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Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.



  1. #1
    pmdec

    Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.


    ------

    Ce fil fait suite aux nombreuses discussions sur le vol des avions ou des hélicos (dans des boîtes plus ou moins grandes ...), sur les mouches dans les sous-marins, etc, etc.

    Les discussions se terminent à chaque fois (en fait elles ne se terminent pas) sur des positions opposées en rapport avec la mécanique des fluides et des considérations de haute volée (!) sur la viscosité et autres phénomènes compliqués qui font appel à des calculs que je suis bien incapable de discuter. Celui, plus récent, où a été tenté de reprendre le problème à partir de contacts solides est toujours en cours, mais j'ai peur qu'il n'aboutisse pas non plus.

    J'ai donc, avec mes petits moyens de bricoleur, essayé une autre approche (pour l'hélico) : faire des dessins d'isobares.

    Il s'agit donc d'un hélicoptère simplifié au maximum :
    - rotor à hélices contrarotatives (pour éliminer certains problèmes)
    - poids de l'hélico 12000 N.
    - surface portante équivalente : 10m²
    - moteur électrique pour qu'il n'y ait pas à discuter de l'apport local de gaz (tiens, c'est pas sorti, ça, dans les fils ...).
    - puissance effective : suffisante
    On fait l'hypothèse que la pression au niveau du rotor avant sa mise en route est de 1000hPa.


    Pour que cet hélico se maintienne en vol stationnaire, il faut et il suffit que la différence de pression delta P entre le dessus et le dessous de la surface portante équivalente soit telle que : deltaP x (surface portante équivalente) = poids de l'hélico.
    Je pense que tout le monde est d'accord avec ça ?
    Donc, dans cet exemple : deltaP = 12000N/10m² = 1200N/m² = 12hPa.

    Que fait le rotor ? Il agit comme une aile. Il y a plusieurs "types" d'explications quant au fonctionnement d'une aile :
    Bernouilli (& Co.) : la différence de parcours des filets au-dessus et en dessous implique une différence de vitesse de l'air, donc génère une pression différente dessus et dessous. La favorite de certains.
    Newton : l'aile dévie (ou propulse vers le bas, etc.) une masse d'air, et la poussée vers le haut est une force de réaction de l'aile à la poussée vers le bas des molécules d'air (ou le contraire selon qu'on se place du point de vue de l'aile ou de celui de l'air). Plus fondamentale à mon avis.
    Prandtl : filets d'air et tourbillons ..., une sophistication de la première ..., et ni mon PC ni ma tête ont une puissance de calcul suffisante !
    Etc... (je suppose)

    PEU IMPORTE ! Toutes ces explications conduisent à la présence de différences de pression, confirmées par toutes les mesures expérimentales, entre le dessous et le dessus de l'aile : rien de magique, évidemment !

    On ne cherche donc surtout pas à savoir comment cette différence de pression est générée. Par contre, il va falloir décider comment elle se répartit pour continuer :
    - est-ce qu'il y a seulement une surpression dessous (donc 1000hPa au dessus et 1012 au dessous) ?
    - est-ce qu'il y a seulement une dépression au dessus (898hPa) ?
    - est-ce réparti ? Et dans ce cas, comment ? :moitié-moitié (994 et 1006) ou non, par exemple 1/3 - 2/3 (992 dessus et 1004 dessous) ?

    Pour ne pas surcharger (et par paresse !), il n'y a que 2 dessins "H1" et "H1bis" correspondants aux 2 cas "répartis".

    Expérience :

    L'hélico, arrêté, est posé sur un mât vertical rigide de 108 mètres de haut. Le plan du rotor est à 110 mètres, donc, si la pression au sol est de 1013hPa ce jour là, la pression dans le plan du rotor est de 1000hPa. Dessin A, trivial mais indispensable pour la suite ...

    Le pilote démarre et fait juste ce qu'il faut pour se mettre en vol stationnaire à quelques centimètres au-dessus du mât. Quelles peuvent être les surfaces isobares autour de l'hélico ? Le plan du rotor est une discontinuité : juste au-dessus, la pression est inférieure à 1000hPa, et juste au-dessous, elle est supérieure. Si l'on schématise les rotors sous forme d'un fin rectangle (rouge sur les dessins), les surfaces isobares doivent dessiner des sortes de bulles accrochées sur et sous le rectangle : figures H et Hbis, où ne sont pas figurés les multiples tourbillons et autres vortex au voisinage des extrémités du rectangle.

