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Invasion humaine du Globe.




  1. #1
    paulb

    Invasion humaine du Globe.

    Bonjour
    Une invasion d'insectes ou de rats est difficile à imaginer pour ceux qui ne l'ont pas vécu. Il y a en gros deux variétés: l'invasion itinérante et l'invasion locale. La première prend naissance dans des lieux favorables, où certaines années les conditions climatiques d'éclosion d'une population nombreuse sont réunies. Cette population ne pouvant trouver suffisamment de nourriture sur place, se met à migrer et dévaste tout sur sa route. La deuxième commence et se termine sur place, car sa migration ne changerait rien au manque de nourriture.
    C'est cette deuxième qui nous intéresse, même si les deux se terminent de façon identique, par la mort d'une écrasante majorité de la population.
    J'ai pu assister à quelques invasions locales d'insectes, en général à la fin du printemps, le début de l'été. On s'aperçoit assez tardivement du nombre inhabituel des individus d'une espèce. Dès ce moment, les choses se mettent à galoper. Chaque jour on a l'impression que la population a doublé. Si l'espèce se nourrit de végétaux, les signes de destruction de ceux-ci se multiplient. Rapidement, les arbres et les plantes perdent leurs feuilles dans un grand grouillement d'insectes. Leur odeur, peu agréable, commence à se faire sentir. Enfin arrive le jour, où l'on marche sur un tapis crissant d'insectes morts.
    Si les insectes sont carnivores, les choses se passent plus en douceur (exemple les coccinelles en 1976), mais la fin est la même: mort presque simultanée de la grande majorité de la population.
    Les bases du scénario sont toujours les mêmes: nourriture abondante, croissance exponentielle de la population, nourriture épuisée, mort d'une importante majorité de la population.
    Qu'est qui me fait penser que l'humanité risque cette succession d'évènements?
    En premier lieu, la population. Le graphique joint est parlant. (source INED) qui indique l'évolution de la population mondiale depuis 400 ans avant J.C.
    En 1400 ans (entre –400 et 1000) la population n'a pas doublé. Ensuite, jusqu'en 1500, à part la régression de 1400, donc en 500 ans, elle a doublé. Après 1500, les progrès de l'agriculture, par sa mécanisation, les engrais et les pesticides, ont permis d'augmenter, d'abord lentement, puis de plus en plus rapidement les ressources alimentaires, suivies par l'augmentation de la population. Il semble donc plausible que l'explosion démographique est la conséquence presque automatique des disponibilités de nourriture. En effet, tout le long de l'histoire de l'humanité, ce sont les famines qui étaient le frein principal de la prolifération (lire Malthus).
    Pour l'instant, la moitié seulement des surfaces cultivables est exploitée, la meilleure moitié évidemment. Les réserves permettraient donc grossièrement de doubler encore la population, dont l'existence n'est donc pas en danger immédiat de ce côté, sauf peut-être par manque d'eau douce.
    Toutefois, si la prolifération ne cessait pas rapidement, un autre phénomène risquerait de mettre l'espèce en péril. C'est la ruine de l'environnement causée par l'homme, dont la situation ressemble à celle des bactéries sur un bouillon de culture qui, dès qu'elles atteignent la limite supportable de la présence de leur déjections dans leur nourriture, meurent. Cette situation risque de se produire pour l'homme avec une brutalité inattendue et se montrer d'autant plus meurtrière qu'elle exercerait un effet négatif sur la production alimentaire, ce qui à son tour serait la cause de conflits sévères.
    Ce scénario se produirait immanquablement si l'homme ne disposait d'un atout considérable: sa capacité de prévoir et d'agir en conséquence. Cette capacité commande maintenant d'agir rapidement et sans trop de scrupules pour arrêter "l'invasion", donc la prolifération et les dommages causés à l'environnement. Amicalement paulb.

    -----

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  3. #2
    Le mystérieux inconnu

    Re : Invasion humaine du Globe.

    Salut Paulb,

    C'est tout à fait vrai que la situation est allarmante mais, en quelque part, je crois fermement que c'est normal car, selon moi, comme je le disais dans une autre discussion, la nature fondammentale de l'homme est fort simple... il est un VIRUS, un point c'est Tout. C'est pas plus compliqué que cela. Il fait la même chose que lui. À une époque lointaine, il dormait tout comme lui. Et puis, il s'est réveillé. Il a fait des petits et l'assaut a été lancé. Dans la nature, tous les organismes vivants, allant de la plante au plus gros des mammifères, cohabitent dans un écosystème dans lequel un équilibre naturel s'est installé. En observant l'humain interagir dans cette harmonie, on ne peut que constater qu'il rase et brûle les forêts, tue les animaux pour l'argent ou par plaisir, pollue les lacs, les rivières, les océans, l'air, l'atmosphère et j'en passe. Il détruit à petit feu cet équilibre qui a pris, selon la science, trois milliards et demie d'années à se construire. En moins de cent ans, l'humain a dévasté, a défait et a sali une grande partie de la nature pour son propre intérêt, pour satisfaire sa psychologie, son plan émotif, son ego.

