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Agriculture bio - analyse critique




  1. #481
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    https://www.fibl.org/shop/pdf/do-1190-dok.pdf : une étude menée sur 21 ans...
    Ok, des rendements largement inférieurs à ceux du conventionnels, des déficits en éléments nutritifs (qui peuvent être résolu, cela montre simplement que la gestion des sols est plus difficile en bio).

    Je ne suis pas d'accord avec les bilans énergétiques : le fumier n'est pas une source d'azote gratuite. Si les animaux sont nourris au conventionnel, cet azote provient également d'engrais chimiques.

    Moins de phosphore soluble, moins de potassium soluble en bio qu'en conventionnel, plus de matière organique (10% à vue de nez, les chiffres précis ne sont pas donnés, et j'aurais préféré en voir l'évolution).
    Je ne m'explique pas la différence entre M et C, ou M et D pour ce qui est de la percolation, et le rapport ne l'explique pas non plus, sans compter les différences entre 93 et 99...

    Pour ce qui est de la biomasse, plus de biomasse bactérienne, plus de microfaune. Ok, pas étonnant ; il y a plus à manger également. Ce qu'il faudrait voir pour parler agriculture durable, c'est comment ces variables évoluent. Moins de matière organique "consommable" par la microfaune pour moins de microfaune, cela ne me gène pas plus que ça tant que le tout reste à peu près stable.

    Gros point noir : je ne peux absolument RIEN tirer de ce rapport. Aucune conclusion, rien. J'ai envie de dire "bien joué les gars, vous avez monté un super dispositif, vous l'avez suivi 20 ans, et vous avez oublié d'en tirer quelque chose".
    Pas une seule analyse stat, rien ! Pas une seule comparaison. On observe des différences entre les traitements, mais on a aucun moyen de dire si ces différences sont dues au hasard, ou à la différence de traitement.
    Dommage.


    Quant au deuxième lien, c'est de la pub, pas de la science. C'est hyper caricatural, bourré d'approximations fausses...
    Bof.
    Et globalement, on a déjà démonté l'essenciel de ce qui y est dit.

    -----

    Dernière modification par Philou67 ; 17/06/2008 à 17h52.

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  3. #482
    Démostène

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par Ryuujin Voir le message
    ...Je ne suis pas d'accord avec les bilans énergétiques : le fumier n'est pas une source d'azote gratuite. Si les animaux sont nourris au conventionnel, cet azote provient également d'engrais chimiques.

    .
    Salut,
    Il me semble que ce n'est justement pas le cas en AB.
    @+
    " Devant l'homme, la forêt, derrière, le désert" Chat-tôt-brillant.

  4. #483
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Il me semble que ce n'est justement pas le cas en AB.
    Ce n'est pas le cas des animaux en AB.

    Mais les amendements organiques utilisés en AB ne proviennent pas nécessairement d'animaux élevés en AB.
    Seuls les amendements organiques provenant de l'élevage conventionnel hors sol sont interdits.
    Les amendements organiques provenant de l'élevage conventionnel intensif sont autorités après compostage, et ceux provenant de l'élevage conventionnel extensif sont autorisés tels quels (extensif=moins de deux gros bovins par hectare et usage de fourrage principalement).

    Plus de précisions sur le site d'ecocert :
    http://www.ecocert.fr/IMG/pdf/fiche5...dements-AB.pdf

  5. #484
    Démostène

    Smile Re : Agriculture bio - analyse critique

    Salut,
    Vi, mais c'est draconien ! pour réunir les conditions.
    @+
    Dernière modification par Philou67 ; 19/06/2008 à 13h17. Motif: Citation inutile
    " Devant l'homme, la forêt, derrière, le désert" Chat-tôt-brillant.

  6. #485
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Ca peut, mais cela reste de l'azote d'origine majoritairement "synthétique", donc du bio qui pompe son azote chez le conventionnel...

