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Y a t'il une limite a l'éthique ?




  1. #1
    Kytrix
    Bonjour,

    En ce qui me concerne je pense qu'il n'y a pas de limite, ou du moins, si limite il existe, elle s'estompera dans le temps ..

    l'Homme a parfois des remors envers le traitement qu'il procure aux animaux, en partant du principe qu'il est mal de faire du mal a un etre vivant.

    A coté de cela, personne ne protestera si l'on greffe un coeur de babouin à un enfant.

    Le clonnage Humain a fait couler bcp d'encre (ou d'ancres.. je ne sais jamais ) mais il est en passe de rentrer dans les moeurs car il va pouvoir guérir des maladies génétiques (ou d'autres maladies .. ou je ne sais quoi..).

    Y a t'il des personnes qui sont de mon avis.. et qui pensent que jamais cela ne s'arretera ? .. enfin jusqu'a ce que quelque chose nous retombe vraiment sur la tete

    -----


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  3. #2
    Phil Entropie
    Citation Envoyé par Kytrix
    Le clonnage Humain a fait couler bcp d'encre (ou d'ancres.. je ne sais jamais )
    Bonjour,
    ça dépend si tu penses "papier" ou "html", respectivement.

  4. #3
    Phil Entropie
    Voici ce qu'écrit à ce propos un législateur, Alain Claeys, rapporteur en 2001 pour l'Assemblée Nationale sur le projet de loi de révision des lois bioéthiques :
    La définition des règles de droit, dans ce domaine, ne peut être fondée sur des a priori, sans lien avec la réalité sociale. La norme doit être l'expression de ce que la société tolère mais aussi de ses aspirations. Or les demandes sociales ne sont pas toujours cohérentes. Des contradictions et des tensions apparaissent. Il appartient alors au politique d'évaluer ces forces divergentes et de tenter de trouver un équilibre, qui se traduira par l'adoption d'une norme, censée exprimer, à un moment donné et dans un lieu déterminé, la résultante de ces forces contraires.
    Dans ces propos, on voit que la limite recherchée doit correspondre à la position de notre société à un moment donné. Pour les législateurs, cette limite est considérée comme en constante évolution. Ils ont d'ailleurs stipulé dans le nouveau texte de loi qu'elle devrait être soumise à des révisions régulières.
    Cette position me semble tout à fait cohérente. Et je pense qu'elle le restera encore longtemps. En effet, pour atteindre une limite, une position définitive, il faudrait avoir fait le tour de tous les aspects qui soutendent la bioéthique et notamment aboutir à une définition acceptée par tous de la vie et de la mort. Cela ne me semble possible que si toutes les cultures évoluaient vers une seule culture, universelle, ce qui, au nom de la diversité, n'est pas souahitable... aujourd'hui .

    Petite parenthèse :
    la citation ci-dessus m'avait conduit à une réflexion sur la participation des citoyens aux choix de société. Si vous voulez vous exprimer à ce sujet :
    Pour une meilleure participation des citoyens aux choix de société
    Merci.


  5. #4
    hina
    Bonjour,

    Très intéressant sujet.

    Pour répondre à Kytrix:

    Je voudrais juste souligner que tout le monde n'est pas d'accord pour greffer un coeur de babouin à un enfant.
    Et que le clonage humain n'est pas en passe de rentrer dans les moeurs. Il est très débattu.
    Bien heureusement.

    Merci à Phil entropie pour ses recherches et ses reflexions

  6. #5
    duvid00

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Citation Envoyé par Phil Entropie
    Bonjour,
    ça dépend si tu penses "papier" ou "html", respectivement.
    excelent

    y'a t-il une limite a l'ethique ?
    pas tant que la connerie humaine restera sans bornes,
    tant celle combattue par l'ethique que celle déploiyée pour la combattre.
    la liberté, ce n'est pas faire ce que je veux, mais vouloir ce que je fais ...

