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Apaiser les peurs du réchauffement climatique



  1. #61
    yves25
    Modérateur

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique


    ------

    Bonsoir
    Jamais le GIEC, à ma connaissance, n'a envisagé un scénario à la Vénus.

    Il y a une différence notable entre Vénus et la Terre: c'est que Vénus est plus proche du soleil En fait la constante solaire y est le double de celle de la Terre, il y a donc deux fois plus d'UV que sur Terre et ce sont ces UV qui ont décomposé la vapeur d'eau sur Vénus mais pas sur Terre où il a plu.

    Pour qu'un scénario à la Vénus soit possible sur Terre, il faut évaporer l'eau des océans et el faut disssocier la vapeur d'eau corespondante.

    Cette image qu'emploie Reeves est outrée, très largement, compte tenu de sa popularité, il devrait éviter de dire ce genre de choses. En rester aux risques proches et réels est largement suffisant sans en rajouter des tonnes.

    De toute manière, il n'est pas spécialiste du climat.

    -----
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...

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  3. #62
    muller.charles

    Citation Envoyé par mary.shostakov Voir le message
    Pour Hubert Reeves et les Scientifiques du GIEC, je n'ai pas de source, sauf, parfois, ce qu'ils disent à la Télévision lorsque les journalistes les interrogent, ce qui n’est pas très fiable. Je ne suis pas une scientifique. (...)
    Mary, je ne suis pas scientifique non plus, mais je lis attentivement la production du GIEC. Je te confirme qu'il n'annonce pas un scénario à la Vénus (pour le moment ). Je te confirme aussi qu'entre ce qu'un expert du GIEC dit à la télévision, et ce qu'un rapport du GIEC dit au-delà des résumés (pour décideurs, de chapitre), il y a un monde. Pour découvrir ce monde... il faut lire en détail les rapports du GIEC. C'est un immense verre à moitié plein et à moitié vide, dont une seule et même moitié est toujours mise en avant.

    Citation Envoyé par meteor31 Voir le message
    sur le long terme OK mais justement nous sommes dans l'étude du relativement court terme (50% du forçage dans les 30 dernières années ce n'est pas du long terme)
    (...)
    C'est là où je reste dubitatif. Si l'on parle réponse transitoire du climat, on observe (comme Hansen 2005) le chauffage exprimé (en surface et atmosphère) et celui non exprimé (ou exprimé dans les océans, avec diffusion lente... et mesure difficile).

    Que le radiateur soit allumé depuis 3, 30 ou 300 ans, ce n'est pas très grave. Le fait est que l'on a 3 W/m2 de forçage GES en 2007, on peut voir en 2007 ce qu'ils ont donné (minus les négatifs). Ce qu'ils donneront en 2057 ou 2157 ou 3007 (minus les négatifs dans l'intervalle), c'est la réponse à l'équilibre. Mais comme le climat n'est pas à l'équilibre, les 0,75°C dont on parle sont de toute façon la réponse transitoire et la seule sur laquelle on puisse parler de manière empirique.

    De mémoire, les 19 modèles AR4 sont entre 1,2 et 2,7 °C de réponse transitoire à un doublement, soit 3,7 W/m2 (mais je confirmerai cela, je n'ai pas présentement le tableau de récap. sous la main).
    Dernière modification par Yoghourt ; 11/04/2007 à 13h22. Motif: Fusion de 2 msgs d'affilée du même auteur
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  4. #63
    invite73192618

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Ok voici mes conclusions (pas de raison que ça finisse la discussion: c'est juste par politesse notamment pour muller.charles).

    D'abord je constate que, en dehors de préférer les fourchettes basses (ce qui se défend autant que les fourchettes hautes, et j'y passerais pas des heures) tu es d'accord avec l'idée qu'un réchauffement global intervient actuellement et pour le prochain siècle. C'est un point d'accord très significatif: comme tu le soulignes le consensus scientifique est somme toute très récent.

    Reste la question des conséquences, ce qui est la question principale.

    A long terme, tu combats la peur du scénario vénusien avec l'aide de miniTAX et d'autres. C'est assez convainquant, et d'une certaine façon il est un peu vain de se préoccuper du trop long terme: notre capacité prédictive n'est pas là.

    A l'échelle du siècle ce raisonnement ne tient plus: oui on peut prédire et c'est pas joli pour les humains: le changement des précipitations, la diminution des terres arables, l'augmentation des phénomènes extrêmes, etc.

    Dans ce que tu réponds je vois deux lignes qui se tiennent:

    -une ligne "il y aura des gagnants et des perdants", ce que j'assimile à une croyance en un monde juste. C'est àmha une des croyances parmi les plus dangereuses qui soient. Non merci.

    -une ligne "il y a autre chose à faire de plus important". Ce faisant tu supposes que le vase est clos: l'investissement qui est mis du côté du RC ne l'est pas ailleurs. Je suis en désaccord là-dessus: l'électricité nucléaire est compétitive (1/3 de l'énergie), de même que le transport électrique, de même que le solaire thermique, ainsi que deux/trois trucs mineurs. Surtout: les externalités des énergies fossiles sont largement négligées, que ce soit au niveau du réchauffement globale mais aussi de la pollution locale: combien de cancer? Combien de maladies respiratoires chroniques?? ... investir dans la lutte contre le changement climatique, c'est aussi économiser bien des cochonneries.

    Au plaisir

  5. #64
    mary.shostakov

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par muller.charles Voir le message
    Mary, je ne suis pas scientifique non plus, mais je lis attentivement la production du GIEC. Je te confirme qu'il n'annonce pas un scénario à la Vénus (pour le moment ). Je te confirme aussi qu'entre ce qu'un expert du GIEC dit à la télévision, et ce qu'un rapport du GIEC dit au-delà des résumés (pour décideurs, de chapitre), il y a un monde. Pour découvrir ce monde... il faut lire en détail les rapports du GIEC. C'est un immense verre à moitié plein et à moitié vide, dont une seule et même moitié est toujours mise en avant.
    Je dois vous confier qu’il y a moins d’un an, mes convictions les plus intimes me portaient à croire que les changements climatiques allaient provoquer la disparition de l’humanité entière et de presque toute vie sur terre car je ne me renseignais qu’auprès des programmes télévisés, des journaux et des publications de vulgarisation scientifique.
    Mon intime conviction s’est transformée en doute le jour où je me suis aperçue qu’on coupait systématiquement la parole à tous ceux, scientifiques ou non, qui tentaient de défendre un point de vue opposé au mien.
    Je me rappelle exactement le jour où un scientifique du CNRS, climatologue de formation, a voulu soutenir pendant une émission radiophonique que le niveau des mers n’avaient pas monté du tout, contrairement à ce que qu’affirmaient d’autres scientifiques envoyés par Greenpeace et participant à la même émission. Il n’a pas pu s’exprimer plus de trente secondes. On l’a interrompu sans ménagement, tandis que les autres ont continué à parler pendant une demi-heure de la catastrophe provoquée par l’homme, phénomène auquel je croyais dur comme le fer, pourtant.
    Maintenant, le doute s’est installé en moi et je trouve des raisons de douter de la catastrophe annoncée.
    Le Scénario Vénusien, qui me faisait trembler de peur jusqu’à présent, par exemple, est réfuté par tout le monde. C’est ce que je constate ici-même, sur ce forum, où s’expriment de vrais scientifiques.
    Ma dernière trouvaille se trouve dans le magazine de Science et Vie. Il y a deux ou trois mois, Londres devait geler dans pas longtemps sous l’influence de la modification du trajet du Gulf Stream et maintenant ils nous disent que les mesures les plus sophistiquées qu’on vient d’effectuer dans le Gulf Stream indiquent que ce courant n’a pas varié d’un cheveu malgré tous les rejets de CO2 par l’homme et toute la fonte du glacier du Groenland qui devait refroidir je ne sais quelle couche de l’Océan Atlantique.
    C’est à perdre son Latin!

  6. #65
    meteor31

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par mary.shostakov Voir le message
    Je me rappelle exactement le jour où un scientifique du CNRS, climatologue de formation, a voulu soutenir pendant une émission radiophonique que le niveau des mers n’avaient pas monté du tout,
    ...
    C’est à perdre son Latin!
    oui enfin il ne faut pas non plus aller dans l'autre sens et se dire que tout va et va aller comme dans le meilleur des mondes.
    Je ne sais pas qui est ce scientifique du CNRS mais celà m'étonnerait qu'il ait dit que "le nivau des mers n'avait pas monté du tout".
    Ce que l'on peut dire c'est que la vitesse actuelle est de 3.0 à 3.5 mm/an.
    Il s'agit d'une mesure satellitaire (Topex-Poseidon/Jason) que pas grand-monde, à ma connaissance, ne remet en cause.

    On est certes très éloigné de l'effet Vénus, mais il n'en reste pas moins que, selon notre rythme d'émissions de GES, nous subissons une augmentation continue de la température sur le globe.
    Il y a certainement d'autres facteurs naturels mais nous n'y pouvons rien.
    Il s'agit maintenant de savoir les dangers que celà représente, et en fonction, ce que nous pouvons faire pour l'éviter ou la minimiser.

    Il ne s'agit donc pas d'avoir peur mais d'analyser et d'agir avec toute la rigueur nécessaire.
    Il est assez clair que la presse a besoin de vendre pour vivre et on la voit mal vendre beaucoup en tenant un discours sobre et neutre.
    Il faut le savoir quand on la lit, mais ce n'est pas toujours facile de prendre le recul indispensable.

  7. #66
    muller.charles

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par Jiav Voir le message
    (...)
    Reste la question des conséquences, ce qui est la question principale.
    (...)
    A l'échelle du siècle ce raisonnement ne tient plus: oui on peut prédire et c'est pas joli pour les humains: le changement des précipitations, la diminution des terres arables, l'augmentation des phénomènes extrêmes, etc.
    Ah non, désolé, tu passes là de l'existence d'un RC (modéré et plutôt bénéfique pour le moment) à des capacités prédictives que l'on n'a pas et à l'assertion discutable que les conséquences du RC actuel seront forcément dramatiques. Les changements de précipitation sont une constante locale du climat (en variabilité annuelle ou décennale), un RC modéré serait favorable à l'agriculture en général, les phénomènes extrêmes ne seront pas nécessairement augmenté de manière très sensible (la cyclogenèse en zone tropicale ou modérée n'est pas vraiment un domaine "consensuel" des prédictions actuelles), etc.