    Ca baigne ? Oui, réponse A. Non, réponse B. Ne sait pas, réponse C. "C'est quantique", réponse D.

    Pour ceux qui sont encore là (merci), bricolons un peu en essayant d'insérer le dessin H1bis, par exemple, dans le dessin A : c'est le post suivant pour le suspens (et à cause de la limitation du nombre de dessins par post).

    -----
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  3. #2
    pmdec

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    [Suite ...]

    Voilà donc encore trois dessins :

    - l'hélico dans son milieu naturel ("Vole"). On ne voit pas grand chose, mais on peut commencer à deviner une GROS problème : comment dessiner les isobares (sans oublier que sur les dessins se sont des lignes (ce sont des coupes), mais qu'en réalité il s'agit de surfaces) ? Il ne s'agit pas de dessiner de manière exacte, mais seulement de manière "possible" : pas de croisement, pas de morceau de ligne isolé, et en chamboulant au minimum l'atmosphère loin de l'hélico ?
    - un grossissement de la zone de l'hélico ("Loupe")
    - une "suggestion de présentation" pour les isobares ("Suggestion").

    Qu'en pensez-vous ? Le raccordement dans les zones A et B est-il possible comme indiqué ? Si oui, cette zone particulière serait la limite de la zone de recirculation (en C, la distance verticale est la même que la distance "naturelle", par conséquent il n'y a pas de vent vers le haut. Mais il y en a sur le côté ... Pas bon, ça ! Les singularités de la surface au-dessus de A et sous C sont-elles crédibles ?

    Quelle autre "organisation" des isobares est possible ?
    Comme je me suis fait un peu ch... à faire ces dessins, j'attends avec d'autant plus d'impatience les remarques, surtout de ceux qui pensent que mes schémas sont complètement dans les choux ...

    Remarque 1 : l'air circule orthogonalement aux isobares (un exemple avec la flèche bleue), mais la composante verticale de cette circulation n'existe que si le gradient vertical est différent du gradient naturel (qui est vertical et découle de la compressibilité de l'air).

    Remarque 2 : en poursuivant le dessin "Suggestion" jusqu'au sol, on va obligatoirement trouver une surpression au sol, due à l'hélico. L'intégrale sur la surface doit elle être égale au poids de l'hélico (ce que je croyais jusqu'à ce dessin) ou bien ce poids est-il en partie "compensé" par une dépression "en altitude" ??? Et dans ce cas, comment cette dépression est-elle couplée à la Terre pour que le poids de l'hélico "reste avec nous" ???? (oui, 4 ? pour cette dernière question !).

    Remarque 3 : Sur les dessins, j'ai choisi de ne pas perturber l'isobare 1000 (d'où la fin de la remarque 2), mais on peut faire le dessin en descendant ou en montant l'hélico : il doit y avoir, dans la réalité, une relation entre l'altitude barométrique et champ de pressions généré : la position en altitude par temps très calme est-elle métastable (question aux pilotes ...) ???

    Remarque 4 : mes excuses par avance pour les énormités éventuelles !
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  4. #3
    sitalgo

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    Bonsoir,

    Au sujet des courbes isobares, ce que tu demandes là est super pointu. Plutôt que d'imaginer n'importe quoi, il faudrait obtenir des vraies courbes (qui seront entâchées des perturbations de la carrosserie de l'hélico mais ce n'est pas une zone qui nous intéresse).

    Je n'ai rien trouvé sur le net mais je pense que pour le flux entrant les isobares sont sensiblement sphériques, pour le flux sortant (très directionnel) en ogive. Pas symétriques.

    Dessins pas affichés.
    Mais si t'as l'gosier, Qu'une armure d'acier, Matelasse. Brassens, Le bistrot.