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    Auguste

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Pour essayer de répondre à cette question il faut, me semble-t-il, mettre à peu près les mêmes significations sur les mêmes mots. De l'Ethique à Nicomaque, des Pensées de Marc-Aurèle, à ce qu'on fourre sous le nom d'éthique aujourd'hui, il y a de la marge.
    D'autre part, il faut distinguer morale et éthique. On peut choisir de donner, par exemple, le terme de morale à ce qui concerne un comportement social et le terme d'éthique à ce qui relève de l'exigence personnelle.
    Déjà la confusion des deux termes empoisonne le débat. Aujourd'hui le mot "morale" est banni du vocabulaire, on emploie à la place le mot "éthique". Pour des raisons évidentes.
    De mon point de vue, et tout autant que "l'homme est un animal politique" il existera une morale. Et une éthique tout autant que nul homme n'est semblable à un autre.
    Lesquelles ? C'est un autre débat...

  9. #7
    Peter Barn

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Plus cela ressemble à un acte dégradant pour un homme plus cela paraitra immoral.
    on assimile plus facilement le fait d'écraser une fourmi avec une voiture en lego que d'écraser un enfant avec une alfa roméo.
    l'éthique est une forme de moralité masquant notre fort nombrilissime (légitime car personne pour l'instant ne nous résiste).

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  11. #8
    SEAFIRST

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Bonjour ami lecteur,

    cette question arrive à point dans notre civilisation. Effectivement depuis que l'homme existe, il ne s'est jamais autant posé de question sur sa propre condition et sur son devenir ; comme si l'ensemble de tous les hommes devaient etablir des lois consensuelles sur des sujets extremement sensibles et dont les opinions sont parfois completement differentes. Ainsi malgré cette divergence, le debat ethique est un outil validant plus ou moins favorablement les progres de notre civilisation. Exemple : tout le monde, qqsoit leur opinion finale, reflechis bcp à la question : le clonage d'embryon peut il etre fait pour sauver une vie ? Comment statuer sur le fait que l'on brise une vie pour en sauver une autre ,laquelle de ces deux vies sauver ?

    Y a t il une limite à ces debats ethiques ? Non, tant que fondamentalement l'humanité entiere n'est pas en accord sur tous les sujets, il y aura interrogation et la Loi ne sera que temporaire ( cf Phil entropie qui parle des textes de lois valables juste à un moment donné ).
    Et encore, sachant que 90% de la population mondiale est croyante, les questions ethiques s'entremeleront avec les notions religieuses. Avec les guerres que l'on constate encore de nos jours, car chacun defend ses croyances, les reponses statutaires des pb ethiques sont tres loins d'etre établies.

    Cependant la science et la philosophie ( à mon sens aussi indispensable), avancent, et avec en particulier les PREUVES scientifiques irrefutables. Dans un avenir qu eje souhaite pas si lointain, notre savoir prendra une telle ampleur aussi bien en quantité mais en qualité que l'humanité aura matiere à prendre les bonnes decisions sur les debats ethiques d'aujourd'hui. Il faut avoir confiance dans l'evolution complexificatrice exponentielle de notre monde : aujourd'hui la science est tres demonstrative mais ne prend pas de decision, elle propose des solutions, c'est à nous de poser, à plat, les debats. Mais bientot, de nouveaux outils cognitifs, fruit de cette evolution, viendront s'associer à notre jugement qui ainsi sera unipolaire. Enfin les textes de lois pourront etre affirmatifs, et definitifs dans le temps.
    Mais ce n'est pas pour bientot !
    la Loi largement connue et ancestrale: " tu ne tueras pas ton prochain " n'est elle pas encore de nos jours bafouée par certains.

    Merci
    SEAFIRST 18/01/05
    Le cerveau a 50000 milliards de connexions mais en plus 100 milliards de cellules gliales !

  12. #9
    Phil Entropie

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Bonjour à tous,

    Citation Envoyé par SEAFIRST
    la science et la philosophie ( à mon sens aussi indispensable), avancent, et avec en particulier les PREUVES scientifiques irrefutables. Dans un avenir qu eje souhaite pas si lointain, notre savoir prendra une telle ampleur aussi bien en quantité mais en qualité que l'humanité aura matiere à prendre les bonnes decisions sur les debats ethiques d'aujourd'hui. Il faut avoir confiance dans l'evolution complexificatrice exponentielle de notre monde
    Si je ne me trompe, cette vision de la science (sous-entendu les sciences dites exactes) appartient à un courant de pensée fort ancien (les Lumières) appelé Positivisme, qui n'a plus le même succès aujourd'hui, même s'il garde encore de nombreux défenseurs.

