Mesdames, Messieurs, bien le bonjour,
Je suis actuellement en l1 à l’ENSM (Ecole Nationale Supérieure Maritime, ou Hydro pour les intimes), dans sa formation d’ingénieur navigant/officier polyvalent. Comme son intitulé l’indique, il s’agit d’une formation d’ingénieur, et c’est une des raisons principales pour laquelle j’ai choisi d’intégrer l’école. Mais…mais…, il se trouve que je me suis "fait un petit peu avoir". Je le dis entre guillemets, car c’est à nuancer. Je m’explique.
À l’origine, en réfléchissant à mon orientation scolaire en Terminale, je ne savais pas du tout ce que je voulais faire, si ce n’est travailler dans les sciences. J’ai donc en toute logique passer un bac scientifique très standard, avec les spécialités maths et physique (+ maths expertes). En première, j’avais SVT en troisième spé, que j’ai abandonné avec regret, mais par choix stratégique. En effet, étant très indécis, le choix de garder la doublette maths/P-C était judicieux, car elle me gardait bien plus de portes ouvertes, sans pour autant m’empêcher d’étudier les SVT par la suite.
Au vu de toutes ces conditions, j’ai pensé d’abord à rejoindre une prépa BCPST. Cela semblait être l’association parfaite entre études scientifiques généralistes (me laissant au passage, deux ans supplémentaires pour affiner ma spécialisation) incluant les SVT, et formation de qualité. De plus, comme les autres prépas, elle mène évidemment aux métiers d’ingénieur. Je n’avais certes qu’une idée vague de ce statut (et d’ailleurs c’est encore un peu le cas aujourd’hui), mais je savais tout même qu’il reposait sur les notions de conception et développement de toutes sortes de systèmes et machines, ce qui, ma foi, m’intriguait beaucoup. J’appréciais bien l’idée que je pouvais faire partie de ces gens qui construisent le monde. Ainsi, vous l’aurez compris, j’étais parti pour aller en BCPST.
Mais, ce fut jusqu’au jour où j’ai découvert l’ENSM. Au début, je n’y ai pas trop prêté attention. Mais plus les échéances de parcoursup se rapprochaient, plus je remettais mon choix en question. Finalement, séduit par l’aspect maritime et plus tranquille, avouons le, ainsi que la dualité entre ingénieur et officier (me permettant si je le souhaite de partir naviguer aux quatres coins du monde, puis si j’en ai marre, de me sédentariser à terre en bon scientifique) de la formation, je me suis lancé dedans.
Cependant, à présent, j’ai compris que cette formation d’ingénieur est assez spéciale. Elle forme avant tout au métier de marin, d’officier marchand. Après tout, l’ENSM n’est pas une école d’ingé historiquement, loin de là. Seulement, avec l’avènement des nouvelles technologies, et la complexification des systèmes embarqués, les navires ressemblent d’avantage à des usines flottantes. Inéluctablement, les officiers ont donc dû renforcer leur niveau scientifique et technique pour pouvoir exploiter ces installations. Ainsi, l’ENSM a pu faire reconnaître ce changement dans la formation au travers du titre CTI, et qui plus est, facilite la reconversion à terre des marins dans le para maritime ou autre (reconversion qui était déjà possible avant l’accréditation CTI. Du coup, si il faut retenir une chose, c’est que les ingénieurs navigants sont des exploitants de navires, plutôt que des concepteurs.
Mais le problème n’est pas là, car je savais bien que les marins n’étaient pas ingénieur à bord. J’étais conscient que si je devenais officier, je n’allais pas être ingénieur au sens stricte de terme. Cependant, je pensais qu’en me reconvertissant à terre, je pourrais pleinement en exercer les fonctions. Or, ce n’est pas vraiment le cas. Je serais certes ingénieur, mais exploitant, non concepteur/développeur/chercheur comme un "vrai" ingénieur.
Néanmoins, et c’est là que les guillemets prennent tout leur sens, j’avais un peu prévu cette désillusion en sachant que je pourrais, après ma l3, rejoindre la spécialité "génie maritime" (orientée sur l’offshore EMR et l’éco-gestion des navires), qui se rapproche davantage d’un cursus ingénieur classique.
Et là, vous allez me dire: "Bon ok, tu tchaches beaucoup depuis tout à l’heure, mais où est le soucis au final ? Tu as trouvé un substitut visiblement ?". J’y viens donc: Le soucis est que la formation est assez pauvre en sciences naturelles. Mis à part la méca et la thermo, le reste des sciences concernent exclusivement l’ingénierie (appliquée aux navires évidemment). Je ne sais pas si c’est la cas dans toutes les formations d’ingénieur (Je n’espère pas, car cela voudrait dire qu’il faut que je me réoriente.), mais si ça ne l’est pas, alors plutôt que de changer de voie, je compte partir en génie maritime pour "me rapprocher des sciences". Ce qui à termes, m’offre la possibilité de poursuivre mes études dans une voie plus scientifique. Nonobstant, je n’en connais pas beaucoup, mis à part l’ENSTA de Brest, toujours orientée vers le maritime.
J’aimerais donc savoir si une bonne âme charitable pourrait m’éclairer à ce sujet.
En vous remerciant pour votre attention.
Bonne journée.
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), dans sa formation d’ingénieur navigant/officier polyvalent. Comme son intitulé l’indique, il s’agit d’une formation d’ingénieur, et c’est une des raisons principales pour laquelle j’ai choisi d’intégrer l’école. Mais…mais…, il se trouve que je me suis "fait un petit peu avoir". Je le dis entre guillemets, car c’est à nuancer. Je m’explique.