Contourner le problème d'humidité dans l'isolant - Page 3
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Contourner le problème d'humidité dans l'isolant



  1. #61
    TioChanclas

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant


    ------

    N'y a-t-il pas quiproquo ?

    J'ai l'intuition qu'Agitateur parle de liège naturel brut, alors que Sk aurait employé du liège expansé...

    -----

  2. #62
    TioChanclas

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Quelques enseignements tirés de cette lecture :

    • l'isolation divise par 15 le nombre d'heures de condensation annuelles sur une paroi en béton
    • la ventilation divise par 2 le nombre d'heures de condensation annuelles sur une paroi en béton
    • p 69 : en ITI, il pourrait être préférable de laisser un pont thermique autour d'une poutre pour favoriser un potentiel séchage, plutôt que prendre le risque d'emprisonner l'eau à l'interface
    • p 77 : si le séchage est mauvais, un problème va s'aggraver au fil du temps


    La suite plus tard.

  3. #63
    cornychon

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Bonjour,

    Dans les maisons de nos arrière-grands-mères, il y avait des murs solides pour protéger du vent, de la pluie, du froid comme de la chaleur.
    Une grande cheminée à foyer ouvert servait à tout : chauffer la maison, faire mijoter les repas dans une vaste marmite ou cuire une omelette dans une grande poêle posée sur un trépied.

    Son immense conduit de fumée assurait un renouvellement d’air considérable, de plusieurs milliers de mètres cubes par heure. L’air entrant était souvent préchauffé en passant par une ouverture donnant sur l’étable voisine, où séjournaient les vaches. Les problèmes de condensation étaient alors pratiquement inexistants.
    Pour se nourrir, une seule marmite suffisait souvent : légumes, lard ou morceau de viande cuisaient ensemble pendant des heures. Les produits laitiers provenaient de deux vaches et de quelques chèvres, assuraient l’essentiel des besoins de la famille.
    Les murs étaient recouverts d’un badigeon de chaux, sur lequel s’accumulaient au fil des années d'innombrables traces laissées par les mouches. Quant au sol, il était pavé de tomettes, robustes et faciles à entretenir.
    C’était un mode de vie simple, rustique, souvent rude, mais remarquablement adapté aux contraintes imposées par la nature.
    Si nos arrières grands-mères revenaient sur terre, elles constateraient que nous sommes devenus fous......
    Un argument sans preuve, peut être rejeté sans preuve.

  4. #64
    agitateur

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Citation Envoyé par TioChanclas Voir le message
    N'y a-t-il pas quiproquo ?

    J'ai l'intuition qu'Agitateur parle de liège naturel brut, alors que Sk aurait employé du liège expansé...
    L'expansé est assez brun noiratre, c'est la chaleur qui permet de coller les grains entre eux pour faire des plaques. Si c'est clair c'est pas expansé.

  5. #65
    SK69202

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    J'ai utilisé du liège expansé.
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  6. #66
    agitateur

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    L'expansé est normalement exempt de colles et d'adjuvants ( les plaques en couleur tan / beige, il faut des colles ). Qu'il soit ganulé ou plaques.

    Mais globalement, ça ne change à peu prés rien à ce que j'ai écrit plus haut.

  7. #67
    TioChanclas

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Quelques enseignements tirés de cette lecture, avec un angle d'attaque strictement lié à ma situation :
    • l'isolation divise par 15 le nombre d'heures de condensation annuelles sur une paroi en béton
    • la ventilation divise par 2 le nombre d'heures de condensation annuelles sur une paroi en béton
    • p 69 : en ITI, il pourrait être préférable de laisser un pont thermique autour d'une poutre pour favoriser un potentiel séchage, plutôt que prendre le risque d'emprisonner l'eau à l'interface
    • p 77 : si le séchage est mauvais, un problème va s'aggraver au fil du temps
    • des siphons atmosphériques peuvent être efficaces
    • p 78 : isolant étanche à proscrire
    • p 78 : FV hygrovariable indispensable pour éviter la saturation par l'humidité et permettre le séchage
    • p 79 : mais "le risque de développement fongique reste élevé" mais en gros, c'est le moins pire
    • p 81 : mise en lame d'une lame d'air ventilée par l'air extérieur OU capillarité continue avec le mur (chanvre-chaux ou flocage de ouate)
    • avec un enduit étanche, le mur ne pourra pas être isolé sans risque
    • isolation avec, de préférence, isolant fibreux et hygroscopique / FV intello
    • p 85 : une composante non hygroscopique ne voit sa conductivité thermique augmenter qu'à saturation de l'air en eau ou presque, alors qu'un isolant hygroscopique perd ses effets plus tôt
    • Mais les hygroscopiques sont souvent capillaires et permettent à l'eau de s'évaporer plus facilement
    • p 93 : la membrane hygrovariable est préconisée en cas de remontée capillaires
    • sans membrane tous les isolants fibreux présentent des risques
    • p 112 : un matériau hygroscopique et capillaire sèche plus rapidement
    • p 114 : une paroi non étanche à la vapeur d'eau côté extérieure est primordiale