  7. #486
    Marlène-Devair

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par Ryuujin Voir le message
    Ca peut, mais cela reste de l'azote d'origine majoritairement "synthétique", donc du bio qui pompe son azote chez le conventionnel...
    Ahhh! et vous tenez ça d'où?? Peut-on connaître vos sources? Ça me semble un peu facile d'affirmer des choses au petit bonheur la chance.
    Pensez-vous que les agriculteurs bio se fournissent en "azote animale" n'importe où? Qui vous dit que les chevaux, ruminants et autre fournisseurs de lisier n'ont pas brouté des champs cultivés selon le cahier des charges de l'agriculture bio? C'est possible mais il ne suffit pas de l'affirmer comme ça au détour d'une page. Il faudrait des preuves, des chiffres, des citations sérieuses, des études et des témoins...

  8. #487
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Qui vous dit que les chevaux, ruminants et autre fournisseurs de lisier n'ont pas brouté des champs cultivés selon le cahier des charges de l'agriculture bio?
    Le cahier des charges bio, et un brin de jugeotte : l'azote n'apparait pas par magie dans l'estomac des animaux.
    Un animal ne peut pas restituer autant (ni plus) d'azote que ce qu'il a absorbé. Il en restitue même généralement beaucoup moins.

    Si l'agriculture bio voulait n'utiliser que les excréments d'animaux nourris au bio, il faudrait que la TOTALITE de sa production leur soit donnée...et encore, en négligeant les pertes...
    Il y a un cycle de l'azote, tout cela ne fonctionne pas par magie.

    L'utilisation d'amendements organiques d'origine animale est un recyclage, pas une solution ; les animaux ne produisent pas d'azote, mais se contentent de restituer une partie de celui qu'ils ont mangé.

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  10. #488
    GillesH38a

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    pour fermer le cycle, sans engrais artificiels azotés, il faudrait sans doute recycler une partie bien plus grandes des dechets humains. Ce qui est envisageable à la campagne, mais beaucoup plus difficile dans les villes. Pourtant il faudra bien trouver une solution à terme à la disparition du gaz naturel, source d'hydrogène pour les engrais. L'hydrogène d'origine non fossile genre électrolyse du solaire risque bien d'etre toujours hors de prix, pour celui fait à partir des réacteurs nucléaires de génération IV VHTR... on peut toujours rêver (mais les VHTR ne sont pas surgénérateurs, donc probleme egalement de ressources nucléaires). Sinon, il faudra sans doute soit un retour assez important des populations à la campagne, soit organiser des collectes de toilettes sèches dans les villes...

  11. #489
    Marlène-Devair

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par Ryuujin Voir le message
    L'utilisation d'amendements organiques d'origine animale est un recyclage, pas une solution ; les animaux ne produisent pas d'azote, mais se contentent de restituer une partie de celui qu'ils ont mangé.
    Mais je pense bien que ce n'est pas une solution. Tout comme la production d'oxygène par les plantes n'était pas non plus une solution mais une réaction, un déchet qui finit par faire partie d'un cycle.
    Il est nécéssaire je crois de créer ou de recréer des cycles et non plus de considérer les excréments et autres productions comme des déchets.
    En écologie industrielle on parle de processus end of pipe à propos du traitement en bout de chaîne, ce qui représente une abbération. Il faut insister sur la fonction du cycle... cercle fermé mais adaptable à tout moment.

  12. #490
    Dindonneau

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par gillesh38 Voir le message
    Sinon, il faudra sans doute soit un retour assez important des populations à la campagne, soit organiser des collectes de toilettes sèches dans les villes...
    Les stations d'épuration sont parfaites pour récupérer l'ensemble des déjections humaines et l'épandage des boues de station d'épuration est déjà utilisé en France mais peut-être pas systématiquement.
    Areuh!

  13. #491
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Tout comme la production d'oxygène par les plantes n'était pas non plus une solution mais une réaction, un déchet qui finit par faire partie d'un cycle.
    Non, ça n'a absolument rien à voir : les organismes chlorophylliens ont apporté de l'oxygène gazeux là où il n'y en avait que peu. Ce n'est pas un recyclage, mais bien une réaction.

    Alors que l'utilisation des déjections des animaux en agriculture n'est qu'une façon de récupérer un peu de l'azote qu'on leur donne.

