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La liberté, fléau de notre société ?




  1. #1
    shokin

    La liberté, fléau de notre société ?

    Salut à toutes et à tous,

    on veut de la liberté comme si c'était un principe intouchable, mais on ne parle pas beaucoup de ses mauvais points...

    - la liberté de métier, de formation : je peux suivre diverses formations, quelles que soient mes possibilités postérieures, mais cette liberté est un facteur aggravant l'inadéquation entre l'offre et la demande sur le marché du travail. [Je ne dis pas que le chômage nul est possible, mais que cette inadéquation a pris grande ampleur. Et il y a certes plein d'autres facteurs relatifs au chômage.] En plus, je peux même me lancer dans des métiers qui nuisent au bien-être de la nature, à mon bien-être également, à celui des autres.

    - la liberté de consommation, d'achat : je peux acheter, consommer une grande vague de produits, soit je ne me soucie pas de sa qualité (le produit peut être nuisible à ma santé ou à celle de la nature), soit je choisis judicieusement celui "qui me convient", mais alors, il reste les produits "nuisibles" (soit nuisants, soit non-utilisé donc gaspillés). [L'on parle de biens, mais l'on ne parle pas de "bads" (par opposition aux "goods".] En plus, si je choisis celui qui me convient, à force de choisir les produits qui me conviennent, j'acquiers l'illusion que "le monde" doit s'adapter à moi, à mes caprices. Je perds alors peu à peu la capacité de "faire avec ce qu'on a, ce qui nous est donné", cette capacité d'adaptation.

    - la liberté d'informations : je peux acquérir beaucoup d'informations, par divers media (bouche-à-oreille, web, tv, presse, radio, affiches, etc.). Certes elle me permet de chercher des informations, mais elle me donne également des informations dont je n'ai pas besoin (notamment à la tv ! dont je me passe bien), et même, et surtout, des "fausses" informations qui faussent ma vision de la réalité (notamment les stéréotypes et autres diverses illusions).

    - la libre-circulation : les personnes ont le droit de circuler d'un pays à l'autre, de faire un métier, de s'établir dans un autre pays. Certes, ça favorise les échanges culturels, les voyages forment la jeunesse. Cependant s'ajoutent les "inégalités" de population, certains coins du monde deviennent peu fréquentés, d'autres deviennent carrément des lieux de rendez-vous internationaux. Résultat : là où il y a des clients potentiels, les grandes entreprises vont s'y établir. Comme la demande est grande (et comme l'entreprise est déjà active sur le marché), ses prix seront (pas toujours) moins élevés que ceux des produits locaux, des petits magasins du village. Les grandes entreprises s'implantent là où la main-d'oeuvre est bon marché, mais ne devrait-on pas limiter leur implantation dans leur pays ?

    ... (d'autres libertés peuvent également s'y ajouter)

    à vous de jouer !

    Shokin

    -----

    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

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  3. #2
    GottferDamnt

    Smile Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Je pense que la recherche de liberté
    est une action individuelle et tu critiques ses conséquences au niveau global de la société humaine.

    La liberté serait l'acte de pouvoir "vouloir" (je me réfère à la définition de Nietzsche qui est également la mienne). Je pense que tout homme est libre car il est naturellement égoiste (volonté de puissance né de l'instinct de survie) et certaines institutions humaines régulent ce vouloir (ou le détruit totalement) en véhiculant toute sorte de valeur (tel que l' "autosuffisance" morale traduite par un réduction hypocrite de ses désirs jusqu'à leur abandon).

    Je pense donc que tu devrais adopter le raisonnement contraire:

    "La société est elle un fléau pour la liberté"

    Notre instinct de survie nous a donc conduit à la création d'une société qui réduit notre liberté individuelle tout en créant une liberté "globale" modelé par la volonté générale ne prenant pas en compte par conséquent la volonté de chacun (les inégalités sociales en découlent: chacun exprimant sa "volonté de puissance" de différente manière... certains sont donc intrinséquement "plus" puissant que d'autre...). La volonté général découlerait en faite de la volonté de minorité ayant une volonté "forte" et influente. Cette minorité dite "forte" défendant leur liberté contre la majorité ("les beaucoup-trop-nombreux") en leur inculquant des valeurs diminuant la volonté et donc la liberté.

