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Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?



  1. #1
    LORENT29

    Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?


    ------

    Bonjour,

    Face aux avis divergents et non réponses à mon problème, je sollicite l’avis d’experts sur le web.

    Voici mon problème : je rénove une maison de 1972 dans le Finistère. Afin d’isoler les très nombreux rampants de la maison (partie inclinée de la toiture dans les pièces habitable de l’étage), plusieurs entreprises me proposent d’insuffler de la ouate de cellulose.

    Mon frère (qui est dans la partie technique) et des amis me soutiennent mordicus qu’il faut conserver une lame d’air d’au moins 4 cm pour ventiler l’ensemble de la charpente : si l’on vient insuffler de la ouate de cellulose directement contre les voliges, je vais rencontrer des problèmes de condensation, et donc de pourrissement de la toiture sur le long terme.

    Les entreprises en question me soutiennent qu’il n’y a aucun problème, avec des explications variables à l’appui : la ouate de cellulose laisse « respirer » la charpente, il faut une bonne ventilation de la maison (avec VMC et entrées d’air hygroréglables) pour éviter que l’humidité de la maison ne remonte à la charpente, etc…

    Enfin, une association de bricolage (indépendante) me dit que la réponse est entre les deux : oui et non. Selon elle, même le CSTB (dont je ne suis pas parvenu à exploiter les avis techniques sur la question) n’est pas clair sur le sujet…

    Bref, je suis perdu. Pour information, les ardoises du toit sont sur voliges (et non sur linteau, avec ardoises apparentes) et je compte déjà utiliser la ouate de cellulose par soufflage pour la partie plate de mes combles perdus. Le problème, c’est les rampants…

    Merci de votre aide.

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  3. #2
    benastef

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Bonjour,

    Je me suis moi aussi longtemps posé cette question. Aucune réponse sur les forums...
    Les 3 entreprises qui m'ont fait des devis me certifient également que la laine de roche "respire" (moi ils m'ont déconseillé la ouate de cellulose à cause du climat humide de bretagne pour une maison de 1972 également, même configuration de toiture que la tienne).
    Ce que je peux te dire, c'est qu'en regardant l'intérieur des rampants (par en haut, dans les combles), je me suis aperçu qu'il y avait des plaques de polystyrene directement clouées sur la volige !!!
    Si ça fait 36 ans que c'est comme ça, je ne pense pas que la volige ait pu respirer beaucoup, et pourtant elle ne semble pas pourrie...
    Du coup j'ai relativisé le problème.
    De plus, quand on y pense, on met bien de l'isolant entre les pannes qui constituent le plancher des combles : elles ne sont donc pas bien ventilées et pourtant...
    Une des entreprise m' a expliqué que cette lame d'air était surtout nécessaire pour les constructions récentes sur lesquelles on place une éspèce de bâche imperméable sous les ardoises. Maintenant, ?
    Voilà ce que je peux te dire. Je ne peux pas te certifier quoi que ce soit, mais juste te faire part de mes analyses personnelles, vu que, apparamment, personne n'ose faire d'affirmations (à part ceux qui vendent leur prestation de soufflage !...)
    Si tu as des news, je suis preneur car pour moi, l'entreprise doit faire ses travaux (isolation rampants) mercredi.

    A +

  4. #3
    LORENT29

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Il est vrai que j’ai déjà passer beaucoup (vraiment beaucoup) de temps sur ce sujet sur le web et pas de réponse. Ton entreprise fournit encore une explication différente, difficile de savoir.

    Ayant consulté un architecte sur quelques sujets, dont la suppression de la lame d’air en cas d’insufflation d’un isolant directement contre les voliges, il m’a répondu qu’effectivement, cette technique ne semblait pas poser de problème (au dire des professionnels avec lesquels il était en contact) mais il ne savait pas pourquoi et ne pouvait pas me donner d’explication !

