PS. Je suis aussi sceptique que toi sur la pertinence de la psychanalyse chez des enfants en bas age. Question de logique appliquer, avant d'analyser des données, il faut d’abord les accumuler.
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PS. Je suis aussi sceptique que toi sur la pertinence de la psychanalyse chez des enfants en bas age. Question de logique appliquer, avant d'analyser des données, il faut d’abord les accumuler.
article interessant sur la discussion à propos du livre noir :
http://www.pseudo-sciences.org/artic...id_article=541
Je crains d'être d'accord avec beaucoup de choses de ton lien, néanmoins pas la suivante
Je crois plutôt que, à côté d'une pratique "artistique" de la psychanalyse, va se mettre en place une pratique scientifique où les croyances et thérapies seront jugées et modifiées à l'aune des fait. Toutes les professions médicales ont commencées par des recettes de grand-mère -y compris la médecine elle-même. C'est simplement dommage de voir les bloquages dogmatiques à cette évolution, et donc les années perdues pour les gens qui auraient pu en bénéficier avec une évolution plus rapide.La psychanalyse est incontestablement sur le déclin. Elle a marqué le 20e siècle et va progressivement disparaître, au moins du domaine scientifique et médical.
Bonjour,
Parlant de la psychanalyse. C'est l'enfance de la psychologie et de la psychiatrie. Il faut comprendre que ces notions n'ont qu'une centaine d'années et qu'avant, la compréhension du comportement humain tenait que de la philosophie (en tout respect pour les philosophes). Dans ce domaine chaque pas entraîne une découverte et il est dangereux de parler de la disparition ou pas d'une école de pensée.
Avons-nous accumuler, à cette datte, assez de preuve de »l’inefficacité » de la psychanalyse pour en faire abstraction?
Bonjour jackboldBonjour,
Parlant de la psychanalyse. C'est l'enfance de la psychologie et de la psychiatrie. Il faut comprendre que ces notions n'ont qu'une centaine d'années et qu'avant, la compréhension du comportement humain tenait que de la philosophie (en tout respect pour les philosophes). Dans ce domaine chaque pas entraîne une découverte et il est dangereux de parler de la disparition ou pas d'une école de pensée.
Avons-nous accumuler, à cette datte, assez de preuve de »l’inefficacité » de la psychanalyse pour en faire abstraction?
la psychanalyse disparaitra sans doute comme tout ce qui existe...
Dire qu'elle est l'enfance de la psychologie est faux.
Les attaques viennent souvent d'ignorants en la matière.
Les critiques supposent un long travail.(pas un des auteurs du livre noir ne comprend un traître mot de ce que dit Lacan: quel crédit leur accorder ?)
Quant à évoquer son inefficacité... on aimerait savoir sur quelles bases... les témoignages directs (les allégations invérifiables ne me convainquent pas) que je peux recueillir vont plutôt dans l'autre sens... Je peux d'ailleurs en dire autant de ceux qui autour de moi ont consulté un psy cognitiviste.
Nous avions il y a longtemps évoqué la psychanalyse d'enfants qui me laissait sceptique: j'ai appris la semaine dernière qu'un petit garçon de 4 ans était en analyse depuis 6 mois à cause d'angoisses existentielles plutôt étonnantes à cet âge... d'après la mère "il fait des progrès remarquables"... mon scepticisme a priori est réfuté.
Sans vouloir te vexer, c'est la pire source possible.
Prenons par exemple les thérapies "chambres hyperbarres" pour les enfants souffrant de paralysie cérébrale. On a actuellement aucune évidence d'effet positif provenant de tests rigoureux en double aveugle (il y en a eu!). Par contre si tu interroge les mamans qui se sont impliquées à fond là dedans, il y a un effet important. Va expliquer ça aux mères par contre...
La psychanalyse est une sous-branche en quelques sortes de la psychologie. Elle n'est pas proche, c'est une descendante... Donc à ne pas confondre effectivement, mais ça n'empêche pas de parler de psychanalyse!
Mais là on tourne en rond je pense...
Bonsoir,
Pour cesser de tourner en rond il faut se situer un peu dans le temps. Le premier laboratoire de psychologie est celui établis par Freud en Allemagne (si je me rappelle bien le lieu...) Il a procéder par une technique qu'il a appelée psychanalyse ou il a tenter de comprendre des comportements humains déviants.
Quelque années plus tard, les comportementalistes se sont basés sur les travaux de Pavlov (conditionnement simple du reflex) d’abord et, entre autres, ceux de Thordyke en Angleterre cette école de pensée a été reprise en partie par l'école Américaine dont la figure dominante est celle de Skinner et du comportementalisme et du conditionnement opérant (Behavioriste) fin années cinquante début soixante (approximativement). Et on retient Roger humaniste 1960 à … prônant l’écoute active conduisant à la prise de conscience par le sujet de sa propre dynamique et par introspection trouver ses propres solutions. Se dessine alors le cognitivo- comportementalisme. Pendant ce temps Piaget analysait le développement de la personne et d’autres travaillait à établir les échelles de la pensée morale Ceci est une chronologie bien approximative et succincte, bien sûr, mais tout ces éléments font partie de la psychologie.
Nous discutons de la valeur thérapeutique de ces écoles de penser dans le résultat des applications.
Est-ce que ça situe suffisamment?
bonne nuit.