    Donc je rectifie : si la sensibilité climatique est faible, il n'y a pas de raison que le RC induise des catastrophes (en tout cas, pas de catastrophes importantes par rapport aux autres problèmes présents et futurs de l'humanité) ni que l'adaptation soit difficile. Et comme nous sommes à peu près au même degré d'incertitude sur la sensibilité qu'au début de la modélisation, les décideurs ne sont guère plus éclairés sur le degré d'urgence de la question.

    Dans ce que tu réponds je vois deux lignes qui se tiennent:
    -une ligne "il y aura des gagnants et des perdants", ce que j'assimile à une croyance en un monde juste. C'est àmha une des croyances parmi les plus dangereuses qui soient. Non merci.
    Euh... je ne crois pas spécialement en une justice "naturelle", ni que cela ait un rapport avec le climat. Il y a des perdants et des gagnants dans tous les phénomènes analysables en termes de pertes et de gains, ensuite on fixe les règles du jeu. "On", c'est-à-dire les collectivités humaines.

    -une ligne "il y a autre chose à faire de plus important". Ce faisant tu supposes que le vase est clos: l'investissement qui est mis du côté du RC ne l'est pas ailleurs. Je suis en désaccord là-dessus: l'électricité nucléaire est compétitive (1/3 de l'énergie), de même que le transport électrique, de même que le solaire thermique, ainsi que deux/trois trucs mineurs. Surtout: les externalités des énergies fossiles sont largement négligées, que ce soit au niveau du réchauffement globale mais aussi de la pollution locale: combien de cancer? Combien de maladies respiratoires chroniques??(...)
    Non, je suis agnostique sur la transition énergétique en général (disons que j'y suis favorable sur le principe, mais pas pertinent au-delà du café du commerce de mes convictions personnelles). Simplement, les beaux discours sur les éoliennes ou le solaire se fracassent vite sur le mur de la réalité. Les Occidentaux n'ont pas toujours conscience du dénuement de base de leurs contemporains (sauf quand ils immigrent chez eux, peut-être), lesquels veulent simplement atteindre pour leur population un niveau moyen de confort, de santé, d'hygiène ou de prospérité que l'on connaît depuis chez nous déjà 40 ou 50 ans. Les pays en passe d'y parvenir sont ceux qui consomment beaucoup d'énergie, au point d'être très prochainement et pour un certain temps les premiers émetteurs de la planète.

    Le problème est là, pas ailleurs, et ce problème est pour l'instant le non-dit des affaires climatiques. Une politique en ce domaine n'a de sens que si elle est globale. Donc, on parle dans le vide tant qu'on ne répond pas aux questions de base : quelle réduction ou quel objectif (quelle quantité maximum de CO2 dans l'atmosphère) ? quel rythme ? quelle méthode pour y parvenir ? quel coût pour les économies par rapport au scénario BAU? quelle répartition du coût ?

    Au fond, c'est un peu comme une assurance. Si on te dit qu'il y a un risque de tempête sur ta maison et qu'il faut le prévenir, tu n'as rien contre a priori. Simplement, comme il y a déjà plein d'autres risques pour ta maison, tu te renseignes sur la nature et la probabilité exactes de ce risque-là et, bien sûr, sur le coût de la police d'assurance par rapport à ton budget.
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

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  9. #67
    mary.shostakov

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par meteor31 Voir le message
    Ce que l'on peut dire c'est que la vitesse actuelle [de la montée des eaux] est de 3.0 à 3.5 mm/an.
    C'est quand même pas beaucoup, 3 ou 4 mm par an. Il y a des endroits où la montée des eaux causée par la marée est de 7 mètres en 6 heures !
    Mais je comprends que si on calcule 3 mm par an pendant 10 000 ans, on trouve 30 mètres de montée des eaux, ce qui n'est pas sérieux car toute l'eau contenue dans les glaciers permet d'atteindre 6 ou 7 mètres et pas plus.
    Maintenant il reste à savoir si les glaciers vont tous fondre entièrement. Et là ce n'est pas sûr, puisque les glaciers du Groenland et de l'Antarctique sont constamment réalimentés par des chutes de neige sur leur majeure partie, surtout au centre.
    Quelqu'un sait-il si ces glaciers vont un jour s'arrêter de déverser de l'eau dans les océans avant d'avoir complètement disparu? Parce que si on le sait, on sait automatiquement de combien de mètres les eaux vont monter et on sait quels endroits des côtes il faudra quitter pour aller habiter sur les hauteurs, qui sont en général peu peuplée, mais qui sont froides, ce qui ne devrait pas poser de problèmes si le échauffement se poursuit.
    Que de qestions!

  10. #68
    miniTAX

    Citation Envoyé par Jiav Voir le message
    Surtout: les externalités des énergies fossiles sont largement négligées, que ce soit au niveau du réchauffement globale mais aussi de la pollution locale: combien de cancer? Combien de maladies respiratoires chroniques?? ... investir dans la lutte contre le changement climatique, c'est aussi économiser bien des cochonneries.
    Les renouvelables, dont la plus grande source est le bois de chauffe et non les formes plus "IN" comme le solaire, l'éolienne ou le biogaz, ont aussi d'énormes externalités. On est en train de déforester en Asie pour produire de l'huile de palme ce qui entraîne des dégâts énormes sur la biodiversité et l'érosion des sols.
    L'éthanol fait à partir du maïs a fait exploser les prix du maïs alimentaire ce qui touche de plein fouet les pauvres du Mexique. Les fumées dans les habitations des pays pauvres dues aux foyers qui brûlent le bois ou la bouse séchée sont une des premières de réduction de l'espérance de vie dues aux maladies respiratoires. Sans compter que dans plein de pays pauvres, même dans les grandes villes, le seul combustible pour la cuisine est le bois (renouvelable donc), avec les conséquences catastrophiques qu'on peut imaginer sur l'environnement.

    Obliger les pays pauvres à se passer d'énergies fossiles comme le Sierra Club qui fait pression sur les banques pour les dissuader de financer des centrales électriques au charbon ou au gaz dans ces pays, c'est chercher à maintenir ces gens dans la pauvreté: on ne fait pas marcher des trains, des usines ou des hôpitaux avec des panneaux solaires. Et les barrages hydrauliques sont combattus par d'autres groupes écologiques qui avancent l'argument de destruction de la biodiversité et d'émission de méthane.

    Quand tu racontes une histoire d'externalités, il faut la raconter jusqu'au bout

    Citation Envoyé par mary.shostakov Voir le message
    C'est quand même pas beaucoup, 3 ou 4 mm par an. Il y a des endroits où la montée des eaux causée par la marée est de 7 mètres en 6 heures !
    7 mètres de marnage ? Les endroits où ça se produit, c'est carrément l'exception et non la norme.
    En ce qui concerne la montée des eaux, la vitesse de ces dernières années est tout sauf exceptionnel. La moyenne sur ces 10.000 ans, c'est 13 mm/an (la mer était à 130 m plus bas il y 10.000 ans) et lors de la sortie de la glaciation, la vitesse pouvait atteindre 70 mm/an, soit 20, 30x plus que maintenant, un vrai "déluge" au sens biblique.
    Par ailleurs, il y a eu des épisodes de très forte montée des eaux, à une vitesse extrêmement rapide. Ainsi, on a des descriptions précises de périodes où le port de Bordeaux était submergé plusieurs années de suite sous les eaux.
    S'il y a une menace qui s'est bien dégonflée, c'est bien celle de la montée de l'océan au vue des toutes dernières observations (il suffit de lire le Résumé du GIEC 2007).
    Dernière modification par Yoghourt ; 11/04/2007 à 13h31. Motif: Fusion de 2 msgs d'affilée du même auteur
    Face à une réalité complexe, il y a toujours une explication simple
    et systématiquement... fausse

  11. #69
    muller.charles

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par muller.charles Voir le message
    (...)
    De mémoire, les 19 modèles AR4 sont entre 1,2 et 2,7 °C de réponse transitoire à un doublement, soit 3,7 W/m2 (mais je confirmerai cela, je n'ai pas présentement le tableau de récap. sous la main).
    Précision : la réponse climatique transitoire à un doublement CO2 (3,7 W/m2) des modèles GCM de l'AR4 GIEC se situe dans la fourchette 1,3-2,6 °C.

    Il est à noter que les modèles divergent sensiblement sur le rapport réponse transitoire / sensibilité à l'équilibre : la première va de 44% à 68% de la seconde. Par exemple, le modèle français IPSL-CM4 prévoit 2,1 °C en transitoire et 4,4 °C à l'équilibre, alors que le modèle allemand ECHAM5 prévoit 2,2 °C en transitoire et 3,4 °C à l'équilibre. Cette divergence provient sans doute de l'océan (de la manière dont il stocke et diffuse la chaleur selon chaque modèle).
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  12. #70
    GillesH38a

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par miniTAX Voir le message
    Obliger les pays pauvres à se passer d'énergies fossiles comme le Sierra Club qui fait pression sur les banques pour les dissuader de financer des centrales électriques au charbon ou au gaz dans ces pays, c'est chercher à maintenir ces gens dans la pauvreté: on ne fait pas marcher des trains, des usines ou des hôpitaux avec des panneaux solaires. Et les barrages hydrauliques sont combattus par d'autres groupes écologiques qui avancent l'argument de destruction de la biodiversité et d'émission de méthane.

    Quand tu racontes une histoire d'externalités, il faut la raconter jusqu'au bout
    merci pour ton vibrant appel à la décroissance de la consommation d'énergie tout court, miniTAX, parce que bien évidemment se passer d'énergie fossiles est peut etre un choix à l'heure actuelle, mais il y aura forcement un moment ou ce sera une nécessité absolue !