    Moralité 1 : isoler du bati ancien est risqué et infernal
    Moralité 2 : entre deux maux, choisis le moindre.

    J'ai pas le cul sorti des ronces, moi, avec mes exigences de confort, de respect du bati, et tutti cuanti...

  8. #68
    SK69202

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Merci pour le résumé par Intelligence Anthropique.
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  9. #69
    TioChanclas

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Mouais, ce résumé ne sert pas à grand chose finalement, si ce n'est qu'à montrer que dans le bati ancien, il n'y a qu'avec l'hybridation des techniques d'isolation, et une réflexion colossale, qu'on peut réduire le risque au maximum sans jamais l'écarter totalement. Je vais prendre le temps de murir tout ça, et établir une liste des priorités, sur lesquelles on approfondira point par point.

    Ce qui m'ennuie c'est qu'il va falloir reclasser comme prioritaires des trucs que je voulais éviter ou décaler, parce que dans tous les cas, ce sont eux qui favorisent la réussite de la suite.
    - fin de l'installation de la VMC (j'ai percé les entrées d'air il y a quinze jours) pour les phases de vie dans la maison
    - piquetage sur environ 60 cm de l'enduit extérieur pour minimiser le phénomène de capillarité
    - peut être piqueter la même chose à l'intérieur pour favoriser les échanges
    - installation d'une ventilation h24 (soit passive si j'arrive à créer une ouverture de 100 et y mettre une cheminée en pvc pour amorcer la convection, soit avec un ventilateur solaire, soit avec une VMR branchée en permanence, y compris en plus de la VMC)
    - percement de trous pour ventiler la future lame d'air (et sinon, je reboucherai)

    Mais c'est un mal pour un bien.

    Le truc, c'est que quand on approfondit vraiment ce sujet, on pressent à quel point la situation de milliers de maisons est catastrophique à plus ou moins brève échéance.
    Or de ce que je lis ici, on est peu nombreux à y aller, dans la réflexion. C'est pourquoi je vais peut être aller glaner de l'info ailleurs, en plus, mais ça me saoule. Ici, au moins, je sais à qui me fier.
    Ce qui est dommage, c'est que j'arrive après la bataille... Il y a quinze ans, plein d'intervenants avaient des projets comme le mien "en route". J'avais tout lu à l'époque, et bien senti que je m'engageais dans quelque chose de complexe !!!

  10. #70
    agitateur

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Citation Envoyé par TioChanclas Voir le message
    Ce qui est dommage, c'est que j'arrive après la bataille...
    Au contraire c'est trés bien !
    Les batailles passées par d'autres, ça vaut du Retex.

    On n'a jamais assez d'une vie pour faire toutes les erreurs possible et apprendre de fait par soi même. Alors il faut apprendre des erreurs des autres ( bien plus que des réussites d'ailleurs ). Mais ça passe par la prise d'info, et ceux qui veulent bien la donner.

    Il y a aussi le prisme naturel humain, majoritaire, de celui qui a tout pensé par lui même, s'est gauffré, et aura tendance à ne pas le crier sur tous les toits. Ca arrive trés souvent. Si c'était transmis à un artisan, c'est différent, ça gueule fort et ça se plaint plus facilement, évidemment.