    Citation Envoyé par SEAFIRST
    aujourd'hui la science est tres demonstrative mais ne prend pas de decision, elle propose des solutions, c'est à nous de poser, à plat, les debats.
    C'est effectivement du côté des sciences humaines et sociales que se trouve la solution, ou du moins des solutions.

    Citation Envoyé par SEAFIRST
    Mais bientot, de nouveaux outils cognitifs, fruit de cette evolution, viendront s'associer à notre jugement qui ainsi sera unipolaire.
    Je ne saurais laisser passer une perche si bien tendue. A propos d'outils cognitifs à venir justement, je prépare en ce moment la création d'une association dont le but est de :

    favoriser et développer la participation des citoyens aux processus de réflexion et de décision relatifs aux choix scientifiques et technologiques auxquels nos sociétés modernes sont confrontées, notamment lorsque ceux-ci comportent des risques ou des enjeux éthiques.
    Ce projet s'animera autour d'un site internet évolué permettant discussions et synthèses des discussions, votes, alimentés par des données et des points de vue d'experts, agrémentés de pédagogie...
    Le site attaché à mon profil sur ce forum est une ébauche de ce projet. Il est très probable qu'il devienne cet outil de l'association, au moins dans un premier temps (le nom de domaine et une partie du contenu existant seront conservés).
    Pour ceux que ce projet intéresserait et qui souhaiteraient participer à son conseil d'administration, le siège social se situera dans le sud de la région parisienne, quelque part entre Antony (Hauts-de-Seine) où je réside et Orsay (Essonne), haut lieu de la science dans la région.

  13. #10
    SEAFIRST

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    bonjour Phil entropie,

    merci pour tes commentaires et pour la mention de l'existence de ton site de debat sur les sciences qui effectivement aujourd'hui bien plus qu'autrefois rendent indispensables l'Ethique et ses derivés.
    Mais finalement, comment atteindre une sagesse collegiale suffisamment grande pour etablir des lois. Meme si la science et ses preuves experimentales sont souvent indiscutables, ou trouver les elements pour traiter tel ou tel sujet, et construire une ethique pour tous. Au travail !


    SEAFIRST 07/04/05
    Le cerveau a 50000 milliards de connexions mais en plus 100 milliards de cellules gliales !

  14. #11
    JPA

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Bonjour,
    La morale n’est plus au goût du jour, fi des listes de devoirs imposés par la morale chrétienne, vive la vraie morale « la vraie morale se moque de la morale » Ecrivait Pascal.
    Pourtant nous continuons toujours de conformer nos comportements au bien moral.
    Pour remplacer la morale nous avons donc inventé l’éthique, mais c’est la même chose (sans la notion d’absolu).
    - La morale c’est l’opposition du bien et du mal en tant que valeurs absolues. Elle tend vers la vertu et culmine dans la sainteté
    - L'éthique c’est l’opposition du bon et du mauvais en tant que valeurs relatives. Elle tend vers le bonheur et culmine dans la sagesse
    Qu’elle soit donc de conviction (casuistique) ou de responsabilité (philosophique) l’éthique reste avant tout affaire d’individu. Même si les recommandations du Comité national d'Ethique deviennent "la morale officielle"il ne faut pas compter sur les institutions pour définir de manière fermes et définitives les limites à ce qui est acceptable, car toutes lois si elle tend à être morale et juste ne peut l’être que de manière générale, elle ne peut cadrer chaque infractuosité de notre société (la jurisprudence est là pour le prouver).
    C’est donc à nous et à nous seul de définir les limites de l’étique.
    Il nous faut donc agir comme si nos actes devaient servir de référence.
    Et ainsi contribuer à notre niveau à l’élaboration d’une nouvelle morale dont les fondements ne seraient non plus religieux mais biologique.
    Salutations
    " Le grain de sable est dur, le tas de sable est doux "