  5. #4
    pmdec

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    Bonsoir, et merci pour tes réponses.
    Citation Envoyé par sitalgo Voir le message
    .../... Je n'ai rien trouvé sur le net .../...
    Moi non plus, malgré des recherches assez longues
    Citation Envoyé par sitalgo Voir le message
    .../... Plutôt que d'imaginer n'importe quoi, il faudrait obtenir des vraies courbes (qui seront entâchées des perturbations de la carrosserie de l'hélico mais ce n'est pas une zone qui nous intéresse). .../... je pense que pour le flux entrant les isobares sont sensiblement sphériques, pour le flux sortant (très directionnel) en ogive. Pas symétriques..../...
    Ce n'est pas la forme exacte qui m'intéresse, mais l'organisation globale, et notamment ce qui se passe (ou non) au sol et en haute atmosphère. Si tu as la patience, regarde le dernier dessin du post #2 quand il sera disponible, et la fin du texte de ce même post. Merci d'avance.

  6. A voir en vidéo sur Futura
  7. #5
    GillesH38a

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    Bonsoir

    tu raisonnes comme si le vol etait soutenu par une pression hydrostatique. C'est plus compliqué parce qu'il y a un écoulement, qui provoque une pression dynamique. La pression statique à l'intérieur du fluide en écoulement est inférieure à la pression ambiante (voir Bernouilli), même en bas de l'hélico puisque le fluide ralentit en se diluant dans l'air !
    en revanche, au voisinage d'un obstacle, ou par suite de la viscosité la vitesse doit s'annuler, on a une remontée brusque de la pression statique. C'est cette pression à la surface inférieure des pales qui provoque la sustentation, et c'est aussi cette pression que tu "sens" sur toi quand l'air de l'hélico te rencontre. Remarque : par suite de la physique (complexe) de l'écoulement, la pression à la surface inférieure des pales est supérieure à celle de la face supérieure, il y a donc bien une discontinuité quand tu dessines un circuit fermé traversant les pales.

    Cordialement

    Gilles

  8. #6
    BBFaïta

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    Citation Envoyé par pmdec Voir le message
    Ca baigne ? Oui, réponse A. Non, réponse B. Ne sait pas, réponse C. "C'est quantique", réponse D.
    Réponse E : je klaxonne.

    Plus sérieusement, tu t'affranchis des "multiples tourbillons et vortex" alors que dans le cas de l'hélico dans une boite ils doivent avoir une importance non négligeable.

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  10. #7
    sitalgo

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    Je ne peux pas dire si ton schéma est bon mais il vaut mieux faire d'abord des isobares dynamiques (de 0 à 6 hPa) dont la valeur s'ajoute à celle des isobares atmosphériques.
    On devrait ainsi obtenir des isobares plates mais creusées au droit de l'hélico quelle que soit l'altitude. Je ne saurais donner des détails dans la proximité de l'hélico.
    Mais si t'as l'gosier, Qu'une armure d'acier, Matelasse. Brassens, Le bistrot.

  11. #8
    Ouk A Passi

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    Bonjour à tous,

    Il me semble qu'il sagit là d'une approche originale, bien que l'hélico ne soit pas (encore) dans un bocal.

    La notion d'isobares est très intéressante, mais à dire vrai, j'ai du mal à ... décoller!

    En effet, au sol, le (ou les) rotor(s) doit(vent) développer une force de traction supérieure au poids de l'appareil.
    En valeur absolue, et au signe près, nous avons besoin, a minima que:
    Traction = Masse(hélico) x g = 12000 x 9.81 N

    Nanti de cette notion ultra simple, vous me propulsez à une altitude où règne une pression de 1000hPa.

    Jusqu'à présent, tout va bien: l'hélico est juché sur son perchoir à 108 mètres du sol (rotor à 110mètres).

    Maintenant nous souhaitons décoller.
    Nous avons toujours besoin d'une force de traction égale à 12000 x 9.81 N.

    Vous faites ensuite référence à P = F / S :
    ...
    Je pense que tout le monde est d'accord avec ça ?
    Donc, dans cet exemple : deltaP = 12000N/10m² = 1200N/m² = 12hPa
    MAIS de quoi parlez vous ?
    De pressions relatives ou bien de pressions absolues ???

    Et c'est alors que je décroche totalement.


    Vous avez bien précisé dans votre premier message:
    figures H et Hbis, où ne sont pas figurés les multiples tourbillons et autres vortex au voisinage des extrémités du rectangle
    En effet, le mouvement des pales du rotor développe une force de traction et nous sommes davantage habitués à schématiser le vent induit (très fortement tourbillonnaire) sous la forme d'un flux plutôt que sous celle de strates isobares (cf le dernier dessin du post #2).