    Actuellement, les deux sources d'azote de l'agriculture biologique sont les légumineuses, et les engrais de synthèse via les amendements organiques, qui ne sont finalement qu'une façon de récupérer de l'azote provenant des engrais de synthèse sans en utiliser directement.

    L'agriculture biologique vit actuellement aux crochets de l'agriculture conventionnelle, et quant elle voudra s'en passer, ses rendements moyens annuels diminueront d'un bon 15 à 33% ! (parcequ'une jachère sur 3 ans, c'est une perte de 33% de rendement agricole moyen etc...).


    Il est nécéssaire je crois de créer ou de recréer des cycles et non plus de considérer les excréments et autres productions comme des déchets.
    Mais on a pas attendu le bio pour ça ; les amendements organiques sont également utilisés en conventionnel, et l'ont toujours été.
    La seule originalité du bio, c'est de se limiter à ces derniers, ce qui est comme je viens de l'expliquer hypocrite puisqu'il continue d'en bénéficier indirectement.


    Sinon, il faudra sans doute soit un retour assez important des populations à la campagne, soit organiser des collectes de toilettes sèches dans les villes...
    Ouais. Quoi qu'il arrive, on est pas dans la m..., c'est le cas de le dire.


    Les stations d'épuration sont parfaites pour récupérer l'ensemble des déjections humaines et l'épandage des boues de station d'épuration est déjà utilisé en France mais peut-être pas systématiquement.
    Le problème de ce système, c'est le risque de contamination par des métaux lourds etc...
    Actuellement, ça marche pas terrible ; on est très précautionneux avec ce genre d'amendement...

  14. #492
    sylv1-31

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Voila une des références Scientifiques de Ryuujin

    ""A propos de Gil RIVIERE-WEKSTEIN

    Gil Rivière-Wekstein est né en 1960, à Bruxelles. Dix ans plus tard, sa famille s’installe au Danemark, où il poursuit ses études. C’est là qu’il découvre, à l’âge de 15 ans, les grands débats concernant l’environnement et l’écologisme. Révolté contre le discours malthusien du Club de Rome (et son rapport Halte à la croissance ?, publié en 1972), il s’engage alors dans différentes associations militantes danoises et écrit ses premiers articles dans la presse locale. Il n’hésite pas à aller à contre-courant de l’opinion publique danoise, en prenant en particulier la défense du nucléaire civil.

    En 1985, Gil Rivière-Wekstein s’installe à Paris. Avec quelques amis, il participe à la création d’un cabinet d’intelligence économique (Alcuin), ce qui lui permet de poursuivre ses investigations sur les associations environnementalistes, en particulier sur leurs origines philosophiques. C’est dans ce cadre qu’en 1992, il contribue à la publication du livre « Ozone, un trou pour rien », préfacé par Haroun Tazieff. Suite à la sortie de cet ouvrage, Gil Rivière-Wekstein sera l’un des organisateurs, avec Haroun Tazieff, d’un appel regroupant une centaine de scientifiques qui remettent en cause le catastrophisme au sujet du trou d’ozone ; appel qui fera à l’époque la une du Figaro. Par ailleurs, il participe à l’élaboration d’études et de rapports sur la mondialisation de l’économie.

    Fort de cette expérience, il décide en 2000 de créer son propre cabinet d’études, Amos Prospective, au travers duquel il rédige notamment plusieurs rapports, dont « Enron, la chute d’un empire » ou encore « USA Election 2004 : onze candidats démocrates face à George W. Bush ». Parallèlement à cette activité, il met en place en 2001 un «Observatoire sur la dérégulation de l’Energie» destiné aux décideurs de ce secteur.

    En 2003, il est interpellé par des amis agriculteurs, qui lui proposent de lancer une lettre d’information indépendante des syndicats et des associations professionnelles, pour répondre aux mises en cause environnementales de plus en plus fréquentes dont le monde agricole fait l’objet. De cette rencontre est née Agriculture & Environnement (A&E), une lettre résolument polémique et engagée. Aujourd’hui, Gil Rivière-Wekstein y consacre l’ensemble de son temps.""

