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Agriculture bio - analyse critique




  1. #511
    sylv1-31

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Camaron, au contraire, je note que l'INRA s'y intéresse de + en +.
    et la société aussi...

    "Les sols remplissent des fonctions vitales pour les sociétés humaines et les écosystèmes. Or,
    cette ressource non renouvelable est soumise à des dégradations plus ou moins réversibles. Les
    menaces qui pèsent sur les sols sont notamment l'érosion, la diminution de matières organiques,
    la contamination, le tassement et la réduction de la biodiversité. Si cette dégradation des sols est
    un problème identifié depuis longtemps par la communauté scientifique, la question émerge
    seulement depuis quelques années dans la société. Elle se traduit aujourd’hui par la proposition
    récente de la Commission Européenne d’un projet de Directive Cadre sur la Protection des Sols
    (COM(2006) 232). Des recherches en soutien aux politiques publiques sont donc nécessaires afin
    de garantir une utilisation durable des sols et de préserver leurs multi-fonctionnalités."

    -----


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  3. #512
    sylv1-31

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation:""
    le bio justifie -t-il son ambition affichée de préserver l'environnement? Une démarche avec moins de positions de principe et plus de pragmatisme n'y arriverait-elle pas mieux?""

    En fait, il n'y a pas "un" bio, mais "des" bios avec des pratiques différentes n'ayant qu'un dénominateur commun.
    J'ai du mal à y voir clair dans les chapelles, mais au moins, en refusant pesticides et fongicides (sauf le cuivre) ils salopent un peu moins les sols déjà bien mal en point, en particulier en France (sources FAO, etc...). en plus, il y a les quasi-bios, les à-peu-près-bios qui essaient de ne pas trop stériliser leurs sols (pour les vignes, c'est raté)
    Il existe maintenant un centre de recherche de l'agriculture biologique en Europe du Nord. (voir le lien déjà donné)

    autre citation:
    "Le seul moyen à long terme de produire assez d'amendements organiques pour son exploitation est qu'en donner TOUTE la production aux animaux, et de les enterrer dans le champs, cad de travailler en cycle fermé.

    Combien de fois faudra t'il expliquer que les animaux ne font que restituer une partie des nutriments minéraux qu'ils ont ingéré ?"
    (est-il utile de préciser l'auteur?)

    Faut pas oublier, non plus, de s'enterrer soi-même dans le champ: restituer un peu de ce que l'on a mangé: c'est la fin de l'incinération funéraire, d'ailleurs, au prix du pétrole et du réchauffement climatique...

    Mycorhyzes, bactéries fixatrices d'azote, photosynthèse, roche mère, c'est quoi?

  4. #513
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    En fait, il n'y a pas "un" bio, mais "des" bios avec des pratiques différentes n'ayant qu'un dénominateur commun.
    Justement : ce que l'on regrette est que ce dénominateur commun n'ai AUCUNE justification rationnelle.


    J'ai du mal à y voir clair dans les chapelles, mais au moins, en refusant pesticides et fongicides (sauf le cuivre) ils salopent un peu moins les sols déjà bien mal en point
    Précisément : moi je demande à voir.
    Je ne crois pas qu'on salope moins les sols en utilisant exclusivement des intrants produits "biologiquement" ou des préparations minérales.
    Et je ne vois absolument pas pourquoi je devrais le croire, puisqu'on ne m'a jamais présenté le moindre argument honnète dans ce sens.


    Faut pas oublier, non plus, de s'enterrer soi-même dans le champ: restituer un peu de ce que l'on a mangé: c'est la fin de l'incinération funéraire, d'ailleurs, au prix du pétrole et du réchauffement climatique...

    Mycorhyzes, bactéries fixatrices d'azote, photosynthèse, roche mère, c'est quoi?
    Pas assez : la roche mère n'est pas une source sans fin de nutriments (ou plutôt, ces nutriments ne sont pas facilement disponibles, c'est bien pour ça qu'on va en chercher dans des mines), et les autres stratégies ne permettent que de fournir de l'azote, cad UN nutriment minéral sur plusieurs dizaines, et au détriment de la production (et pas qu'un peu).

