A vrai dire, j'ai un peu de mal a voir l'interet que represente ce type d'installation. J'aurais meme tendance a y voir plus d'inconvenients que d'avantages.
Les promoteurs de cette realisation mettent en avant le probleme d'espace au sol necessaire pour la realisation de centrales solaires. Or, ils choisissent justement une region du globe dans laquelle l'espace au sol est tres loin d'etre un probleme. Certes, l'emirat de Ras Al Khaimah est un vrai mouchoir de poche (moins de 1700 km2), mais il se situe dans l'ensemble plus vaste des Emirats Arabes unis dont, rappelons le, la quasi totalite du territoire est desertique.
D'ailleurs, tant que nous sommes dans cette region, pourquoi ne pas citer la toute proche Arabie Saoudite avec ses 3 millions de km2, egalement majoritairement desertique.
Une rationalisation de la production energetique solaire dans ces contrees passeraient plus probablement par l'exploitation de ses plateaux desertiques que par l'utilisation de la surface des oceans...
Enfin, du point de vue de la sseule production energetique, je ne vois la rien de neuf ....sous le soleil ! Les concepteurs du projet precisent d'ailleurs que le principal defi est celui de la conception de l'ile elle meme, auquel mon passe industrile ajoute d'autres probleme manifestement ignores par les chercheurs (nornmal, ce n'est pas un projet industriel mais un demonstrateur). En vrac :
- la stabilite positionnelle des capteurs : nous sommes sur l'eau et meme, dans ce cas de figure, sur la mer. Pour garantir la regularite de la production, il convient d'orienter correctement les capteurs et donc d'assurer la stabilite de l'ensemble. On peut s'inspirer des techniques utilisees pour les forages petroliers offshore (surface importante reduisant les mouvements de roulis et de tangage, ancrage profond....) mais le cout explose...
- la maintenance de la centrale : on ne laisse pas trainer au gre des courants une centrale thermique d'une telle importance. Sur de tels projets, la loi de l'emmerdement maximal s'applique a plein et, par consequent, la centrale doit etre sous controle permanent, ce qui implique de la doter de structures de controles et de mecanismes de regulation plus nombreux que si elle se trouvait sur la terre ferme.
- l'exploitation de la centrale : la centrale produit de l'energie qu'il va bien falloir evacuer par un moyen ou un autre. Donc, soit on relie la centrale a la terre ferme par un cable sous marin (et perd au moins partiellement la mobilite de l'ensemble), soit on stocke l'energie. Dans le second cas, non seulement on ecroule rendement de la centrale, amis en plus le stockage industriel sous forme d'hydrogene se revele deja un cauchemar sur la terre ferme, alors j'ai du mal a imaginer ce que ca peut donner en mer... D'autant quil faudra bien aller le chercher, cet hydrogene, lorsque les reservoirs seront plein.
Bref, de mon point de vue, si le procede semble "beau" d'un point de vue scientifique, il me semble tres difficilement industrialisable (par la j'entend une rationalisation du procede dont l'un des objectifs est de rendre rentable une telle centrale) ; il ne s'agit pas seulement de gonfler une bouee et de poser des capteurs solaires dessus, c'est une vrai usine flottante qu'il faut installer.
D'autant qu'avec la proximite immediate de terres desertiques, je ne comprend pas pourquoi on veut faire si complique et si cher quand il est plus facile de construire sur la terre ferme et a moindre cout.
Pour terminer, precisons que ceci n'en est encore qu'au stade experimental : aucune realisation concrete n'a encore ete faite, et les concepteurs n'ont effectue que des simulations ("We have done simulations that have not revealed any problems, but it is not until we have tested in the real world that we will know if it works"). Y voir une solution d'avenir aux problemes d'energie me semble donc plus que premature.