    Autrement dit un pur lobbyiste, sans aucune connaissance scientifiques

  15. #493
    sylv1-31

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    ""
    Citation:
    Concernant le book de Veillerette et Nicolino, on pourra lire l'article du "Canard enchaîné"

    Réponse de Ryuujin:
    ""Absolument aucun intérêt sur un forum scientifique : on se fiche complètement de savoir qui émets des critiques sur leur ouvrage ; ce qui compte, c'est si elles sont fondées ou non.

    Et le fait est qu'une floppée d'erreurs grossières pointées par Gil-Rivière Wekstein sont bien présentes dans la première édition du livre, ce que chacun peut vérifier...""

    Si vous vous fichez de savoir qui émet des critiques, pas moi

  16. #494
    helies22

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    J' ai émis un avis "écologique" sans aucune arrogance sur "l 'agriculture de demain". Le sujet a été fermé par le webmaster par manque de correction des intervenants. D' agressé j' ai été considéré comme agresseur sans aucune distinction. Je souhaite être désabonné définitivement de ce forum qui a pour but unique la promotion de la science. N' arrivant pas "scientifiquement" à me désabonner...je demande donc qu' on le fasse à ma place. Bon courage à tous et merci. Hervé Eliès.

  17. #495
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Voila une des références Scientifiques de Ryuujin
    Ah bon ? En quoi ?
    Il ne me semble pas avoir fait référence à ce journaliste.
    Par contre, il se peut bien qu'on ait des références en commun ; notamment du coté de l'INRA.


    Autrement dit un pur lobbyiste, sans aucune connaissance scientifiques
    Un peu comme Veillerette et Nicolino quoi.
    C'est bien pour ça qu'il ne faut prendre aucun de ces journalistes comme une référence, et qu'il faut remettre toutes leurs affirmations en question.


    Je constate que certaines erreurs grossières relevées par les sources de Mr Gil-Rivière Wekstein dans le bouquin de Mr Veillerette et Nicolino y sont effectivement présentes.
    Cela ne vous dérange pas ?


    Si vous vous fichez de savoir qui émet des critiques, pas moi
    vous avez décidemment quelques problèmes de compréhension.
    Ce n'est pas moi qui me fiche de qui émet ces critiques : c'est la science.
    En science, il n'y a pas de lobbyistes (et pas non plus d'aggresseurs ou d'aggressés) : il n'y a que des arguments.
    Un argument peut être vrai, ou faux.
    S'il est faux, alors il peut être réfuté, et s'il peut être réfuté, c'est qu'il est faux.
    Point barre.

    Un argument n'a pas plus de valeur selon celui qui l'émet : il a de la valeur s'il est vrai, et il n'en a pas s'il est faux.

    Ces règles sont intrinsèques aux sciences : si vous ne pouvez pas vous y plier, vous n'avez strictement rien à faire sur ces forums.

  18. #496
    Démostène

    Smile Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par Ryuujin Voir le message
    Ca peut, mais cela reste de l'azote d'origine majoritairement "synthétique", donc du bio qui pompe son azote chez le conventionnel...
    Salut,
    Non, Gabriel, là tu fais de la désinformation, il faut nuancer et éventuellement quantifier :
    J'écrirai plutot " certains cultivateurs bio utilisent parfois des amendements organiques provenant du conventionnel, n'en produisant pas assez eux-même"
    Ce qui est tout à fait différent !
    @+
    " Devant l'homme, la forêt, derrière, le désert" Chat-tôt-brillant.

  19. #497
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    J'écrirai plutot " certains cultivateurs bio utilisent parfois des amendements organiques provenant du conventionnel, n'en produisant pas assez eux-même"
    Ce qui est tout à fait différent !
    Le seul moyen à long terme de produire assez d'amendements organiques pour son exploitation est qu'en donner TOUTE la production aux animaux, et de les enterrer dans le champs, cad de travailler en cycle fermé.

    Combien de fois faudra t'il expliquer que les animaux ne font que restituer une partie des nutriments minéraux qu'ils ont ingéré ?