  15. #12
    ethiquanimal

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Citation Envoyé par JPA
    Bonjour,
    La morale n’est plus au goût du jour, fi des listes de devoirs imposés par la morale chrétienne, vive la vraie morale « la vraie morale se moque de la morale » Ecrivait Pascal.
    Pourtant nous continuons toujours de conformer nos comportements au bien moral.
    Pour remplacer la morale nous avons donc inventé l’éthique, mais c’est la même chose (sans la notion d’absolu).
    - La morale c’est l’opposition du bien et du mal en tant que valeurs absolues. Elle tend vers la vertu et culmine dans la sainteté
    - L'éthique c’est l’opposition du bon et du mauvais en tant que valeurs relatives. Elle tend vers le bonheur et culmine dans la sagesse
    Qu’elle soit donc de conviction (casuistique) ou de responsabilité (philosophique) l’éthique reste avant tout affaire d’individu. Même si les recommandations du Comité national d'Ethique deviennent "la morale officielle"il ne faut pas compter sur les institutions pour définir de manière fermes et définitives les limites à ce qui est acceptable, car toutes lois si elle tend à être morale et juste ne peut l’être que de manière générale, elle ne peut cadrer chaque infractuosité de notre société (la jurisprudence est là pour le prouver).
    C’est donc à nous et à nous seul de définir les limites de l’étique.
    Il nous faut donc agir comme si nos actes devaient servir de référence.
    Et ainsi contribuer à notre niveau à l’élaboration d’une nouvelle morale dont les fondements ne seraient non plus religieux mais biologique.
    Salutations
    je suis en partie d'accord: et m^me, au début, j'ai cru me lire! mais la conclusion me choque. allez sur mon blog qui ne parle que de ça et dites moi si vous comprenez ce que j'y dis sur l'éthique, en effet absolue par rapport aux moralisations "tue l'amour".
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  16. #13
    quetzal

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    salut, des limites a l'ethique??? sans doute la raison humaine, ou les capacité de l'hommes a se comprendre lui-même ainsi que c'est interet en propre...

    pour ma part, je pense que la morale n'est pas un objet purement religieux, mais est une fonction propre de la psychologie humaine dans le sens ou elle est une norme de comportement social intégré a l'individu... c'est ce que l'on pourrais nommé le sur-moi... instance ou la société, ou ces norme morale joue leur rôle avant même toute action, et toute reflection.

    l'ethique en cela se trouve etre un objet exterieur a soi, une sorte de somme d'interdit que l'on se donne a soi-même par pure volonté, c'est la source des déontologie et d'autre système legaux devant encadrer une ou des pratiques.

    l'ethique en se sens est la somme des expériences, leur condensat en des lois simple... un peu comme se principe de précaution tout nouveaux qui n'existe que pour encadrer nos sociétés technophages et prompte a develloper n'importe quel outil du moment que celui-ci se trouve pouvoir résoudre un problème posé... or l'expérience acquise a nos propre dépent, c'est a dire dans la douelur d'une partie de l'humain, aujourd'hui nous defend de vouloir dans l'absolu que ce deverse sur-nous tout ce que l'esprit scientifique et technologique est capable de créer... la c'est la conscience qu'un evenement apparament anodin peut-devenir malsain a de longue période sur l'etre humain...

    l'ethique c'est la reflexion necessaire a ce qui par la suite deviendras de l'ordre du moral, de l'obligatoire, et du présuposé avant toute pensée... elle repose sur différent parradigme, mais au final, l'ethique vise a reduire les souffrances de tous, il en est de même pour la morale, ainsi que pour les droits...

    l'ethique permet la reflexion sur les pratiques actuelle, sa limite ne connait est la souffrance humaine, dont elle tire sont existence et sa raison...

  17. #14
    Bételgeuse

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Et bien moi, je n'ai pas compris la question.
    Une limite à l'éthique en terme de quoi ? de légitimité ? d'influence sur le comportement des gens ? de délai ?

  18. #15
    JPA

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Citation Envoyé par quetzal
    pour ma part, je pense que la morale n'est pas un objet purement religieux, mais est une fonction propre de la psychologie humaine dans le sens ou elle est une norme de comportement social intégré a l'individu... c'est ce que l'on pourrais nommé le sur-moi... instance ou la société, ou ces norme morale joue leur rôle avant même toute action, et toute reflection.

    l'ethique en cela se trouve etre un objet exterieur a soi, une sorte de somme d'interdit que l'on se donne a soi-même par pure volonté, c'est la source des déontologie et d'autre système legaux devant encadrer une ou des pratiques.
    Bonjour,

    C'est exactement le contraire, remplace morale par éthique et éthique par morale et tu sera dans la bonne direction.

