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Ré-orientation professionnelle des chercheurs



  1. #571
    actuarius

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs


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    Salut en fait de plus en plus de fac établissent des stats 1 à 2 ans après la sortie d'études donc je trouve l'intérêt limité.

    Dans l'idéal il faudrait un premier suivi puis un second dix ans après mais c'est très difficile : problème des non-réponses, mais aussi des changements d'adresses.

    Personnellement j'ai toujours répondu à ce genre de sondages, car je suis le premier à les consulter ...

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  3. #572
    RMIste

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par WestCoast85
    Heureusement qu'il n'y a pas que ces concours qui mènent au métier de chercheur !
    Hélas dans le privé la R&D est limitée dans l'industrie, c'est à mon avis le principal écueil de la recherche. En fait il me semble que les thèsards sont confrontés au problème suivant: soit ils ont un poste dans la recherche publique et alors c'est génial, soit ils n'ont pas de poste et c'est fini, il n'y a pas d'autre alternative. Mais le problème de la fac de science est que de la licence au PhD elle ne permet d'effectuer qu'un tout petit nombre d'emploi.

    Citation Envoyé par WestCoast85
    Sinon, pour ton cousin, sa situation n'est pas révélatrice du monde de la recherche car ceux qui échouent font beaucoup plus de bruit que ceux qui réussissent...
    Sans vouloir rajouter une couche, je crois que c'est malheureusement la généralité et pas l'exception. La majorité de ma promotion de DEA ayant fait une thèse ne bosse pas dans la recherche mais fait tout autre chose sans rapport avec la science. Une fois l'idée acceptée ils sont assez content de leur sort. Donc je pense que c'est l'idée "j'ai appris un métier mais je ne l'exercerai pas" qui est difficile. Après, l'humain a une grande capacité d'adaptation. Et surtout les PhD qui sont très très débrouillards, ouvert sur le monde, bilingue, bon orateur,d'une endurance à toute épreuve Je trouve les PhD géniaux, rien que pour ça ils méritent d'être recruté dans des emplois multiple.

    J'ai raconté l'anecdote: un ami ingénieur a fait faire des traveaux d'électricité par un PhD ancien diplomé de son institut montpellierain.

    Cela n'a pas valeur de statistique, il y a des postes créés tous les ans donc c'est évident que certains ont du boulot.

    Citation Envoyé par WestCoast85
    Vous voyez RMIste faire un fil du style "Je gagne 5000€/mois, j'ai réussi mes études, ma vie de famille, j'ai une vie extraordinaire et vous ?"
    Bientôt mon ami, bientôt

    RMIste strikes back

  4. #573
    RMIste

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par actuarius
    Pour ma part je pense aussi que les jeunes doctorants et un peu moins jeunes peuvent galérer mais finissent toujours par trouver une solution.

    Des reconversions réussies il y en a beaucoup aussi

    Heureusement ! Et c'est une expérience très enrichissante voire même excitante mais avec le recul bien sûr...
    Oui expérience plus qu'enrichissante, surtout le postdoc, les 6 années à l'étranger mon littéralement transformé.

    Il faut prendre la reconversion comme une chance, un 2e départ dans la vie. Bon c'est pas facile tous les jours matériellement malgré tous les beaux discours sur la formation permanente tout au long de la vie.

    RMIste

  5. #574
    Cécile

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par Cindycmo
    Ouais études longues,faut quand meme avoir conscience que pour beaucoup ce sont de longues années de glandages.
    Les glandeurs arrivent rarement à bac+5. Encore plus rarement à bac+8. Glander en fac, c'est possible, mais c'est repiquage quasiment assuré.

  6. #575
    Cindycmo

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par Cécile
    Les glandeurs arrivent rarement à bac+5. Encore plus rarement à bac+8. Glander en fac, c'est possible, mais c'est repiquage quasiment assuré.
    Ya surement des gens qui bossent, mais yen a surement qui s'en tire facile avec 10/11 en foutant pas grand chose, faut dire que le niveau des epreuves et cours étant peu elevé par rapport à une école d'ingé, c'est toujours possible.

