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Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III




  1. #1
    dragon9

    Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Bonjours

    Je suis parvenus à extraire une certaine quantité de chrome d'un alliage d'inox à 18% en chrome (couvert de table 18/0) sous forme d'ion chrome III associés à l'ion chlorure (banalement CrCl3) par traitement de l'hydroxyde de chrome (séparé de celui de fer par l'oxyde de plomb) par l'acide chlorhydrique concentré (32%). ma solution est verte, donc je pense être parvenu au but recherché. Ma question est de savoir s'il on peut utiliser directement le chrome III pour effectuer le chromage d'une pièce métallique (à la place du chrome VI auquel je ne veux surtout pas toucher) par dépôt électrolytique.

    Si l'opération est possible, puis-je espérer obtenir une surface lisse et bien brillante ? ou alors sera-elle mate et granuleuse ? ça me paraîtrait un peu trop simple, mais on peut toujours rêver...

    PS: c'est pour recouvrir une parabole en fer (concentration thermique, toussa...) mais si vous avez une méthode autre à me proposer (de préférence, pas d'argent ou de vide poussé) pour obtenir un effet miroir de qualité optique, je suis preneur, j'ai cru comprendre que c'était possible avec du cuivre colloïdal (mais me semble moins efficace à cause de la couleur du métal, ais-je raison ?).

    -----


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  3. #2
    moco

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Bonjour,
    Dans le traité de galvanoplastie de Guy Bacquias, on dit que tous les dépôts de chrome électrolytiques sont faits à partir de chromates. Mais il dit tout de même que le chromage peut se faire à partir de solution de CrCl3 à 20 grammes par litre, mais si elles contiennent aussi 250 grammes par litre de "sels conducteurs": C'est énorme 250 g /litre. Et malheureusement, l'auteur ne dit pas la nature de ces sels. Il dit par contre qu'il faut aussi ajouter des agents complexants pour complexer le chrome. Il faut en effet que la concentration d'ions libres doit être proche de zéro. Plus la concentration de ces ions libres est faible, plus le dépôt sera brillant. Il faut donc que le chrome(III) soit complexé, probablement par de l'EDTA. Mais cela, c'est moi qui le dit. Il dit aussi que le pH doit être maintenu entre 2.6 et 3, que l'anode doit être en graphite et que le résultat optimal demande de travailler avec une densité de courant de 10 Ampères par décimètre carré de surface à chromer.
    Je n'en sais pas davantage.

  4. #3
    40CDV20

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Bjr,
    Bien entendu c'est possible en milieu aqueux à partir de Cr3, la meilleure preuve est que le premier électrodépôt de Cr° est obtenu vers 1850 à partir d'un bain au chlorure. C'est également possible à partir de Cr2, les premières manips datant de 1960.
    Cependant comme le dit Moco, c'est compliqué, difficilement industrialisable et en voie d'abandon au bénéfice de formulations à partir de liquides ioniques(*). C'est assez proche en terme d'importance d'activité aux électrodépots de fer et de manganèse.
    Il doit être possible de se documenter en recherchant le programme européen IONMET. Pour le chromage l'unité est implantée à Chester (UK) au sein de C.Tech Innovation. Des avancées significatives sont déjà obtenues en particulier sur la dureté des électrodépôts qui atteignent > 1500 HV chose impossible en voie Cr6 où ils plafonnent à 1000/1100 HV
    (*) chlorure de choline, butyl méthyl pyrrolididium,...
    Cdt


  5. #4
    dragon9

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Je suppose qu'il y a peu de chances que ce soit plus simple avec le chrome II...

    Et sinon, auriez vous une idée de la composition des "kits de chromages" qu'on peut voir sur youtube ? principalement en ce qui concerne l'activateur et la "solution de chrome" ? ça ne doit pas être du chrome exavalent puisqu'ils en pulvérisent dans l'air

  6. #5
    FC05

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Si tu veux que ça brille, il faut uriner dedans ... ça marche mieux avec de l'urine de jument vierge gravide ... mais c'est plus dur à trouver que de l'urine vierge de jument gravide !