    Celui qui est "content" et qui n'a jamais ré ouvert le doublage depuis 10 ou 15 ans, possiblement il est tout content sans savoir que tout va s'écrouler dans 5 ans ( et je blague à moitié ). D'ailleutrs y'a 3 mois tu aurai pu faire parti des "contens" et ça aurauit pu durer un certains temps ( voir un temps certain ) avant de t'en apercevoir.
    Evidemment en cas de solution plaquées / intégrées ( genre l'enduit chaux chanvre ) c'est un peu différent car des phénomènes seraient visibles en surface. Touefois ça ne présage pas non plus de ce qui se passe derrière dans une cavité quelconque....

  11. #71
    TioChanclas

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Tiens, revenons sur le bas de mur et sa correction thermique...

    J'ai lu hier la fiche technique d'un enduit chaux-chanvre : il est explicitement écrit qu'il ne faut pas l'employer en sous-bassement.
    Même en intérieur. En première intention l'IA que j'emploie confirme et propose une alternative minérale, moins isolante mais moins sensible :

    Formulation type : chaux hydraulique (NHL 2 ou 3,5) + charges légères minérales (perlite expansée, vermiculite, pouzzolane fine)

    Un complément de recherche m'indique que la pouzzolane est moins performante que les autres = Exit.
    Restent le liège (intellectuellement et thermiquement idéal mais difficile à approvisionner chez moi), la perlite, la vermiculite.

    Pour un R=1, il faut bancher avec un fibre de bois, (20 mm = R 0.4), sur environ 50 cm, et couler environ :
    - 6 cm de liège (lambda 0.07 à 0.09)
    - 7 cm de perlite (lambda 0.09 à 0.10)
    - 7 cm de vermiculite (lambda 0.10 à 0.11)
    Du coup, franchement, ça mérite d'aller au plus offrant, même si sur le papier la vermiculite expansée est un compromis pertinent.
    NB : il semblerait que 10 cm d'épaisseur de mortier isolant soit un maximum pour éviter les embrouilles.

    Moi je n'ai jamais utilisé (ni encore chiffré) aucun de ces trois matériaux.
    Un avis sur l'un des 3 choix proposés ?


    Il semblerait par ailleurs que la combinaison idéale soit 8 cm d'enduit + 2 cm de fibre.
    Enlever 2 cm d'enduit au profit de 2 cm de fibre supplémentaire augmente le risque de condensation car refroidit le mur pour un gain de R 0.1. Aucun intérêt, donc.

    Un dosage "compromis" pourrait être :
    • 1 chaux nhl 2
    • 3.5 perlite
    • 0.5 sable
    • 0.8 eau

    Des avis sur la question ?

  12. #72
    yaadno

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    bjr:
    il me semble que le produit que tu cherches(chaux isolation) se trouve dans la gamme st astier:novaskin thermo +
    cdlt

  13. #73
    TioChanclas

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Bonjour,

    et merci. En effet, ça pourrait convenir...
    D'autres produits industrialisés comparables existent. Mais alors là, vu le prix, il va falloir que je réfléchisse bien au volume final à couler, car on tourne autour des 35 euros pour 15 kilos...
    Ca peut être méga-rentable de faire le mélange soi même...

    NB : les fiches techniques de ces enduits indiquent elles-aussi 8 à 10 cm maximum

  14. #74
    yaadno

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Tu peux faire ta sauce mais pas avec de la nhl2 et surtout avec une chaux ou le % de chaux libre est indiqué et >40%

  15. #75
    agitateur

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Citation Envoyé par yaadno Voir le message
    Tu peux faire ta sauce mais pas avec de la nhl2 et surtout avec une chaux ou le % de chaux libre est indiqué et >40%
    Cépafo.........

    Pour les matériaux, le but est d'emprisonner des bulles d'air, ce sont elles qui isolent.
    En effet, j'irai vers du minéral ( stable et inerte dans le temps ).
    La pouzzo est assez peu "creuse".
    La vermiculite a une structure feuillet ( comme une argile, en qq sorte ), qui peut "absorrber" du liquide, donc possiblement une teneur en air pas super forte à la fabrication de la sauce.
    La perlite a des cellules fermées, donc intuitivement c'est clairement là qui'il y aura le plus d'air, c'est le mieux.