    Je suis actuellement dans les devis. J’ai récemment arpenté le dernier Salon de l’Habitat et aujourd’hui tous les professionnels tendent vers l’insufflation d’isolant (ouate de cellulose, laine de verre, laine de roche, etc.) y compris en rampant de toiture. J’aurais tendance à être optimiste comme toi, même si j’aurais préféré quelques réponses probantes de professionnels sur le sujet.

    Je viens par ailleurs de recevoir un devis comprenant notamment de l’isolation des planchers en hourdis 1) par insufflation de ouate de cellulose pour 3 240 € HT ! ou 2) par projection pour 3 420 € HT ! pour 59 m². Ouf !!! Mon frère me dit qu’insuffler de la ouate de cellulose dans les hourdis, c’est n’importe quoi : les trous seront remplis d’isolant mais le froid traversera par les parpaings à l’image des anciennes menuiseries en aluminium, qui, en l’absence de rupture de pont thermique, conduisaient le froid alors que le vitrage était isolé !

    Bref, plus on a d’avis, mieux c’est !

    Concernant ouate de cellulose et humidité (ambiante), je me renseigne. J’ai lu à de multiples reprises que la cellulose de papier peut capter jusqu'à 30 % d'humidité par rapport à son poids sans perdre ses qualités isolantes. Mais 1) il s’agit surtout de sites de sociétés vendeurs de ces prestations, et 2) quid au-delà de 30°%, car dans ma maison actuelle (location), mon hygromètre affiche rarement moins de 70 % d’humidité en intérieur ! On est en Bretagne ! A suivre, donc.

  5. #4
    kaiserf

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Bonjour.

    La réponse à vos interogation se trouve dans l'avis technique des ecrans sous toiture souple.
    Pour le Delta vent N 'par exemple)
    AT 5/05-1822.

    il est dit:
    Lorsque l’écran est posé au contact de l’isolation thermique ou lorsque la ventilation en sous face de l’écran n’est pas effective, il y
    a lieu de se reporter aux prescriptions de mise en oeuvre du § 4.4 du
    Dossier Technique.
    Dans ce cas, la présence d’un produit pare-vapeur entre le plafond
    et l’isolant est demandée.
    Plus loin il est précisé:
    La présence d’un pare-vapeur entre la parement plafond et la sousface
    de l’isolant est nécessaire dans le cas de la pose au contact de
    l’isolant.
    La perméance du pare-vapeur ne dépassera pas 5.10-3 g/m².h.mmHg
    (1,04.10-11 g/m².s.Pa) ou sa valeur Sd sera supérieure ou égale à 18 m
    (cf DTU 31.2 Cahier des Clauses Techniques des constructions et
    bâtiments en bois).
    Vous trouverez plus de lecture sur ce lien:
    http://tdb-atec.cstb.fr/fichiers/pdf...F/AF051822.PDF

  6. A voir en vidéo sur Futura
  7. #5
    SK69202

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Bonjour,

    Non cela ne répond pas à la question, tout les procédés valables pour le neuf, ou l'on travail pénard car on crée, et pour la rénovation lourde ou l'on travail moins pénard car on s'adapte à l'existant, ne s'applique pas à l'insufflation de ouate pour les endroits inaccessibles d'une maison habitée et terminée depuis bien longtemps.

    Il est impossible sans tout casser d'aller mettre quoique ce soit pour créer la fameuse lame d'air, mais à priori des professionnels engage leur décennale sur ce procédé, dés que la couverture repose sur des voliges, des vraies.

    Pour une explication de "pro" j'ai trouvé celle-là
    avec référence explicite à une durée conséquente.

    Pour l'humidité dans les comble perdus dans une maison bretonne pas du tout étanche et au taux d'humidité fonction du climat, j'ai mes chiffres personnels. (J'ai mis une sonde pendant 2/3 semaines dans mes combles en septembre)
    RDC en pierre: de 60 à 80%
    Etage sous comble en bois pas rigoureusement étanche de 50 à 70%
    Combles perdus entre la simili isolation (LDV hors d'âge, non continue) et les voliges de 40 à 60%.