    Blague à part, le passage du CrVI au CrIII a été un gros problème industriel. Il a fallu pas mal d'années de recherche pour trouver des solutions qui pour la plupart (toutes ?) donnent de moins bons résultats que ce qu'on avait avant (ou alors des trucs exotiques, mais très prometteurs, comme le signale 40CDV20).
    Ceci passe par l'ajout d'adjuvants spéciaux, plus ou moins secrets, qui ne sont pas à disposition d'un amateur (encore que avec des achats directs en Chine je suis un peu surpris de ce qu'il y a à dispo).
    Les fabricants gardent jalousement leurs compositions exactes et souvent la préparation de la solution est du style : "mélanger 5L du bidon A avec 2L du bidon B, rajouter 500L d'eau et vérifier que le pH est de 5,7".

    De plus il faut pouvoir contrôler un nombre important de paramètres : tension, intensité, pH, conductivité, température, tension superficielle, composition ...
    Bref pour faire un truc beau et qui tient dans le temps, c'est un métier.
    "La réalité c'est ce qui reste quand on refuse d'y croire" P.K. Dick

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    dragon9

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    J'ai trouvé un article intéressant sur le sujet mais il me parait légèrement trop peu explicite sur certains détails, pourriez vous m'éclairer ?

    " La chromatation est un traitement de conversion chimique pouvant être appliqué par aspersion ou
    par immersion à partir de solutions contenant du chrome hexavalent. Elle permet la formation d’une
    couche superficielle de chromate d’environ 0,5 µm sur des revêtements électrolytiques de métaux
    communs tels que le zinc, l’aluminium, le cuivre, l’argent, le cadmium et le magnésium. Le traitement
    de chromatation consiste à immerger l’échantillon dans une solution acide composée : de sels de
    chrome hexavalent, d’anions activateurs tels que fluorures, chlorures, sulfates, phosphates, d’anions
    réducteurs (acétates, formiates, oxalates...). La durée de traitement varie de 1 à 3 minutes et la
    température maximale d’utilisation est de 70°C (pour éviter une fissuration importante de la couche).


    extrait de: http://www.critt-mdts.com/Site_hybri...et%20metal.pdf

    Le simple chlorure de sodium ferrait donc l'affaire comme activateur ? (me semble peu probable vu le prix des "solutions activatrices" sur le net)

    Une simple solution d'acétate de sodium marcherait comme réducteur ? et pouquoi parlent-ils de couche de chromate et non de chrome ?


    C'est tellement simple que je refuse d'y croire, il y a forcément un problème, c'est à vous de me dire lequel
    Dernière modification par dragon9 ; 01/07/2018 à 12h14.

  9. #7
    dragon9

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Citation Envoyé par FC05 Voir le message
    Si tu veux que ça brille, il faut uriner dedans ... ça marche mieux avec de l'urine de jument vierge gravide ... mais c'est plus dur à trouver que de l'urine vierge de jument gravide !

    Blague à part, le passage du CrVI au CrIII a été un gros problème industriel. Il a fallu pas mal d'années de recherche pour trouver des solutions qui pour la plupart (toutes ?) donnent de moins bons résultats que ce qu'on avait avant (ou alors des trucs exotiques, mais très prometteurs, comme le signale 40CDV20).
    Ceci passe par l'ajout d'adjuvants spéciaux, plus ou moins secrets, qui ne sont pas à disposition d'un amateur (encore que avec des achats directs en Chine je suis un peu surpris de ce qu'il y a à dispo).
    Les fabricants gardent jalousement leurs compositions exactes et souvent la préparation de la solution est du style : "mélanger 5L du bidon A avec 2L du bidon B, rajouter 500L d'eau et vérifier que le pH est de 5,7".

    De plus il faut pouvoir contrôler un nombre important de paramètres : tension, intensité, pH, conductivité, température, tension superficielle, composition ...
    Bref pour faire un truc beau et qui tient dans le temps, c'est un métier.
    Malheureusement je ne cherche pas à en faire un métier, juste un miroir...