    Tout ça, ce sont des familles, donc c'est "large" en produits et matériaux. La granulométrie, la provenance, etc.....attention aux poussières de perlite, c'est pas bon pour les poumons ( en phase "sèche" j'entends, avant de faire la sauce )

  16. #76
    TioChanclas

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Merci pour ces recommandations, que je suis prêt à appliquer, mais que j'avoue volontiers ne pas comprendre.
    Peux-tu expliquer, s'il te plait ?

  17. #77
    agitateur

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    yaadno parlait sans doute du "risque" de manipulation d'une chaux super 40. La chaux dans l'eau ( trés progressivement ) et pas l'inverse, et se protéger, sinon ça ...hum....."éclabousse".

    Il est vrai qu'à 3 sac de thermo + du m² en épaisseur 8 cm ( je n'ai pas cherché le prix mais je suppose que ton annonce est fiable ), ça pique un peu..........

  18. #78
    yaadno

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    yaadno parlait sans doute du "risque" de manipulation d'une chaux super 40. La chaux dans l'eau ( trés progressivement ) et pas l'inverse, et se protéger, sinon ça ...hum....."éclabousse".
    pas dutout
    quand on fabrique de la chaux on part de pierres calcaires contenant +/- d'argile,marnes ...etc ce qui fait que selon la compo initiale on a des résultats très différents notamment en matière de perméabilité à l'air et à l'eau;
    en règle générale,sur ce critère, CL90 est mieux que NHL2,elle même nieux que NHL3.5....
    mais comme il faut aussi dans certains cas ,de la résistance mécanique,on ne peut pas tout faire avec de la CL90;
    cdlt

  19. #79
    SK69202

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Je regarde la fiche du produit, incompatible au contact du bois (faudrait isolé de la LDB), sensible à la vitesse de malaxage, treillis galvanisé si épaisseur>30mm et éventuellement joint de 3mm.

    nhl2 et nhl3.5, ce n'est pas de la chaux vive, par contre les gants sont nécessaires et NHL 3.5 minimum.

    Je n'ai pas essayé ni jamais rien lu sur l'idée saugrenue de l'instant: mélange chaux- sable - billes de polystyrène

    J'ai un vieux truc sur mon mélange.
    , j'ai jamais fait les autres essais annoncés.
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  20. #80
    TioChanclas

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Si on inclut les sacs, les banches en fibre de bois, et un peu de quincaille, on dépasse les 100 euros du m2 sans finition.
    Ce n'est pas absurde comme tarif, mais ce qui l'est probablement, c'est qu'on doit être sur un facteur 10 par rapport au fait maison (moins homogène, certes, mais pas 10 fois moins performant), et surtout, il faut rapporter ce tarif au résultat final de R = 1.4 grand max'

  21. #81
    agitateur

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Citation Envoyé par yaadno Voir le message
    yaadno parlait sans doute du "risque" de manipulation d'une chaux super 40. La chaux dans l'eau ( trés progressivement ) et pas l'inverse, et se protéger, sinon ça ...hum....."éclabousse".
    pas dutout
    quand on fabrique de la chaux on part de pierres calcaires contenant +/- d'argile,marnes ...etc ce qui fait que selon la compo initiale on a des résultats très différents notamment en matière de perméabilité à l'air et à l'eau;
    en règle générale,sur ce critère, CL90 est mieux que NHL2,elle même nieux que NHL3.5....
    Je suis TOTALEMENT incompétent en chaux, et enduit "à l'ancienne", ça va mieux en le disant, chacun a ses limites.
    D'un autre coté, en milieu du genre "bricol' tout", je me méfie fortement de certains "leader" autoproclamés ou reconnus comme tels, alors que des éléments purement "cientifiques" basiques suffisent à mettre les gurus en échec complet.
    Je te crois plus que volontier quand tu dis qu'on obtiendra des résltats forts différents à partir de matières premières différentes et non "calibrées / connus" et sans doute avec plusieurs "recettes", ça me parait d'une limoidité évidente.
    Je suis bête et méchant, je me rabat sur la "science" de base, souvent en physique et en chimie ça peut dater de 2 ou 3 siècles, être "basique" ( pas du niveau Recherche ) mais déjà expliquer bien des choses ( ou les prédire ).
    Sur les enduit de "chaux" au sens trés large, tu en connais assuremment 1000 fois plus que moi. Alors effectivement, les chaux hydraulique c'est pas la chaux vive, j'ai pris un exemple extrême ( faudrait pas retrouver Tio lui même dispersé en puzzle aux murs façon enduit organique, hein ).