    En prenant connaissance de votre approche du sujet, ma réaction a été: "il y a du sophisme dans l'air"
    (air brassé par les pales, bien entendu!).

    En fait, vous ni personne ne paraît satisfait de l'approche qui est faite du problème!

    De plus, votre dernier schéma ne semble pas correspondre à "l'expression du vent de Froude en vol vertical" .
    Il existe en fait une rupture brutale des isobares au niveau du rotor clairement schématisée sur l'une des excellentes études du site "Aerodes":

    Télécharger l'article sous Word, et voir page 11:

    http://aerodes.free.fr/AERODES/helic...e.htm#vertical


    C'était juste pour dire que vous m'avez fortement compliqué l'existence en mettant votre helico à un niveau QFE = 1000 hPa !

    Amicalement.

    @ Sitalgo: je suis heureux de vous retrouver sur ce "topic".

  12. #9
    sitalgo

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    Citation Envoyé par Ouk A Passi Voir le message
    Bonjour à tous,

    En valeur absolue, et au signe près, nous avons besoin, a minima que:
    Traction = Masse(hélico) x g = 12000 x 9.81 N
    C'était déjà des newtons.

    En effet, le mouvement des pales du rotor développe une force de traction et nous sommes davantage habitués à schématiser le vent induit (très fortement tourbillonnaire) sous la forme d'un flux plutôt que sous celle de strates isobares (cf le dernier dessin du post #2).
    Le problème est, in fine, d'obtenir les courbes au sol et au plafond.

    Télécharger l'article sous Word, et voir page 11:
    Ca, ça va nous être fort utile. Je n'ai pas zip sous linux, faut que je voie si je l'ai sous win.

    @ Sitalgo: je suis heureux de vous retrouver sur ce "topic".
    Mais moi de même.
    Mais si t'as l'gosier, Qu'une armure d'acier, Matelasse. Brassens, Le bistrot.

  13. #10
    Ouk A Passi

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    Bjr,

    Ah! P=m.g , vieux réflexe !

    Désolé et à demain.

  14. #11
    pmdec

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    Bonjour,
    Citation Envoyé par BBFaïta Voir le message
    Réponse E : je klaxonne.
    Moi aussi, je n'ai qu'un permis "voiture" ...
    Citation Envoyé par BBFaïta Voir le message
    Plus sérieusement, tu t'affranchis des "multiples tourbillons et vortex" alors que dans le cas de l'hélico dans une boite ils doivent avoir une importance non négligeable.
    Dans un premier temps, il n'y a pas de boîte, mais c'est bien le but, comme tout le monde a l'air de l'avoir deviné ... Dans ce fil, je cherche d'abord à savoir si l'on peut, comme cela a été mentionné dans d'autres, imaginer qu'existe, autour de l'hélico, un volume en dehors duquel l'atmosphère ne serait pas perturbée.

  15. #12
    pmdec

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    Bonjour,
    Citation Envoyé par sitalgo Voir le message
    Je ne peux pas dire si ton schéma est bon mais il vaut mieux faire d'abord des isobares dynamiques (de 0 à 6 hPa) dont la valeur s'ajoute à celle des isobares atmosphériques.
    On devrait ainsi obtenir des isobares plates mais creusées au droit de l'hélico quelle que soit l'altitude. Je ne saurais donner des détails dans la proximité de l'hélico.
    Citation Envoyé par gilles38
    tu raisonnes comme si le vol etait soutenu par une pression hydrostatique. C'est plus compliqué parce qu'il y a un écoulement, qui provoque une pression dynamique. La pression statique à l'intérieur du fluide en écoulement est inférieure à la pression ambiante (voir Bernouilli), même en bas de l'hélico puisque le fluide ralentit en se diluant dans l'air !
    en revanche, au voisinage d'un obstacle, ou par suite de la viscosité la vitesse doit s'annuler, on a une remontée brusque de la pression statique. C'est cette pression à la surface inférieure des pales qui provoque la sustentation, et c'est aussi cette pression que tu "sens" sur toi quand l'air de l'hélico te rencontre. Remarque : par suite de la physique (complexe) de l'écoulement, la pression à la surface inférieure des pales est supérieure à celle de la face supérieure, il y a donc bien une discontinuité quand tu dessines un circuit fermé traversant les pales.
    Merci de vos suggestion. Est-ce que je dis une grosse bêtise en disant que "mes" isobares sont supposés être le résultat de la mesure de la pression "via" PV=nRT (par exemple en supposant qu'on compte les molécules dans un petit volume de taille fixe) ?
    Citation Envoyé par Ouk a Passi
    Merci beaucoup plour le lien :http://aerodes.free.fr/AERODES/helic...e.htm#vertical Je vais essayer de comprendre (il y a beaucoup de calculs, mais aussi des schémas très intéressants : ceux en bas de la page 10 et en haut de la page 11 n'ont pas l'air en contradiction profonde à ce que je raconte/dessine au premier abord). Pour ceux qui ne peuvent/veulent lire les fichiers .zip ou .doc, j'ai fait un transfert vers pdf en pièce jointe (en plus c'est moitié moins "lourd" )
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  17. #13
    pmdec