  5. #514
    sylv1-31

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Ryuujin, mettez-vous au courant:

    "Le point sur les pratiques phytosanitaires actuelles, leurs impacts, les évolutions techniques possibles et les moyens susceptibles de les favoriser

    L'expertise fait le point sur les connaissances et les données disponibles concernant l'utilisation agricole des pesticides, les contaminations des différents compartiments de l'environnement, les impacts sur les organismes non-cibles et les écosystèmes.

    Elle examine les voies de dispersion des pesticides dans l'environnement, ainsi que les techniques et conditions d'application des traitements, les modes de conduite des cultures et les aménagements de l'espace agricole susceptibles de réduire cette dispersion.

    Elle analyse la logique et les limites des systèmes de production intensifs et spécialisés, qui favorisent de fait le développement des bio-agresseurs (adventices, maladies et ravageurs), et peuvent donc difficilement s'affranchir d'un recours assez systématique aux pesticides, mais accélèrent, par l'emploi répété dans le temps et sur de grandes surfaces des mêmes produits phytosanitaires le développement de bio-agresseurs résistants à ces substances."

    Expertise collective, INRA, CEMAGREF, BRGM, ref:http://www.inra.fr/l_institut/expert..._environnement

  6. #515
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Oui, et ?

    Je ne vois ni l'intérêt de commencer une phrase par "tenez-vous au courant" pour citer un projet de 2005 dont on a déjà parlé, ni l'intérêt de citer un projet visant une rationalisation de l'emploi de pesticides en faisant comme s'il était un argument pour l'interdiction systématique des pesticides de synthèse au profit des autres (biosynthèse, ou minéraux).

  7. #516
    Tilleul

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Justement : ce que l'on regrette est que ce dénominateur commun n'ai AUCUNE justification rationnelle.
    Quand on interdit aux gamins de jouer avec les alumettes, c'est parce qu'on sait qu'il y a un gros risque qu'ils mettent le feu à la maison...

    L'OCDE a sorti un rapport sur les performances environnementales de l'agriculture... http://www.oecd.org/document/56/0,33..._37401,00.html

    Pour la France c'est là...

    http://www.oecd.org/dataoecd/12/29/40797747.pdf

    Bien que dans l’ensemble l’utilisation de pesticides ait enregistré une tendance à la baisse, la contamination de l’eau se révèle généralisée et préoccupante. L'utilisation de pesticides a connu de fortes variations annuelles depuis 1990, cependant la fréquence de traitement, exprimée en nombre de doses homologuées appliqué en moyenne par an et par hectare de terre labourable, a augmenté de 10 % entre les campagnes 1993-94 et 2000-01, toutefois il serait nécessaire de disposer d'informations pour d'autres campagnes culturales pour déterminer une tendance à long terme. En 2002, 80 % des échantillons d'eaux de surface et 57 % des échantillons d'eaux souterraines contenaient des pesticides, 40 % des eaux de surface et 21 % des eaux souterraines avaient des niveaux nécessitant une décontamination pour un usage d'eau potable, et presque 7 % de l'eau contenaient un niveau de pesticides empêchant une utilisation comme eau potable [17, 19]. Entre 1996 et 2000, on a trouvé des pesticides extrêmement persistants tels que du DDT, du lindane et leurs dérivés dans beaucoup de points de surveillance situés le long de la côte, bien que l'interdiction de leur utilisation soit entrée en vigueur depuis plusieurs dizaines d'années [7, 19].
    Keep it in the Ground !

  8. #517
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Quand on interdit aux gamins de jouer avec les alumettes, c'est parce qu'on sait qu'il y a un gros risque qu'ils mettent le feu à la maison...
    Et on les interdit à la vente ? Ou on les interdit également aux adultes maladroits ?