  4. #3
    shokin

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Je ne voulais ni ne veux considérer, dans cette discussion, le point de vue philosophique, mais celui concrêt. Les réels effets et conséquences (notamment les mauvaises) de la liberté.

    En quoi la liberté serait-elle intouchable, irréprochable ?

    Je ne parle sûrement pas de la même liberté que Nietzsche.

    Ceci dit, la question inverse et aussi intéressante (la société, les majorités, les groupes influents qui imposent leurs normes).

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.


  5. #4
    Rhedae

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Salut,

    Je pense qu'il ne faut pas confondre liberté et incohérence . C'est l'incoherence qui est le fleau pour notre société ... Pas la liberté .
    "Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous."

  6. #5
    shokin

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Soit, de l'incohérence (ou liberté excessive), si tu veux.

    Pourquoi vouloir conserver une telle incohérence ? prendre celle-ci comme une fatalité ?

    [En passant, si j'emploie le mot "liberté", c'est justement que je lui trouve également des mauvais points.]

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    Narduccio

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Shokin, il est facile de répondre à ta question. Imagine une période historique ou toutes ces libertés n'éxistaient pas. Ensuite, détermine en ton ame et conscience si tu aurais toléré de vivre à cette période en tant que personne subissant cette privations de libertées. Je te demande non pas si tu aurais aimé vivre à cette période;parce que si 'lon fait partie de la classe des priviligiées la vie est tout de suite plus facile; mais si tu aurais accepté de vivre du coté des non-privilégiés. Je te rappelle que certaines des libertées que tu cites font partie de ce que l'on considère comme des droits fondamentaux de nos sociétés. Cela veut dire qu'elles sont les fondements de nos sociétés. Qu'il y ait des abus, soit. Qu'il faille éventuellement réprimer ces abus, soit. Mais tu devrais réfléchir à ce que tu considère comme des mauvaix points.
    AInsi, la liberté de choisir un metier: c'est aussi autoriser le choix de repartir après une erreur d'orientation. C'est le droit de refaire sa vie après un échec. Et justement, avec le recul, je peux te garantir qu'il s'agit surement de la plus éfficace des armes anti-chomages. Prenons un petit exemple; il y a 20 à 25 ans, il y avait environ 3 millions de "paysans" (je l'ai mis entre guillemets puisqu'il s'agit d'un terme générique regroupant tous les cultivateurs, éleveurs, ...). Si certaines de ces personnes n'avaient pas eu la possibilité de changer de métier, il n'éxisterait peut-être plus d'agriculture en France. Elles l'ont fait contraintes et forcées par divers élements, elles y ont surement perdus, mais les paysans les plus mal lotis ont pu sortir de leur profession et trouver un autre emploi. Cette liberté réduit justement l'inéquation entre l'offre et la demande sur le marché de l'emploi. Combien de jeunes de ma génération ont été mal orientés; pourtant avec plus ou moins de mal, ils ont réussi à trouver leur place. Et maintenant à plus de 40 ans, j'en connait beaucoups qui sont heureux d'avoir pu changer un choix initial peu adapté à notre société actuelle. Je connait un ancien tourneur sur bois qui ne pratique plus que pendant ses loisirs et qui à un métier qui le nourri lui et sa famille bien loin de ce qui est sa passion. Je connait aussi de sacré "erreur de casting"; des gens qui firent des choix érronés et qui eurent cette chance de pouvoir choisir une autre voie.
    Quand à la liberté d'information: n'y touche même pas! D'accord, certains en abusent! D'accord, il y a des dérives! D'accord, tout n'est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes! Mais, je préfère vivre dans un monde ou il y a 100 journaux dont 5 qui racontent des mensonges que dans un monde ou il n'y aurait qu'un seul journal qui donne la vérité officielle.
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper