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    Rebonjour, suite à une mauvaise manip, j'ai envoyé le post précédent avant d'avoir "répondu" à ce passage :
    Citation Envoyé par gillesh38 Voir le message
    tu raisonnes comme si le vol etait soutenu par une pression hydrostatique. .../...
    J'ai essayé d'être le plus "ouvert" possible et de ne pas tenir compte de mes croyances (c'est le mot qui convient parfaitement). La continuité des surfaces isobariques me semble "obligatoire", surtout si l'on ne s'intéresse pas à ce qui se passe au voisinage immédiat des pales. La seule autre configuration que j'imagine être physiquement possible serait l'émission, par l'hélico, de "bulles de quantité de mouvement" : comment dessiner cette hypothèse ? Pourquoi ces bulles (dont l'enveloppe ne peut qu'être à la pression barométrique) se dirigereaient-elles vers le sol ? Comment se passe l'échange de qdm des bulles avec la Terre ?
    Dernière modification par pmdec ; 10/02/2007 à 15h06. Motif: orthographe

  18. #14
    pmdec

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    En repassant par là, je m'aperçois que la fausse manoeuvre du post 12 a aussi conduit à un hiatus dans la citation de Ouk a Passi. Il faut lire :
    Citation Envoyé par Ouk A Passi Voir le message
    .../...
    Il existe en fait une rupture brutale des isobares au niveau du rotor clairement schématisée sur l'une des excellentes études du site "Aerodes":

    Télécharger l'article sous Word, et voir page 11:

    http://aerodes.free.fr/AERODES/helic...e.htm#vertical
    Merci beaucoup plour le lien. Je vais essayer de comprendre (il y a beaucoup de calculs, mais aussi des schémas très intéressants : ceux en bas de la page 10 et en haut de la page 11 n'ont pas l'air en contradiction profonde à ce que je raconte/dessine au premier abord). Pour ceux qui ne peuvent/veulent lire les fichiers .zip ou .doc, j'ai fait un transfert vers pdf en pièce jointe (en plus c'est moitié moins "lourd" )

  19. #15
    invité576543
    Invité

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    Bonjour,

    Sans discuter de la validité ou non des isobares, deux commentaires.

    1) Posé ainsi, c'est le problème stationnaire. Ce qui veut dire que l'énergie est dissipée quelque part, a priori sous forme de chaleur. Le frottement visqueux sur les pales est peut-être un candidat (qui se traduit pour les pales par un couple compensant exactement le couple moteur en phase stationnaire.)

    2) Le modèle stationnaire n'a pas beaucoup de sens en l'absence de gravité, or la gravité ajoute un degré de complexité.

    3) On peut poser le problème en l'absence de gravité, en s'occupant de la phase transitoire (l'hélico est au centre de la boîte, immobile avant le démarrage de la rotation des pales). Il faut un modèle dynamique d'installation progressive des isobares, pas simple du tout. Cette voie semble trop compliqué, forçant le repli sur le modèle stationnaire.

    4) Une autre manière en l'absence de gravité est de prendre une boîte infinie en hauteur, et de gérer la phase stationnaire. La question est alors la vitesse de montée pendant cette phase stationnaire, en postulant une invariance de la forme des isobares par rapport à l'hélico. Mais le modèle n'est plus le même, le modèle stationnaire donnant une accélération nulle. (Les isobares sont complètement différentes.)