    Tout est question de nuance : on ne peut pas interdire quelque chose sous prétexte que la gestion de son emploi est un tant soi peu compliquée.
    Surtout sans alternative viable sûre.


    En effet, il est atterrant qu'on trouve encore du DDT, du Lindane et cie dans ces eaux douces, le bilan est loin d'être rose etc...etc...
    Ce qui ne met pas nécessairement en cause les pratiques actuelles (on utilise plus de DDT depuis un bail, mais on en retrouve encore...).
    Et je ne vois toujours pas le rapport avec une interdiction des pesticides de synthèses au profit des pesticides minéraux ou de bio-synthèse.

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  10. #518
    Tilleul

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Et on les interdit à la vente ? Ou on les interdit également aux adultes maladroits ?
    On mets un parent derrière chaque enfant et on attend des adultes maladroits qu'ils aient une conduite responsable... La première option n'est pas possible parce qu'il faudrait trop de monde pour controller les exploitations au jour le jour et que ça fait presque 40 ans qu'on attend une conduite responsable des acteurs agricoles...

    Tout est question de nuance : on ne peut pas interdire quelque chose sous prétexte que la gestion de son emploi est un tant soi peu compliquée.
    On le fait pourant pour d'autres technologies : l'exploitation de centrale nucléaire est interdite dans de nombreux pays par exemple...

    Et je ne vois toujours pas le rapport avec une interdiction des pesticides de synthèses au profit des pesticides minéraux ou de bio-synthèse.
    Coute plus cher et plus difficile à produire en quantité, deux garde-fous supplémentaires contre l'utilisation irraisonnée... C'est pas l'idéal mais c'est déjà ça...
    Keep it in the Ground !

  11. #519
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    On mets un parent derrière chaque enfant
    Tu te fiches de nous ?!?
    Non : on surveille la vente et l'utilisation d'alumettes, point.
    Et c'est précisément ce qu'on fait pour les pesticides : on règlemente leur usage, et on le surveille.

    Qu'on puisse mieux le surveiller, certes, c'est un fait. Mais qu'il faille en interdire l'usage sous prétexte qu'on ne peut pas le surveiller parfaitement, non : c'est du grand n'importe quoi.


    on attend des adultes maladroits qu'ils aient une conduite responsable...
    Ca tombe bien : les agriculteurs sont des adultes, qui aimeraient je pense qu'on cesse de les infantiliser !


    On le fait pourant pour d'autres technologies : l'exploitation de centrale nucléaire est interdite dans de nombreux pays par exemple...
    Est-elle interdite partout ? Si non, pourquoi à ton avis ?


    Coute plus cher et plus difficile à produire en quantité, deux garde-fous supplémentaires contre l'utilisation irraisonnée... C'est pas l'idéal mais c'est déjà ça...
    Non, ça ne coute pas nécessairement plus cher, et ça n'est pas nécessairement difficile à produire : cf les dérivés du cuivre.
    En outre, ils ne sont pas même substitutibles aux pesticide et engrais de synthèses !!

    Ca transpire la mauvaise foi ce genre d epseudo-argumentation.

  12. #520
    Tilleul

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    En outre, ils ne sont pas même substitutibles aux pesticide et engrais de synthèses !!
    Et c'est censé être un drame ça ? On aura une baisse de rendement à l'hectare, c'est pas la fin du monde non plus...
    Keep it in the Ground !

  13. #521
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Et c'est censé être un drame ça ?
    Potentiellement, oui, et quelque soit la façon dont on le tourne.

    Si les rendements chutent, ils peuvent le faire de deux façons : de façon régulière, ou irrégulière.
    Dans le second cas, ça peut être catastrophique ; les années "sans" risquant d'être ingérables.

    Dans le premier cas, cela signifie que :
    - soit la production diminue, et donc l'accessibilité de la nourriture.
    - soit on maintient la production, mais en cultivant des surfaces croissantes, au dépend de la biodiversité.