  7. #576
    Cécile

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Celui qui a 10/11, il ne décroche pas de DEA ou de DESS (oups, pardon, le master recherche ou pro). Donc il ne parvient pas à bac+5, comme je le disais.

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  9. #577
    Cindycmo

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par Cécile
    Celui qui a 10/11, il ne décroche pas de DEA ou de DESS (oups, pardon, le master recherche ou pro). Donc il ne parvient pas à bac+5, comme je le disais.
    Ouais mais dans la pratique la vérité est très loin de ça... c'est pas pour rien que les employeurs ne font pas confiance aux gens de la fac.

  10. #578
    WestCoast85

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par Cécile
    Celui qui a 10/11, il ne décroche pas de DEA ou de DESS (oups, pardon, le master recherche ou pro). Donc il ne parvient pas à bac+5, comme je le disais.
    C'était sûrement le cas de "ton temps" mais les temps changent...

    En effet, il est très facile d'intégrer un M2P ou R avec des résulats médiocres. Une fille de ma promo de M1 a été accepté en M2P de chimie organique avec une moyenne d'environ 5/6 en chimie organique alors c'est pour te dire vers quel désastre nous courrons... Beaucoup de diplômés et toujours ou encore moins de postes. C'est à mon avis pour cela qu'il y a beaucoup trop de docteurs sur le marché. L'accessibilité à une thèse n'a jamais été aussi simple. Même avec des notes de me*de en M2R, on peut trouver un financement (de me*de certes, mais un financement quand même...)

    La désafection de certains cursus font que les responsables de formations sont obligés de niveler le niveau vers le bas et on arrive à ce qui se passe aujourd'hui. Il y a aussi une grosse part d'hypocrisie de la part de ces même responsables car les enseignents à la fac souhaitent tous avoir leurs primes d'enseignement qui leur fait presque un treizième mois. Ainsi, pas d'élève, pas de prime donc le calcul est vite fait...
    La curiosité ne favorise que les esprits préparés

  11. #579
    kinette

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par Cindycmo
    Ouais mais dans la pratique la vérité est très loin de ça... c'est pas pour rien que les employeurs ne font pas confiance aux gens de la fac.

    Effrayant ce genre de réaction...
    Personnellement, en fac de bio, j'avoue que j'avais été au contraire étonnée par le sérieux de la majorité des étudiants: présence aux cours (y a relativement peu d'absents), beaucoup qui bossaient en plus de leurs études (faut avoir du courage pour ça, et je pense que ça donne une ouverture d'esprit et au monde de l'entreprise supérieure à celle des prépas).
    Bref, rien à voir avec la satanée réputation "faqueux= glandeur").
    De toute façon, faut pas raconter n'importe quoi, la sélection en fac de sciences est rude: pour ma première année de fac, y a à peine un tiers qui était reçu. Un étudiant qui obtient ses diplômes de façon honorable est un étudiant qui bosse, pas un glandeur.

    K.
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

  12. #580
    Cindycmo

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par kinette

    Effrayant ce genre de réaction...
    Personnellement, en fac de bio, j'avoue que j'avais été au contraire étonnée par le sérieux de la majorité des étudiants: présence aux cours (y a relativement peu d'absents), beaucoup qui bossaient en plus de leurs études (faut avoir du courage pour ça, et je pense que ça donne une ouverture d'esprit et au monde de l'entreprise supérieure à celle des prépas).
    Bref, rien à voir avec la satanée réputation "faqueux= glandeur").
    De toute façon, faut pas raconter n'importe quoi, la sélection en fac de sciences est rude: pour ma première année de fac, y a à peine un tiers qui était reçu. Un étudiant qui obtient ses diplômes de façon honorable est un étudiant qui bosse, pas un glandeur.