  13. #71
    muller.charles

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par gillesh38 Voir le message
    merci pour ton vibrant appel à la décroissance de la consommation d'énergie tout court, miniTAX, parce que bien évidemment se passer d'énergie fossiles est peut etre un choix à l'heure actuelle, mais il y aura forcement un moment ou ce sera une nécessité absolue !
    Aïe, cela va repartir sur les "pics"

    Mais selon divers scénarios du GIEC (pour revenir au climat), nous pourrons très bien consommer du fossile jusqu'en 2100, et qui plus est en grandes quantités. Serais-tu par hasard sceptique sur cette dimension-là des travaux de la noble institution?
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  14. #72
    mary.shostakov

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par muller.charles Voir le message
    Mais selon divers scénarios du GIEC (pour revenir au climat), nous pourrons très bien consommer du fossile jusqu'en 2100, et qui plus est en grandes quantités.
    Les défenseurs du réchauffement disent parfois que la quantité de CO2 produite depuis que le monde existe et renfermée dans les couches terrestres va être entièrement rejetée à l’atmosphère si nous continuons à brûler de l’Essence, du Mazout et du Gaz Naturel comme nous le faisons, ce qui risque d’être catastrophique. Hors, si j’en croie le Wikipedia, le Pétrole est un produit du passé géologique d’une région issu de la succession de trois circonstances plutôt exceptionnelles: l’accumulation de matière organique, la maturation de la matière organique et le piégeage des hydrocarbures. Le Wikipedia ajoute: On voit ainsi qu’il faut un véritable concours de circonstances pour mener à la création d’un gisement de pétrole (ou de gaz), ce qui explique d’une part que seule une infime partie de la matière organique formée au cours des ères géologiques se soit transformée en énergie fossile et, d’autre part, que ces précieuses ressources soient réparties de manière très disparate dans le monde.

    Dans ces conditions, est-il logique d’affirmer que la totalité du CO2 produit depuis que le monde existe et renfermée dans les couches terrestres va être entièrement rejetée à l’atmosphère si nous continuons à brûler de l’Essence, du Mazout et du Gaz Naturel à la cadence actuelle?

    (Ce qui me fait peur - -, c’est que les programmes télévisés sur le réchauffement de la planète diffusés par la BBC donnent l’impression que si toutes les quantités de carbone produites depuis la nuit des temps étaient rejetées à l’atmosphère, les dinosaures risquent de revenir et de s’emparer à nouveau du monde.)

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  16. #73
    yves25
    Modérateur

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Bonsoir

    Pour apaiser ces craintes ; le CO2, sur Terre est essentiellement piégé dans les sédiments. Pour le libérer, il faudrait faire un très gros effort, non?

    Quant aux dinosaures, Jurassic Park me semble approprié.

    Que le réchauffement soit porteur de certains risques, ce n'est pas discutable , mais on est quand même très très loin de tout ça.

    Je note quand même que charles muller a beaucoup mué ces derniers temps: le réchauffement n'est plues contesté, le réchauffement à venir ne l'est plus non plus (mis à part intervention du dieu des Egyptiens) . Ce qu'il nous dit maintenant, c'est qu'à son avis (sic) on sera dans la fourchette basse et que les conséquences ne seront sans doute pas bien graves.

    Evolution intéressante!
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...

  17. #74
    Boooyaka

    Smile Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Les changements de précipitation sont une constante locale du climat (en variabilité annuelle ou décennale), un RC modéré serait favorable à l'agriculture en général, les phénomènes extrêmes ne seront pas nécessairement augmenté de manière très sensible (la cyclogenèse en zone tropicale ou modérée n'est pas vraiment un domaine "consensuel" des prédictions actuelles), etc.
    Bonjour
    Je suis plutôt de votre avis concernant le fait que le RC est peut-être surévalué dans certains cas, mais de la à affirmer qu'une augmentation moyenne des températures serait favorable à l'agriculture en général je trouve ca un peu étrange. Est-ce qu'une augmentation moyenne des températures n'implique pas une augmentation des sècheresses et des pénuries d'eau ?
    Et les premiers touchés par cette pénurie d'eau ne sont ils pas les agriculteurs ?
    Dans les pays du sud il me semble qu'il existe pas mal de problèmes pour l'approvisionnement en eau, en quoi une augmentation des températures serait-elle bénéfique ?

    Pourriez vous développer votre point de vue sur les conséquences du RC sur les populations
    Merci

  18. #75
    GillesH38a

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par muller.charles Voir le message
    Aïe, cela va repartir sur les "pics"

    Mais selon divers scénarios du GIEC (pour revenir au climat), nous pourrons très bien consommer du fossile jusqu'en 2100, et qui plus est en grandes quantités. Serais-tu par hasard sceptique sur cette dimension-là des travaux de la noble institution?
    pas du tout . Le débat sur les "pics" est un débat à assez court terme (0 à 20 ans), et ce n'est pas le sujet ici : je me place sur l'échelle du siècle qui est celle des scénarios du GIEC. A cette échelle (en 2100) personne ne doute que le pétrole et le gaz seront quasiment épuisés, et que le charbon sera très largement entamé : en 2100, il n'y aura plus à se poser la question de l'économie de fossiles, ce sera imposé.


    Soit il n'y a pas de solution simple pour les remplacer, et donc de toutes façons il faudra apprendre à vivre en consommant moins. Soit il y a une solution simple, et alors autant l'appliquer le plus vite possible !

    Cordialement

    Gilles

  19. #76
    yves25
    Modérateur

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par Boooyaka Voir le message
    Bonjour
    Je suis plutôt de votre avis concernant le fait que le RC est peut-être surévalué dans certains cas, mais de la à affirmer qu'une augmentation moyenne des températures serait favorable à l'agriculture en général je trouve ca un peu étrange. Est-ce qu'une augmentation moyenne des températures n'implique pas une augmentation des sècheresses et des pénuries d'eau ?
    Et les premiers touchés par cette pénurie d'eau ne sont ils pas les agriculteurs ?
    Dans les pays du sud il me semble qu'il existe pas mal de problèmes pour l'approvisionnement en eau, en quoi une augmentation des températures serait-elle bénéfique ?

    Pourriez vous développer votre point de vue sur les conséquences du RC sur les populations
    Merci
    Cette idée qu'un réchauffement modéré aurait un effet positif sur l'agriculture est en effet une pétition de principe.
    Si réchauffement ne voulait dire qu'augmentation de la température et si cette augmentation était régulière, ça serait peut être vrai.

    Le réchauffement s'accompagne d'une intensification du cycle de l'eau. Cela se traduit par une atmosphère plus dynamique, une intensification des cellules de Hadley et donc une modification du régime des précipitations. Jusque là, ce que j'écris ne fait guère de doutes. Là, ^ù l'on peut s'étriper , c'est qand il s'agit de précider ce qui se passera ici ou là. Mais ol serait bien naïf de croire que ces modifications seront réparties de façon homogène. Pour plagier CM, il uy aura des gagnants et des perdants. Globalement, quel en sera le résultat sur la production agricole globale?

    Bien malin qui peut le dire mais ce qui est certain, c'est que les besoins alimentaires ne peuvent que croître jusqu'au pic de population, que les régions de Sahel sont extrêmement exposées (elles l'ont d'ailleurs toujours été et les fluctuations du FIT ont des conséquences dramatiques), que la qualité des terres agricoles se dégrade et qu'on fait difficilement pousser quoi que ce soit sans eau ou, inversement, quand des inondations vienent apporter du sel et emporter tout ce qui poussait.

    Plus directement d'ailleurs, l'eau douce elle même est encore plus importante et sa disponibilité est extrêmement hétérogène et complètement décalée par rapport aux besoins, cad par rapport aux populations. Conclusion qui me semble évidente: les régions les plus peuplées vont avoir des pbs critiques, le réchauffement ne fait que compliquer les choses, en soi, il n'est pas la cause de ces pbs.

    Il n'y a pas lieu, à mon sens , d'avoir particulièrement peur du réchauffement, il faut simplement le prendre au sérieux et cesser de pinailler. Ce qui est effectivement dangereux, c'est la mise en résonnance des crises diverses dont la crise climatique n'est qu'un des éléments.
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...

  20. #77
    muller.charles

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par Boooyaka Voir le message
    Bonjour
    Je suis plutôt de votre avis concernant le fait que le RC est peut-être surévalué dans certains cas, mais de la à affirmer qu'une augmentation moyenne des températures serait favorable à l'agriculture en général je trouve ca un peu étrange. Est-ce qu'une augmentation moyenne des températures n'implique pas une augmentation des sècheresses et des pénuries d'eau ?
    Et les premiers touchés par cette pénurie d'eau ne sont ils pas les agriculteurs ?
    Dans les pays du sud il me semble qu'il existe pas mal de problèmes pour l'approvisionnement en eau, en quoi une augmentation des températures serait-elle bénéfique ?
    Pourriez vous développer votre point de vue sur les conséquences du RC sur les populations
    Merci

    Par "agriculture en général", j'entends productivité globale sur la planète.

    Toutes choses égales par ailleurs, tout le monde est d'accord pour dire que l'augmentation du CO2 atmosphérique, la diminution de fréquence des gels, la douceur hivernale / printanière augmentent globalement la durée de la période végétative et la productivité primaire nette (Nemani 2003, Piao 2006). Dans le domaine agricole, il faudrait ensuite détailler plante par plante comment les gains de productivité liés à la hausse du CO2 sont ou non limités par la disponibilité en nutriments. C'est l'objet d'innombrables expériences en milieu CO2 enrichi du programme FACE ou autres. Il y a beaucoup de débat (voir récemment Long 2005, 2006 et réponse de Tubiello 2006), mais dans l'ensemble, les résultats convergent vers des gains en rendement sur les espèces d'intérêt agricole.