    Dans tous les cas, je vois des risques potentiels pas folichons, et pas d'intérêt concrêt par rapport à une simple rationalisation des intrants, qui en plus est un meilleurs gage de leur bonne utilisation qu'une interdiction arbitraire !

    On devrait d'ailleurs commencer par là : pourquoi se baser sur un critère aussi arbitraire (pour ne pas employer un autre mot) que 'l'origine" de l'intrant ?
    Pourquoi opposer les pesticides minéraux et de bio-synthèse aux pesticides de synthèse ?!?

    Sur quelle base rationnelle ?

  14. #522
    Tilleul

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Parmis les municipalités qui ont voulu lutter contre l'effet de l'agriculture sur la pollution des eaux (comme Munich par exemple), seul la conversion des agriculteurs au cahier des charges de l'agriculture biologique a eu un effet positif... Dans les discours tout le monde se dit d'accord pour dire qu'il ne faut pas abuser des produits chimiques et limiter la pollution au minimum etc, etc mais dans les faits il n'y a pas eu une expérience qui a été couronné de succès... Quand on est pas capable de mettre en pratique une théorie, il faut quand même se poser des questions sur la validité de celle-ci...

    Dans le premier cas, cela signifie que :
    - soit la production diminue, et donc l'accessibilité de la nourriture.
    - soit on maintient la production, mais en cultivant des surfaces croissantes, au dépend de la biodiversité.
    Un peu d'imagination...
    Deux failles dans le raisonnement :

    1) C'est partir du principe qu'on a déjà atteint l'optimum en matière de rendement dans toutes les agricultures du monde ce qui est totalement faux... Un paysans africain fait à la main en deux jours ce qu'un tracteur ne mets qu'une heure à faire. Qu'on mette déjà l'électricité dans les campagnes, la mécanisation, les routes, l'irrigation, etc... bref la mécanisation qui permet des conditions un peu moins moyen-ageuse et on pourra commencer à discuter manque de surface disponible.

    2) C'est aussi assumer que la seule possibilité de trouver des terres cultivables c'est de le prendre sur les espaces vierges... mais il y a un espace beaucoup plus facile à conquérir c'est l'espace urbain. William McDonough a commencé à concevoir pour le gouvernement chinois une ville où les champs ont été déplacé sur le poids (l'étape d'après la toiture végétalisée en quelque sorte). J'ai aussi entendu parler de projets de recherche en agriculture urbaine du coté du Canada qui partait de la même conclusion : on ne fait strictement rien de tout l'espace qu'on a en ville...
    Keep it in the Ground !

  15. #523
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Parmis les municipalités qui ont voulu lutter contre l'effet de l'agriculture sur la pollution des eaux (comme Munich par exemple), seul la conversion des agriculteurs au cahier des charges de l'agriculture biologique a eu un effet positif...
    Bah voyons, et où sont les données qui démontrent cette affirmation pour le moins péremptoire ?!?


    Deux failles dans le raisonnement
    Raté. La première ne relève que d'un problème de logique hyper-réccurent chez toi : tu mets tout au même niveau, comme si tout était opposé et substitutible.

    En effet, on est loin des rendements optimaux. Et alors ? Où tu vois que ce n'est qu'au rendement optimal qu'une baisse du rendement e traduit soit par une baisse de la production, soit par une augmentation des surfaces cultivées ?

    Faut réfléchir un peu, poser les choses RIGOUREUSEMENT ! On oppose TOUS les systèmes d'agriculture biologique envisageables à TOUS les systèmes d'agriculture conventionnelle envisageable.
    Ce qui importe, c'est la différence entre les deux, pas la variabilité au sein de l'un ou de l'autre.

    En effet, il y a une floppée de techniques qui peuvent permettre d'améliorer les rendements en bio. Mais elles sont TOUTES utilisables en conventionnel.



