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Parallèle entre physique et physiologie



  1. #1
    Neutralino

    Parallèle entre physique et physiologie


    ------

    Bonjour à tous,

    Francis Crick déclare: "Il semble que le cerveau ne puisse faire autrement que d'imposer une unité globale à certaines activités de ses différentes parties; alors que les attributs d'un seul objet sont “rassemblés” et ne peuvent être confondus avec les attributs d'autres objets présents dans le champ visuel. Il pourrait s'agir de mécanismes attentionnels et l'unité d'ensemble pourrait s'exprimer par un tir corrélé des neurones concernés."

    Ma question est de savoir s'il est possible d'entrevoir un parallèlle conceptuel entre la nécessité d'une unité neuronale globale (on peut évoquer aussi le noyau dynamique de Edelman et Tononi) et la notion de réduction de paquet d'onde en physique quantique?
    Je sais que ces deux domaines répondent à des lois radicalement différentes, cependant, je me demande s'il ne se cache pas , sous ces théories une vision originale du monde et peut-être les prémisses d'une construction épistémologique en quête d'un paradigme commun.

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  3. #2
    Neutralino

    Re : Parallèle entre physique et physiologie

    J'ajoute que Eugène wigner ou hugh everett ont exposé la notion de la nécessité de l'observation pour permettre la réalisation d'une réduction de vecteurs d'état. C'est exactement le processus que suit le cerveau défini selon Crick. Seul ce qui nous interesse existe à nos yeux. Hawkings lui-même confirmait que "l'avant-big bang ne peut rentrer dans nos considérations puisqu'il n'entre pas dans l'espace temps qui est le nôtre.

  4. #3
    mh34

    Re : Parallèle entre physique et physiologie

    Bonsoir neutralino.
    Ca fait plusieurs fois que je relis vos messages, et j'avoue franchement ne rien y comprendre.
    Vous pouvez expliquer à quelqu'un qui n'a aucune notion de physique quantique ( moi... ) ou bien c'est impossible et il faut des connaissances de base dans ce domaine ?
    Merci d'avance.

  5. #4
    Korzibsk

    Re : Parallèle entre physique et physiologie

    Cette vision du cerveau, me fait penser à un Darwinisme cognitif...

    Un pression sélective s'exerce sur les neurones qui se synchronisent en une représentation unifiée correspondant à un état de conscience.

    Il est possible de faire un parallèle avec le Darwinisme quantique, qui stipule que des particules distantes peuvent rester corrélées grâce au rôle actif de l'environnement qui jouerait le rôle d'un observateur...

    Le darwinisme quantique

    L'hypothèse selon laquelle l'observateur d'aujourd'hui définirait ce qu'était l'univers avant lui paraît cependant assez « tirée par les cheveux ». Une hypothèse plus simple est présentée dans ce même numéro du NewScientist(4). Elle fait appel au principe bien connu de la superposition, selon lequel une particule ne peut être décrite que par sa fonction d'onde, tant du moins que celle-ci n'a pas été réduite par un observateur. La particule, de quantique et indéterminée, devient alors, une fois observée, physique (on dit aussi macroscopique) et sujette aux lois physiques que nous connaissons. Mais qui observe ? S'agit-il seulement d'un physicien armé d'un instrument adéquat ?

    Les chercheurs Robin Blume-Kohout et Wojciech Zurek ont proposé récemment d'admettre que ce serait l'environnement de la particule qui jouerait le rôle d'observateur. Ils ont nommé ce phénomène le darwinisme quantique. Les physiciens quantiques, quand ils isolent des bits quantiques, pour faire notamment de la cryptologie quantique, les maintiennent à l'abri de l'environnement, composé de particules macroscopiques, car celles-ci provoqueraient la décohérence des q.bits. Mais au lieu de considérer l'environnement comme exerçant un effet négatif, les auteurs proposent de voir dans celui-ci un agent de sélection permettant de stabiliser dans un sens favorable à la « survie » de cet environnement les propriétés quantiques des particules avec lesquelles il interfère. Ainsi, progressivement, les produits de ces interactions, c'est-à-dire des particules quantiques décohérées (dont la fonction d'onde aura été réduite), seront intégrés aux systèmes macroscopiques et copiés en grand nombre, avec leurs nouvelles caractéristiques physiques et chimiques, s'ils sont favorables à la survie de ces systèmes. Les auteurs de l'hypothèse ont construit un dispositif expérimental utilisant un objet quantique oscillant interagissant avec son environnement, que nous ne décrirons pas ici en détail et qui illustre ce processus(5).