    Les fondements de l'éthique, se trouvent dans les structures dynamiques de la conscience de soi. L'éthique émerge de l'enchevêtrement, du déploiement et du développement de la conscience de soi des personnes en interaction et en communication les unes avec les autres.

    Si le fondement de l'éthique est compris de ce point de vue, la connaissance constitue donc le motif éthique primordial pour assurer que chacun ait l'information exacte et complète sur toute question qui demande une décision, un choix, une action et l'exercice de la responsabilité.
    " Le grain de sable est dur, le tas de sable est doux "

  19. #16
    Narduccio

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Pourquoi opposer morale et éthique puisque c'est la même chose:
    La morale est un ensemble de règles de conduite, de relations sociales qu'une société se donne et qui varient selon la culture, les croyances, les conditions de vie et les besoins de la société. Éthique et morale ont des sens proches et sont souvent confondus, l'éthique serait l'étude de la morale.

    En un sens philosophique, la morale est la théorie normative des actions humaines. Elle porte principalement sur la finalité de l'action et cherche à résoudre les questions qui peuvent se poser dans la délibération et la prise de décision :

    * Que dois-je faire ?
    * Qu'aurais-je dû faire ?
    * Y a-t-il des limites à mes actions ?

    Les philosophes divisent la morale en trois domaines dont les limites ne sont pas toujours parfaitement fixées :

    * Méta-éthique : entendue comme la recherche des origines et du sens de nos concepts moraux ;
    * Morale ou éthique normative, qui concerne les critères de nos comportements (habitudes, devoirs, conséquences de nos actes) ;
    * Morale ou éthique appliquée, application des deux premières à des problèmes spécifiques et controversés (par exemple, avortement, environnement, droits des animaux, etc.).
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Morale
    L'éthique est classiquement considérée comme l'une des trois branches de la philosophie, à côté de la physique et de la logique (par exemple, chez les Stoïciens, chez Kant). L'éthique est la connaissance normative du comportement humain, dont la fin est la connaissance et l'action droites : les Stoïciens grecs privilégient la connaissance, les Romains l'action. Pour ces philosophes, il s'agit de connaître les normes de la nature, c'est-à-dire de la raison (car le monde physique est informé selon ses lois qui sont l'expression du divin) ; cette connaissance est la sagesse, état de la psychè (âme) qui la rend en quelque sorte invincible. En ce sens, l'éthique suppose une maîtrise surhumaine des passions ; au point de vue des Anciens, cette maîtrise rapproche du dieu du monde.

    L'usage moderne de ce mot tend à le rendre équivalent à « la morale ». L'éthique se vit d'abord comme une affaire personnelle, la conduite de chacun relevant ultimement de sa seule conscience individuelle.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thique
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper

  20. #17
    Denoby

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Bonjour,
    Quelqu'un saurais dans quel pour la sciences il y a un article sur "quand l'ethique affecte le tiers monde" ou quel que chose dans le genre... C'est un article qui parle par exemple d'un vaccin contre la rage il me semble qui dans sa nouvelle version (plus cher) entraine moins d'effet secondaire, donc on interdit le premier vaccin pour ne vendre que le deuxieme et bien sur l' "ethique" n'admet pas que l'on continue a vendre un vaccin au risque de complication multiple dans les pays pauvre (difference de traitement). Mais le probleme c'est la difficulte apres des pays pauvre de pouvoir ce payer ce nouveau vaccin... Desole de ne pas tres bien m'en souvenir... Mais je pense que cet article a veritablement sa place dans ce debat. Si quelqu'un peut le retrouver...
    (Desole mais en ce moment j'en ai pas la possibilite)
    Considerez que c'est juste une petite piste donne comme ca...
    Pardon

  21. #18
    Pierre de Québec

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Citation Envoyé par JPA
    - La morale c’est l’opposition du bien et du mal en tant que valeurs absolues. Elle tend vers la vertu et culmine dans la sainteté
    - L'éthique c’est l’opposition du bon et du mauvais en tant que valeurs relatives. Elle tend vers le bonheur et culmine dans la sagesse
    JPA, je vais faire un peu de pouce avec tes définitions ... que j'aime bien.