    Par contre, la structure propre, les caractéristiques et diversités de certains trucs, ça me parle plus. Par exemple la perlite. J'en ai eu vendu par semi complet à une époque, en usage disons "alimentaire". Le comportement en "réactif" chimique variait d'un produit à l'autre, et ça variait aussi selon la compo "physique".

  22. #82
    agitateur

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Citation Envoyé par SK69202 Voir le message
    Je n'ai pas essayé ni jamais rien lu sur l'idée saugrenue de l'instant: mélange chaux- sable - billes de polystyrène
    C'est pas nécessairement et obligatoirement "augrenu", l'idée à le mérite d'avoir un intérêt.

    Pour avoir du "R", il faut introduire de l'air, air emprisonné. Ce que fait la bulle d'air intrinsèque de la perlite.

    Inversement, la vermiculite a une structure feuillet qui la rend perméable ( comme une argile ).De manière plus ou moins réversible en terme de phénomène, des hystéréris en réhydration depuis des points de départ hyper sec, etc....et donc des cinétiques un peu "bancales". Ca sera, piur faire "simple", une éponge réversible. Bon, une éponge quoi. Ca absorbe de la flotte liquide, ça relargue de l'eau et / ou vapeur en condition "sèche". Une vermiculite bien hydratée sera forcément trés conductrice, donc pas isolante. Mince.......Et elle sera "un peu" isolante en condition trés sèche, supposant un séchange qui pourra être long à trés long. Ce qui est génat, c'est que le "mortier" hydraté est par définition hydraté, donc pénétrant dans la vermiculite, donc fait "disparaitre" les poches d'air incluses. Dommage.

    La pouzzo ( mentionnée plus haut ) contient peu d'air emprisonnable. Elle est trés trés "granuleuse" avec aspérités, dont l'intergranulaire est "riche" en air quand ça reste dans l'air. Mais avec un mortier peu visqueux, cet air inter granulaire sera vite colmaté. il restera donc peu d'air, et de la roche ( trés conductive et non isolante ).


    Le sable, je suppose que son rôle tient à de cohésion purement physique. Mais même un sable, ça devrait se définir. Sa granulo, ses aspérité ( ou bien lisse et rond ), etc.....

    La bille de PS, la bille graphite, le granulat de liège, tout ça c'est le même combat général, introdouire des bulles d'air pour gagner un peu de R.

    Alors j'y vais moi aussi de mon idée saugrenue !!!! Corrigez moi si vous n'êtes pas OK.

    Cahier des charges supposé / contraintes / contexte:
    - on suppose que ce pied de mur ( hauteur à définir ...) est sensible à des phénomènes forts de condensation, renforcés par "un peu" de remontée capillaire. De toute façon, l'eau liquide çà descend, donc l'eau liquide condensée plus haut en lame aérée ou pas aérée finit plus bas.
    Le pied de mur est lui même influencé différemment du haut de mur en terme de tempé, par la régulation / inertie sol, au plus prêt du pont thermique sol. Le comportement sera différent d'un haut de mur, influencé par des ponts thermique "air / saison".

    Hypothèses en conséquences sur le pied de mur: moins il est isolant ( thermique ) plus la paroi interne ( coté habitation ) sera différente de la paroi dans la lame ( que ce soit un plénum aéré, ou un plénum rempli d'isolant ou de matériaux ).

    Dans ce cadre, pourquoi ne pas envisager un doublage intérieur bas qui soit:
    - une paroi face interne vraiment étanche vapeur et eau liquide ( céramique, matériaux synthétiques, béton ou enduit quelconque bien chargé en hydrofuge ). Ou une vitre pour observer depuis le salon le comportement de la lame d'eau en bas, et le niveau qui monte ou qui descend !
    ET
    - une "lame" rempli de billes supposées résistantes à l"'humudité la plus sévère ?