    2) C'est aussi assumer que la seule possibilité de trouver des terres cultivables c'est de le prendre sur les espaces vierges... mais il y a un espace beaucoup plus facile à conquérir c'est l'espace urbain.
    Mais bien sûr, "plus facile à conquérir"...
    Quand on commence a ne plus avoir d'autres recours que la mauvaise foi et la science fiction, on ferait mieux de cesser d'insister.
    En attendant ces superbes projets, qu'est-ce qui se passe dans les pays où l'usage des surfaces agricoles explosent ?
    Qu'est-ce qu'on met en culture ? Les villes ou les forêts ?

    Il faut quand même être sacrément gonflé pour nous sortir que c'est plus facile de lancer des projets surréalistes de cultures sur les toits de buildings que de couper des arbres pour les brûlet ou les vendre, et utiliser la terre dégagée...

  16. #524
    antoine11

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    utiliser le terre dégagée...pendant 3 ou 4 ans, puis aller ailleurs parce que le sol est épuisé...
    @

  17. #525
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Bah oui : c'est malheureux, mais c'est à court terme la "solution de facilité", et celle qui est la plus souvent adoptée ; il suffit d'ouvrir un peu les yeux pour s'en rendre compte.

  18. #526
    Démostène

    Cool Re : Agriculture bio - analyse critique

    Salut,

    http://www.ecoquartiers.developpemen...ces/munich.htm

    et d'autres dans :
    http://www.google.fr/search?hl=fr&q=...a=lr%3Dlang_fr

    Une des raisons pour l'utilisation de biopesticides est leur générale faible rémanence, ce qui n'est pas souvent le cas pour les produits de synthèse, même ceux qu'on estimmait "sûrs" il y a qq années ( Ryuujin avait donné je ne sais plus ou une liste des produits "retirés" ou "interdits" ce qui démontrait très bien que leur évaluation n'avait pas été faite correctement.)
    @+
    " Devant l'homme, la forêt, derrière, le désert" Chat-tôt-brillant.

  19. #527
    MANOU29

    Re : agriculture bio - analyse critique

    Bonjour à tous,

    Qui me donnera la solution sera héroïque aux yeux de la population Bretonne et autres mangeurs de patates ignares.

    Je ne sais pas si ce fut un mal de supprimer la poudre anti-germinative … pour les particuliers, des inconséquents aux yeux de certains.
    Je ne suis pas rassuré quant aux compétences de certains acteurs de la filière… ce n’est qu’une réflexion personnelle.

    Je vais tirer mes patates dans une quinzaine de jours.
    Qui pourra me dire comment les conserver ?
    Les faire irradier ?
    Le sous vide : possible ? Judicieux ?

    Merci !

  20. #528
    Tilleul

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Tiens j'avais oublié cette discussion...

    ### - ad hominem

    Bah voyons, et où sont les données qui démontrent cette affirmation pour le moins péremptoire ?!?
    Munich c'est quand même un exemple qui est largement médiatisé...
    http://www.enviro2b.com/environnemen...7/article.html

    Maintenant trouve moi une ville qui a fait pareil avec de l'agriculture "raisonné" ? ### - ad hominem

    Raté. La première ne relève que d'un problème de logique hyper-réccurent chez toi : tu mets tout au même niveau, comme si tout était opposé et substitutible.
    En effet, on est loin des rendements optimaux. Et alors ? Où tu vois que ce n'est qu'au rendement optimal qu'une baisse du rendement se traduit soit par une baisse de la production, soit par une augmentation des surfaces cultivées ?

    ### - ad hominem On oppose tous-inutile de crier les systèmes d'agriculture biologique envisageables à tous-inutile de crier les systèmes d'agriculture conventionnelle envisageable.
    Ce qui importe, c'est la différence entre les deux, pas la variabilité au sein de l'un ou de l'autre.
    Non ce qui importe c'est de produire assez de nourriture pour nourrir les gens, pas plus pas moins. Explique moi quel serait l'intérêt de pourrir l'eau et l'atmosphère pour faire pousser de la nourriture qu'on utiliserait pas ? D'autant plus qu'on produit déjà actuellement de quoi nourrir l'humanité...