    Même la toute récente (et très critiquable à mon sens) étude de Lobell et Field 2007 sur la production agricoles 1961-2002 (blé, riz, maïs, orge, soja, sorgho), est obligée de reconnaître discrètement, dans ses conclusions, que le gain de productivité lié au CO2 est légèrement supérieur (3,5% contre 1-2%) aux pertes (2-3% sur 1981) que les auteurs tentent d'attribuer au réchauffement anthropique. A noter que sur l'ensemble de la période, les variables climatiques (températures et précipitations) ne rendent compte que du tiers de la variance en productivité, ce qui est assez normal dans une agriculture technicisée, c'est-à-dire conçue pour s'affranchir des aléas météo et climato que subissait l'agriculture traditionnelle.
    Etude de Lobell et Field en ligne (Envrion. Res. Lett.):
    http://www.iop.org/EJ/abstract/1748-9326/2/1/014002

    Comme vous le signalez, un des problèmes est la disponibilité en eau pendant la saison de croissance (et non pas les canicules estivales si médiatisées, dont l'effet est moindre). En laissant de côté l'intervention humaine (mise au point de plants peu gourmands en eau par le génie agronomique), le réchauffement doit s'accompagner d'une intensification du cycle hydrologique, ce qui est assez logique (plus de vapeur d'eau, donc plus de précipitations). La répartition régionale de ces précipitations dépendra de modifications de la circulation atmosphérique. Hélas, c'est pour l'instant hors de portée des modèles, dont les projections hydrologiques/régionales restent très divergentes, donc peu robustes. Dans l'ensemble, on ne peut pas prétendre qu'un monde globalement plus chaud sera un monde globalement plus sec, sauf à contredire le principe même de rétroaction vapeur d'eau représentant l'essentiel de la hausse des T attendue. Mais je laisse ensuite les experts du climat "pinailler" pour dire que les gouttes d'eau seront plus grosses ou qu'elles tomberont juste à côté des champs cultivés...

    Enfin, nourrir 9 milliards d'humains sera plus difficile que nourrir 6 milliards d'humains, tout le monde en convient aisément. Mais le RC (s'il est modéré) n'est pas de nature à compliquer ce problème, au contraire (inversement, un refroidissement global serait plus négatif, c'était une des peurs des années 1960-70).

    *

    J'ajoute cette petite citation d'Olivier Postel-Vinay dans un récent La Recherche (février 2007, 405, 92), à propos de la raréfaction de l'eau pour l'usage agricole, industriel et humain:
    "Ce problème est devenu si aigu, si fondamental, qu'on se demande pourquoi il est si peu médiatisé. Une hypothèse désobligeante vient à l'esprit: la communauté des hydrologues est disparate et peu organisée. Elle ne peut se comparer au lobby des climatologues. Elle n'a ni l'argent, ni l'appétit de puissance, ni le savoir-faire sémantique des cavaliers de l'apocalypse climatique".
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  21. #78
    GillesH38a

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    malheureusement tu n'as apparemment rien compris au principe de l'effet de serre : le plastique empeche certes l'air de circuler mais il y a un autre effet plus essentiel : il est transparent au rayonnement solaire mais opaque au rayonnement infrarouge thermique par le sol. Rajouter une couche de plastique augmente cette opacité, c'est donc bien utile. Créer un courant d'air ne fait que dissiper l'air chaud, mais le courant d'air en lui meme ne refroidit pas et ne chauffe pas, il egalise !

    pour l'épaisseur de l'atmosphère, un film de plastique noir est totalement opaque au rayonnement alors qu'il est tres mince, ca n'est pas incompatible.

    Cordialement

    Gilles

  22. Publicité
  23. #79
    meteor31

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par muller.charles Voir le message
    Hélas, c'est pour l'instant hors de portée des modèles, dont les projections hydrologiques/régionales restent très divergentes, donc peu robustes. Dans l'ensemble, on ne peut pas prétendre qu'un monde globalement plus chaud sera un monde globalement plus sec, sauf à contredire le principe même de rétroaction vapeur d'eau représentant l'essentiel de la hausse des T attendue. [/I]
    1-"hors de portée des modèles" est une affirmation gratuite.
    2-il est faux de dire que plus de rétroaction de vapeur d'eau veut dire plus de convection.

  24. #80
    muller.charles

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par yves25 Voir le message
    (...)
    Je note quand même que charles muller a beaucoup mué ces derniers temps: le réchauffement n'est plues contesté, le réchauffement à venir ne l'est plus non plus (mis à part intervention du dieu des Egyptiens) . Ce qu'il nous dit maintenant, c'est qu'à son avis (sic) on sera dans la fourchette basse et que les conséquences ne seront sans doute pas bien graves.
    Evolution intéressante!
    Je ne me souviens pas avoir nié l'existence d'une hausse moyenne des T globales ni une part anthropique dans cette hausse, de sorte que j'ai peu évolué sur ces points.

    "Mon avis" sur les fourchettes n'est pas tellement intéressant, celui des experts du climat l'est un peu plus. J'attends toujours leurs progrès, mais je suis régulièrement déçu. Je constate simplement que la sensibilité climatique baisse d'un rapport GIEC sur l'autre, de même que l'estimation du forçage négatif des aérosols (indispensable pour que le 0,76°C de hausse avec 3 W/m2 de forçage GES coïncide éventuellement avec une sensibilité forte). Ces évolutions sont intéressantes, et devraient être accueillies avec soulagement. Le contraire se passe, parce que les média en rajoutent sans cesse.

    Je reste donc sur ma position de principe : on a plein de bonnes raisons de se pencher sur les questions de l'eau, de l'environnement et de l'énergie, mais sur le climat en soi, encore vingt ans de progrès sur les mesures et les modélisations (et vingt ans de réponse du réel pour discerner le signal du bruit) seront nécessaires pour avoir une vue un peu plus claire. Et quoiqu'en disent les partisans de l'état d'urgence artificiel, ce délai n'a rien d'irresponsable quand il s'agit de prendre des décisions contraignantes dont l'horizon est 2100 ou 2200.

    D'ailleurs, on peut très bien réconcilier tout le monde dans la pratique. Par exemple, dans la logique de ce qu'a proposé Broecker récemment dans Science, on crée d'ici 2010 un marché carbone global sur la base de 400 Gt à émettre d'ici 2050 (4 Gt annuels en combustion ou 4 Gt en déforestation font à peu près 1 ppm aujourd'hui chacun, cela ferait donc +100 ppm toutes choses égales par ailleurs en cycle du carbone), mais on révise l'enveloppe globale à mesure que les sciences climatiques progressent. Si la sensibilité baisse, on augmente le volume d'émissions négociables ; si elle monte, on le diminue. Les sciences climatiques seraient donc directement connectées aux évolutions politiques et économiques (ce qu'elles ont accepté et même encouragé depuis les années 1970-80), à charge pour elles d'améliorer leurs conclusions sur les points critiques (une petite taxe indolore sur les transactions de ce marché carbone pourrait d'ailleurs financer une partie de la recherche). Ce type de solution souple permettrait de mieux gérer l'incertitude actuelle en même temps qu'elle inciterait à une transition énergétique dont tout le monde reconnaît la nécessité (mais bon, je suis nul en économie, on me dira surement que c'est utopique).
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  25. #81
    Boooyaka

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Enfin, nourrir 9 milliards d'humains sera plus difficile que nourrir 6 milliards d'humains, tout le monde en convient aisément. Mais le RC (s'il est modéré) n'est pas de nature à compliquer ce problème, au contraire (inversement, un refroidissement global serait plus négatif, c'était une des peurs des années 1960-70).
    Intéressante analyse mais le RC engendre aussi des conséquences qu'on ne peut limiter à une augmentation pure de la productivité des cultures, par exemple parce que le RC modifiera de facon héterogène les zones cultivables mais aussi les zones habitables, auriez vous d'avantage d'informations ou publications sur les modifications géographiques que pourraient entrainées une hausse du niveau des mers selon les différentes éstimations ?
    Je cherche également un site ou consulter les derniers rapports du GIEC, quelqu'un pourrait-il m'indiquer une adresse.
    Merci

  26. #82
    GillesH38a

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par muller.charles Voir le message

    D'ailleurs, on peut très bien réconcilier tout le monde dans la pratique. Par exemple, dans la logique de ce qu'a proposé Broecker récemment dans Science, on crée d'ici 2010 un marché carbone global sur la base de 400 Gt à émettre d'ici 2050 (4 Gt annuels en combustion ou 4 Gt en déforestation font à peu près 1 ppm aujourd'hui chacun, cela ferait donc +100 ppm toutes choses égales par ailleurs en cycle du carbone), mais on révise l'enveloppe globale à mesure que les sciences climatiques progressent.
    Justement, ce que je disais, c'est que pour ça la mesure de loin la plus simple serait d'interdire de toucher aux ressources non conventionnelles genre sables et schistes bitumineux, bruts lourds, hydrates de méthane et charbon de mauvaise qualité. Beaucoup de ces ressources se trouvent dans des pays industrialisés et seules des compagnies occidentales ont les moyens de les exploiter, le controle n'est donc pas a priori tres difficile. On serait alors assez facilement "dans les clous" des 400 Gtep, les lois du marché assurant toutes seules l'adéquation de l'offre et de la demande.

  27. #83
    muller.charles

    Citation Envoyé par meteor31 Voir le message
    1-"hors de portée des modèles" est une affirmation gratuite.
    Il suffit de jeter un coup d'oeil au chapitre 5 du récent Livre blanc Escrime sur la modélisation : Réponse du cycle hydrologique aux forçages anthropiques : Que nous disent les dernières simulations du GIEC ?
    Les graphiques précipitation et évaporation montrent clairement la divergence des modèles, surtout quand cela concerne les masses continentales (figure 1c et 1d du chap. 5, de trop mauvaise qualité sur le pdf pour être reproduites). Ils ne sot pas d'accord sur le signe dans ce dernier cas, difficile de faire croire que c'est "robuste". A l'échelle régionale (celle qui compte pour l'adaptation et pour notre discussion), les modèles convergent à peu près sur des moyennes zonales, mais les auteurs reconnaissent à nouveau que sur les continents, il existe des "divergences importantes entre les modèles".