  9. #7
    GottferDamnt

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par Narduccio
    Shokin, il est facile de répondre à ta question. Imagine une période historique ou toutes ces libertés n'éxistaient pas. Ensuite, détermine en ton ame et conscience si tu aurais toléré de vivre à cette période en tant que personne subissant cette privations de libertées. Je te demande non pas si tu aurais aimé vivre à cette période;parce que si 'lon fait partie de la classe des priviligiées la vie est tout de suite plus facile; mais si tu aurais accepté de vivre du coté des non-privilégiés. Je te rappelle que certaines des libertées que tu cites font partie de ce que l'on considère comme des droits fondamentaux de nos sociétés. Cela veut dire qu'elles sont les fondements de nos sociétés. Qu'il y ait des abus, soit. Qu'il faille éventuellement réprimer ces abus, soit. Mais tu devrais réfléchir à ce que tu considère comme des mauvaix points.
    AInsi, la liberté de choisir un metier: c'est aussi autoriser le choix de repartir après une erreur d'orientation. C'est le droit de refaire sa vie après un échec. Et justement, avec le recul, je peux te garantir qu'il s'agit surement de la plus éfficace des armes anti-chomages. Prenons un petit exemple; il y a 20 à 25 ans, il y avait environ 3 millions de "paysans" (je l'ai mis entre guillemets puisqu'il s'agit d'un terme générique regroupant tous les cultivateurs, éleveurs, ...). Si certaines de ces personnes n'avaient pas eu la possibilité de changer de métier, il n'éxisterait peut-être plus d'agriculture en France. Elles l'ont fait contraintes et forcées par divers élements, elles y ont surement perdus, mais les paysans les plus mal lotis ont pu sortir de leur profession et trouver un autre emploi. Cette liberté réduit justement l'inéquation entre l'offre et la demande sur le marché de l'emploi. Combien de jeunes de ma génération ont été mal orientés; pourtant avec plus ou moins de mal, ils ont réussi à trouver leur place. Et maintenant à plus de 40 ans, j'en connait beaucoups qui sont heureux d'avoir pu changer un choix initial peu adapté à notre société actuelle. Je connait un ancien tourneur sur bois qui ne pratique plus que pendant ses loisirs et qui à un métier qui le nourri lui et sa famille bien loin de ce qui est sa passion. Je connait aussi de sacré "erreur de casting"; des gens qui firent des choix érronés et qui eurent cette chance de pouvoir choisir une autre voie.
    Quand à la liberté d'information: n'y touche même pas! D'accord, certains en abusent! D'accord, il y a des dérives! D'accord, tout n'est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes! Mais, je préfère vivre dans un monde ou il y a 100 journaux dont 5 qui racontent des mensonges que dans un monde ou il n'y aurait qu'un seul journal qui donne la vérité officielle.

    Oui enfin il faut en plus une société assez "instruites" pour porter un regard critique envers ses journeaux (regarde les USA... ils y sont complêtement dépendant)...

    "paysans" (je l'ai mis entre guillemets puisqu'il s'agit d'un terme générique regroupant tous les cultivateurs, éleveurs, ...).
    Maintenant on dit plutot agriculteur...

    Pour ce qui est de la liberté en général, je suis tout à fait d'accord avec toi dans le sens où elle est fondamentale mais l'éducation doit aller en conséquence...

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  11. #8
    shokin

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Ah ! mouais, voilà une réponse bien argumentée ! et juste.

    Le point sur lequel je voulais en venir est :

    L'humain crée des choses non naturelles et qui ne se régulent pas automatiquement (dont les libertés) et il se doit de les réguler (de limiter les libertés entre autres), pour sa survie (celle de l'humanité, et pas seulement de la génération actuelle) et pour celle des autres êtres.