    Au printemps, j'insuffle toute la ouate que je peux, en améliorant l'étanchéité à l'air du plafond de l'étage.

    @+
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  8. #6
    LORENT29

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Merci pour vos réponses.

    Effectivement, la problématique de l’isolation n’est pas du tout la même dans la rénovation, et c’est bien là mon problème avec l’isolation des rampants !

    Pour revenir sur la réponse de SK69202, il est vrai que les professionnels de l’isolation s’engage a priori sur la garantie décennale (je vais quand même m’en assurer au prochain RV… et sur le papier !). Par ailleurs, concernant lien fourni (Isolation Ouate de cellulose sur FS Generation), je retiens ceci de Charpuze :

    « En effet quand on isole en rampant, il faut veiller de manière spécifique à la ventilation de la sous-face de couverture, de manière à protéger les bois de charpente des condensations éventuelles. Ce risque est de toute façon très minime avec la ouate de cellulose, car le point de rosée est diffus dans l'épaisseur de l'isolant ce qui n'est pas le cas des isolants plastiques, minéraux ou "minces". De plus la ouate, comme beaucoup d'isolant végétaux à la capacité de pouvoir réguler l'hygrométrie sans perte notable de son pouvoir isolant. »

    Autrement dit, la réponse quant à l’affirmation de bien pouvoir insuffler de la ouate de cellulose dans les rampants en contact direct avec les voliges, et ce sans soucis, résulterait d’un « point de rosée diffus dans l’épaisseur de l’isolant ».

    Ceci étant dit, même si la ouate de cellulose peut capter jusqu'à 30°% d'humidité par rapport à son poids sans perdre ses qualités isolantes, et compte tenu des relevés de taux d’humidité de SK69202 (conformes à ceux que j’observe en général chez moi), on peut quand même penser qu’à un moment, la ouate de cellulose sera saturée en humidité et que la charpente en pâtira !

    Sur le site de l’ADEME, je suis tombé ce soir sur le même conseil (récurrent !) concernant l’isolation des rampants : « La ventilation de la couverture est indispensable. Il faut ménager une lame d’air d’au moins 3 cm entre l’isolant et la couverture, sur toute la sous-face de la toiture. Celle-ci doit être portée à 6 cm en cas de couverture étanche à l’air (tôle, zinc) et doit être ventilée. » (ADEME)

    Si je me décide malgré tout pour l’insufflation de ouate de cellulose dans les rampants, je vérifierai au préalable l’application effective de la garantie décennale pour ces travaux !

    Malgré tout cela, la ouate de cellulose me tente bien à bien d'autres égards. Je continue ma recherche sur la relation avec le point de rosée.

    Merci et a+

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  10. #7
    SK69202

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Bonsoir,

    on peut quand même penser qu’à un moment, la ouate de cellulose sera saturée en humidité
    Tu oublie qu'elle peut aussi s'assécher, la condensation éventuelle c'est quand le point de rosée est atteint, mais l'évaporation jusqu'à l'équilibre c'est le reste du temps

    Par contre je pense qu'il faut quand même soigner l'étanchéité à l'air et à la vapeur d'eau entre l'étage et les rampants, pour minimiser les apports depuis l'intérieur de la maison.


    @+
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  11. #8
    wLz

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Bonsoir, ici le problème est posé dans le cas d'ardoises sur voliges, cela signifie t-il que dans le cas d'une pose sur linteau la question ne se pose pas?

  12. #9
    SK69202

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Bonjour,

    Dans le cas des liteaux, la lame d'air est indispensable.

    @+
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  13. #10
    wLz

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    donc si je comprend bien, en réno, vu que les liteaux sont posés sur les chevrons, la lame d'air sera forcement constituée par la hauteur des chevrons?
    a moins de découvrir toute la toiture

  14. #11
    SK69202

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Bonjour,

    Une chose qui n'est pas dite, c'est que l'insufflation directement contre la volige ne semble acceptable que s'il n'y a pas de protection étanche entre la couverture d'ardoise et la volige.