  20. #498
    Démostène

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par Ryuujin Voir le message
    Le seul moyen à long terme de produire assez d'amendements organiques pour son exploitation est qu'en donner TOUTE la production aux animaux, et de les enterrer dans le champs, cad de travailler en cycle fermé.

    Combien de fois faudra t'il expliquer que les animaux ne font que restituer une partie des nutriments minéraux qu'ils ont ingéré ?
    Salut,
    La question qu'il faut plutôt se poser, c'est quelles sont les diverses origines d'amendements organiques d'une exploitation en bio, c'est à voir au cas par cas, on ne peut pas faire de généralité. Plusieurs cycles externes peuvent très bien être intégrés et imbriqués en respectant la charte du bio et sans faire intervenir nulle part le conventionnel.

    Et si il te plait, arrête de prendre les gens pour des cons ignares, je sais très bien que tout n'est pas réstitué in situ, le respect mutuel est de rigueur sur ce forum, et si pas le respect au moins la simple politesse.
    @+
    " Devant l'homme, la forêt, derrière, le désert" Chat-tôt-brillant.

  21. #499
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    La question qu'il faut plutôt se poser, c'est quelles sont les diverses origines d'amendements organiques d'une exploitation en bio, c'est à voir au cas par cas, on ne peut pas faire de généralité. Plusieurs cycles externes peuvent très bien être intégrés et imbriqués en respectant la charte du bio et sans faire intervenir nulle part le conventionnel.
    Pour ça, faudrait d'abord que le "bio" soit évalué et produise des stats sur le sujet.
    Bon courage...

    En attendant, pas besoin d'être un génie pour voir qu'il n'y a que trois possibilités :
    1) un épuisement des sols à long terme par sur-exploitation.
    2) un apport de nutriments minéraux, et là, il faut bien qu'ils viennent de quelque part : le cahier des charges règlemente la forme sous laquelle ils peuvent être apportée, pas leur origine première. Et où l'agriculture puise massivement ses nutriments minéraux à votre avis ?
    3) un usage très important des jachères, soit une perte d'au moins 10% des rendements à long terme et à grande échelle.

    Dans les trois cas, il y a impasse :
    - la fertilité des sols.
    - l'apport de nutriments minéraux qui n'est actuellement pas durablement assuré.
    - la production minimum de nourriture à assurer.

    Et je ne parle là que de l'azote.
    Et le phosphore, et le potassium ? Les jachères n'en apportent pas.


    C'est une imposture de présenter le bio comme une alternative à l'emploi d'engrais de synthèse et cie ; à partir du moment où il y a des fuites dans le cycle de chaque nutriment, il faut en apporter de l'extérieur.

  22. #500
    Démostène

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par Ryuujin Voir le message
    ....
    C'est une imposture de présenter le bio comme une alternative à l'emploi d'engrais de synthèse et cie ; à partir du moment où il y a des fuites dans le cycle de chaque nutriment, il faut en apporter de l'extérieur.
    Salut,
    le bio apporte aussi les éléments manquants, mais sous d'autres formes, il n'y a là aucune imposture.
    Par contre, les engrais de synthèse, on ne pourra pas indéfiniment en produire, le gaz deviendra trop cher.
    @+
    " Devant l'homme, la forêt, derrière, le désert" Chat-tôt-brillant.

  23. #501
    Démostène

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Salut,
    http://www.gardenorganic.org.uk/pdfs...Biologique.pdf

    Je ne vois rien de critiquable là dedant, au contraire, ça me semble bien de la gestion "en bon père de famille"
    @+
    " Devant l'homme, la forêt, derrière, le désert" Chat-tôt-brillant.

  24. #502
    sylv1-31

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    allez voir, en faisant "organic farming + europe" sur google, il y a des stat. intéressantes:
    en particulier la surface cultivée, et la croissance de cette surface: rythme de 15% d'augmentation par an, malgré la durée de la période de désintox.

    La production, de plus, ne suffit pas à la demande, les prix sont donc intéressants, selon la "loi" du marché.