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  12. #9
    Narduccio

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par shokin
    L'humain crée des choses non naturelles et qui ne se régulent pas automatiquement (dont les libertés) et il se doit de les réguler (de limiter les libertés entre autres), pour sa survie (celle de l'humanité, et pas seulement de la génération actuelle) et pour celle des autres êtres.
    Oui, tu as raison. Mais la limite, on la met où ?
    Actuellement, nous sommes nombreux à penser qu'il convient de ne pas mettre de limite, plutot qu'une trop restrictive et qui nuirait au fonctionnement de ces libertés fondamentales. Car l'absence de ces libertés conduit à un monde ou la plupart d'entre nous n'aimerais pas vivre. De plus, certaines des libertés dont tu trouve que l'on abuse et ben, il y a des personnes sur cette planète qui meurent pour avoir osé les demander.
    Je te conseille la lecture du site de rporters sans frontières: http://www.rsf.org/rubrique.php3?id_rubrique=19
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper

  13. #10
    Madarion

    Question Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Bonjour Shokin,
    L'humain crée des choses non naturelles et qui ne se régulent pas automatiquement
    Il existe des lois qui nous régit et qui au final équilibre tout automatiquement.

    et il se doit de les réguler
    Oui est comment peut-il sen apercevoir ? Il faut connaitre les deux extrêmes pour équilibrer !! A ton atteint la limite de population naturel sur la terre ? C'est facile quand ont connait l'avenir de le faire.

    Aucun être humain ne veut provoquer l'instinction de son espèce, il n'ont juste aucune conscience des choses et conséquences.
    Voila tout !!

    M'enfin tu le fait exprès de visait a coté a chaque foi ?
    Dernière modification par Madarion ; 16/01/2005 à 20h38.

  14. #11
    Madarion

    Cool Re : La liberté, fléau de notre société ?

    La liberté, fléau de notre société ?
    Je ne dirais pas vraiment cela, mais il a de l'idée !
    Je dirais plutôt que le choix pris sans conscience approprié est un fléau. L'inpression de liberté est un équilibre personnelle entre une servitude et un bien ètre voulu.

    Pas besoin de dévelloper.
    Dernière modification par Madarion ; 16/01/2005 à 20h52.

  15. #12
    shokin

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Merci, Narduccio, je ne connaissais pas le site. Yas-tu un article en particulier que tu veux que je lise ?

    Disons que je pense beaucoup, ces temps-ci, aux différences entre l'humain et les autres êtres vivants. Pourquoi et comment cherche-t-il à se différencier ? au détriment de la nature. [Je ne prétends pas être une exception. ]

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  16. #13
    Madarion

    Cool Re : La liberté, fléau de notre société ?

    aux différences entre l'humain et les autres êtres vivants. Pourquoi et comment cherche-t-il à se différencier ? au détriment de la nature.
    Oui je vois

    En vérité il est égal aux autres êtres vivants par beaucoup de point sauf un : sa conscience. C'est comme si l'espèce "être humain" avait pu atteindre sur notre planète un niveau d'évolution un peut plus élevé que les autres être vivant. Il se pourrait que sur d'autre planète, d'autre espèce pourrait avoir notre équivalent de conscience.


  17. #14
    shokin

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Cette conscience qui lui procure ce sentiment de la liberté (et la liberté elle-même), est-elle vraiment libératrice ? elle a aussi ses côtés contraignants, emprisonnants.

    ça rejoint tout plein de discussions sur la liberté dans la section philosophique.

    Mais d'un point de vue psychologique ou sociologique, qu'est pour vous la liberté alors ?

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  18. #15
    Narduccio

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par shokin
    Merci, Narduccio, je ne connaissais pas le site. Yas-tu un article en particulier que tu veux que je lise ?
    Le baromètre me semble un bon début:
    Baromètre de la liberté de la presse 2004
    53 journalistes tués
    15 collaborateurs tués
    104 journalistes emprisonnés
    3 collaborateurs emprisonnés
    71 cyberdissidents emprisonnés
    Et n'oublie surtout pas le sacrifice de toutes les personnes qui se sont battues et ont souffert pour que tu puisse écrire ce qui te passe par la tête et l'offrir en patûre au plus grand nombre.
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper

  19. #16
    shokin

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Grâce à combien de personnes dans l'histoire de l'humanité ? pourrais-tu estimer la part ?