    Livre blanc Escrime téléchargeable (en français, pdf) depuis cette page :
    http://www.cea.fr/le_cea/actualites/...ues_francaises

    *

    Cela, c'est pour les projections. Mais avant de projeter, on vérifie en général que le modèle simule bien la réalité.

    Voici deux récentes intercomparaisons des modèles sur le cycle hydrologique tropical, parues dans le cadre du WCRP CMIP3 (projet Hydrological Cycles in the Tropics), c'est-à-dire l'intercomparaison des modèles AR4. Ce sont les deux seules publications de ce projet pour le moment. Je mets en gras ce qui rend mon affirmation moins "gratuite" : si les modélisateurs reconnaissent eux-mêmes les déficiences de leurs modèles à reproduire le réel, je suppose que l'on peut en déduire des réserves sur leur capacité à projeter ce même réel sur 100 ans, et à nous dire quelle quantité de pluie tombera sur quelle région (le genre de question que l'on se pose concrètement).

    Wang H. and K.-M. Lau, 2006
    Atmospheric Hydrological Cycle in the Tropics in Twentieth Century Coupled Climate Simulations.
    International Journal of Climatology, 26, 655-678.

    The objective of this study is to identify and understand the long-term change of the tropical hydrological cycle in twentieth century climate simulations provided by 16 Coupled General Circulation Models (CGCMs) participating in the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), Fourth Assessment Report (AR4). This work is focused on trends of precipitation and clouds over tropical ocean and land.
    We find that the CGCMs are reasonably consistent in depicting aspects of long term changes in the twentieth century climate and the tropical hydrological cycle, including 1) a relatively good simulation of trends in surface warming over both the tropical ocean and land, in agreement with observations; 2) increasing precipitation over the tropical ocean and decreasing precipitation over tropical land; 3) an increasing trend in heavy and light rain, but a decreasing trend in moderate rain, over the tropical ocean; and 4) a reduction in total cloud cover in the tropics. These successful simulations are encouraging and enhance our confidence in the future climate projections provided by these models. On the other hand, the current generation of CGCMs still has a number of deficiencies, particularly in modeling clouds and their interactions with radiation. Although most CGCMs are able to simulate the correct sign of trends in precipitation and clouds, they significantly underestimate the magnitudes of the observations. These underestimations likely cause gross errors in model simulations of the global water and energy balance. A better understanding of physical processes and an improvement in the CGCM representations of physical processes associated with clouds and their interaction with radiation are needed.


    Lau K.-M., S. Shen, K.-M. Kim and H. Wang, 2006
    A Multi-model Study of the 20th Century Simulations of Sahel Drought from the 1970s to 1990s.
    Journal of Geophysical Research, 111, D0711, doi:10.1029/2005JD006281.

    In this paper, we evaluate the performance of 19 coupled general circulation model (CGCM) in 20th Century simulations of the Sahel during 1970 to 1990’s. Correlation, regression, and cluster analyses are applied to observations and model outputs including Sahel monthly precipitation, evaporation, soil moisture, and sea surface temperature (SST). We find that only eight CGCMs (hit-models) produce a reasonable Sahel drought signal, and seven CGCMs (miss-models) produce excessive rainfall over Sahel during the observed drought period. Even the model with the highest prediction skill of the Sahel drought could only predict the increasing trend of severe drought events but not the beginning and duration of the events. From analyses of the statistical characteristics of the hit- and miss- models, we conclude that a good simulation of the Sahel drought requires a) a strong coupling between Sahel rainfall and Indian Ocean SST, with warm (cold) SST identified with Sahel drought (flood), b) a significant coupling between Sahel rainfall and the Atlantic Ocean SST, with a warm equatorial Atlantic and cold extratropical North Atlantic coexisting with Sahel drought, and vice versa, and c) a robust land-surface feedback with strong sensitivity of precipitation and land evaporation to soil moisture. These three characteristics constitute a sufficient condition for a good simulation of Sahel drought in CGCMs.

    *

    Voici une autre intercomparaison modèles / réel (hors projet spécifique, sur le stockage continental de l'eau.

    Swenson, S. C. and P. C. D. Milly, 2006:
    Climate model biases in seasonality of continental water storage revealed by satellite gravimetry
    Water Resources Research, 42, doi:10.1029/2005WR004628.

    Satellite gravimetric observations of monthly changes in continental water storage are compared with outputs from five climate models. All models qualitatively reproduce the global pattern of annual storage amplitude, and the seasonal cycle of global average storage is reproduced well, consistent with earlier studies. However, global average agreements mask systematic model biases in low latitudes. Seasonal extrema of low-latitude, hemispheric storage generally occur too early in the models, and model-specific errors in amplitude of the low-latitude annual variations are substantial. These errors are potentially explicable in terms of neglected or suboptimally parameterized water stores in the land models and precipitation biases in the climate models.

    *

    Puisque Yves parlait des cellules de Hadley, en voici une autre sur le sujet, en lien avec les cellules de Walker et les moussons :

    Tanaka, H.L., N. Ishizaki, and D. Nohara, 2005
    Intercomparison of the intensities and trends of Hadley, Walker, and monsoon circulations in the global warming predictions.
    SOLA, 1, 77-80, doi:10.2151/sola.2005-021.

    In this study, intensities and trends of Hadley, Walker, and monsoon circulations are compared for the IPCC 20th Century simulations and for 21st Century simulations, using the upper tropospheric velocity potential data. As a result, we showed significantly weaker biases in Walker and monsoon circulations for the JJA climate in the IPCC 20th Century simulations. The dispersal in the scatter diagram of the model biases is considerably large. The same analyses are applied for the IPCC 21st Century simulations to investigate the trends of these tropical circulations in response to the projected global warming. As a result, it is anticipated that Hadley, Walker, and monsoon circulations are weakened by 9, 8, and 14%, respectively, by the late 21st Century, according to the ensemble mean of the IPCC model simulations. Considering the large model biases demonstrated for the IPCC 20th Century simulations, further studies are needed to quantify those trends.

    ***

    Bref, au-delà du bla-bla sur les "progrès des modèles" pour journalistes paresseux, je maintiens mon propos : les modèles actuels ne sont d'aucune aide réelle à la décision s'il s'agit de savoir à quoi ressemblera l'hydrologie régionale en 2050 ou en 2100, car soit ils divergent trop, soit ils simulent mal.

    Citation Envoyé par Boooyaka Voir le message
    Intéressante analyse mais le RC engendre aussi des conséquences qu'on ne peut limiter à une augmentation pure de la productivité des cultures, par exemple parce que le RC modifiera de facon héterogène les zones cultivables mais aussi les zones habitables, auriez vous d'avantage d'informations ou publications sur les modifications géographiques que pourraient entrainées une hausse du niveau des mers selon les différentes éstimations ?
    Je cherche également un site ou consulter les derniers rapports du GIEC, quelqu'un pourrait-il m'indiquer une adresse.
    Merci
    Site de consultation du rapport complet AR3 2001 (dernier disponible, en anglais seulement) :
    http://www.grida.no/climate/ipcc_tar/

    La hausse prévue pour le niveau des mers par l'AR4 2007 (18-59 cm d'ici 2100) n'en fait pas le problème le plus urgent. Mais il est possible que les modèles se trompent là aussi, plusieurs scientifiques n'hésitent d'ailleurs pas à le dire ouvertement, même quand leurs collègues étaient en train de finaliser le Résumé pour décideurs (c'est curieux d'ailleurs, les langues se délient facilement chez certains chercheurs pour critiquer les modèles quand on juge leurs résultats pas assez catastrophiques).

    Sinon, Booyaka, vous aurez remarqué que les zones cultivés ou les zones habitées ont déjà beaucoup changé entre 1900 et 2000, avec 5 milliards d'humains en plus. Qu'elles changent d'ici 2100, avec ou sans RC, est une quasi-certitude. Quand on discute de tous ces sujets, on ne doit pas le faire en présumant une capacité d'adaptation nulle. Tout le monde dit ici : les sociétés développées et industrialisées n'auront sans doute pas trop de difficulté à s'adapter, ce sont "les autres" qui seront perdants. La déduction logique semble qu'il faut aider "les autres" à se développer et s'industrialiser, plutôt que de sous-développer et sous-industrialiser tout le monde, ce qui diminuerait la capacité globale d'adaptation. Mais cette logique n'est pas partagée, en raison de convictions personnelles divergentes sur les vertus du développement, de l'industrialisation - de la modernisation en général. Pourquoi pas, chacun son idéal de société, ce débat-là n'est plus vraiment scientifique.

    Citation Envoyé par gillesh38 Voir le message
    Justement, ce que je disais, c'est que pour ça la mesure de loin la plus simple serait d'interdire de toucher aux ressources non conventionnelles genre sables et schistes bitumineux, bruts lourds, hydrates de méthane et charbon de mauvaise qualité. Beaucoup de ces ressources se trouvent dans des pays industrialisés et seules des compagnies occidentales ont les moyens de les exploiter, le controle n'est donc pas a priori tres difficile. On serait alors assez facilement "dans les clous" des 400 Gtep, les lois du marché assurant toutes seules l'adéquation de l'offre et de la demande.
    Je ne sais pas si une interdiction est une mesure "simple", surtout que, comme tu le soulignes, les pays concernés sont aussi les principaux décideurs des instances genre G8, OMC, etc. Il me semble compliqué d'obliger un pays à se tirer une balle dans le pied (car pour le Canada, Japon ou autres, sacrifier une piste d'indépendance énergétique et de revenus pour laquelle il y a déjà eu des investissements lourds revient quand même à cela).

    Si un accord est trouvé sur une enveloppe globale d'émission dans un délai donné, chacun doit être libre de développer les ressources qu'il veut selon le coût de l'énergie et le coût de l'émission carbone, à condition de respecter sa part de l'enveloppe. Car imagine à titre d'hypothèse que l'on parvienne en 2030 à une sensibilité climatique autour de 1,5-2 °C et que l'on constate globalement très peu d'effets catastrophiques. Dans ce cas, l'enveloppe carbone sera révisée à la hausse, et les pays qui ont misé sur des ressources fossiles auront eu raison de le faire, car celles-ci auront leur place légitime dans le mix énergétique des décennies suivantes.