    K.
    C'est pas une réaction, c'est juste du vecu, j'ai fais aussi master de chimie organique comme westcoast.
    Me souviens plus exactement des chiffres mais sur une trentaine d'étudiants de M1 : la majorité passe en M2R, quelqu'un en M2P car se voyant pas en thèse, 1 ou 2 redoubles car c'est vraiment la cata.
    Maintenant sur ce qui passe en M2R :4 bons étudiants ayant de bon resultats un peu partout et avant tout en chimie orga (evidemment en master organique), 2 ou 3 moyen mais ca passe encore (12/13 de moyenne), et le reste : certains ayant des notes moyennes mais en gros c'est du style 6 en chimie organique et 18 en initiation a la géologie ou decouverte de l'entreprise, d'autres nuls partout mais arrivant a avoir 10 et passe quand même car le responsable du master a besoin de remplir son master et quelques vraiment pommés qui redouble.
    Dans ce lot au moins 80% trouvera un financement de thèse, après le reste de l'histoire tout le monde la connait.
    Donc en gros sur 30 personne yen a que 5 ou 6 qui ont vraiment leur place.
    J'ai jamais dis qu'ils viennent pas en cours ni rien, c'est des gens qui sont simplement pas dans les bonnes études, ca doit surement être pareil dans les autres filières.
    Et je trouve aussi admirable les gens qui travaille à coté, du moment qu'ils s'en sortent bien.

  13. #581
    kinette

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Hello,
    Ben je commence à comprendre pourquoi j'aimais pas la chimie
    Non sincèrement, j'ai jamais vu de situation pareille dans mon propre cursus!!!
    Y avait une sélection assez importante au cours des études, et pour aller en master de recherche fallait être dans le début du classement...
    Quand aux bourses de thèse, encore plus dur à avoir (même dans les meilleurs DEA y avait au grand max 5 bourses MENRT).

    Dans tous les étudiants que j'ai eus, certains n'étaient certes pas des lumières, mais quand même! En maîtrise le niveau était loin d'être nul.

    K.
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

  14. #582
    WestCoast85

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Bonjour,

    Ton exemple montre bien les différences entres les formations. Et puis, l'origine de la fac joue plus ou moins un rôle. Pourtant, venant de Nantes, la réputation de l'enseignement est bon mais au final, je me demande si cela est bien vrai lorsque je vois ce que j'ai cité plus haut.
    La curiosité ne favorise que les esprits préparés

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  16. #583
    Cécile

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Lors de mes études de chimie, je n'ai pas non plus vécu ce qu'a décrit Cindicmo. Et je peux te dire qu'un grand nombre de gens de ma maîtrise étaient équivalents à ceux de l'ENS Cachan, car nous avions cours et exams ensemble.
    Maintenant, il est vrai que moins de gens commencent des études de sciences. Donc le niveau peut baisser, si on admet toujours autant d'élèves dans les classes supérieures, malgré le tarissement post-bac. Mais cela est vrai pour les facs comme pour les prépas. Les responsables d'écoles d'ingénieurs s'inquiètent du niveau des gens qu'ils devront recruter, car il y a beaucoup moins d'inscrits en prépa (mais autant de places en écoles d'ingé, donc mathématiquement, des moins bons y rentreront).
    Bref, arrêtons de comparer ces deux cursus, et admettons que les modes de sélection des étudiants ne sont pas toujours idéaux (combien de bons élèves se sont révélés décevants en thèse, et combien qui sont passés tout juste sont devenus de bons chercheurs ?)

  17. #584
    Cindycmo

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par kinette
    Hello,
    Ben je commence à comprendre pourquoi j'aimais pas la chimie
    Non sincèrement, j'ai jamais vu de situation pareille dans mon propre cursus!!!
    Y avait une sélection assez importante au cours des études, et pour aller en master de recherche fallait être dans le début du classement...
    Quand aux bourses de thèse, encore plus dur à avoir (même dans les meilleurs DEA y avait au grand max 5 bourses MENRT).

    Dans tous les étudiants que j'ai eus, certains n'étaient certes pas des lumières, mais quand même! En maîtrise le niveau était loin d'être nul.

    K.
    Nous c'est une grande fac, ya environ 15 MENRT pour tout les master chimie (donc aussi inorganique,physicochim etc) mais si t'as pas de MENRT c'est très facile d'avoir d'autres financement,suffit de connaitre les bonnes personnes, ou de pleurnicher à tout les labos.
    Pourtant c'est veridict ce que je dis dans mon master orga, yen a moins de 1/3 qui ont la moyenne en orga et analytique, les matières fondamentales du parcours donc, et pourtant ces gens là passent.