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  11. #8
    40CDV20

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Bjr,
    Effectivement avec le Cr2 l'electrolyse est plus simple à conduire, mais tout aussi nocif en terme environnemental du fait de l'utilisation d'un amalgame de zinc comme réducteur du Cr3.
    Quant à le chromatation c'est tout autre chose et sans aucun rapport avec le dépôt de Cr. Deux principales applications, l'aluminium et ses alliages au Cr6 et une finition au Cr3 filmogene ou non des electrodepots de Zn ou d'alliages Zn-Ni et Zn-Co.
    Effectivement, l'activation requiert la présence de fluor dans les deux cas. Ceci étant, les formulations au Cr6 sont nettement plus performantes.
    Cdt

  12. #9
    FC05

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Citation Envoyé par dragon9 Voir le message
    Malheureusement je ne cherche pas à en faire un métier, juste un miroir...
    D'abord je confirme ce que dit 40CDV20, la chromatation n'a rien à voir avec le chromage. La chromatation donne un dépôt orangé qui ralenti fortement la corrosion.

    Ensuite si tu veux en faire ton métier, tu peux faire un BTS Traitement des Matériaux, option traitement de surface ...
    "La réalité c'est ce qui reste quand on refuse d'y croire" P.K. Dick

  13. #10
    40CDV20

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Citation Envoyé par dragon9 Voir le message
    Malheureusement je ne cherche pas à en faire un métier, juste un miroir...
    Bjr,
    Disons le tout net un électrodepot de chrome n'est pas adapté à l'application. Il y a de nombreuses raisons touchant à la conduite de l'électrolyse (anodage, voleurs de courant, homogénéité de la ddc...), et une relative à l'avivage du dépôt probablement nécessaire surtout pour un miroir. A plus de 1000 HV de dureté ce n'est pas simple.
    Si rester sur un chrome est un vœu pieux, ce qu'il est possible de faire est d'utiliser une solution de Cr3 toute formulée telle celle utilisée dans l'application au tampon (Dalic, Selectron,...ça se vend au litre). Les conditions particulières de mise en oeuvre (ddc et frottement) font que les problèmes rencontrés dans la technique au bain sont "contournés". Par contre, ici pas de dépôt direct à brillant spéculaire élevé, l'avivage à la pâte est obligatoire.
    Pourquoi ne pas rester dans le basique et l'accessible, le bon vieux miroir d'argent sur un volume verrier.
    Cdt

  14. #11
    moco

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Attention.
    1) Les chromates et le chrome(VI) sont cancérigènes.
    2) La chromatation est une technique qui n'a rien à voir avec l'électrolyse.
    3) Le chrome(II) est extrêmement sensible à l'oxygène de l'air. Il s'oxyde très vite en Chrome(III) au contact de l'air
    4) Il ne faut pas confondre le chrome(II) avec le Cr2 qui est le début de la formule Cr2O72-.

  15. #12
    dragon9

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Pour éviter toute confusion, je précise que j'aimerais déposer le chrome sur une surface en fer donc pas de problème pour l'anodiser et la Ddc n'est pas un problème puisque je compte mettre l’électrolyte directement dans la parabole (comme dans un bol) et promener la cathode en graphite à sa surface comme un pinceau. c'est de cette manière que j'ai déjà réussi à protéger une pièce en fer par du zinc et cela tient bien jusqu'à aujourd'hui.

  16. #13
    40CDV20

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Bjr,
    Attention à la bonne terminologie pour être compris de tous, il ne s'agit pas d'une anodisation, qui est un traitement d'oxydation anodique d'un métal ou alliage (aluminium, titane,...). Ce qui est recherché ici est le dépôt cathodique d'un métal en solution aqueuse. La mise en oeuvre décrite est une quasi électrolyse au tampon La surface interne de la parabole métallique est la cathode, l'électrode en graphite (recouverte d'une bonnette) est l'anode.
    Dans cette façon de procéder, une électrolyse d'une solution de sel chromeux (II) peut être envisagée à partir de CrCl2. Comme le fait remarquer Moco il ne faut pas traîner pour limiter l'oxydation de la solution de sel chromeux (II) en sel chromique (III)
    Cdt

  17. #14
    dragon9

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    je suppose que c'est comme le fer II qui s'oxyde très facilement en fer III... il suffira donc simplement d'éviter de secouer le contenant. Sinon, si je vous suis bien, je pourrais utiliser le chlorure de chrome II pour réaliser mon projet par une simple electrolyse sans agent complexant. Une simple electrolyse ? avenc la parabole comme cathode ?