    Le mystérieux inconnu

    P.S. : Il n'y a pas de lois pour vivre sur Terre, il n'y a que des conséquences. Notre avenir dépend beaucoup plus d'une relation juste avec notre écosystème qu'avec le drame sans fin des passions humaines. (James Lovelock)

  4. #3
    meteor31

    Re : Invasion humaine du Globe.

    Ce qui limite la prolifération d'une espèce ,généralement ,c'est qu'il existe ou qu'il se crée un prédateur de cette espèce.
    L'espèce humaine n'a pas encore rencontré son prédateur.
    On peut dire que l'homme est son propre prédateur mais cela reste, statistiquement parlant ,anecdotique.
    Si on considère le système Terre on peut constater qu'on a été depuis l'origine de notre planète dans un sens allant vers une organisation de plus en plus complexe de la matière et de son "aboutissement" l'être vivant.
    C'est un peu comme si une "conscience" universelle dirigeait le tout et "veillait" à ce que tout "se passe bien".(je mets évidemment des guillemets car je n'ai pas trop envie de parler de hasard).
    Or on a actuellement l'impression que pour plagier le surnom d'un des intervenants sur ce forum on va droit dans le mur et qu'on aille vers la fin de l'aventure biologique de la Terre.
    Est-ce vraiment la fin ou sommes-nous incapables ,un peu comme les rats , de voir la suite?
    Si fin totale il y a ,on pourra dire que la Nature ,du moins sur Terre, a échoué.
    La fin de l'humanité ne veut pas forcément dire la fin de l'évolution vers "l'esprit".Plusieurs "expériences" étant probablement en cours sur d'autres mondes.
    Enfin cela nous fait une belle jambe .
    Bon j'arrête de divaguer rien n'est encore certain et si on veut considérer l'humanité comme un organisme biologique qui s'adapte progressivement à son milieu par le biais de mutations il se peut très bien que la prise de conscience actuelle de notre environnement soit justement le début d'une mutation plus fondamentale.

    à plus


  5. #4
    Quisit

    Re : Invasion humaine du Globe.

    la nature peut survivre à des conditions bien plus éprouvantes que celles que l'homme s'apprête à faire subir à la terre, donc au pire ce n'est pas la fin de la nature, mais plutôt la fin de l'écosystème tel que nous le connaissons. et déjà l'écosystème tel que le connaissait les romains à disparu sur 80% de la planete emergée, c'est un fait visible d'avion - il n'y a plus de déserts sans route, il n'y a plus de plaines fertiles non cultivées, il n'y a plus d'océan sans filets, de migration de bison, etc etc etc

    Le tout est de s'arrêter aux limites du vivable, pour nous ! Asimov imaginait une planete (trantor) entièrement bétonnée, ou l'athmosphère et la nourriture est régénérée à grande echelle sans passer par l'ecosystème, plutôt à l'image de ce qu'on prévoit pour les vaisseaux qui vont faire la terre-mars

    Mais ne résumons pas tout à ça, cette planète n'est qu'un point de départ, on discute sur ce fil comme si tout devait s'arrêter à la terre et nous avec !, alors qu'on bouzillera mars, quelques satelittes de nos géantes gazeuse, en attendant les modes de déplacements qui nous permettrons de bouziller quelques autres sytèmes solaires !

  6. #5
    Cécile

    Re : Invasion humaine du Globe.

    Bonjour,

    Tout scientifique et tout économiste sait que selon la manière dont il présente les chiffres, il peut suggérer tout et son contraire. C'est un peu ce qu'on voit sur ton graphe. Tout le monde sait que la population a énormément augmenté depuis le 19ème siècle. Mais ce qui est intéressant, c'est de voir l'évolution actuelle, disons depuis 30 à 40 ans. On peut alors voir que la diminution de la croissance est beaucoup plus rapide que ne l'imaginaient tous les démographes il n'y a pas si longtemps.
    On peut par exemple regarder sur http://www.ined.fr/publications/pop_...5/PES4052.html

    D'autre part, je rappelle que c'est un faible pourcentage de l'humanité, à savoir les pays développés, qui créent le plus de dégâts environnementaux, notamment au niveau du climat.