    Par exemple, une lame rempli de perlite vrac ( pour rester en perlite, par pur exemple ). Les pieds dans l'eau, la perlite ne se désagrège pas. Et il reste des bulles d'air ( cellules fermées ) qui apportent un "isolant" en R. Le remplissage par bille limite considérablement le flux d'air ( ça isole ) mais il ne l'empêche pas non plus strictement.

    J'ai parlé plus haut de la résistivité à l'air d'un isolant, c'est un paramètre communiqué par les "gros" fabricants de produits fabriquées en masse, et achetés par des gens qui aiment avoir des valeurs ( et pas des promesses ). En phonique, la résistivité à l'air est un assez bon paramètre pour connaitre une absorption "vraie", d'ailleurs les produits les plus absorbants ont des résistivité faible à presque moyenne ( alors que souvent les gens qui veulent "isoler" en phonique mettent des laines denses qui sont hautement résistives, et qui absorbent nettement moins ). Cette notion de résistivité à l'air m'est venue par le milieu phonique / acoustique.


    -Le "soucis" de pas mal de matériaux "naturel", c'est que le label naturel suffit pour le vendre fort cher à une clientèle assez captive à patir du moment ou elle veut du naturel. Il n'y a pas d'autres phénomènes qui explique le succès ( même si relatif ) des LdB en toiture. La rationnalité et les éléments chiffrés et analysés, ils sont loins. C'est l'achat de "croyance", et pas forcément de la performance. Mais ça permet d'entrer dans une secte de croyant, qui n'admet pas la diversité et la discussion en nuance ou opposition, donc on ne sera pas "confronté". Par contre, pour connaitre des éléments techniques mesurés, allez vous faire peindre.

  23. #83
    agitateur

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Citation Envoyé par SK69202 Voir le message

    J'ai un vieux truc sur mon mélange.
    , j'ai jamais fait les autres essais annoncés.
    C'est rigolo, et tu as du t'employer.
    Mais je partage les mêmes remarquis de "invité", et essentiellement le fait que les conditions "matériels et méthodes" sont trop bancales et pas assez précises pour en conclure quoi que ce soit.
    Construire une enciente adiabatique stabilisée ( sur toutes les faces sauf une ), qui n'aurait qu'une seule face concernée par le mesure de l'isolant, ça ne s'improvise pas comme ça. Donc tu as mesuré essentiellement...Des artéfacts expérimentaux ( enfin je crois ).

  24. #84
    SK69202

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Oui, sans doute mais quand je vois le truc cité plus haut à 0.08, là où je trouve 1, les artefacts sont peut-être assez près des faits.
    Ça date du temps où je m'inquiétais d'humidité, de résistance thermique et autres trucs qui prennent la tête.

    Bien après j'ai pondu ça, et près de dix ans plus tard, ça n'a pas changé.

    En fait j'attends l'hiver du siècle pour comparer à la dernière année sans isolation.
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  25. #85
    agitateur

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Citation Envoyé par SK69202 Voir le message
    Oui, sans doute mais quand je vois le truc cité plus haut à 0.08, là où je trouve 1, les artefacts sont peut-être assez près des faits.
    Je n'ai rien contre les ordres de grandeurs. J'ai déjà mentionné dans ce forum qu'un ordre de grandeur ( en linéaire ) de facteur 10 fois 100 ça peut me convenir dans certains cas, sans être radicalement différent..( mais parfois / souvent, selon le contexte, alors bien sûr que 1 ou 10 ou 100, ça n'a plus RIEN à voir !!! ).

    Je n'ai aucun doute sur la sincérité de ta démarche, ni le temps ni l'énergie ni la rigueur apparente que tu as voulu y mettre en expé. Je ne dis pas ça pour te passer la brosse à reluire à titre facile, nous avons posté chacun de nombreux messages ici, et je suppose croire que je connais tes capacités à être rugueux autant que les miennes, si besoin était ( y'a même un moment ou évite la rugosité de parole, on envoie une bonne tarte c'est plus simple et plus adpaté ). Je parle de simple rugosité pour être sympa et facilement diplomates. Il pourrait sembler que tu ais été assez familier de gros bateaux en acier à couleur grise, ce qui vaut un respect d'importance de ma part, pour service, et je dis ça sans aucune arrière pensée ( je suis un trés vulgaire marin plaisance, mais déjà c'est pas exactement un pur terrien ).