    5) Dans le cas des isobares avec isobre à 1000 conservé, le mouvement de l'air est stationnaire, et est une rotation "torique". Il y a une certaine énergie cinétique dans le mouvement de l'air. C'est l'équivalent du terme d'énergie de rotation des roues dans le modèle mécanique proposé dans l'autre fil. Je vais proposer une modification du modèle mécanique, incorporant une motorisation continue et une dissipation.

    Cordialement,

  20. #16
    pmdec

    Re : Les aventures de l'hélico, de la bulle et des isobares.

    Bonsoir,
    Citation Envoyé par mmy Voir le message
    .../...
    2) Le modèle stationnaire n'a pas beaucoup de sens en l'absence de gravité, or la gravité ajoute un degré de complexité.

    3) On peut poser le problème en l'absence de gravité, en s'occupant de la phase transitoire (l'hélico est au centre de la boîte, immobile avant le démarrage de la rotation des pales). Il faut un modèle dynamique d'installation progressive des isobares, pas simple du tout. Cette voie semble trop compliqué, forçant le repli sur le modèle stationnaire.

    4) Une autre manière en l'absence de gravité est de prendre une boîte infinie en hauteur, et de gérer la phase stationnaire. La question est alors la vitesse de montée pendant cette phase stationnaire, en postulant une invariance de la forme des isobares par rapport à l'hélico. Mais le modèle n'est plus le même, le modèle stationnaire donnant une accélération nulle. (Les isobares sont complètement différentes.)
    .../...
    Je n'envisage pas d'absence de gravité pour cette "expérience" ! (pas de bravité => pas d'isobares "naturelles" (merci pour l'orthographe, j'avais toujours dit un isobare, mais le TLF confirme la tienne)
    Citation Envoyé par mmy Voir le message
    .../...
    1) Posé ainsi, c'est le problème stationnaire. Ce qui veut dire que l'énergie est dissipée quelque part, a priori sous forme de chaleur. Le frottement visqueux sur les pales est peut-être un candidat (qui se traduit pour les pales par un couple compensant exactement le couple moteur en phase stationnaire.)
    .../...
    Est-ce vraiment stationnaire ? Il doit y avoir une "diffusion latérale", comme le dit mariposa (oui, oui, c'est moi qui écrit ça ! (mais je ne pense pas que ça se passe comme il le dit : à mon avis, c'est la surpression, générée sous lui par l'hélico, et qui est "entretenue" par lui, qui dévie le courant d'air.) Cette "diffusion" entraîne l'atmosphère à la fois de plus en plus vite ET de plus en plus loin (dans ce cas, pas d'étude "stationnaire" possible). Mais cet entraînement doit être limité par quelquechose : sinon le vol stationnaire deviendrait ou impossible (courant d'air descendant supérieur à la vitesse de montée maxi de l'hélico) ou, au moins, de plus en plus difficile. Or il n'a l'air de rien en être quand on "voit" un hélico faire du stationnaire : est-ce que l'atmosphère réelle n'est jamais assez calme pour éviter l'entraînement "ailleurs" de la masse d'air perturbée ?
    Ce qui a l'air certain, c'est que le vol stationnaire demande plus de puissance que le vol avec déplacement horizontal, mais moins à proximité du sol, comme le suggèrent les performances relevées pour le "Lama" :
    "(...) peut transporter des charges à l'élingue de 1 135 kg. Détient le record mondial d'alt. par hélice (12 442 m) et le record d'atterrissage en haute montagne (se pose à 6 858 m). Masse maximale : 1 950 kg, avec charge externe de 2 300 kg. Moteur : 1 turbomoteur Artouste III B Turboméca de 870 ch. Performance à la masse de 1 950 kg. Vitesse maximale 210 km/h, de croisière 192 km/h, ascensionnelle 5,5 m/s, plafond pratique 5 400 m, en vol stationnaire dans l'effet de sol 5 050 m, hors d'effet de sol 4 600 m, distance franchissable 515 km."
    Citation Envoyé par mmy Voir le message
    .../...
    5) Dans le cas des isobares avec isobre à 1000 conservé, le mouvement de l'air est stationnaire, et est une rotation "torique". Il y a une certaine énergie cinétique dans le mouvement de l'air. C'est l'équivalent du terme d'énergie de rotation des roues dans le modèle mécanique proposé dans l'autre fil. Je vais proposer une modification du modèle mécanique, incorporant une motorisation continue et une dissipation.

    Cordialement,
    Ca c'est un bon plan !

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