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    paulb

    Re : Invasion humaine du Globe.

    Chère Cécile,
    Dans le document de ton lien, l'utilisation alternée de la fécondité médiane et la fécondité moyenne prête à confusion. Or ce qui compte pour la prolifération, c'est:
    La fécondité moyenne est ce que l'on obtient en rapportant le nombre de naissances au nombre de femmes. Cet indicateur, que l'on utilise couramment, est nettement plus élevé actuellement: 2,7 enfants en 2003, contre 2,1 pour la médiane (figure).
    Heureusement, cette moyenne a baissé ces dernières cinquante années, ce qui a provoqué la transformation de la courbe exponentielle en droite, comme c'est visible sur le graphique joint. Les prévisions que j'ai pu me procurer indiquent toutes une inflexion à venir à partir de 2000, malheureusement insuffisante par rapport au souhaitable, qui serait un arrêt complet de la croissance d'ici 2100, au niveau de 10 millions d'habitants.
    Il serait imprudent de jubiler dès maintenant, baisser la fécondité moyenne de 2,7 à 2,1 promet d'être sportif à moins que la baisse des spermatozoïdes continue sur sa lancée, partout dans le monde.
    Amicalement paulb.
    Images attachées Images attachées

  9. #7
    Cécile

    Re : Invasion humaine du Globe.

    Ah, cette courbe me plaît mieux, elle montre mieux l'inflexion actuelle, même si celle si est insuffisante (tu as tout à fait raison). C'est ce type de courbe que j'avais cherchée mais je n'avais trouvé que le lien que j'ai indiqué.
    Il serait imprudent de jubiler dès maintenant, baisser la fécondité moyenne de 2,7 à 2,1 promet d'être sportif à moins que la baisse des spermatozoïdes continue sur sa lancée, partout dans le monde.
    Il ne faut pas jubiler, en effet. Mais il faut tout de même savoir que partout où ont été mises en place des politiques de promotion de la femme et de planning familial, la fécondité a baissé très rapidement. (je n'ai malheureusement pas les chiffres).

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  11. #8
    paulb

    Re : Invasion humaine du Globe.

    Citation Envoyé par Cécile
    Ah, cette courbe me plaît mieux, elle montre mieux l'inflexion actuelle, même si celle si est insuffisante (tu as tout à fait raison). C'est ce type de courbe que j'avais cherchée mais je n'avais trouvé que le lien que j'ai indiqué.
    Il ne faut pas jubiler, en effet. Mais il faut tout de même savoir que partout où ont été mises en place des politiques de promotion de la femme et de planning familial, la fécondité a baissé très rapidement. (je n'ai malheureusement pas les chiffres).
    Bonjour Cécile,
    Il y a un point dont le document INED ne tient pas compte et qui est difficile à connaître: l'âge moyen de maternité.
    Je m'explique: l'âge moyen de maternité des femmes des pays industrialisés ne cesse de reculer, autrement dit, les générations se succèdent de plus en plus lentement. On peut estimer qu'actuellement il y a trois générations par siècle dans ces pays. Mes recherches généalogiques sur des familles concrètes m'ont donné 28 générations sur le millénaire passé, donc 2,8 par siècle (pour des milieux aisés, donc probablement moins que la moyenne). Par contre, dans les pays du tiers monde, situés principalement dans les basses latitudes, la maturité et la maternité des filles est beaucoup plus précoce et ne se trouve pas retardée par la longueur de leurs études. Il y a facilement cinq générations par siècle.
    Il est facile de calculer, pour chaque taux de reproduction, la prolifération sur un siècle.
    Prenons un taux de 4,2, double du taux de remplacement, largement dépassé par bon nombre de pays.
    Ce taux, donnerait un doublement de femmes à chaque génération (puisqu'il y aurait 2,2 garçons).
    Dans les pays industrialisés, ceci donnerait donc 2^3=8 filles au bout d'un siècle.
    Dans les pays de cinq générations, ceci donnerait 2^5=32 filles! (C'est à dire quatre fois plus!).
    Bien entendu, ce calcul est fait à la louche, mais il est significatif du phénomène qui déçoit régulièrement les prévisionnistes qui jusqu'ici ont toujours eu tort par défaut. Il signifie également qu'il y a urgence de réduire la taux de reproduction, justement dans les pays qui sont les plus réfractaires.
    Amicalement paulb.

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