  18. #15
    40CDV20

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Bjr,
    Prendre le temps de la réflexion avant de se lancer.
    D'une façon générale, toute opération électrochimique sur un substrat métallique (oxydation ou électrodépôt), dégrade sensiblement la qualité de l'état de surface initial. C'est très accentué pour le chrome pour diverses raisons. C'est pourquoi en chromage de qualité décors (ex. restauration de pare-chocs d'américaines)on ne sait pas faire autrement que le basique trio, cuivre+nickel+chrome. Le cas échéant, il est possible d'aviver le cuivre avant de poursuivre avec un nickel miroir.
    Une autre particularité du chromage (avec quelques autres métaux, fer, manganèse,...) est en technique dite au bain, d'avoir un médiocre pouvoir de pénétration et l’impossibilité d'avoir recours à des anodes solubles (même en bain à formulation en Cr VI), ceci implique un anodage de forme (idéalement en titane en milieu chlorure).
    L'électrodéposition au tampon présente des avantages et des limites. Pour aller à l'essentiel, des formulations simples en raison de la perturbation (apportée par le frottement de l'anode) sur la nucléation et la croissance des germes, on s'affranchit du pouvoir de pénétration, une bonne adhérence, une vitesse de déposition élevée,...mais en contrepartie, un dépôt d'aspect facetté et quasi mat. C'est au mieux assez proche d'un électrodépôt en bain au chlorure dit de Watts (pour le Ni), conçu pour l'accrochage sur des "métaux récalcitrants"
    Ensuite, si l'objectif est de disposer d'un brillant miroir, il faut donc polir un dépôt de l'ordre de 1000 HV (début au carbure de silicium grain 1000 vers G5000 et une finition à G 1/5 microns à la pâte diamantée, ou carbure de bore, ou à défaut d'alumine. Par comparaison, polir un dépôt de zinc, d'argent ou autre est simple
    Les cellules expérimentales d'électrolyses au Cr (II) sont inertées à l'azote, une voie dérivée fait passer l'électrolyte sur un amalgame de Zn. Ceci règle le problème de l'oxydation rapide soulignée plus haut
    Voilà l'essentiel.
    Cdt

  19. #16
    dragon9

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Si je comprend bien, je pourrais obtenir un rendu de catégorie optique avec un autre métal que le chrome ? Dans l'idéal cela devrait être un métal qui ne se corrode pas à l'air. Je ne sais pas ce qu'il en est du nickel. Dans tout les cas, si c'est possible avec un métal dont l'électrodepot est simple et accessible, je ne suis pas contre... Même s'il n'est pas brillant je pourrais le polir. Sinon pour le chrome II je me verrais bien effectuer l'électrodépôt avec une solution de chlorure de chrome II au dessus de laquelle il y aurait une nappe d'huile végétale pour l'isoler de l'air ambiant et éviter la transformation en chrome III. Par contre je n'envisagerais vraiment cette méthode compliquée que si vous le dépôt au chrome II est vraiment d'excellente qualité. J'attend vos conseil.

    Merci d'avance.

  20. #17
    40CDV20

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Bjr,
    C'est l'application qui va être faite du "miroir" qui va orienter le choix. Disons le tout net un chromage direct n'est pas la meilleure option. Dans l'antiquité il était utilisé surtout l'argent et l’airain (bronze) sous la forme de plaques, car facile à polir et à repolir du fait d'une tenue passable de la qualité miroir dans le temps. Je passe sur la technique du miroir d'argent. Les premières paraboles des phares des véhicules motorisés étaient étamées et par la suite vernies pour plus de durabilité avec un formophénolique. L'application se faisait à la peinture à souder autour de 250°C, technique toujours utilisée en restauration. L'étain est très facile à polir.
    Au delà, et par voie électrolytique l'état miroir le plus élevé est obtenu par nickelage, l'aspect n'est pas blanc-bleu maire tire vers le jaune. Un dépôt d'argent suivit d'un flash de rhodium donne aussi un bon résultat avec une excellente tenue et un rendu blanc-bleu
    L'étain dit surfondu utilisé en électronique donne également un beau poli à reflet jaune, le zinc se poli bien mais sa tenue est passable il aura tendance à poudrer,....
    Cdt