    J'ai la prétention de me sentir autant / aussi à l'aise sur un apéro avec 2 muscat avec un ex ( MN ) gradé ++++ ( et ex "responsable" d'un bon bout de façade en eau de nos côtes ), qu'avec un marin de rang bien plus "modeste" du Charles avec ( avant pendant - un peu moins aprés ) 15 ricard(s). Oui, l'officier de rang trés sup' semble moins boire en situation extrême, peut être l'âge......( un besoin d'hydratation physio lié à lâge faut voir...).Quand on se pointe en claudiquant nettement a l'apéro et que l'ex gradé +++ signale qu'il y un véto autour de la table, que le véto a son cabinet radio à 2 kilomètres, et qu'on va illico passer un radio ( en WE à 21 heures ) et qu'on apprend qu'on a 2 orteils vraiment fracassés ( même si "on" s'en doutait un peu,hein ) c'est assez rigolo ( j'en rigole, mais de la double fracture sur 2 orteils chacun, c'est moins rigolo quand on est debout ). Et on revient à l'apéro ( faut pas déconner ) back to basis.

    Je persiste à insister et à croire que tu as mesuré des sommes d'artéfacts nombreux. Relever une valeur a priori "normale" relève d'une distribution probable des résultats. Les précautions oratoires prises au dessus, tu l'aura noté, ne servent plus à grand chose, et une méthodo discutable n'engedre rien de mieux qu'un résultat qui n'a aucun intérêt ( désolé d'être assez direct, sur ce coup là.....).
    Quand le chapitre matériel et méthode est foireux ( même avec la meilleure volonté des auteurs à les résultats sont aléatoires et sans importance, quels qu'ils soient.
    Quand un mat + méthode est ultra robuste ( ce qui est en soi franchement minoritauire même en peer review ), alors les résultats sont "importants" dans le sens ou ils seront robustes et répétables dans les mêmes circonstances ( et facilement trés différents si les conditions varient ).

    Rien que la compo des matréiaux que tu as mis en oeuvre pourrait induire à chaque fois des tranches d'erreurs significatives ( à10, 20, 30 % prés ). Plus la "recette". Plus, trés largement et bien plus plus, la mesure.


    Cependant, je "crois" que nous serons plus OK sur ta conclusion, un peu avouée de manière pas exactement directe, et qui pourrait échapper àune lecture trop brêve ( me corriger si j'intérperête mal !!! ).
    Tu suugères un autrefois, une période un peu révolue, avec trop d'attachements à certains paramètres.
    Je crois aussi que courir le R ou d'autres critères est un exercice parfois vain quand il cherche trop haut, trop loin.

    Mais je crois aussi que Tio a la maturité de ne pas chercher la performance superlative, même s'il pense lui même être un raseur de quart de poil de mollets de fourmis auprés de pas mal de gens ( ce qui est certainement vrai ). Je trouve, sans lui passer non plus la brosse à reluire, qu'il a une attitude réellement "noble", dans le sens d'un compromis acceptable selon du multi critères, en se posant des vraies questions que trés peu de gens se posent ( et sans doute, que de nombreux "gurus" de la éno en ancien ne se posent même pas, par incapacité intellectuelle de leurs parts, et abscence de nécessité de remise en cause ).

    Je suis une bille totale en NH2 ou 3 ouy 3.5 ou que sais-je, je le dis et je l'affirme ( même pas peur ). Yaadno ( c'est un exemple ) semble bien plus informé.
    Par mon profil de compétence issu monde "pro" au autres domaines en lien, certaines "roches" comme mentionnées ça me parle nettement plus ( et ça relève d'utilisation en filtration en alimentaire, OU en "substrat" ou djuvant de celui ci en cadre agronomique "sol" ). Le liège aussi, j'ai l'outrecuidance d'affirmer que je crois savoir "un peu" comment ça passe, en plantation, en écorçage, et en taitement divers et variés en suivant. Ce qui me concerne en premier chef est une obturation, avec des exigences "sévères" surtout en cadre alimentaire et quand certains produis peuvent être TRES onéreux, ce qui concerne ensuite le batiment relève de la valorisation de sous produits, du déchêt pour dire les termes. Mon avis sera considérablement moins avisé ( c'est peu de le dire ) en bille de PS, de PU, de "laine".