    La ouate ne doit pas aller toucher les ardoises, il faut donc en reno si les ardoises sont sur liteaux, créer une surface qui contiendra le "dessus de l'épaisseur de ouate.

    Après le détail de réalisation dépend beaucoup, des sous, de la hauteur disponible (plus on a une lame d'air épaisse, plus le plafond descend) et de l'accès possible. Si on doit découvrir le toit, il faut penser au "sarking" expliqué ailleurs dans le forum.

    @+
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  15. #12
    wLz

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    je pensais que la lame d'air avait aussi pour but de protéger la couverture des surchauffes, dans ce fil seule l'évacuation de l'humidité est évoquée.
    Dans le cas suivant :
    ardoise - parepluie - liteau - chevron
    si le parepluie est étanche à la vapeur d'eau j'imagine la lame d'air indispensable, dans le cas d'un parepluie respirant vous pensez que la lame d'air reste indispensable?

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  17. #13
    Philou67

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Voici ce que le CSTC pense de lame d'air entre l'isolant et la sous-toiture.

    Concernant la remarque de LORENT29, il faut faire une différence entre la ventilation de la toiture, et la ventilation de l'espace entre l'isolant et la sous-toiture. Il faut toujours laisser une lame d'air entre la sous-toiture (volige, pare-pluie) et la couverture (tuile, ardoise, ...). En revanche, la lame d'air entre l'isolant et la sous-toiture est beaucoup plus sujette à controverse. Chez nous, en neuf, la ouate de cellulose rempli tout l'espace entre chevron, depuis le frein-vapeur jusqu'au pare-pluie, et la couverture est ventilée à l'aide d'un lattage/contre-lattage et de tuiles chatières.
    :'( Plus j'apprends, et plus je mesure mon ignorance

  18. #14
    SK69202

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Bonjour,

    Merci pour le lien, GG ne me l'a jamais renvoyé en top 30 dans mes abondantes recherches sur le sujet !

    @+
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  19. #15
    Philou67

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Et pourtant, c'est bien lui qui me la fournit (35e lien ).
    :'( Plus j'apprends, et plus je mesure mon ignorance

  20. #16
    wLz

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Si je résume ce que dit le CSTB (merci pour le lien), ils considèrent que la lame d'air entre sous-toiture et isolant est superflue dans le cas général. Les cas particulier où elle est nécessaire sont dus au propriétés du pare-pluie :
    - trop étanche à la vapeur d'eau
    - microperforation trop grosse susceptible de mouillé l'isolant par capillarité (les campeurs connaissent bien le phénomène )
    - sous toiture posée en cuvette pour écoulement.

    Pour ce qui est de la question que je soulevais au sujet de la chaleur, cette lame d'air entre ardoise et sous-toiture est superflue car les ardoises laissent passer l'air entre elles.

    Pour LORENT29 faut voir s'il y a un parepluie entre ardoise et volige et si oui connaitre sa nature. S'il n'y en a pas la lame d'air me semble superflue

  21. #17
    Philou67

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Même avec un pare-pluie, si celui-ci est perméant, ou si à l'intérieur, il y a un PARE-vapeur, le risque de condensation est extrêmement faible et la lame d'air superflue. Qui plus ait, si lame d'air il y a, elle apporte les désagrément suivant :
    - difficulté à maintenir l'étanchéité en créant la lame d'air
    - diminution de l'isolation
    :'( Plus j'apprends, et plus je mesure mon ignorance

  22. #18
    wLz

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Pour la ouate, il faut créer des caissons. Dans le cas d'ardoise sur liteau (et sous toiture entre les 2) tu penses que la sous toiture peux constituer la partie supérieure du caisson? Dans les cas contraire je vois mal en réno comment on pourrait faire des caissons sans découvrir le toit...