  21. #18
    dragon9

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    En fait j'aimerais réaliser le plaquage de chrome sur une parabole dans le but d'obtenir un miroir parabolique capable de renvoyer au moins 80% de la lumière reçue afin qu'il soit compétitif par rapport aux miroirs d'aluminium habituels (j'en au déjà un à l'alu de 0.5 m2 de 1490 pièces mais sa fabrication me reviens trop cher et trop pénible si j'utilise un miroir commercial que je découpe en petits bouts parfaitement réguliers) je pensais donc à simplement chromer une parabole grâce au chrome disponible en quantité dans les aciers inox par voie électrolytique, mais à vrai dire j'ai essayé un simple dépôt au chrome III sur une pointe en graphite et même s'il adhère relativement bien, il est mat et assez poreux. j'envisage d'acheter de l'EDTA (ou un complexant autre) si nécessaire.

    N'existerait-il pas une méthode simple de chromage chimique par le biais d'un réducteur assez fort (ion phosphite) ?
    sinon, le nickelage chimique donne t-il un rendu assez brillant? et sinon, par électrolyse d'un complexe de nickel ?

  22. #19
    40CDV20

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Bsr,
    Hélas non, en nickelage chimique on dispose du plus courant qui est un dépôt d'alliage Ni-P, relativement dur et satiné. Le Ni-B qui en est très proche est également dur et satiné, et le Ni-N guère différent sans compter l'utilisation d'hydrazine. Donc rien d'aisement polissable. Les deux derniers ont pour intérêt une mise en oeuvre à plus basse température
    Cdt

  23. #20
    dragon9

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    donc mes seules possibilités sont les nickel électrochimique et le chrome II ?

  24. #21
    40CDV20

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Bjr,
    Les options sont bien plus nombreuses. Il faut quantifier sa motivation et son budget quand on veut se frotter à la galvanoplastie, sans oublier les bases techniques que l’on trouvera dans des manuels et traités comme le suggère Moco, par ex. (le G.Bacquias ou le J.Salauze selon son niveau d'étude).
    S'il s'agit surtout de curiosité, le plus simple est d'acheter des formulations au format litre, via la toile. Généralement l’enthousiasme chute rapidement.
    Au niveau supérieur, il y a quelques rares formulateurs et distributeurs de produits chimiques dédiés (difficiles à trouver), on passe dans les 5l. Ex. parant-michaux.fr qui doit être en RP.
    Pour en revenir à cette parabole, si l'objectif fini est un brillant miroir, c'est très clairement Cu + Ni + Cr.
    En simplifiant, on peut se contenter du seul nickel de type Watts (base sulfate , chlorure, acide borique). Là ou ça se complique c'est qu'il faut pour un dépôt brillant miroir :
    -un tensio actif, le laurylsulfonate de sodium convient
    -un nivelant, tel le butyne 1-4 diol
    -un affineur d'électrocristallisation, tel le saccharinate de sodium
    -un régulateur de croissance, tel la thio-urée. Pour les deux derniers on résume en parlant de brillanteurs
    Perso, sauf à disposer d'une formation d'électroplaste je déconseille de se lancer dans la formulation maison. Si la motivation est durable l'achat d'une cellule de Hull est un bon investissement, car elle permet de tester rapidement le pouvoir de pénétration qui est l'indice de forme des électrolytes
    Cdt

  25. #22
    dragon9

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Merci 40CDV20 votre message avait pour mérite d'être très clair.

    Malheureusement je commence à avoir l'impression que le dépôt électrolytique d'une couche de métal brillante soit un peu trop complexe sans chrome VI...

    Il paraît bien plus facile de déposer une couche par évaporation à vide, ce qui semble encore dans mes compétences, tout dépend du degré de vide qu'il faudra atteindre. Dans ce cas là, quelle serait le meilleur choix ; nickel ou chrome ? Dans ce cas, je base surtout mes critères sur la nécessité de protéger la couche brillante de l'oxydation. Je suppose dans ce cas que le chrome est le plus indiqué.

