Autour de l'origine de la vie
Répondre à la discussion
Affichage des résultats 1 à 1 sur 1

Autour de l'origine de la vie



Vue hybride

  1. #1
    oualos

    Autour de l'origine de la vie

    Je soumets ici un texte -disons qu’il s’agit de notes- issu de réflexions, idées et lectures diverses. Il pourrait s’intituler ‘Vers une approche matérialiste de l’origine de la vie’. Bien sûr toute critique, remarques et commentaires seront les bienvenus.
    ============================== ======

    Georges Bateson dans Nature et pensée présentera la Nature comme un gigantesque processus stochastique selon sa propre définition: elle présente un caractère aléatoire associé à un processus de sélection, de sorte que seuls certains résultats auront la possibilité d’être durables. Habituellement on oppose de façon quasi binaire variable aléatoire et processus stochastique, lequel peut aussi bien être typiquement aléatoire qu’épistémique.

    Dans ses manuscrits de 42 , Heisenberg dira que la conscience apparaît dès qu’une membrane se forme séparant le soi du non-soi. Cette définition fera hurler les philosophes proches de la phénoménologie pour qui toute conscience est indissociable d’un système nerveux central.
    Dans la définition d’Heisenberg et qui concerne la genèse de la conscience -et donc corrélativement de la vie de façon tautologique-, on peut supputer une dichotomie émergente dans laquelle chose en soi et chose pour soi se retrouvent non plus séparés et distincts -conceptuellement comme chez Kant- mais réunis et associés en un seul paradigme, celui d’une entité dotée au départ d’une cellule et d’une membrane… Et exit le sens métaphysique donné par Kant à la chose-pour-soi qui prend pour le coup une signification tout à fait réaliste et pleinement matérialiste, celle-ci se rattachant quasiment à son sens commun. Au-delà de cet emprunt à Kant et à sa vision transcendantale, avec ce terme réinterprété on quittera le terrain pur de la métaphysique pour aller vers celui du nominalisme, ce qui permet d’écarter au passage toute forme de créationnisme. De façon annexe voir concomitante à l’origine de la vie émergera le concept de territorialité lequel jouera un rôle déterminant dans nos sociétés, la notre ainsi que celle de tous les êtres vivants.
    Des expériences ont été menées dans des laboratoires pour tenter de reproduire les conditions d’apparition de la vie en essayant d’imiter celles de la Terre primitive. Aucune n’a abouti. En changeant de paradigme scientifique, l’apparition de la vie pourrait être considéré comme un attracteur ne survenant que dans des conditions initiales ultra-spécifiques et que l’on n’a pas encore bien déterminées. Notamment par la théorie du chaos et ses équations différentielles. Les conditions initiales jouent un rôle fondamental dans cette théorie, voir le battement d’ailes d’un papillon et les attracteurs étranges… Et dans le cas de l’apparition de la vie, les paramètres sont très nombreux surtout qu’on a que des indications insuffisamment précises du moment où cette dernière apparaît.

    Selon Varela, le vivant se caractérisera par ce qui est capable de produire sa propre substance: il nommera cette faculté autopoièse pour la distinguer de l’allopoïèse.
    D’un point de vue cette fois cybernétique, la matière apprend en créant une forme fondamentale -et du coup émergente- par sa transformation en organisme vivant. Cette forme implique la découverte d’une rétroaction, soit la capacité de rétro-agir de façon récursive sur elle-même: ce qui pourrait constituer une autre définition de la première manifestation de conscience -forme tautologique de la vie- tout en suivant littéralement la définition d’Heisenberg. Mais en élargissant son mécanisme en vue d’une explicitation possible ultérieure… Cette faculté de rétro-action restera pérenne au cours de l’évolution et se verra qualifiée plus tard dans l’évolution par les philosophes sous le nom de conscience de soi, mais cette définition concernera chez eux principalement l’esprit.