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  24. #19
    Philou67

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Oui, la sous-toiture constitue le haut du caisson. Et oui, en rénovation, sans sous-toiture, il faut découvrir pour fermer... du coup, il peut-être intéressant d'en profiter pour faire du sarking en plus de l'isolation entre chevron.
    Le volige doit aussi pouvoir servir de haut de caisson, par contre, ce n'est pas forcément le meilleur pare-pluie, donc une bonne ventilation entre volige et ardoise ne me semble pas superflue. Le mieux, c'est effectivement de protéger la volige par un véritable pare-pluie.
    :'( Plus j'apprends, et plus je mesure mon ignorance

  25. #20
    wLz

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Citation Envoyé par Philou67 Voir le message
    Oui, la sous-toiture constitue le haut du caisson.
    Dans ce cas, les liteaux se retrouvent dans le caisson (on est d'accord hein ), le fait qu'ils soient posés horizontal ne risque t-il pas de gêner la bonne répartition de la ouate au moment de l'insufflation?

  26. #21
    Philou67

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Euh... quels liteaux... le lattage pour les tuiles est SUR le pare-pluie, parallèle aux chevrons, puis perpendiculaire, ce qui crée une lame d'air ventilée (environ 6cm).
    :'( Plus j'apprends, et plus je mesure mon ignorance

  27. #22
    wLz

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Dans les cas d'ardoises et non de tuiles la pose est identique?
    je parle d'une toiture qui doit avoir 20 ou 30 ans et vu de dessous j'ai crus voir : chevron, liteau horizontal et par dessus un pare pluie (que je vois depuis les combles donc). Je ne sais pas ce qu'il y a après (re-liteau et ardoise?)

  28. #23
    Philou67

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Je ne sais te dire pour les ardoises. Il m'aurait semblé plus logique de message le pare-pluie sous le liteaux parallèle aux chevrons, car cela crée une lame d'air ventilée sur toute la surface de la toiture, et non en "bandes", parallèles aux chevrons.
    Sur ma toiture, seuls 4 tuiles à chatières sont installés aux 4 coins de chaque pan de toit.
    :'( Plus j'apprends, et plus je mesure mon ignorance

  29. #24
    bbou

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Bonjour,

    Je me glisse dans votre discussion car je me sens concernée.

    Je cogite toujours au sujet de mes caissons sans trop avancer.
    Ma petite maison dans la prairie est déjà toute couverte en ardoise, posées sur des liteaux, qui posent eux meme sur des chevrons. Jusque là rien de bien exceptionnel.

    Je n'ai pas de pare pluie, ça c'est sur.

    J'imaginais créer un caisson en tendant par l'intérieur sous les chevrons, un pare pluie, (peut être faut il que ce soit un pare vapeur ?) d'un chevron à l'autre (ou un chevron sur deux et en passant sur celui du milieu pour "forcer" la lame d'air). Je dois agrandir mes chevrons en y vissant des planches de 25cm sur 27mm d'épaisseur.
    Puis pour faire la face intérieure du caisson, je pensais tendre un pare vapeur, soutenu par des tasseaux.
    Je ne peux découvrir la toiture, (elle est en bonne état et question sous) et je pensais ménager une lame d'air de 3/4 cm entre les liteaux/ardoises et mon isolation.
    Mon couvreur ma conseillé de mettre des aérations à raison d'1 pour 15m². et de conserver au moins la hauteur du chevron comme lame d'air ... A vous lire, il abuse ?

    Difficile de savoir quoi penser !
    Bbou

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  31. #25
    bbou

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    ... et ce système ne risque t il pas de poser problème pour mes chevrons en cas d'humidité...?

    De toute façon il n'y a pas de pare pluie...

  32. #26
    wLz

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Citation Envoyé par bbou Voir le message
    J'imaginais créer un caisson en tendant par l'intérieur sous les chevrons, un pare pluie, (peut être faut il que ce soit un pare vapeur ?) d'un chevron à l'autre (ou un chevron sur deux et en passant sur celui du milieu pour "forcer" la lame d'air).
    Bonsoir, personnellement je ne comprend pas ce que tu essayes de décrire. Peut être un schéma?

  33. #27
    Philou67

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    bbou, surtout pas de pare-vapeur à l'extérieur.