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  20. #17
    Narduccio

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Bien sur, il y a des gens qui "abusent" du système et de nos libertés; mais ce qui me gène dans ton questionnement, c'est que tu comporte un peu comme un enfant gaté. L'on croirait un gamin qui à trop mangé de chocolat, qui en est malade et qui demande que l'on prive tout le monde de chocolat.
    Ces libertés se sont des droits que l'on doit à la lutte de nos aieux, ils se sont battus pour que l'on puisse bénéficier de ces droits. D'accord, ils n'ont pas tous mené un combat actif; mais même lorsqu'ils y ont participé par leur vote, je trouve que cela compte.
    Notre arsenal législatif comporte déjà pas mal de dispositifs permettant de combattre les divers abus. Peut-être que l'on applique pas assez certaines lois. Ou que certains savent se placer à la limite entre ce qui est répréhensible et ce qui ne l'ait pas. Mais je pense que l'on aurait beaucoup à perdre en restreignant encore plus l'usage de certaines libertés.
    Ce n'est pas ces libertés qui posent problèmes, c'est l'usage qu'en font certains. Il ne faut pas se tromper de combat.

    Grâce à combien de personnes dans l'histoire de l'humanité ? pourrais-tu estimer la part ?
    Au moins 246 pour l'année dernière et ceux-là l'ont payé au prix fort. Mais si tu veux, on peut mettre en balance ceux qui combattent pour plus de liberté et ceux qui abusent du système. Tu estime à combien d'escrocs, la vie d'un journaliste tué.
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper

  21. #18
    shokin

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Je ne saurais estimer...

    mouais, et ce mauvais usage des libertés qu'en font certains..., faudrait peut-être systématiser les contrôles... ou poser des limites à chaque liberté...

    et penser aux droits collectifs (des groupes) en plus des droits individuels, aux droits de la nature.

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  22. #19
    riovas

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    faudrait peut-être systématiser les contrôles
    Que veut tu dire par là?

  23. #20
    shokin

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Ben, pour vérifier déjà que les lois actuelles soient respectées. Contrôles d'alcoolémie, de vitesse, de déchets (mouais, dur à réaliser) triés, d'équité salariale, etc.

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  24. #21
    Narduccio

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    La meilleure facon, c'est lorsque tout un chacun participe. Si tu voit quelqu'un qui abuse, il faudrait lui dire.
    Mais ce n'est pas toujours facile de jouer au donneur de lecon, surtout si l'on sait que nous aussi on a des choses à se reprocher.
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper

  25. #22
    shokin

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Ce n'est pas non plus facile de se voir étiqueter comme "donneur de leçons" (schtroumpf à lunette ).

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  26. #23
    riovas

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par Shokin
    Ben, pour vérifier déjà que les lois actuelles soient respectées.
    Ben ça existe déjà en principe. Tu sais le respect des lois ne reposent pas sur le volontariat . Il y a la justice, la police...

    On ne peut pas contrôler tout le monde tout le temps (j'aurais tendance à dire on ne doit pas). Avant de contrôler (ce qui, selon le sens que l'on donne a ce mot, peut être une atteinte à la présomption d'innocence, c'est considérer chaque citoyen comme étant a priori coupable ou du moins suspect) il faut autant que possible faire des lois plus intelligente et faire comprendre leur utilité.
    De plus, je ne sait pas comment ça se passe en Suisse mais en France si tout le monde respecterait toutes les lois tout le temps on serait mal (mais ça n'engage que moi).

  27. #24
    shokin

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par riovas
    De plus, je ne sait pas comment ça se passe en Suisse mais en France si tout le monde respecterait toutes les lois tout le temps on serait mal (mais ça n'engage que moi).
    Hein ? que veux-tu dire par là ?