    Moi, je dirais que la morale est ce qui reste lorsque le "fond" religieux a disparu chez un individu. L'ennui avec la morale, c'est que tout est blanc ou noir, jamais de gris. Par contre, pour celui qui espère s'affranchir de la contrainte de la morale, le piège de l'éthique est de laisser croire à une marge de manoeuvre.

    Alors et avec ce petit préambule, la question initiale était ... Y a t'il une limite à l'éthique ?

    La réponse serait oui sur le très long terme. Les découvertes scientifiques forcent les hommes à reconsidérer lentement mais régulièrement des comportement sociaux. Sur un siècle, la comparaison des comportements humains sur des sujets précis peut être très différentes.

    Dans le très court terme, la réponse est plus près d'un non que d'un oui. Les changements que la société aura tendance à accepter seront ceux du type incrémental. L'éthique est un peu comme un élastique; tu peut l'étirer mais il y a une limite, ça fini par péter !
    Aux limites du monde des faits, le philosophe a trouvé celui des idées. (Karl Jasper)

  22. #19
    quetzal

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    pour ma part, je dirais que les lois de l'ethique se disctute, que l'on obeis au loi, et que la morale on doit faire avec puisque celle-ci est un fait culturel intégré a l'individu...

    ainsi dans une société quand se pose un problème nouveaux ayant trait au comportement social des individus, comme par exemple "la contraception" il y a d'abord un debat ethique sur le bien-fondé du droit, et de la loi, celle-ci peux s'opposer a une morale plus ancienne... l'ethique permet la réactualisation de les normes de base avec lequel nous vivons... une fois qu'une descision a été prise des lois par le droit crée,ou enlevé sont donné a tous, tout le monde devant respecté la loi... par force des choses, et par l'habitude, la loi se fait automatisme, puis habitude comportementale culturelle qui est une loi morale...

    ainsi, si l'idée de contraception n'a pas été facile a ccepter dans notre société, ou bien celui de l'iVG, la refelxion ethique a permit de degager le possible, et le non souhaitable, la politique par le droit la loi, et avec le temps, devenue un fait quasi naturel, préservatif, et pillule, un comportement morale, surtout devant la pandémie de sida... sur tout le monde ne respecte pas cette morale individuelle...

    le phénomène est indentique dans bon nombre de proféssion avec les code de déontologie, ou de bonne conduite, audela de la reflexion sur les pratiques jugé comme bonne, et sur celle mauvaise, le mouvement tend a devenir un automatisme individuel, au point que déroger a la loi morale, pose beaucoup de problème culpabilité a certain individu... difficile par exemple pour certain patron de delocaliser et d'abadonner sur le pavé leurs employés.

    la definition traditionelle a mon gout ne prend pas en compte cette dynamique psychologique d'intégration individuelle d'une loi ayant trait a un comportement social... après tout les lois morale judeo-chrétienne par exemple, sont elles-aussi à l'origine que du droit écrit... et il existe plein de loi "morale" qui ne sont pas ecrite puisque remontant bien avant les systèmes moraux ecrit... et qui sont a même de générer chez l'individu un vrai haut-le-coeur... inceste, antropophagie, torture, violence diverse...

    ainsi l'on trouve beaucoup de personne ayant leur code "moral" personnel, un ensemble de loi diverse que d'eux-même et sans qu'il y ait de contrainte, il suivrons car il juge cette pratique bonne, ou propre au bien...

    bref, l'on peux voir un mouvement de la reflexion ethique sur une pratique vers son intégration psychologique d'un mode comportemental, qui de fait seras jugé comme "pratique normale" en s'opposant a la pratique anormale, honteuse, mauvaise...

    la loi morale a avoir avec la notion de normalité de l'action individuelle, et des pratique sociale... c'est pourquoi il toute remise en question d'une loi morale semble aller contre la normalité, "c'est pas normal"... bref l'intégration de loi éthique par l'individu pour en faire un code moral personel, tiens de la normalisation des pratiques individuelle en face du reste de la société. pour ma part, je dirais que le sur-moi est le lieu ou la loi morale est "stocké" dans l'individu.