    Ensuite, si tu prévois de découvrir ta toiture, profite en pour enlever les liteaux, poser correctement un pare-pluie souple, ou mieux, un pare-pluie en fibre de bois (style sarking) et fait un liteaunage croisé pour reposer tes tuiles.
    Ensuite, tu peux insuffler tranquillement entre ton pare-pluie et ton pare-vapeur. Ta lame d'air entre isolant et pare-pluie ne sera pas nécessaire si :
    - tu choisis un pare-pluie très ouvert à la diffusion de vapeur
    - tu as une bonne ventilation sous les tuiles (double liteaunage croisé).

    C'est mon avis, mais je ne suis pas un pro. Je constate ce qui marche bien chez moi, et en règle générale, ce que je connais des calculs hygrothermiques (essayes à ce sujet la feuille de calcul de Yoghourt). Peut-être qu'Herakles passera pas ici et confirmera ce que je t'indique. Cependant, etant donné la faible section de tes chevrons, il faudrait vérifier leur résistance à la charge que tu vas leur appliquer (planches rapportées, liteaux, ouate, placo, ardoises, pare-pluie s'il est en fibre de bois...).
    :'( Plus j'apprends, et plus je mesure mon ignorance

  34. #28
    LORENT29

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    MILLE MERCIS A TOUS pour ces réponses, en particulier à Philou67 pour avoir déniché cette information (CSTB). De plus, une réponse du CSTB, je ne pouvais espérer mieux ! Cela coupe court à plusieurs avis dont j’allais vous faire part (pour info, ils allaient dans le sens du maintien de la lame d’air : le poids de la tradition est tenace…).

    Quelques points cependant :

    Citation Envoyé par SK69202 Voir le message
    Une chose qui n'est pas dite, c'est que l'insufflation directement contre la volige ne semble acceptable que s'il n'y a pas de protection étanche entre la couverture d'ardoise et la volige.

    La ouate ne doit pas aller toucher les ardoises, il faut donc en reno si les ardoises sont sur liteaux, créer une surface qui contiendra le "dessus de l'épaisseur de ouate.
    Je confirme que les quelques sociétés que j’ai rencontré m’ont tout de suite demandé si les ardoises étaient posées sur liteaux ou sur voliges : aucune ne réalise d’insufflation lors de toiture en ardoises posées sur liteaux : l’isolant en contact direct avec les ardoises provoquent des chocs thermiques qui fissurent les ardoises.

    Citation Envoyé par Philou67 Voir le message
    Concernant la remarque de LORENT29, il faut faire une différence entre la ventilation de la toiture, et la ventilation de l'espace entre l'isolant et la sous-toiture. Il faut toujours laisser une lame d'air entre la sous-toiture (volige, pare-pluie) et la couverture (tuile, ardoise, ...).
    Concernant cette lame d’air, je ne vois pas trop comment elle est assurée : pour moi, les ardoises sont posées directement sur la volige. L’aération est-elle assurée naturellement par la superposition partielle des ardoises et l’espace entre les voliges (~0,5 cm) ? C’est aussi la pensée de Wlz :

    Citation Envoyé par wLz Voir le message
    Pour ce qui est de la question que je soulevais au sujet de la chaleur, cette lame d'air entre ardoise et sous-toiture est superflue car les ardoises laissent passer l'air entre elles.
    En tout cas, la toiture de 36 ans d’âge est en très bonne état.

    Citation Envoyé par wLz Voir le message
    Pour LORENT29 faut voir s'il y a un parepluie entre ardoise et volige et si oui connaitre sa nature. S'il n'y en a pas la lame d'air me semble superflue.
    Concernant ce dernier point, je vais voir (je ne suis pas sur place), mais a priori l’âge de la maison (36 ans), ce que j’ai pu lire sur le web (« la plupart des toitures en Bretagne n'ont pas de film sous toiture. Souvent, les ardoises sont piquées au crochet directement sur la volige ») et d’après les souvenirs que j’en ai, il n’a pas de pare-pluie. Donc, BINGO : la direction pour moi est, sauf surprise, l’insufflation en ouate de cellulose.