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  28. #25
    riovas

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    En France on fait énormément de loi, mais on les respecte peu (à mon avis c'est lié). Il me semble qu’elles ne sont pas toute vraiment faites pour être respecté mais plus pour marquer le coup.

    Pour prendre un seul exemple (trivial) il est dit que nul n’est sensé ignorer la loi. Si fallait vraiment appliquer ce principe il faudrait que tout le monde est fait des études de juriste (et encore) ce qui poserait des problème de place dans les université et de formations alternative (ben oui c’est dur de faire des études de physique en plus de droit, ça finirait par avoir des conséquence sur l’économie). Bon je plaisante bien sur.

    Pour prendre un exemple plus sérieux lors de la mise en place de radars automatiques sur certaines routes, qui oblige donc à respecter les limitations de vitesse, ce sont créé des embouteillages qui ont conduit à changer ces limitations (donc à changer la loi). Ce qui signifie qu’avant il existait une loi qui si elle était appliquée aurait conduit soit a à des problèmes soit à des changements. Il en existe encore, il est sûrement impossible de supprimer totalement les lois qui posent des problèmes. Autrement dit aucun système de lois ne pourra s’adapter parfaitement à la complexité de là réalité.

    Ca peut sembler assez abstrait ce que je dis, mais si tout les lois serait respectée je peux t’assurer qu’on arriverait vite à une impasse. On pourra me rétorquer que dans le cas du radar le fait de respecter une loi difficilement applicable à conduit à la changer. Mais justement je parle de respecter les lois actuelles, de plus je ne pense que ce soit possible de les changer dans tout les cas. Il faut une marge d’interprétation personnelle (non pas seulement pour les juges mais bien pour monsieur tout le monde). Ca ne veut pas dire faire n’importe quoi mais avoir une certaine confiance dans le bon sens des gens.

    Un exemple historique : l’avortement. La seule chose (en France) qui a conduit à faire changer la loi c’est qu’elle n’était pas du tout respectée. Ce n’est pas une prise de conscience morale que la loi était mauvaise (sauf par ceux qui ne la respectait pas bien sur), mais la volonté de l’état de ne pas se faire bafouer sans pouvoir réagir (un peu comme dans le petit prince, on ne peut pas ordonner aux gens de ne pas se faire avorter alors on leur donne l’autorisation de le faire). Mais si tout le monde aurait respecté la loi et qu’on serait contenté de dire qu’il faut la changer sans l’enfreindre elle n’aurait pas changé.

    De plus des fois faire respecter une bonne loi mais qui provoque une trop forte résistance conduit à de plus mauvaise conséquence que de ne pas la faire appliquer du tout.

    Tout ça pour dire que qu’il ne faut jamais oublier que nos raisonnement sont partiel et qu’il doivent se soumettre au plus impérieux des principes, celui de la réalité.

    C'est pas toi (shokin) qui disait que les limites sont des points de reperes qu'il faut savoir dépasser?
    Dernière modification par riovas ; 17/01/2005 à 20h32.

  29. #26
    Narduccio

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Tu as raison Riovas, d'ou l'importance de la jurisprudence. La jurisprudence, en gros, c'est le comment la loi est appliquée. Elle est nettement plus souple que d'écrire une nouvelle loi chaque fois que quelque chose de nouveau apparait, elle permet aussi d'adapter la loi aux pratiques de la société. Comme quoi, la justice sait être humaine parfois.
    cf: http://www.legalis.net/
    http://europa.eu.int/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=fr
    http://lexinter.net/JPTXT/
    Attention, c'est des fois ardus à lire ....
    PS: vous noterez que les attendus de la cour de cassation (et d'autres) sont rendus au nom du peuple français.
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper

  30. #27
    shokin

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Et pourquoi pas au nom du peuple tout entier ?