    Sinon, tu m'as demandé plus haut quelle quantité de CO2 atmosph. je juge inacceptable. Je te retourne la question, en la changeant un peu : quelle hausse des T 2100 te semble inacceptable (au-delà de X °C)? A partir de là, tu peux calculer en approximation la fourchette de forçage GES acceptable selon la réponse transitoire calculée par les modèles. (Au moins une idée sur le CO2, parce que le CH4 n'est pas vraiment prédictible, aux dernières nouvelles du réel )
    Dernière modification par Yoghourt ; 11/04/2007 à 13h42. Motif: Fusion de 2 msgs d'affilée du même auteur
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  28. #84
    muller.charles

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Tant qu'à faire, j'ai trouvé quelques autres intercomparaisons récentes sur les cycles hydrologiques, toutes parues en 2005, 2006 ou 2007. En gras de nouveau, les constats des auteurs sur les nécessités d'améliorer la qualité des simulations. C'est limité aux travaux comportant des comparaisons avec les observations, à l'échelle régionale ou globale, selon différents paramètres du cycle hydrologique.

    Je n'ai bien sûr aucune idée de la valeur intrinsèque de chacune de ces études. Je constate simplement que leurs auteurs reconnaissent tous, à des degrés divers, que les simulations des modèles présentent encore des divergences ou des biais par rapport à la réalité, ce qui rend problématique les projections régionales ou globales. J'en conclus qu'une lecture attentive de la littérature climatique donne une idée plus nuancée de la réalité de la recherche que certains Résumés pour décideurs (et surtout que les compte-rendus de ces Résumés).

    (Nota : je poste en plusieurs fois pour raison de longueur)

    Dai, A., 2006: Precipitation characteristics in eighteen coupled climate models. J. Climate, 19, 4605–4630.

    Monthly and 3-hourly precipitation data from 20th century climate simulations by the newest generation of eighteen coupled climate system models are analyzed and compared with available observations. The characteristics examined include mean spatial patterns, intraseasonal to interannual and ENSO-related variability, convective versus stratiform precipitation ratio, precipitation frequency and intensity for different precipitation categories, and the diurnal cycle. Although most models reproduce the observed broad patterns of precipitation amount and year-to-year variability, models without flux corrections still show an unrealistic double ITCZ pattern over the tropical Pacific, whereas the flux-corrected models, especially MRI-CGCM2.3.2a, produce realistic rainfall patterns at low latitudes. As in previous generations of coupled models, the rainfall double ITCZs are related to westward expansion of the cold tongue of sea surface temperature that is observed only over the equatorial eastern Pacific but extends to the central Pacific in the models. The partitioning of the total variance of precipitation among intraseasonal, seasonal and longer time scales is generally reproduced by the models, except over the western Pacific where the models fail to capture the large intraseasonal variations. Most models produce too much convective (over 95% of total precipitation) and too little stratiform precipitation over most of the low-latitudes, in contrast to 45-65% in the TRMM satellite observations. The biases in the convective versus stratiform precipitation ratio are linked to unrealistically strong coupling of tropical convection to local sea surface temperature (SST), which results in a positive correlation between the standard deviation of Niño 3.4 SST and the local convective-to-total precipitation ratio among the models. The models reproduce the percentage contribution (to total precipitation) and frequency for moderate precipitation (10-20 mm/day), but underestimate the contribution and frequency for heavy (>20 mm/day) precipitation and overestimate them for light (<10 mm/day) precipitation. The newest generation of coupled models still rains too frequently, mostly within the 1-10 mm/day category. Precipitation intensity over the storm tracks around the eastern coasts of Asia and North America has intensity comparable to that in the ITCZ (10-12 mm/day) in the TRMM data, but it is much weaker in the models. The diurnal analysis suggests that warm-season convection still starts too early in the new models, and occurs too frequently at reduced intensity in some of the models. The results show that considerable improvements in precipitation simulations are still desirable for the latest generation of world's coupled climate models.


    Kharin, V.V., F. W. Zwiers, X. Zhang, and G. C. Hegerl, 2007: Changes in temperature and precipitation extremes in the IPCC ensemble of global coupled model simulations. J. Climate. In press.

    Temperature and precipitation extremes and their potential future changes are evaluated in an ensemble of global coupled climate models participating in the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) diagnostic exercise for the Fourth Assessment Report (AR4). Climate extremes are expressed in terms of 20-yr return values of annual extremes of near-surface temperature and 24-h precipitation amounts. The simulated changes in extremes are documented for years 2046-65 and 2081-2100 relative to 1981-2000 in experiments with the Special Report on Emissions Scenarios (SRES) B1, A1B, and A2 emission scenarios.
    Overall, the climate models simulate present-day warm extremes reasonably well on the global scale, as compared to estimates from reanalyses. The model discrepancies in simulating cold extremes are generally larger than those for warm extremes, especially in sea ice-covered areas. Simulated present-day precipitation extremes are plausible in the extratropics, but uncertainties in extreme precipitation in the Tropics are very large, both in the models and the available observationally based datasets . Changes in warm extremes generally follow changes in the mean summertime temperature. Cold extremes warm faster than warm extremes by about 30%-40%, globally averaged. The excessive warming of cold extremes is generally confined to regions where snow and sea ice retreat with global warming. With the exception of northern polar latitudes, relative changes in the intensity of precipitation extremes generally exceed relative changes in annual mean precipitation, particularly in tropical and subtropical regions. Consistent with the increased intensity of precipitation extremes, waiting times for late-twentieth-century extreme precipitation events are reduced almost everywhere, with the exception of a few subtropical regions. The multimodel multiscenario consensus on the projected change in the globally averaged 20-yr return values of annual extremes of 24-h precipitation amounts is that there will be an increase of about 6% with each kelvin of global warming, with the
    bulk of models simulating values in the range of 4%-10% K 1. The very large intermodel disagreements in the Tropics suggest that some physical processes associated with extreme precipitation are not well represented in models. This reduces confidence in the projected changes in extreme precipitation.


    Douville, H., D. Salas, and S. Tyteca, 2006: On the tropical origin of uncertainties in the global land precipitation response to global warming. Climate Dyn., 26, 367-385, doi:10.1007/s00382-005-0088-2.

    Understanding the response of the global hydrological cycle to recent and future anthropogenic emissions of greenhouse gases and aerosols is a major challenge for the climate modelling community. Recent climate scenarios produced for the fourth assessment report of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) are here analysed to explore the geographical origin of, and the possible reasons for, uncertainties in the hydrological model response to global warming. Using the 20th century simulations and the SRES-A2 scenarios from eight different coupled ocean-atmosphere models, it is shown that the main uncertainties originate from the tropics, where even the sign of the zonal mean precipitation change remains uncertain over land. Given the large interannual fluctuations of tropical precipitation, it is then suggested that the ENSO variability can be used as a surrogate of climate change to better constrain the model reponse. While the simulated sensitivity of global land precipitation to global mean surface temperature indeed shows a remarkable similarity between the interannual and climate change timescales respectively, the model ability to capture the ENSO-precipitation relationship is not a major constraint on the global hydrological projections. Only the model that exhibits the highest precipitation sensitivity clearly appears as an outlier. Besides deficiencies in the simulation of the ENSO-tropical rainfall teleconnections, the study indicates that uncertainties in the 21st century evolution of these teleconnections represent an important contribution to the model spread, thus emphasizing the need for improving the simulation of the tropical Pacific variability to provide more reliable scenarios of the global hydrological cycle. It also suggests that validating the mean present-day climate is not sufficient to assess the reliability of climate projections, and that interannual variability is another suitable and possibly more useful candidate for constraining the model response. Finally, it is shown that uncertainties in precipitation change are, like precipitation itself, very unevenly distributed over the globe, the most vulnerable countries sometimes being those where the anticipated precipitation changes are the most uncertain.


    Haibin Li, Alan Robock, and Martin Wild, 2007: Evaluation of IPCC AR4 Soil Moisture Simulations for the Second Half of the Twentieth Century. J. Geophys. Res.. In press.

    Soil moisture trends, particularly during the growing season, are an important possible consequence of global warming. Climate model simulations of future soil moisture changes should be made with models that can produce reliable simulations of soil moisture for past climate changes. In this paper, we compare soil moisture simulations from Intergovernmental Panel on Climate Change Fourth Assessment climate models forced with observed climate forcings for the past century, and evaluate them using in situ soil moisture measurements from over 140 stations or districts in mid-latitudes of the Northern Hemisphere. To account for the observed spatial scale of soil moisture variations, we used regionally-averaged soil moisture for six regions. The models showed realistic seasonal cycles for Ukraine, Russia, and Illinois, but generally poor seasonal cycles for Mongolia and China.
    To explore the summer drying issue for the second half of the 20th century, we analyzed the linear trend of soil moisture for Ukraine and Russia. Observations from both regions show increases in summer for the period from 1958-1999 that were larger than most trends in the model simulations. Only two out of 25 model realizations show trends comparable to those of observations. These two trends, however, are due to internal model variability rather than a result of external forcing. Changes in precipitation and temperature cannot fully explain soil moisture increases for Ukraine and Russia, which indicates that other factors might have played a dominant role on the observed patterns for soil moisture. We suggest that changes in solar irradiance (the dimming effect) and resultant changes in evaporative demand explain most of the observed soil moisture trends. To understand such sensitivity, we analyzed soil moisture outputs in a special version of the ECHAM5 model that was capable of capturing the observed radiation pattern as a result of incorporating a sophisticated aerosol scheme. Results suggest that both radiation and precipitation patterns are required to be adequately simulated to reproduce the observed soil moisture trends realistically.


    Joseph, R., and S. Nigam, 2006: ENSO Evolution and Teleconnections in IPCC’s 20th Century Climate Simulations: Realistic Representation?. J. Climate. Accepted.