    Un dernier point : je vais quand même poursuivre mes recherches sur le lien entre ouate de cellulose et humidité (Bretagne oblige). Avantage à la ouate de cellulose pour moi, mais ce serait dommage d’être rassurer sur la technique… mais de se tromper d’isolant.

    Citation Envoyé par SK69202 Voir le message
    Par contre je pense qu'il faut quand même soigner l'étanchéité à l'air et à la vapeur d'eau entre l'étage et les rampants, pour minimiser les apports depuis l'intérieur de la maison.
    Pour revenir sur ce point, c’était l’une des précaution avancée par une entreprise d’isolation quand je leur ai soumis la question sur la lame d’air. Pour eux, il fallait minimiser le degré d’humidité intérieur avec l’installation d’une VMC équipée de bouches hygro-réglables dans les pièces humides (c’était déjà au programme) et d’entrées d’air hygro-réglables sur les fenêtres dans les pièces sèches. Mais pour ces dernières, j’ai un gros doute : elles laissent passer un débit d’air d’autant plus important que le degré d’humidité intérieur est élevé. OK, mais je suis en Bretagne : avec un degré d’humidité intérieur qui oscille toujours entre 65% et 70%, cela paraît absurde de forcer le renouvellement de l’air intérieur avec de l’air extérieur dont le degré d’humidité n’est pas descendu au dessous de 90% depuis 1 mois !

    Je crois que je vais m’en tenir aux entrées d’air classiques.

    @+

    ---------------------------
    Je suis papa pour la quatrième fois!

  35. #29
    Philou67

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Un peu en vrac, plusieurs remarques :
    Citation Envoyé par LORENT29 Voir le message
    De plus, une réponse du CSTB, je ne pouvais espérer mieux !
    Non, il s'agit du CSTC : c'est en quelque sorte le CSTB Belge.

    Citation Envoyé par LORENT29 Voir le message
    Aucune ne réalise d’insufflation lors de toiture en ardoises posées sur liteaux : l’isolant en contact direct avec les ardoises provoquent des chocs thermiques qui fissurent les ardoises.
    Outre cela, la ouate va vite se barrer également
    Citation Envoyé par LORENT29 Voir le message
    Concernant cette lame d’air, je ne vois pas trop comment elle est assurée : pour moi, les ardoises sont posées directement sur la volige. L’aération est-elle assurée naturellement par la superposition partielle des ardoises et l’espace entre les voliges (~0,5 cm) ?
    Tel que je comprends la chose, il n'y a pas de ventilation.

    Citation Envoyé par LORENT29 Voir le message
    Mais pour ces dernières, j’ai un gros doute : elles laissent passer un débit d’air d’autant plus important que le degré d’humidité intérieur est élevé. OK, mais je suis en Bretagne : avec un degré d’humidité intérieur qui oscille toujours entre 65% et 70%, cela paraît absurde de forcer le renouvellement de l’air intérieur avec de l’air extérieur dont le degré d’humidité n’est pas descendu au dessous de 90% depuis 1 mois !
    Attention, l'air extérieur, plus froid, ne contient pas forcément plus d'eau sous forme de vapeur qu'un air intérieur, plus chaud, avec un degré d'hygrométrie relative moindre.
    Citation Envoyé par LORENT29 Voir le message
    Je crois que je vais m’en tenir aux entrées d’air classiques.
    A priori, c'est pire : le débit est constant, et maximal.
    :'( Plus j'apprends, et plus je mesure mon ignorance

  36. #30
    MANOU29

    Re : Insufflation de ouate de cellulose en rampant : quid de la lame d'air ?

    Citation Envoyé par Philou67 Voir le message
    A priori, c'est pire : le débit est constant, et maximal.
    Dans mon village, on dirait : " Gast ! çui-ci n'a pas d'sous pour se payer du chauffage"

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