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  31. #28
    Cécile

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Bonjour,

    Pour moi, les limites à la liberté sont très simples en théorie, et complexes en pratique. En théorie, on devrait être libres de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. En pratique, où placer la barre ?
    - La liberté de métier me semble un très bon acquis. Si tu compares à la situation où le fils d'ouvrier restait ouvrier et le fils de rentier restait rentier, y'a pas photo.
    - La liberté de consommation devrait s'arrêter là où elle nuit aux autres, c'est à dire si la fabrication du produit est polluante ou fait appel au travail des enfants, par exemple. Dans la pratique, c'est difficile à obtenir.
    - La liberté d'information est un sacré acquis, comme l'a souligné Narduccio, et les dérives sont assez bien régulées, du moins en France, me semble-t-il. Il n'existe pas une seule information vraie, les autres étant fausses. Il existe des points de vue, et celui qui veut avoir la meilleure information multiplie les sources.
    - Libre circulation : même remarque que pour la consommation. devrait s'arrêter dès que cela nuit.

    Bref, la liberté est une très bonne chose, mais il faut s'assurer qu'elle existe pour tous (que notre liberté d'acheter ne se fasse pas au détriment de la liberté syndicale, par exemple).

  32. #29
    quetzal

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    la liberté pure est de l'ordre de l'annarchie, et provient des lois de la nature, c'est donc un système darwinien, et l'on connais ce qui se passe avec le darwinisme social, ou le darwinisme economique(ultra-liberalisme économique)...
    c'est ordre depensée, pour moi s'oppose radicelement a une pensée humaniste, qui place l'Humain et ses droits au centre des préocupations, et non tout autres systèmes(social/economique)
    rousseau definie la liberté dans le contrat social par la capacité de la loi a organiser les libertés possible de chacun en equité... mais que faire quand la loi organise et pose l'inégalitarisme entre les personnes... appartheid, ultra-liberalisme... quand celle-ci se refuse a proteger le plus faible contre la loi du plus fort ou quand celle-ci instaure la loi du plus fort comme loi pour tous?? ou est l'équité, l'egalité, legalité de la loi, et de celle du droit qui instaure un tel système...

    pour reprendre la théorie de la hierachie des normes juridique de la pyramide de kelsen, système formel de droit, et s'opposant au droit naturel, tout les lois sont hierachisé de niveau en niveau, jusqu'a la norme fondamentale... là kelsen présupose que cette norme ne se base pas sur le droit naturel, mais que le droit préexiste a tout sans lien... neanmoins, les loi prennent racines dans quelque chose qu'il leur sont en droit supérieur, les normes fondamentales, ou plus communemant, droit de l'homme et du citoyen... car le droit, est fait par l'homme et pour l'homme... et les droit humain constitue la norme humaine de droit les plus fondamentale. ainsi et contrairement a ce qui se passe aujourd'hui, toute constitution particulière reconnaissant les droits de l'hommes en tant que droit universel, ne peut aller al'encontre de ses droits, ni même les modifier pour son usage personel, ou particulier, d'une nation entre toutes.

    si l'on prend la constitution française qui instaure dans le préambule de 48 puis celui de la Vème république une version modifié de cette loi fondamentale, ce préambule se trouve aller a l'encontre même de cette norme première en en faisant une norme de droit particulier.(donc par essence non-universelle)... et les constitutions, les nations les etats, modifiant a leur gout se que seul l'humanité réunie est a même de modifier sont légions. il n'existe donc qu'une seule declaration des droits de l'hommes, celle de l'ONU, car elle a la majorité des suffrages.

    les libertés humaines se définissent par cette norme de droit international. puisque par sont universalité, ne pouvant reconnaitres les particularités politiques, ou etatique régionale.
    ainsi nul loi ne devrais aller a l'encontre de cette norme première universelle et humaine. elle fonde l'idée d'un humanisme politique, comme but et comme raison de l'existance de tout etat, l'etat etant la représentation possible d'un peuple, d'une culture, d'une nation sous une forme légale et fondé sur cette norme première...
    ainsi l'on ne saurait octroyer et reconnaitre un etat qui ne reconnaitrais pas cette norme première, comme fondement, préambule à toute ces lois particulières...