    C'est le stock qui est produit et consommé au final qui est important, faire le plus gros rendement possible sur une surface c'est peut être bon pour l'égo mais ça n'a strictement aucune importance si le surplus doit être déversé dans la mer.

    Mais bien sûr, "plus facile à conquérir"...
    ### - ad hominem
    En attendant ces superbes projets, qu'est-ce qui se passe dans les pays où l'usage des surfaces agricoles explosent ?
    Sauf que je t'ai dis que ça se teste en Chine donc c'est déjà déjà plus de la science-fiction... Tout comme sous sa forme low-cost l'agriculture urbaine dans les pays en développement pour laquelle tu trouveras plein de programme financer par l'ONU et la banque mondiale... Je peux même te présenter plein d'africains qui sont bien contents d'avoir ce genre de solutions pour se procurer un revenu additionnel...

    Par contre ton agriculture "raisonnée" elle n'existe nulle part en dehors du cadre expérimental... c'est ça qui me parait plutôt être de la science fiction...
    ###-ad hominem nous sortir que c'est plus facile de lancer des projets surréalistes de cultures sur les toits de buildings que de couper des arbres pour les bruler ou les vendre, et utiliser la terre dégagée...
    Ouais... Sauf que c'est pas pour faire pousser du bio qu'ils sont coupés ces arbres... D'ailleurs généralement c'est même pas pour faire pousser quoi que ce soit puisque les terres dégagés sont majoritairement laissées à l'érosion...
    Dernière modification par Yoghourt ; 18/08/2008 à 07h33.
    Keep it in the Ground !

  21. #529
    perpetualmotion

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    la création de label supérieur et accessible par Tous entrainera la chute du business sur la bio qui utilise 2 intrants chimiques et 0,9% d'OGM et pas accessible aux pauvres.

    donc moi je cherche sur Google quelles sont les formes d'agricultures supérieures à la bio tout en économisant l'eau et cultiver dans les déserts avec tres peu d'eau

    ### Pub
    Dernière modification par Philou67 ; 18/01/2011 à 08h27. Motif: Pas de pub, svp

  22. #530
    streshydrique

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Non, la bio n'autorise pas l'utilisation de 0,9 % d'OGM; elle tolèrent ça présence, vu que ce n'est pas possible de garantie un produit a 100 % non-OGM.

    Pour ce qui est des intrants chimiques utilisé: de quoi parles tu? quelles sont tes sources?

    Sans la moindre source, cette affirmation restera fausse, une critique les plus justifié de l'AB étant justement le non recourt arbitraire aux intrants chimique. Alors que certains intrants chimique appliqué dans certaines conditions peuvent présenter des avantages sans inconvénient.
    Dernière modification par Philou67 ; 21/01/2011 à 07h36. Motif: Citation inutile

  23. #531
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    la création de label supérieur et accessible par Tous entrainera la chute du business sur la bio qui utilise 2 intrants chimiques
    Le problème du bio n'est pas d'utiliser dans certains cas des intrants chimiques.
    C'est plutôt qu'elle choisi ses intrants en fonction d'une idéologie sans fondement, et non en fonction de réalités.

    Exemple : la bouillie bordelaise, c'est peut-être "naturel", mais c'est quand même énormément plus nocif pour l'environnement que la plupart des fongicides de synthèse.
    Autre exemple : la roténone, c'est peut-être naturel, mais c'est quand même plus toxique que la plupart des insecticides "chimiques" équivalents.

  24. #532
    Yoghourt

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Tiens, le label bio est une entité consciente féminine maintenant? Je croyais bêtement que c'était simplement un cadre règlementaire...
    éco-rénovation: l'aïkido du BTP

  25. #533
    Cendres

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par Yoghourt Voir le message
    Tiens, le label bio est une entité consciente féminine maintenant?
    Non, c'est l'agriculture bio (dans le titre) qui est féminine , après, consciente, ça...
    N'a de convictions que celui qui n'a rien approfondi (Cioran)

  26. #534
    jeangab62

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Exemple : la bouillie bordelaise, c'est peut-être "naturel"
    on peut d’ailleurs se demander si on trouve le sulfate de cuivre additionné de chaux naturellement (la chaux se forme t'elle naturellement d’ailleurs, sans aucune intervention de l'homme ?)
    je n'en ais pas vraiment l'impression.....