    On voit le grand intérêt de cette approche. Si nous nous appuyons sur elle, nous n'aurions plus à nous étonner du fait que l'univers physique tel qu'il nous apparaît (au niveau des lois macroscopiques que nous y observons) soit favorable à la vie et à la pensée, puisque c'est cet univers qui, à partir des multiples possibilités permises depuis son origine par l'interaction avec le réservoir infini de possibles propre au monde quantique, a provoqué la décohérence dans le sens favorable à sa croissance des particules quantiques avec lesquelles il interagissait (qu'il « observait »). Nos lecteurs se souviennent peut-être que le biologiste quantique John John MacFadden avait suggéré une hypothèse voisine pour expliquer l'introduction d'une variation orientée dans les mutations, à l'occasion d'interaction entre des particules quantiques et les atomes du génome(6). Bien évidemment, une telle approche est strictement darwinienne. Elle exclue tout finalisme. Elle postule seulement que les systèmes macroscopiques, qu'ils soient physiques, biologiques ou mentaux, se construisent par des variations au hasard résultant des décohérences favorables à la survie qu'ils provoquent en interagissant avec le monde quantique. Ne sont conservées que les variations physiques, chimiques ...et biologiques... favorables au développement de ces systèmes.

    Mais les auteurs de l'hypothèse du darwinisme quantique ne semblent pas encore s'être posés la question des origines tout à fait première de la construction de l'univers macroscopique et des lois que nous y observons. Pour cela, il faudrait remonter au niveau de la première des particules quantiques décohérée à partir de laquelle le Big Bang se serait déchaîné. Pourquoi cette particule primitive supposée a-t-elle adopté tel état macroscopique et non tel autre, alors qu'aucun "observateur" ne l'observait. On peut penser qu'il s'est agi d'un simple hasard, parmi de nombreux autres choix surgissant en permanence du vide quantique - et pouvant donner naissance à d'autres bulles d'univers que nous ne connaîtront jamais. Pour comprendre cela, il semble que les hypothèses proposées par Seth Lloyd concernant les origines de l'univers à partir du vide quantique peuvent alors être appelées à la rescousse. Le postulat retenu par Seth Lloyd, qui ne se distingue pas en ceci de la grande majorité des cosmologistes contemporains, est que notre univers serait né, au sein d'une infinité d'autres, d'une fluctuation dans l'énergie du vide quantique (ou énergie de point zéro).
    http://www.admiroutes.asso.fr/larevu...nthropique.htm

  6. #5
    Korzibsk

    Re : Parallèle entre physique et physiologie

    J'ai trouvé un article assez stupéfiant...sur les cerveaux de Bolzman...

    Pour alimenter la discussion...Sur les parallèles pouvant exister entre le fonctionnement du cerveau et la MQ...

    De nouvelles pistes passionnantes, sur la nature de la conscience, et de l'univers...

    Cordialement,

    Korzibsk

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    Neutralino

    Re : Parallèle entre physique et physiologie

    Merci korzibsk pour ces infos passionnantes.
    Sans aller extrapoler sur les cerveaux de Bolzman, quoique l'hypothèse soit tentante - je cherche savoir si il existe des travaux entrepris sur le parallèle éventuel entre les conception neuphysiologiques, la physique quantique mais aussi peut-être la théorie du chaos. Après un dédoublement de phase, on sait que l'implication retrouve un attracteur selon les constante de Feigenbaum. Ce "mouvement" n'est pas sans rappeler la réduction des vecteurs d'état... De la multitude nous obtenons la singularité (je ne parle pas des trous noirs)
    Biologiquement, la vie s'étend et croît pour aboutir à la conscience. Physiquement, selon le 2eme principe de thermodynamique, le monde se désordonne de plus en plus (entropie) et pourtant, ce phénomène de "réduction" que l'on retrouve partout semble laisser sous-tendre que l'univers et ce qui le compose répondrait au principe du rasoir d'occkham: Les multiples probabilités se résolvent en une seule: la réalité observable. L'observateur est peu^être l'environnement lui-même comme le dit l'article, mais on peut se demander si il n'est pas tout simplement la source même de ce qu'il observe. Autrement dit, le monde serait le fruit de l'esprit.(Version Hegelienne)
    Désolé modérateur, je ne suis pas très clair mais c'est pour tenter de l'être davantage que je vous soumets ces pensées.

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