    C'est trés long, mais parfois c'est bien de re situer une chapelle si elle existe ( la sienne ) au mileu d'un village ( ou peut être trés en dehors, va savoir ).

  26. #86
    agitateur

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Citation Envoyé par SK69202 Voir le message
    .
    En fait j'attends l'hiver du siècle pour comparer à la dernière année sans isolation.
    De toute façon, avec un mur porteur de R 0.5 ( par exemple, mais qui tendra vers 0 si lame trés aérée ), un soubassement de 80 cm de haut ( par exemple aussi ), avec un R doublage de presque 0 ou environ 1 ( par exemple aussi ), j'ai envie de dire ( approche pragmatique )...........on s'en tape le coquillard avec une pate d'alligator, , non ? J'aime bien le gator, j'en ai plusieurs en bracelets de tocantes ( enfin, plusiers bracelets, mais en superficie ça fait pas plusieurs gator(s) ). Les ponts thermique, le reste du mur au dessus de la semelle basse, le toit, le sol, les vitrages, la ventil', le R gobal habitat se construit à 95 % bien en dehors de celà.

    Ce qui importe devant tout, c'est que celà soit durable, pérenne, sans entraver le reste de l'habitat de manière trop notable. Ni condensation trop forte pour altérer des matériaux fragiles au contact, ni ruissellement. La lain détrempée, rapidement, derrière un doublage placo, c'est de le merde ( même avec FV, fut il intello ou con comme ses pieds ).

  27. #87
    TioChanclas

    Re : Contourner le problème d'humidité dans l'isolant

    Bonjour,


    Concernant les ponts thermiques, je les ai limités au maximum : mes trottoirs isolants sont là pour ça.
    On ne fera pas mieux dans ma situation.

    Reste à trouver comment monter sur environ 60 ou 80 cm, et je me suis arrêté sur cette phrase :
    "Dans ce cadre, pourquoi ne pas envisager un doublage intérieur bas qui soit:
    - une paroi face interne vraiment étanche vapeur et eau liquide ( céramique, matériaux synthétiques, béton ou enduit quelconque bien chargé en hydrofuge )"

    Ce que tu suggères, en gros, c'est de bancher un mortier chaux-perlite derrière des plaques de PU.
    Plus value : Pare-vapeur total et R bien supérieur aux fibres de bois. Coût dérisoire. Et possibilité de monter en épaisseur de façon intense. A ce tarif, d'ailleurs, un vulgaire mortier liquide pour combler les vides suffirait.
    Inconvénient : reporte tout l'effort de séchage vers le pied de mur extérieur. Et on sait que ce procédé est théoriquement à proscrire en bati ancien.

    Initialement, j'en avais écarté l'idée car c'était faire ce qu'on sait néfaste dans la plupart des cas. Mais bon, la théorie...
    Maintenant que j'ai décidé de piqueter sur au moins 80 cm puisque c'est devenu une priorité (on déjà abordé la hauteur avec Sk sur un post ancien) ça change un peu la donne.
    Il va falloir que je cogite et simule tout ça. Pas sûr d'être prêt à un prendre le risque. Il faudrait que quelqu'un vienne témoigner ici de sa réussite... Or ça ne se bouscule pas...

    Sk, c'est cette phrase là qui te fait dire que le contact du Novaskin avec le bois doit être évité ?
    "Protéger les linteaux (bois, métal, etc.) quelle que soit
    leur nature par une feutrine ou un géotextile afin de les
    désolidariser de l’enduit."
    Moi je pense que c'est la position au niveau des linteaux qu'il faut éviter, et que le "matériaux bois" n'est que secondaire dans l'histoire...
    De toutes façons, au final, il s'agit d'un enduit, donc va être excessivement liquide pour ce que je veux faire...

    Pour l"instant, je reste sur l'idée que le moins pire est le sous-bassement en béton chaux-perlite "maison" coulé derrière des banches en fibre de bois d'environ 20 mm.

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