    The study focuses on assessment of the spatio-temporal structure of ENSO variability and its winter climate teleconnections to North America in the IPCC AR4 simulations of 20th century climate. The 1950-1999 period simulations of six IPCC models [GFDL CM2.1, GISS-EH, CCSM3, PCM, HADCM3 and MIROC3.2 (hires)] are analyzed in an effort to bench-mark models in simulation of this leading mode of interannual variability.
    The standard deviation of monthly SST anomalies is maximum in the Nino3 region in all six simulations, indicating progress in modeling of ocean-atmosphere variability. The broad success in modeling ENSO’s SST-footprint – quite realistic in CCSM3 – is however tempered by the difficulties in modeling ENSO evolution: Biennial oscillation in CCSM3, and no regular warm-to-cold phase transition in the MIROC model. The spatio-temporal structure, including seasonal phaselocking, is on the whole, well modeled by HADCM3; but there is room for improvement, notably, in modeling the SST foot-print in the western Pacific.
    ENSO precipitation anomalies over the tropical Pacific and links to North American winter precipitation are also realistic in the HADCM3 simulation; and, to an extent, in PCM. Hydroclimate teleconnections that lean on stationary component of the flow, such as surface air temperature links, are however not well modeled by HADCM3 since the midlatitude ridge in the ENSO response is incorrectly placed in the simulation; PCM fares better.
    The analysis reveals that climate models are improving but still unable to simulate many features of ENSO variability and its circulation and hydroclimate teleconnections to North America. Predicting regional climate variability/change remains an onerous burden on models.

    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  29. Publicité
  30. #85
    muller.charles

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Modèles et cycle de l'eau : suite

    Lin, Jia-Lin, 2007: The Double-ICTZ Problem in IPCC AR4 Coupled GCMs: Ocean-Atmosphere Feedback Analysis. Journal of Climate. Accepted.

    This study examines the double-ITCZ (Intertropical Convergence Zone) problem in the coupled general circulation models (CGCMs) participating in the Inter-governmental Panel on Climate Change (IPCC) Fourth Assessment Report (AR4). The 20th century climate simulations of 22 IPCC AR4 CGCMs are analyzed, together with the available AMIP runs from 12 of them. To understand the physical mechanisms for the double-ITCZ problem, the main ocean-atmosphere feedbacks, including the zonal sea surface temperature (SST) gradient−trade wind feedback (or Bjerknes feedback), the SST−surface latent heat flux (LHF) feedback, and the SST−surface shortwave flux (SWF) feedback, are studied in detail.
    The results show that most of the current state-of-the-art CGCMs have some degree of the double-ITCZ problem, which is characterized by excessive precipitation over much of the tropics (e.g. northern hemisphere ITCZ, South Pacific Convergence Zone, maritime continent, and equatorial Indian Ocean), and often associated with insufficient precipitation over equatorial Pacific. The excessive precipitation over much of the tropics usually causes overly strong trade winds, excessive LHF and insufficient SWF, leading to significant cold SST bias in much of the tropical oceans. Most of the models also simulate insufficient latitudinal asymmetry in precipitation and SST over eastern Pacific and Atlantic Oceans.
    The AMIP runs also produce excessive precipitation over much of the tropics including equatorial Pacific, which also leads to overly strong trade winds, excessive LHF and insufficient SWF. This suggests that the excessive tropical precipitation is an intrinsic error of the atmospheric models, and that the insufficient equatorial Pacific precipitation in the coupled runs of many models comes from ocean-atmosphere feedback. Feedback analysis demonstrates that the insufficient equatorial Pacific precipitation in different models is associated with one or more of the following three biases in ocean-atmosphere feedback over equatorial Pacific: (1) excessive Bjerknes feedback, which is caused by excessive sensitivity of precipitation to SST and overly strong time-mean surface wind speed; (2) overly positive SST-LHF feedback, which is caused by excessive sensitivity of surface air humidity to SST; and (3) insufficient SST-SWF feedback, which is caused by insufficient sensitivity of cloud amount to precipitation. Off the equator over the eastern Pacific stratus region, most of the models produce insufficient stratus-SST feedback associated with insufficient sensitivity of stratus cloud amount to SST, which may contribute to the insufficient latitudinal asymmetry of SST in their coupled runs. These results suggest that the double-ITCZ problem in CGCMs may be alleviated by reducing the excessive tropical precipitation and the above feedback-relevant errors in the atmospheric models.

    Mitas, C. M. and A. Clement, 2006: Recent behavior of the Hadley cell and tropical thermodynamics in climate models and reanalyses. Geophysical Research Letters, 33, L01810, 10.1029/2005GL024406.

    The behavior of the Hadley cell and the thermodynamic structure of the tropical atmosphere is analyzed over the period 1979–2000 in climate models and reanalyses. Significant trends in the strength of the Hadley cell are present in reanalyses that are not reproduced by models. Analysis of the thermodynamic structure also shows significant discrepancies between models and reanalyses, the former show warming aloft and increased static stability while the latter show a cooling trend and decreased static stability in the tropical mid-troposphere. Additional energy balance analysis reveals that models and reanalyses have a fundamentally different balance between diabatic heating, circulation and thermodynamic structure over the period 1979 – 2000. Uncertainties in the observations of tropospheric temperatures as well as potential biases and errors in the climate models raise questions about the true long-term behavior of the thermodynamic structure of the tropical troposphere and the Hadley cell.


    Phillips, T.J., and P.J. Gleckler, 2006: Evaluation of continental precipitation in 20th century climate simulations: The utility of multimodel statistics. Water Resources Research, 42, 10.1029/2005WR004313. In press.

    In support of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), simulations of 20th-century climate have been performed recently with some 20 global coupled ocean-atmosphere models. In view of its central importance for biological and socio-economic systems, model-simulated continental precipitation is evaluated relative to three observational estimates at both global and regional scales. Many models are found to display systematic biases, deviating markedly from the observed spatial variability and amplitude/phase of the seasonal cycle. However, the point-wise ensemble mean of all the models usually shows better statistical agreement with the observations than does any single model. Deficiencies of current models that may be responsible for the simulated precipitation biases as well as possible reasons for the improved estimate afforded by the multi-model ensemble mean are discussed. Implications of these results for water-resource managers also are briefly addressed.


    Ruiz-Barradas, A., and S. Nigam, IPCC’s 20th Century Climate Simulations: Varied Representations of North American Hydroclimate Variability. Journal of Climate. In press.

    The annual cycle of precipitation, as well as interannual variability of North American hydroclimate during summer months are analyzed in coupled simulations of the 20th century climate. The state-of-the-art general circulation models, participating in the 4th Assessment Report for the IPCC, included in the present study are the American’s CCSM3, PCM, GISS-EH, and GFDL-CM2.1; the British UMKO-HadCM3, and the Japanese MIROC3.2(hires). Data sets with proven high quality such as NCEP’s North American Regional Reanalysis, and CPC’s US-Mexico precipitation analysis are used as targets for simulations.
    Climatological precipitation is not easily simulated. While models capture winter precipitation very well over the US northwest, they encounter failure over the US southeast in the same season. Summer precipitation over central US and Mexico is also a great challenge for models, particularly the timing. In general UKMO-HadCM3 is the closer to observations.
    Models’ potential in simulating interannual hydroclimate variability over North America during the warm-season is varied and limited to the central US. Models like PCM, and in particular UKMO-HadCM3, exhibit reasonably well the observed distribution and relative importance of remote and local contributions to precipitation variability over the region —convergence of remote moisture fluxes dominate over local evaporation. However, in models like CCSM3 and GFDL-CM2.1 local contributions dominate over remote ones, in contrast with warm-season observations. In the other extreme are models like GISS-EH and MIROC3.2(hires) that prioritize the remote influence of moisture fluxes and neglect the local influence of evaporation to the regional precipitation variability.


    Rusticucci, M., J.Marengo, O.Penalba and M.Renom, 2006: COMPARISONS BETWEEN OBSERVED AND MODELED PRECIPITATION AND TEMPERATURE EXTREMES IN SOUTH AMERICA DURING THE XX CENTURY (IPCC AR4 MODELS). 8th ICSHMO Proceedings of 8 ICSHMO, Foz do Iguaçu, Brazil, April 24-28, 2006, INPE, 379-389., ISBN 85-17-00023-4.

    One of the key aspects of Climate Change is to understand the behavior of extremes. It is recognized that the changes in the frequency and intensity of extreme events are likely to have a larger impact than changes in mean climate. We propose to assess the expected changes in climate extremes over southern South America through the analysis of the indices of the IPCC 4th Assessment Model Output for the present climate (IPCC20C3M). These "extreme indices" are derived data, from simulated daily temperature and precipitation, in the form of annual indicator time series. In this paper, for the common period 1960-2000, the mean, standard deviation and mean square error between the grid point from different models and the nearest station was calculated. The indices that could be comparable are: FD: annual occurrence of frost days (days with MinT <0ºC), Tn90: percentage of days where MinT was above the 90th percentile of the 1961-90 base period. R10: number of heavy precipitation days > 10mm (R10), CDD: consecutive dry days and R5D: maximum 5-day precipitation. The available models are CCSM3 (CCSM),USA CNRM-CM3, (CNRM), France GFDL-CM2 .0 (GFDL0) GFDL-CM2.1 (GFDL), USA, INM-CM3.0-Russia (INM), MIROC high-resolution MIROC), MIROC medre-resolution (MIRMED), Japan, and PCM, USA (PCM)
    In general, it is necessary to think that the values of the models on the Andes cannot be evaluated by the failing of the models in interpreting the orography. If we center the analysis in the Southeast of South America, a low land region which has more dense information, one sees that the average value is well simulated, the station values has similar values over regions, and are of the same order of magnitude, as in case of the models. In some cases, as the model GFDL, FD's average values are well simulated. The interannual variability from days to weeks in average, also is in good agreement. Another temperature extreme, a warm one, Tn90, (being an index percentile-based, is relative to the local climate), It seems to be better represented that the FD. The consecutive dry days are more difficult to be simulated, since the region has a marked precipitation gradient that is not properly represented. The maximums of dryness over central Argentina Andes could not be represented for any model. On the other hand, the extensive dry season of the Amazon, is displeased and exaggerated in GFDL, whereas it does not exist for CCSM3. An index that measures the quantity of extreme rainfall, (R5d) shows in all the models that the quantity of rainfall is underestimated and there the differences of rate of rainfall are not clear. The one that better approaches the average values is the MIROC3.2. When the number of days is evaluated by extreme rainfall (R10), without considering how much it precipitated, the maps are more similar. The Amazon interannual variability is well simulated.
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  31. #86
    muller.charles

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Modèles et cycle de l'eau : suite et fin (provisoire)

    Sun, Y., S. Solomon, A. Dai, and R. Portmann, 2006: How often does it rain?. J. Climate, 19, 916-934.