  23. #20
    Pierre de Québec

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Citation Envoyé par quetzal
    ... l'ethique permet la réactualisation de les normes de base avec lequel nous vivons...
    Intéressant comme point de vue. Donc, lorsque l'éthique est en cause, l'homme se trouverait dans une situation ouverte vers le changement.

    Pris à l'envers, un homme ouvert au changement ce trouverait à user de son éthique pour prendre position !
    Aux limites du monde des faits, le philosophe a trouvé celui des idées. (Karl Jasper)

  24. #21
    quetzal

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    si tu te place dans nos systèmes historiques, l'idée d'ethique n'est jamais aussi présente qu'aujourd'hui ou l'humain doit penser de nouvelle norme de comportemet en face des différentes révolution scientifique technique et industrielle... l'ethique interviens pour nous là ou la morale traditionelle ne dit rien et laisse un vide quand aux mode possible du "vivre-ensemble"
    il existe toujours un possible de translater une morale acquise de longue date, des loi comportementale sur notre époque... mais celle-ci sont globalement inadapté, car née et crée pour une autre epoque pour d'autre mode de vie et de conaissance du réel.
    ainsi entre les modes de vie il y a deux mille ans et aujourd'hui, et en particulier depuis la réolution indutrielle, qui est passé d'un shemas quasiement agricole et un shemas industriel et urbain, les pratique naturelle ont été considérablement modifié... soit en bien soit en mal... la morale traditionelle permet de répondre à certainne question, mais ne parviennent que difficilement a se justifier dans un système qui n'etais pas connu... l'ethique permet le questionement, et la remise en cause de la morale traditionelle, afin de redefinir dans le nouveau système des normes de comportement permettant une vie en commun, et par extension un système de loi, un droit, et par là une possibilité de jugement des conflits... ainsi de la loi du talion, au droit de l'homme il y a un vraiment deux mondes différent et des modes de pensée du vivre ensemble radicalement différente, car les systèmes de pensée, sociaux, economique, politique ne sont pas les mêmes...

    oui sans doute, l'homme ouvert au changement use de de sa capacité de jugement pour fonder trancher et separer le bon grain de l'ivraie si j'ose dire... mais les humains sont plutôt porté a la stabilité des normes de jugement, seul une révolution technique, sociale, economique engendrant des aberations quand a la vie même humaine, provoque en retour le questionement ethique, celui-ci devant rétablir permettre de rétablir l'équilbre... l'on peux dire que le marxiqme par exemple est une sorte de réponse ethique au changement economique et sociaux induit par la révolution industrielle... une sorte d'image inverse, un contre-poid a la logique d'un système qui ne faisait que trop peu de cas des individus... la social democratie capitaliste a l'européenne est sans doute le point d'équilibre entre ces deux systèmes, deux logique qui se sont opposée 70ans durant...

    l'on retrouve aussi le même shemas avec le problème de l'IVG... dans le modèle moral traditionel les hommes qui engrosait une femmes avait une obligation morale très forte au sein des villages pour se marier et reconnaitre leur forfait... la révolution industrielle en destructurant la société villageoise dominante, et son système de controle de l'individu, en la remplaceant par un système de ville ou personne ne controle moralement personne, ont fait que les hommes se sont retrouvé libre de ne pas suivre la contrainte traditionelle en prenant leur part a l'education de leur enfant...
    situation impossible a tenir pour une femme seule... et provocant de fait un accroissement de la mortalité féminine lors d'IVG sauvage... situation qui en soit devint e plus en plus intollérable pour une majorité... l'ethique ici fut la remise en question de la morale traditionelle incapable de contenir un phénème pour laquelle elle n'etais pas prévue. celle-ci remise en cause et une fois tout le problème reposer en son entier en fonction du système vecu et réel.. l'autorisation d'IVG medicalament assisté devint pour toute et tous, la solution de moindre mal, donc une solution ethiquement raisonable... et aujourd'hui presque d'un ordre moral, puisque le simple fait de remettre e question cette morale et de redonner aux faiseuses d'ange, provoque des levées de bouclier annalogue à ceux qui furent brandit par les tenants de l'ordre anciens mais inadéquat dans notre système social...