  26. #23
    moco

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Bonsoir,
    Le chrome fond à 1890°C et bout à 2480°C.
    Le nickel fond à 1455°C et bout à 2900°C
    Je n'ose pas penser à la température qu'il faudrait atteindre pour que le nickel ou le chrome veuille bien sublimer et se déposer sous vide sur un support quelconque.
    Tu as bien meilleur temps de penser à déposer sous vide de l'aluminium, qui fond à 659°C et bout à 2057°C. Les températures de travail seront bien plus basses, et plus facile à obtenir dans une enceinte sous vide. La technique de dépôt d'aluminium sous vide est très couramment utilisée pour faire des miroirs.

  27. #24
    dragon9

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Bonsoir Moco .

    Les températures que vous avez évoqué ne sont-elles pas valables uniquement à pression de 1 bar ? J'ai cru comprendre qu'à vide, les corps passaient instantanément de l'état liquide à l'état gazeux ( c'est d'ailleurs grâce à ce fait que les miroirs de verre sont faciles à fabriquer), donc faire sublimer des métaux ne devrait pas être impossible.

    De plus j'ai déjà vu des fils de cuivres de 1mm de diamètre fondre instantanément une fois en court circuit avec une batterie au plomb de 10A alors que le cuivre (très conducteur) fond vers 1200 degrés (si je ne me trompe pas).

    Conclusion: Faire fondre (et même évaporer) une petite quantité de métaux par effet joule est assez facile, c'est pour celà que j'ai dit que c'était sans doutes dans mes cordes. Reste simplement à travailler sur le vide relatif.
    Dernière modification par dragon9 ; 09/07/2018 à 02h05.

  28. #25
    40CDV20

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Bjr,
    Si on se place dans la technique de l'évaporation du métal sous vide (les atomes projetés subissant la gravité) "apparemment" moins coûteuse en équipement comparée par ex. à une PVD sputtering, je suis assez de l'avis de Moco.
    Je précise n'avoir ici que la seule pratique de l'évaporation de cadmium (plan de protection de constituants en acier à très haute résistance du MRCA Tornado). je n'ai pas connaissance d'application de nickelage, qui avec le cadmium est classé potentiellement cancérogène, mais possible en armement.
    Si on considère la parabole, et l'aluminium qui serait le plus adapté à l'exigence technique (*), en disposant d'une grosse cloche à vide, il faudrait retenir une configuration à 3 micro creusets cylindriques positionnés en triangle, et "assez au dessus" de l'ouverture pour réduire les ombres projetées.
    Ça implique un vide > à 10-4 Torr(**) des creusets qui n'en seraient pas vraiment, ici il est préférable de disposer de fil bobiné en tungstène (façon solénoïde), recouverts de fil d'aluminium également bobiné en surface. Une fois la configuration optimisée le réglage se fait en considérant la régularité de l'épaisseur déposée, l'ajustement se fait sur la seule quantité de courant
    Pour conclure partiellement, ça demande une gamme opératoire assez longue à définir, le cycle opératoire est assez long, on en "met partout et ça tient bien", ce qui s'avère un gros inconvénient (décontamination/nettoyage) si on souhaite changer de métal
    (*) dans cette technique il faut se tenir proche de la température d'ébullition du métal d'apport pour disposer d'une "vapeur dense" capable de "voyager" jusqu'à la cible. Dans ces conditions, le rayon maxi est de l'ordre de 0.4/0.5 m. Plus le vide est poussé, plus le rayon augmente
    On utilise de l'aluminium de très haute pureté > 99.95, difficile à trouver, mais quasi inaltérable. A noter, les BS obtenus sont variables, certains métaux tel le Cd sortent en aspect satiné-mat, donc avec une obligation de compactage-brillantage mécanique
    (**) 10-4 Torr c'est un vide secondaire (en gros plage 10-2/10-7 Torr), dit autrement, c'est un montage en série pompe à palette et pompe à diffusion (soit de l'ordre de 5K€ pour du petit matériel trouvable sur la toile)
    Cdt

  29. #26
    dragon9

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Magnifique ! j'avais justement 5k euros à dépenser dans le chromage d'UNE parabole...

    Bon je préfère encore en revenir au chromage chimique.

    Je suppose que je ne peut pas déposer le chrome (avec une solution de chrome III) de façon totalement amorphe à la surface de la parabole puis polir le tout avec un kit à 50 euro, plutôt ? ou au pire, pareil mais avec du nickel ?

