contre 18 % des hommes. L'étude précise que cette différence pourrait être attribuée à l'écart d'âge qui sépare les parlementaires de la population d'ensemble mais cette hypothèse n'est pas validée puisque les parlementaires les plus jeunes privilégient plus encore l'idée d'une incertitude : 63 % de ceux qui ont moins de 50 ans estiment que l'on ne peut ''dire avec certitude les vraies raisons du désordre du climat'' contre 51 % des 65 ans et plus.

    La perspective de ''ralentir la croissance économique pour préserver 'environnement'' a également été testée auprès des parlementaires comme auprès du public et les résultats font ressortir que les opinions des parlementaires diffèrent de celles du public : chez les élus, le refus de cette opinion est beaucoup plus massif : 79 %, contre 45 % dans le public. Mais il y a, au sein des parlementaires, une nette différence entre hommes et femmes : 34 % de ces dernières estiment qu'il faudra ''ralentir la croissance'' contre seulement 16 % des hommes.

    Par ailleurs, un quart des parlementaires, environ, se montrent optimistes en estimant que les politiques (menées depuis quelques années) ont réussi à améliorer l'état de l'environnement, un quart pessimiste estime au contraire que l'environnement s'est dégradé malgré ces politiques, un peu moins de la moitié, enfin, en tient pour une position attentiste, le maintien de l'état de l'environnement. On constate ici que les femmes parlementaires font preuve d'un plus grand pessimisme sur les résultats des politiques d'environnement : 14 % d'entre elles seulement pensent que les politiques ont amélioré l'environnement contre 31 % des hommes. Les élus de gauche font aussi preuve de moins d'optimisme que les élus de droite (20 % contre 34 % sur cette même réponse).

    Interrogés sur l'efficacité d'un certain nombre d'acteurs pour la prise en compte de l'environnement, les parlementaires dessinent un modèle que l'on peut schématiser de la façon suivante du plus au moins efficace. En premier lieu l'échelon local avec les collectivités locales et les associations (78 % et 64 %), en second lieu le pouvoir central : établissements publics (52 %), Etat (49 %) et Ministère de l'Environnement (47 %), en dernier, la société dite civile : les citoyens (37 %) et les entreprises (33 %). Les parlementaires les plus anciens font davantage confiance aux institutions étatiques : 53 % pour l'Etat (contre 49 % en moyenne), 60 % pour les établissements publics (contre 52 % en moyenne), 51 % pour le Ministère de l'Environnement (47 % en moyenne).

    Pour les parlementaires interrogés, les raisons qui expliqueraient les difficultés rencontrées par les politiques d'environnement sont diverses et celle qui est avancée le plus souvent (le poids des intérêts opposés à l'environnement) recueille un peu moins du tiers des choix (31 %); la seconde,(le manque de budgets suffisants) un peu plus du quart (29 %). Le poids d'une mentalité française qui ne favoriserait pas ces politiques est retenu en second choix par 24 % des parlementaires.

    Les attitudes des parlementaires en ce qui concerne la législation européenne sont très balancées : Une moitié des parlementaires interrogés estime qu'en matière d'environnement, l'existence de directives européennes est une bonne chose. Une autre moitié pense soit que ce n'est pas toujours une bonne chose (42 %) soit que c'est une mauvaise chose (7 %) . Deux tiers des femmes parlementaires (62 %) jugent qu'il s'agit d'une bonne chose contre 47 % de leurs homologues masculins. De même, les parlementaires inscrits dans des groupes politiques de gauche sont plus favorables à la législation européenne que leurs collègues de droite (55 % contre 45 %). Enfin, les élus urbains se montrent plus ''européens'' que les élus ruraux : parmi les premiers, 63 % estiment que cette législation d'origine Européenne ''est une bonne chose'' contre 33 % pour les députés de circonscriptions à dominante rurale.


    L’enquête a été effectuée auprès de 200 parlementaires (députés et sénateurs) interrogés par téléphone aux mois de mars et avril 2003 par un institut de sondage. L'entretien, sur la base d’un questionnaire composé de quelques questions ouvertes et de questions à choix multiples, était centré sur les problèmes posés par les politiques d'environnement (quelles priorités, quelles méthodes), l'évaluation des politiques passées, les préférences pour l'avenir. L’échantillon (élaboré par l’institut de sondage) était composé de 122 députés et 78 sénateurs et respecte les proportions de répartition selon le sexe, l’âge, le nombre de mandats et pour les députés le type de circonscription (urbaine, rurale).

    Le pôle intégré de recherche et d'enseignement PROSES a été créé à l'initiative de la Fondation Nationale des Sciences Politiques. Il est destiné à promouvoir la recherche et l'enseignement centrés sur les enjeux de la protection de l'environnement, du développement durable, de l'aménagement du territoire, de la gestion des risques naturels, sanitaires et technologiques. Le PROSES poursuit trois objectifs : développer dans une perspective pluridisciplinaire et comparative, les recherches nécessaires à l'analyse de ces enjeux contemporains et à la diffusion des connaissances sur ce sujet, sensibiliser les étudiants aux multiples dimensions de ce domaine, les former à l'évaluation des situations locales, nationales et internationales, et à l'analyse des processus de décision et enfin former à moyen terme, des décideurs pouvant maîtriser les implications des futurs choix technologiques et sociétaux dans les politiques publiques et les stratégies d'entreprises.

    Source : Cahiers science, environnement, société de Sciences politiques, de septembre-octobre 2003
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/486.php4

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