  25. #22
    Pierre de Québec

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    Bonjour quetzal,

    Sur l'ensemble, je peux partager ton point de vue. Mais lorsque tu écris :
    Citation Envoyé par quetzal
    ... seul une révolution technique, sociale, economique engendrant des aberations quand a la vie même humaine, provoque en retour le questionement ethique, celui-ci devant rétablir permettre de rétablir l'équilbre...
    Je ne crois pas qu'il faille attendre une révolution quelconque pour provoquer un questionnement éthique. Certe, je conçois qu'un changement drastique et inévitable puisse provoquer un questionnement éthique et conséquemment un ajustement des normes sociales.

    Mais, je reviens sur mon point de vue du changement incrémental ou par petit pas si tu préfère. Je ne vois pas de contraintes à ce qu'une découverte scientifique ou une nouveauté technologique puisse faire évoluer les normes sociales et l'éthique des individues.

    Par exemple prenons le téléchargement de la musique d'auteur. Ce problème est très actuel et l'éthique est l'une des facettes en cause. Si le problème existe, c'est sans aucun doute parceque la technologie à évoluée pour rendre la chose possible. Les gouvernements commencent à peine à bouger en tentant gauchement de mettre en place des lois avec ce que j'appelerais des dents de lait et en invitant du bout des lèvres les grands joueurs à trouver une solution viable. Selon les auteurs, la règle d'éthique serait de dire que tous doivent payer une redevance peut importe la source du téléchargement (problème du P2P). Par contre pour les "amateurs" la règle d'éthique serait tous autres; pourquoi payer une musique, une chanson, une vidéo qu'il n'écouterait qu'une seule fois ou qu'il trouverais moche une fois écoutée ?

    Deux points de vue s'opposent; celui gouverner par les lois désuettes (ah, ça c'est mon point de vue) sur les droits d'auteurs et que ces même auteurs voudraient maintenir mais en adaptant les moyens coercitif aux réalités modernes; celui des nouvelles façons de vivre offerte par des technologies déjà ancienne et ce sans vider les poches des "amateurs".

    Il semble, en apparence, que l'éthique des utilisateurs ait évolué au point de balancer par dessus bord la rigidité des lois sur les droits d'auteur. Je dis en apparence parcequ'une petite voix intérieure me dis que le téléchargement "ad nauseam" d'oeuvres d'art (musique, chansons ...), sans frein, sur internet n'est pas éthiquement correct. Tout ça m'apparaît comme une situation qui évolue tranquillement et, la société finira bien par trouver un point d'équilibre autour duquel s'articulera l'éthique des individues sur la question du téléchargement .
    Aux limites du monde des faits, le philosophe a trouvé celui des idées. (Karl Jasper)

  26. #23
    quetzal

    Re : Y a t'il une limite a l'éthique ?

    en fait je dis ça mais je base mon annalyse sur des distance historique un peu plus grande... la révolution néolithque avec l'agriculture, la passage à une culture de guerre, la sédentarisation, provoque le passage du matriarcat au patriarcat, du à la prédominance de la force masculine dans les combat... l'on retrouve tout cela aux travers des rites initiatiques des garçons adolescents lors de leurpassagea l'age adultes... ensuite se trouve la révolution industrielle qui provoque un changement radical des modes de vie, de 20% d'urbain, a 80% aujourd'hui pour des populations ayant finit leurs transitions technologique... cela provoque de nouveaux type de comportement en face du patriarat traditionel, qui trouve son parroxysme selon moi dans les années 60 et specifiquement en 68... aujourd'hui la revolution de l'information pose de nouveaux problèmes, alors que les problèmes sociaux née de la revolution industrielle comme juste à trouver leur solutions.. comme tu le dis très bien, le changement d'une information annalogique a une information codé numériquement, facilement discéminable, via le résaux des reseaux, implique tout un changement dans les mode traditionel de diffusion, et de production. l'ethique interviens la-aussi mais là-loi, les réponses comportemental souhaitable pour tous en face des pratiques a du mal a ce faire jours, tant la perturbation economique et sociale est importante...

    en fait l'on peux clairement discerner des patern de devellopement historique, avec des propriété propres à chaque période... mais provoquant sur les système humain peux ou proue toujours les mêmes configuration, ou grand type d'equilibre sociaux, et provoquant toujours les même effets a long terme...

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