    Daily precipitation data from worldwide stations and gridded analyses and from 18 coupled global climate models are used to evaluate the models\' performance in simulating the precipitation frequency, intensity, and the number of rainy days contributing to most (i.e., 67%) of the annual precipitation total. Although the models examined here are able to simulate the land precipitation amount well, most of them are unable to reproduce the spatial patterns of the precipitation frequency and intensity. For light precipitation (1–10 mm day−1), most models overestimate the frequency but produce patterns of the intensity that are in broad agreement with observations. In contrast, for heavy precipitation (>10 mm day−1), most models considerably underestimate the intensity but simulate the frequency relatively well. The average number of rainy days contributing to most of the annual precipitation is a simple index that captures the combined effects of precipitation frequency and intensity on the water supply. The different measures of precipitation characteristics examined in this paper reveal region-to-region differences in the observations and models of relevance for climate variability, water resources, and climate change.


    Tebaldi, C., K. Hayhoe, J.M. Arblaster, G.A. Meehl, 2006: Going to the extremes; An intercomparison of model-simulated historical and futre changes in extreme events. Climatic Change. In press.

    Projections of changes in climate extremes are critical to assessing the potential impacts of climate change on human and natural systems. Modeling advances now provide the opportunity of utilizing global general circulation models (GCMs) for projections of extreme temperature and precipitation indicators. We analyze historical and future simulations of ten such indicators as derived from an ensemble of 8 GCMs contributing to the Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC-AR4), under a range of emissions scenarios. Our focus is on the consensus from the GCM ensemble, in terms of direction and significance of the changes, at the global average and geographical scale. The climate extremes described by the ten indices range from heat-wave frequency to frost-day occurrence, from dry-spell length to heavy rainfall amounts. Historical trends generally agree with previous observational studies, providing a basic sense of reliability for the GCM simulations. Projections for the 21st century are unanimous in confirming the changes in most temperature indices that are expected within a warmer climate, with differences in the spatial distribution of the changes and in the rates of the trends detected across scenarios. Depiction of a wetter world emerges unequivocally in the global averages of most of the precipitation indices. However, consensus and significance are less strong when regional patterns are concerned. This analysis provides a first overview of projected changes in climate extremes from the IPCC-AR4 model ensemble, and has significant implications with regard to climate projections for impact assessments.


    van Ulden, A.P. and van Oldenbrogh, G.J., 2006: Large-scale atmospheric circulation biases and changes in global climate model simulations and their importance for climate change in Central Europe. Atm. Chem. Phys., 6, 863-881, sref:1680-7324/acp/2006-6-863.

    The quality of global sea level pressure patterns has been assessed for simulations by 23 coupled climate models. Many models showed serious large-scale deficiencies in the simulated patterns, especially at mid-latitudes. Five models performed well at all latitudes and for each month of the year. Three models had a reasonable skill.
    We selected the five models with the best pressure patterns for a more detailed assessment of their simulations of the climate in Central Europe. We analysed observations and simulations of monthly mean geostrophic flow indices and of monthly mean temperature and precipitation. We used three geostrophic flow indices: the west component and south component of the geostrophic wind at the surface and the geostrophic vorticity. We found that circulation biases were important, and affected precipitation in particular. Apart from these circulation biases, the models show other biases in temperature and precipitation, which were for some models larger than the circulation induced biases. Despite these deficiencies, the models do simulate many aspects of the observed climate quite well.
    For the 21st century the models simulated quite different changes in circulation, precipitation and temperature. Precipitation changes appear to be primarily caused by circulation changes. Since the models show widely different circulation changes, especially in late summer, precipitation changes vary widely between the models as well. Some models simulate severe drying in late summer, while one model simulates significant precipitation increases in late summer. With respect to the mean temperature the circulation changes were important, but not dominant. However, changes in the distribution of monthly mean temperatures, do show large indirect influences of circulation changes. Especially in late summer, two models simulate very strong warming of warm months, which can be attributed to severe summer drying in the simulations by these models. The models differ also significantly in the simulated warming of cold winter months. Finally, the models simulate rather different changes in North Atlantic sea surface temperature, which is likely to impact on changes in temperature and precipitation. These results imply that several important aspects of climate change in Central Europe are highly uncertain.
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  32. #87
    Rann

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par muller.charles Voir le message
    (extrait d'une autre discussion /Jiav)
    Lecteurs inquiets sur la catastrophe (imaginaire et fantasmatique pour le moment) du réchauffement, je suis prêt à modérer vos inquiétudes. Dites-moi ce qui vous effraie et je vous montrerai soit que votre frayeur n'a pas de sens,
    Bonjour,
    Ce qui m'inquiète,
    en fait je pense surtout à mes enfants, c'est l'eventuelle disparition du Gulf-stream.
    Je ne suis pas très technique mais des observations font état d'une diminution de son flux à cause de la salinité de l'eau.
    Salinité qui diminue par apport de glace fondue, perdue par la banquise à cause du rechauffement.
    Rien de grave pour notre planète mais plus embêtant pour les habitants bénéficiant de la douceur du GS au Nord Ouest de l'Europe.
    2° d'augmentation de la température suffirait pour le voir disparaître.
    Puis je rassurer mes enfants ou dois je leur proposer pour leur propres enfants d'investir en Sibérie

  33. #88
    mary.shostakov

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par Rann Voir le message
    Bonjour,
    Ce qui m'inquiète,
    en fait je pense surtout à mes enfants, c'est l'eventuelle disparition du Gulf-stream.
    Je ne suis pas très technique mais des observations font état d'une diminution de son flux à cause de la salinité de l'eau.
    Salinité qui diminue par apport de glace fondue, perdue par la banquise à cause du rechauffement.
    Rien de grave pour notre planète mais plus embêtant pour les habitants bénéficiant de la douceur du GS au Nord Ouest de l'Europe.
    2° d'augmentation de la température suffirait pour le voir disparaître.
    Puis je rassurer mes enfants ou dois je leur proposer pour leur propres enfants d'investir en Sibérie
    Des études le montrent : Le Gulf Stream souffre moins du réchauffement que d'aucuns le disaient.
    Du coup, l'Europe n'a pas à craindre d'ère glaciaire.
    Science et Vie de février

    Les mesures directes montrent qu'il n'y a pas eu ralentissement [du Gulf Stream].
    Bogi Hansen
    Faroes Ficheries Laboratory (Îles Féroé)


    Aujourd'hui, aucune étude n'envisage l'avénement d'un âge glaciaire [en Europe].
    Stefan Rahmstorf
    Université de Potsdam (Allemagne)

  34. #89
    meteor31

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par muller.charles Voir le message
    Modèles et cycle de l'eau : suite et fin (provisoire)
    merci pour tous ces extraits.
    Néanmoins l'AR4 chapitre 11 page 11-3 me semble assez clair pour les changements régionaux qui sont estimés très probables.
    Pour ces régions les modèles sont convergents.
    Bien entendu des zones sont encore mal cernées comme le Sahel et le Sahara, par exemple, où les SST plus élevées dans l'océan indien pourraient être génératrices de moussons salutaires.
    Une certaine fraction du globe semble assez bien vue, une autre moins et, en conséquence tout n'est certes pas "à jeter" dans les modèles.

    Il est clair qu'on aura du mal à savoir si l'anomalie de précipitation sera plus forte à Marseille qu'à Toulouse, au mois de juillet 2053, mais ce qui semble très probable c'est qu'il pleuvra moins sur ces 2 villes en 2100 que maintenant.
    Les décideurs peuvent donc agir en conséquence, en surveillant bien sûr les modèles de prévisions qui, n'en doutons pas, vont encore progresser.

  35. #90
    miniTAX

    Re : Apaiser les peurs du réchauffement climatique

    Citation Envoyé par Rann Voir le message
    2° d'augmentation de la température suffirait pour le voir disparaître.
    Puis je rassurer mes enfants ou dois je leur proposer pour leur propres enfants d'investir en Sibérie
    Pour que le Gulf Stream, qui est un courant de surface généré par le vent et la rotation de la Terre, disparaisse, il faudrait que la Terre s'arrête de tourner, ce qu'on voit plus souvent dans des scénarios hollywoodiens que dans la réalité
    Et puis, même si la circulation thermohaline s'arrête, l'Europe de l'Ouest ne sera pas plus froide que la côte Nord-Ouest des Etats-Unis qui bénéficie d'un climat doux sans avoir besoin de Gulf Stream. Dans tous les cas, il y fera toujours plus doux qu'en Sibérie au climat continental plus adapté à des travailleurs comdamnés aux travaux forcés qu'à des riches et douillets occidentaux pervertis jusqu'à la moelle par le confort moderne.

    La température moyenne de la France est d'environ 12°C. En supposant que climat se réchauffe de 10°C (!), on aurait une température moyenne de la Floride : ça reste tout à fait supportable Il vaut mieux que vos enfants investissent dans une résidence au bord de la mer dont la valorisation est bizarrement de plus en plus attrayante malgré la "montée des eaux" plutôt qu'en Sibérie.
    Alors, rassuré ?
    Face à une réalité complexe, il y a toujours une explication simple
    et systématiquement... fausse

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