    La France est en queue de peloton avec 2% de la SAU, l'Autriche en tête.

    Ceci est à rapprocher de l'augmentation du prix des intrants:
    Selon "courrier international", les engrais ont augmenté aux U.S.A de 65% entre Avril 2007 et Avril 2008.

  25. #503
    Dindonneau

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Outre un recyclage le plus conséquent possible des déchets humains, il y a aussi la solution d'aller chercher les éléments azotés là ou ils finissent majoritairement : en mer sous forme de planctons, bactéries et autres qui ne peuvent plus être transformé en proteines par l'intermédiaire de la faune aquatique en réduction à cause de la surpêche. Une meilleure gestion des milieux marins pourrait théoriquement permettre de retrouver une bonne quantité d'azote dans nos assiettes.

    Quand à une diminution de 10% des rendements par les jachères, ça ne serait pas excessif si le continent Africain et quantité de pays en développement pouvaient améliorer leurs propres rendements. Pour ça, encore faudrait-il leur permettre de développer leurs infrastructures agricoles et pas les enfoncer comme on l'a fait ces dernières décennies avec notamment les plans d'ajustement structurels et les tarifs ultra-concurrentiels des pays riches qui ont justement noyé pendant longtemps le marché mondial à cause de leur surprod et de leurs rendements si exceptionnels.
    Areuh!

  26. #504
    sylv1-31

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Dindonneau, bonjour

    L'amendement aux algues se fait depuis longtemps (moyen-age)et continue encore, notamment à Noirmoutier, et tout le long de la côte vendéenne. Les habitants de cette région ont même inventé l'"Or brun" mélange composté d'algues et de fumier.

    Les cendres de goemon que les familles pauvres utilisaient aussi pour se chauffer étaient même revendues sur le continent

  27. #505
    Dindonneau

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Bon, ben vu que le thread sur l'avenir de l'agriculture a été fermé, je mets cet article du journal Le Monde sur une étude comparative de l'INRA concernant 4 types d'agriculture (intensif, intégré, sous couvert végétal, bio) ici :
    Article Le Monde

    Peut-être que le staff de Futura nous fera un petit article sur cette étude.

    Sinon merci pour les infos Sylv1-31.
    Dernière modification par Philou67 ; 07/07/2008 à 08h29. Motif: Lien raccourci
    Areuh!

  28. #506
    camaron

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par Dindonneau Voir le message
    Barticle du journal Le Monde sur une étude comparative de l'INRA concernant 4 types d'agriculture (intensif, intégré, sous couvert végétal, bio)
    Article interessant et connaissant la ligne editoriale du monde, le resultat :

    "En production biologique, les rendements chutent de 50 % en moyenne et sont variables. Le colza a été totalement détruit par les insectes ravageurs."

    souvent decrit ici est un argument de poids pour ce débat.

    L'agriculture plus ou moins intensive sur l'echelle intensif=== intégré plus ou moins pertinente selon le cours des production. C'est ce qui se pratique selon les pays et le prix du terrain. On ne cultive pas avec la même intensivité au Japon ou en Australie, ni même aux Pays Bas et en France, le point d'équilibre économique dépend du prix de la terre.

  29. #507
    sylv1-31

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    autant citer tout: "Les deux auteurs, Michel Bertrand et Patrick Saulas, soulignent que cette étude a été réalisée sur des rotations typiques des exploitations céréalières d'Ile-de-France, et que les résultats ne peuvent être extrapolés à l'ensemble de la production française."

    au fond, ils ont trouvé ce qu'ils ont cherché

    Dans le sud-ouest, on commence à se préoccuper de la terre, par exemple:
    http://www.agritarn.com/rubriques/erosion_hydrique.htm

    Parce que malgré ce que disent les marchands d'engrais et pesticides, ça pousse dans la terre!
    Des études actuelles s'en préoccupent, plus souvent d'origine Universitaires que pur INRA, même si l'INRA commence à s'en préoccuper.
    Voir par exemple le lien suivant:

    http://www.ecologie.gouv.fr/ecologie...oqueGESSOL.pdf


    d'autres indices d'un renouveau d'intérèt pour la terre, en France, existent, avec la création d'instituts qui s'en préoccupent comme l'IFEN , Voir:

    http://www.ifen.fr/acces-thematique/...u-carbone.html

  30. #508
    sylv1-31

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Un sol vivant a un rôle complexe de protection de sa structure, d'absorption de l'eau, (mycorhyzes), production (bactéries fixatrices d'azote, lithophages) de travail du sol (lombriciens).