  30. #27
    40CDV20

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Citation Envoyé par dragon9 Voir le message
    Magnifique ! j'avais justement 5k euros à dépenser dans le chromage d'UNE parabole...
    Bjr,
    J'imagine que Paracelse a eu la même réaction quand il a découvert le prix des cornues

    Je suppose qu'il s'agit d'un substrat acier. Quel est le volume intérieur de cette parabole et quel en est l'état de surface actuel ?
    Est il envisageable de chauffer l'électrolyte de l'extérieur par exemple par bain marie ?
    Cdt

  31. #28
    dragon9

    Red face Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Et bien je n'ai pas calculé son volume interne mais je pourrais le faire simplement en la remplissant d'eau à volume mesuré jusqu'à rabor. Ce serais là méthode la plus simple. Sinon, par le calcul mathématique, j'ai mesuré qu'elle avait un grand axe d'environ 60cm et un petit axe de 47cm environ. J'ai calculé par intégration que la surface exposée au soleil (celle du cadre extérieur) était d'environ 0,27 m2. Sa profondeur, elle, est de 8cm. Je vous laisse les calculs si vous voulez.

    Sinon, concernant son état, elle est actuellement couverte de petits miroirs, mais je pourrais facilement les retirer et dissoudre la colle, ce qui lui rendrait sa surface d'acier nu parfaitement lisse.
    Et concernant le bain marie, je pourrais sûrement improviser quelque chose...😊

  32. #29
    40CDV20

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Bjr,
    Ça fait une surface très significative je voyais ça plus petit, si ce n'est pas indiscret ça servait à quoi ? Par expérience et pour une exigence de dépôt à poli miroir, ça disqualifie d'entrée la technique au tampon.
    La gamme opératoire qui s'impose est un tri-dépôt conventionnel, cuivre + nickel + chrome, c'est à dire l'obligation de passer par un façonnier qui plus est si un avivage du cuivre s'avère nécessaire.
    les options se réduisent également, le chrome direct est hors jeu qu'il soit (II), (III) ou (VI), le polissage d'un 1/4 de m² sans moyens mécanisés est simplement irréaliste. L'alliage Ni-Co en bain de Stoddard n'est pas brillant, le zinc n'est pas durable, l'argent en base cyanurée donnerait un résultat intéressant mais pour qu'il soit durable il faudrait appliquer un strike de rhodium, d'où un coût élevé,......
    Dans tous les cas, un dépôt de type décors sera plus difficile à obtenir en technique hors cuve.
    Le nickelage direct en bain brillant de Watts est envisageable bien que l'adhérence puisse poser problème. Idéalement il faudrait procéder à un strike (2-3 microns) préalable en bain de Wood. Néanmoins deux exigences sont à satisfaire, chauffer autour de +45°C et anoder (en soluble ou insoluble). Correctement conduit en hors cuve le polissage se réduit à éliminer à la pâte à polir un très probable voile affectant le premier 1/4 de micron.
    En version moins noble, moins coûteuse mais néanmoins assez durable, le dépôt d'étain par étamage thermique.
    Cdt

  33. #30
    dragon9

    Re : Chromage pièce métallique par chlorure de chrome III

    Réponse très complète, merci 40CDV20.


    Et bien pour l'utîlité initiale de la parabole, je dirais qu'il s'agissait d'une parabole satellite, mais bon, une parabole assez ancienne, surement pour ça qu'elle était aussi grande.

    Du coup, l'idée du chrome sous toutes ses formes est vouée a l'échec... Le nickelage par bain m'intéresse dans ce cas là, je commence les recherches sur le champ.
    Sinon en quoi consiste l'étamage thermique? Je ne devrais avoir aucune difficulté à me procurer de l'étain, même si je ne le connaissais paparticulièrement comme étant un métal brillant ! Si ça fonctionne, je pourrais déposer une fine couche régulière sous forme amorphe par dépot anodique, puis chauffer la parabole petit a petit par le bas jusqu'à ce que la couche fonde et se régularise... Si mon idée est mauvaise (elle l'est sans doutes) n'hésitez pas, comme je l'ai dit plutôt, je cours faire davantage de recherches !

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