    Est donc lancé un processus autonome et singulier qui mènera au génome et à la réplication de l’ADN à force d’évolutions et d’interactions , cette chaine ADN pouvant être considérée comme transcription digitale de caractéristiques et de facultés analogiques caractérisant l’animal et sa phylogenèse. Une approche de type téléologique assignera la reproduction comme nécessité génétique à cette faculté intrinsèque de l’organisme vivant d’être capable de se répliquer, et beaucoup plus tard dans l’évolution elle aboutira aux organismes sexués, soit à une bi-partition de la reproduction assignant un rôle spécifique à chaque classe d’une même espèce d’individus définis chacun par son sexe.
    On peut remarquer au passage que l’individu mettant au monde sa progéniture n’est pas universellement celui féminin, contrairement à ce que l’on pouvait croire depuis l’enfance. Une bizarrerie de la nature avec une exception notable: chez l’hippocampe, la femelle colle une bande d’ovules fécondés sur le ventre du mâle qui les mettra au monde au sens propre, ce qui dissocie fécondation et procréation. Et ce n’est pas la seule bizarrerie de la nature.
    Tous les animaux quasiment à quelques exceptions près sont symétriques de forme extérieure, sauf le crabe violoniste et quelques autres mais il possède néanmoins des pattes de chaque côté de la tête pour se mouvoir comme la plupart des animaux terrestres. Logiquement les pattes sont réparties symétriquement par rapport à l’axe de la tête qui comportant des yeux lui indiquent vers quoi se diriger en lui permettant de déclencher son système locomoteur dans un axe longitudinal perpendiculaire aux yeux. Ceci est valable pour une majorité d’animaux. Cette coordination permet à l’animal de se mouvoir en se dirigeant vers un but qu’il perçoit en face de lui avec ses yeux mais ces derniers peuvent être mobiles chez certains… Le crabe possède une tête munie d’yeux à 90° de l’axe locomoteur de ses pattes lesquelles lui permettent de se propulser le long de cet axe grâce à des joints idoines: d’où cette impression qu’il marche sur le côté et donc apparemment de travers contrairement à l’immense majorité des animaux. Cela a beaucoup intrigué les naturalistes.
    Une approche téléologique de la morphogenèse suggère que son corps étant plus long que large , il se déplacerait comme cela pour pouvoir plus facilement faire entrer la partie étroite de son corps dans les anfractuosités, la partie longue ne lui permettant pas d’entrer dans de petites anfractuosités… La sélection naturelle a des comportements parfois bizarres qui semblent peu en accord avec la morphogenèse mais il s’agit toutefois là d’exceptions même si quelques autres animaux sont aussi concernés par ce qu’on considére comme des anomalies ou des bizarreries de l’Évolution. Les yeux des crabes sont montés sur des pédoncules ce qui lui permet d’explorer tout son environnement autour de lui.

    Il est très important de ne pas répéter l’erreur de Lamarck: l’animal vit en majorité sinon dans sa presque totalité en meute lors de son apparition et de sa formation en population. L’apparition de la vie est une nouvelle classe de matière qu’on appelle auto-organisée. C’est bien une population entière qui s’adaptera au milieu constamment évolutif et non un individu singulier et isolé contrairement à ce que croyait Lamarck.
    Dernière modification par oualos ; Aujourd'hui à 17h46.
    Le réel est constitué pour l'essentiel de hasard et d'imprévisible

Discussions similaires

  1. Ordonnée à l'origine 3 fois plus grande que son absisse d'origine
    Par invite1128549b dans le forum Mathématiques du collège et du lycée
    Réponses: 1
    Dernier message: 26/09/2016, 09h21
  2. autour d'un Pic
    Par invite3c48acf5 dans le forum Électronique
    Réponses: 21
    Dernier message: 10/10/2012, 08h03
  3. Réponses: 16
    Dernier message: 04/08/2012, 19h12
  4. Autour du PIC ???
    Par invite4e066870 dans le forum Électronique
    Réponses: 6
    Dernier message: 21/11/2007, 18h04