Bonjour jackboldtBonsoir,
Pour cesser de tourner en rond il faut se situer un peu dans le temps. Le premier laboratoire de psychologie est celui établis par Freud en Allemagne (si je me rappelle bien le lieu...) Il a procéder par une technique qu'il a appelée psychanalyse ou il a tenter de comprendre des comportements humains déviants.
Quelque années plus tard, les comportementalistes se sont basés sur les travaux de Pavlov (conditionnement simple du reflex) d’abord et, entre autres, ceux de Thordyke en Angleterre cette école de pensée a été reprise en partie par l'école Américaine dont la figure dominante est celle de Skinner et du comportementalisme et du conditionnement opérant (Behavioriste) fin années cinquante début soixante (approximativement). Et on retient Roger humaniste 1960 à … prônant l’écoute active conduisant à la prise de conscience par le sujet de sa propre dynamique et par introspection trouver ses propres solutions. Se dessine alors le cognitivo- comportementalisme. Pendant ce temps Piaget analysait le développement de la personne et d’autres travaillait à établir les échelles de la pensée morale Ceci est une chronologie bien approximative et succincte, bien sûr, mais tout ces éléments font partie de la psychologie.
Nous discutons de la valeur thérapeutique de ces écoles de penser dans le résultat des applications.
Est-ce que ça situe suffisamment?
bonne nuit.
pour qu'une comparaison soit possible entre les écoles, il faut peut être s'assurer qu'elles aient le même objectif...
C'est ce qu'on a parfois du mal à comprendre avec l'analyse lacanienne: elle n'est PAS une thérapie, même si elle peut avoir des effets thérapeutique...
Peut on également comparer l'approche systémique, qui n'est pas normative et l'approche cognitiviste qui vise l'adaptation, c'est à dire qui s'oriente selon une norme ? (il n'y a d'ailleurs aucun reproche à faire à aucune de ces écoles pour le choix de leur finalité... l'espèce humaine est suffisemmment diversifiée pour qu'un large panel de possibilités soit désirable)
Faut quand même pas pousser Fechner dans les orties.
pour le premier laboratoire à proprement parler, perso, j'aurais dit Wundt (1831-1920). Il a ouvert le premier laboratoire de psychologie expérimentale à Leibniz en 1879 (époque à laquelle Freud faisait son service militaire, et n'avait pas encore mis le nez dans la psychanalyse). Quoi qu'il en soit, Wundt est un élève de Fechner (1801-1887), et tous deux se sont lancés dans la psychologie avant Freud (1856-1939).
Fabrice.g, je suis assez étonné -et en même temps très intéressé- que tu conseilles dans ce thread à un intervenant de lire Kant, Kuhn ou Popper comme épistémologues de la psychologie. Kuhn, à la limite, pourquoi pas, mais Kant récuse explicitement la psychologie comme fondement des sciences de l'homme, et Popper le suit très précisément sur ce point.
Question subsidiaire : Cela posé, je me demande d'ailleurs comment Wundt peut bien utiliser Kant pour fonder sa méthode. Tout en sachant que Wundt est neo-kantien ("axiologique", je crois, comme on dit), je ne l'ai jamais lu, et un petit topo même rapide m'intéresserait beaucoup.
Merci
Je trouve un peu étrange qu'on parle des "ateliers" de Freud... pour Piaget, je comprends bien... mais il me semble que Freud exerçait dans un cabinet et ne se livrait pas à des "expériences" à des fins statistiques... même si les analyses qu'il menait avaient valeur d'expérience... Il y a une contradiction entre la démarche objectivante qui prévaut dans ce qui se joue sous le vocable d'"atelier" et l'impossibilité pour l'analyste de se défaire de son statut de sujet, même si la place qu'il occupe est censée être celle de l'objet du désir qui soutient la parole de l'analysant...
C'est également en ce sens qu'il y a incommensurabilité des "techniques" qui sont rangées dans la vaste catégorie de la "psychologie"
Bonsoir. Merci de la correction! !Faut quand même pas pousser Fechner dans les orties.
Bonjour.
Les rectifications référentielles faites, venons en à ce que je voulais aborder.
Personnellement, je pense qu'il faut être progressiste. Sans abstraire les efforts du passé, l'utilisation de voies, visions et techniques nouvelles, ainsi que le suivie des recherches contemporaines, ne peuvent que nous mener à une plus grande compréhension de l'humain et, de ce fait, à une meilleure intervention dans le "coaching" interactif que nous nous donnons. Je dis bien interactif car, dans ce domaine, l'aidant se sert, presque constamment, de l’aider pour progresser dans sa démarche de perception du comportement humain. Et il doit, lui-même, s'y intégrer comme sujet d'observation.
D'autre part, il est aussi essentiel que, si une de ces visions du comportement s'avère fausse, il faille l'éliminer des considérations pour que l'ensemble demeure vraie et que nous ne nous perdions pas.
Cette élimination ne doit pas être définitive cependant. Car il arrive très fréquemment que d'anciennes pratiques se révèlent utiles lorsque la découverte de nouveau faits font irruptions.
En conclusion donc, Je me range plutôt du côté des cognitivo analytique tout en gardant dans mes archives (si je peut l'exprimer ainsi) Le travail des psychanalystes qui ont fait leur temps.