    Mais la vie supporte mal certains intrants dont beaucoup, certes, ont été interdits, et beaucoup d'autres le seront.

    Plusieurs facteurs jouent en sens inverse: après plus de trente ans de surproduction, de quota, de jachères obligatoires, le prix des céréales monte en flèche, et les jachères sont, cette année, autorisées à la culture. Dans le sens contraire, le prix des engrais délire (+65% entre 2007 et 2008 aux USA)

    Ce que je crains, c'est que ce qui n'a pas été fait en période d'abondance ait du mal à se faire maintenant...

    Au fait, que vous mangez-vous ce soir?

  31. #509
    camaron

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par sylv1-31 Voir le message
    Parce que malgré ce que disent les marchands d'engrais et pesticides, ça pousse dans la terre!
    Des études actuelles s'en préoccupent, plus souvent d'origine Universitaires que pur INRA, même si l'INRA commence à s'en préoccuper.
    Voir par exemple le lien suivant:
    Qu'est ce qui peut bien te permettre d'affirmer que l'INRA ne fait que commencer à s'interesser au sol pour les productions végétales ????

    Et pourquoi sur ce sujet l'INRA est à la traine de la recherche universitaire ????

    En tous cas ton lien ne demontre pas le retard de l'INRA en pédologie.

  32. #510
    Ryuujin

    Re : Agriculture bio - analyse critique

    le bio apporte aussi les éléments manquants, mais sous d'autres formes, il n'y a là aucune imposture.
    bah voyons, et il y en a une dans le tas qui est un tant soi peu durable ?
    Ou toutes dépendent de productions non durables (par exemple, la BRF), ou du conventionnel ?

    J'adore cette politique du "je vais chercher toujours plus loin pour remplir mon pot percé" ...


    Je ne vois rien de critiquable là dedant, au contraire, ça me semble bien de la gestion "en bon père de famille"
    Déjà répondu x fois à ces "arguments" : le problème est que les engrais verts n'en sont pas durablement (ils ne font que déplacer le problème), et que rien ne dit que les "pesticides bio" soient meilleurs, et suffisent.

    C'est peut être de la gestion "en bon père de famille", mais ce n'est pas de la "gestion rationnelle".


    Quand à une diminution de 10% des rendements par les jachères, ça ne serait pas excessif si le continent Africain et quantité de pays en développement pouvaient améliorer leurs propres rendements.
    C'est à rapporter aux effets obtenus : 10% de réduction, c'est à tout casser une année de jachère tous les 10 ans, c'est largement insuffisant en terme de fertilisation.


    autant citer tout: "Les deux auteurs, Michel Bertrand et Patrick Saulas, soulignent que cette étude a été réalisée sur des rotations typiques des exploitations céréalières d'Ile-de-France, et que les résultats ne peuvent être extrapolés à l'ensemble de la production française."

    au fond, ils ont trouvé ce qu'ils ont cherché
    En attendant, c'est toujours ça de découvert ; il n'y a pas de méthode miracle pour étudier tous les itinéraires techniques possibles et imaginables, il faudra bien les tester un par un pour pouvoir avancer quoi que ce soit.

    Merci pour le lien, mais c'est du super-réchauffé qui n'apporte absolument rien au sujet...


    Des études actuelles s'en préoccupent, plus souvent d'origine Universitaires que pur INRA, même si l'INRA commence à s'en préoccuper.
    Bah renseigne toi un peu mieux avant de nous pondre ce genre de commentaire pontifiant :
    Résultat de recherche site INRA
    Dernière modification par Philou67 ; 07/07/2008 à 08h28. Motif: Lien raccourci

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