  27. #535
    Philou67

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par Ryuujin Voir le message
    Exemple : la bouillie bordelaise, c'est peut-être "naturel", mais c'est quand même énormément plus nocif pour l'environnement que la plupart des fongicides de synthèse.
    Autre exemple : la roténone, c'est peut-être naturel, mais c'est quand même plus toxique que la plupart des insecticides "chimiques" équivalents.
    Je suppose que tu sais quantifier ces affirmations, et notamment, les relativiser aux dosages recommandés par les différentes pratiques agricoles qui les utilisent (biologiques, raisonnées, traditionnelles) ?
    :'( Plus j'apprends, et plus je mesure mon ignorance

  28. #536
    Sifo-Dyas

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par Ryuujin Voir le message
    Autre exemple : la roténone, c'est peut-être naturel, mais c'est quand même plus toxique que la plupart des insecticides "chimiques" équivalents.
    Citation Envoyé par Philou67 Voir le message
    Je suppose que tu sais quantifier ces affirmations, [...]
    Un tour sur ephy :

    LMR de la roténone : ici ;

    LMR du Acétamipride (insecticide ayant de nombreux usages comparables à ceux de la roténone) : .

    Pour les agrumes, la quantité de résidus qui est tolérée pour le méchant produit chimique est 20 fois supérieure à celle qui est tolérée pour le gentil produit naturel qui n'est pas toxique. Mais pourquoi ?
    Cordialement. Sifo-Dyas

  29. #537
    KATDEN

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    bah oui pourquoi ?

  30. #538
    Sifo-Dyas

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    On attend que ceux qui assimilent "produits utilisables en agriculture biologique" et "produits non toxiques" se risquent à un début d'explication sur ces LMR.

    Et le cas de l'huile de neem est encore plus problématique : ce produit insecticide à très large spectre (il flingue tout, du puceron à l'abeille en passant par les souris et coccinelles) est carrément interdit en France, mais est utilisé par certains producteurs "bio", voire même importé par des particuliers pour leur jardin. Du délire.

    Quand on sait que certains amateurs adeptes du "naturel qui n'est pas toxique" n'hésitent pas à passer des décoctions de tabac sur leurs plantes, on prend peur.
    Cordialement. Sifo-Dyas

  31. #539
    jeangab62

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Et le cas de l'huile de neem est encore plus problématique : ce produit insecticide à très large spectre (il flingue tout, du puceron à l'abeille en passant par les souris et coccinelles) est carrément interdit en France, mais est utilisé par certains producteurs "bio", voire même importé par des particuliers pour leur jardin. Du délire.
    et il suffit de faire une recherche sur Neem Oil Poisoning pour se convaincre de l’innocuité de ce produit naturel et sain, importé en toute illégalité

  32. #540
    KATDEN

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par jeangab62 Voir le message
    et il suffit de faire une recherche sur Neem Oil Poisoning pour se convaincre de l’innocuité de ce produit naturel et sain, importé en toute illégalité
    Salut,
    mon anglais est pas au top mais de ce que j'ai compris, il s'agit de l'empoisonnement (cas "rare" et "inhabituel" sic) par ingestion accidentelle d'huile de neem par un enfant de 5 ans en Inde (1 155 347 678 habitants...). Je pense pas que cet exemple soit bien choisi pour pointer du doigt sa toxicité...
    Pour reprendre l'exemple de la roténone et de l'acétamipride, peut être que d'un point de vue global si la roténone est plus nocive en aval, peut être que sa production entraîne moins de "pollutions" , en tout cas c'est ce que je suppose en lisant ça. C'est sûrement une des raisons dans le choix des producteurs bio de ne pas recourir à la synthèse.

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