    c'est le hiatus posé par le droit le l'etat nazi, qui fondait en droit la destruction, et l'elimination d'un autre peuple, et qui permettais par le droit a la légitime violance d'un etat souverain sur son térritoire de bafouer toute idée d'humanitée, que se fonde la supériorité de la norme fondamentale humaine... les nazis par les lois de nuremberg proclamère une différence entre les hommes en déniant tout droit humain à des etres humains, la souverainté particulière de l'etat allemand lui en donnait le droit légitime...
    et nul ne put rien ou dire a l'enconte de ses lois, par l'existence même du droit de chaque peuple a l'autodetermination, et la notion de souveraineté...
    les procès qui ont suivit, ceux de nuremberg, ont d'ailleurs du jouer avec beaucoup de finnesse afin de pouvoir juger ces accusés qui s'etais donné le légitime droit d'agir a l'encontre de l'humain.. il etais plus question alors d'invasion, crime de droit international, que de génocide ou de crime contre l'humanité qui ont été crée a cette fin, et je crois de manière rétroactive(ceci allant à l'encontre des précepte géneraux du droit pénal)
    ce hiatus n'aurait jamais existé, et ne devrais pas exister, car cette situation est toujours un possible, le droit international reconnait le droit des etats avant de reconnaite les droit de l'hommes. donc celui-ci n'aurait pas du existé, si l'on avait instauré comme norme a toute autre normes: les droit de l'hommes... le droit nazi n'aurait jamais put voir le jours, si les nazi avait du se plier, si l'etat nazi avait du se plier a faire que ces lois soit en accord avec cette norme... mais plus encore, ce que nous apprend cette situation de droit international et humain, est que: si les droits humains avait été une norme supérieure, fondamentale et nécéssaire à la reconnaissance d'un droit particulier, etatique et permettant a un etat d'exister au lan international comme etat de droit avec les droits qui lui est du... et bien aucun traité, aucune norme de l'etat nazi n'aurait été reconnu, l'etat nazi lui-même n'aurait eut aucunne existence, puisque n'etant pas fondé en droit... l'histoire aurais sans doute eut une toute autre trajectoire...

    aujourd'hui rien n'a changé, l'histoire ne nous a rien a appris, les etats ont une existance legale quand bien même leurs droits particuliers sont a même de bafouer les droit de l'hommes.. ils peuvent faire des traités, avoir embassade, et pignon sur rue, etre reçut avec les honneurs...
    et c'est l'un des grand dilemne de la modernité politique... que faire quand un etat génocide a tour de bras, quand le système politique en place deni a l'homme ses droits fondamentaux... cet etat est-il vraiment un etat??? oui, aujourd'hui encore et malgré "l'éxpérience" de l'etat nazi, de l'appartheid, et bien d'autre dictature, totalitarisme... un etat peu, en toute légitimité recevoir l'aval et etr traité en egal par les autres nations sous le prétexte fallacieux que leur constitution, leur particularisme, sont une norme plus fondamentale que les droit de chaque etre humain...

    l'expérience de la liberté en tant que droit, de norme se fonde donc sur cette somme de droits reconnu par tous(la majorité de l'humanité)...

    la liberté peut-elle etre un fleau?? l'expérience, l'histoire nous apprend que oui, si a toute loi particulière(constitution, droit, loi, decret ect) l'on ne prend pas comme socle de référence, les droits Humain...

    d'ailleur, et pour finir, si notre monde, notre planète vas si mal, c'est que justement la hiérachie des normes de droit de kelsen n'est pas appliqué jusqu'au bout par tout les etats. quand bien même cette pyramide ne reconnaitrais pas le droit naturel, celui-ci reste, par l'histoire, le fondement a tout autres loi...

  33. #30
    shokin

    Re : La liberté, fléau de notre société ?

    Ah ! quelle est cette hiérarchie des droits ? je suis preneur pour la connaître.

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

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