    Citation Envoyé par Cécile
    (combien de bons élèves se sont révélés décevants en thèse, et combien qui sont passés tout juste sont devenus de bons chercheurs ?)
    Ca arrive mais c'est surement pas les cas les plus frequents, en tout cas ca se voit plus souvent de bons eleves qui sont moyen en thèse que l'inverse.
    Dernière modification par Cindycmo ; 04/07/2006 à 08h49.

  18. #585
    Cindycmo

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    De plus ya pour moi une grosse différence entre le type qui a une mauvaise moyenne parcqu'il loupe des matières annexes ou alors s'est planté un semestre pour diverse raison et celui qui a une mauvaise moyenne parcqu'il a jamais eu plus de 10 dans ses fondamentaux.

  19. #586
    choubi

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    bonjour à tous!
    que d'horreur j'ai pu lire sur les derniers posts!!
    la sélection en fac est beaucoup plus rude que ce que vous pouvez croire, elle est échelonnée sur plusieurs années! les notations et la qualité des doctorants n'ont rien à voir, les thèses, dans mon domaine, sont rarement scolaires!
    et qui peut juger les doctorants
    moyen en thèse
    ? la pluspart du temps ce sont les seuls spécialistes de leur domaine, même les directeurs de thèses ne sont pas toujours compétents pour les juger!
    pour répondre à un autre post les employeurs préfèrent les ingénieurs parce que eux-même le sont, le système ne peut que se mordre la queue
    un autre exemple: JC Trichet gouverneur français de la banque centrale européenne est un énarque, tous les autres adjoints européens sont docteurs en économie, je crois que c'est representatif du modèle français

  20. #587
    Cindycmo

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par choubi
    les thèses, dans mon domaine, sont rarement scolaires!
    C'est quoi ton domaine?

  21. #588
    choubi

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    l'archéologie au sens large

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  23. #589
    choubi

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    l'archéologie au sens large

  24. #590
    Cindycmo

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par choubi
    l'archéologie au sens large
    Ben a ce que je sache ya pas d'école d'ingé d'archeologie donc il n'ya surement pas le même phénomène d'université relegué à la seconde zone comme en math, physique, chimie et bio.

  25. #591
    choubi

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    mais attention, il faut sortir de l'archéo. d'arrière grand-papa!
    pour les concours de conservateur du patrimoine, il vaut mieux passer par une école comme celle du Louvre, les nombreux géologues universitaires qui bossent sur le quaternaire se retrouvent souvent en concurence avec des ingénieurs en géol.
    pour les datations il y a aussi des ingé.
    les antrhopologues sont malheureusement en concurrence avec des médecins ou dentistes (même si ceux-ci n'ont pas du tout la même formation!), les véto. et les archéozoo. etc......
    et oui l'archéologie est pluridisciplinaire!

  26. #592
    greenbelt92

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par WestCoast85
    Beaucoup de diplômés et toujours ou encore moins de postes. C'est à mon avis pour cela qu'il y a beaucoup trop de docteurs sur le marché.
    8000 docteurs formés chaque année en France, c'est beaucoup ?
    Au prorata du nombre d'habitants, c'est à peu près semblable a l'Allemagne et le Royaume-Uni, pays dynamiques en termes de recherche.
    Pourtant dans ces pays, les docteurs s'en sortent mieux.

    Quant au niveau des docteurs francais, si leur niveau etait si mauvais, on ne les accueillerait pas au Max Planck Institut, dans les centres NASA ou a Cambridge ...

    Alors, c'est vrai, il y en a certains dont le niveau est tres moyen au niveau master (DEA en mon temps), mais qui révèlent leur talent pendant leur thèse et leur postdoc. L'optique academique d'un master en environnement encore scolaire est tres different de celui de la thèse où l'autonomie, la motivation et la curiosité priment avant la capacité à faire des calculs bourins ...

    Just my 2 cents

  27. #593
    greenbelt92

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    De toutes facons, on en revient toujours au meme probleme: je suis d'accord avec toi Westcoast sur l'adequation entre le nombre de postes et le nombre de docteurs formes.
    Le point essentiel est le manque de poste dans le PRIVE et le manque de dialogue entre l'universite/instituts de recherche publiques et l'industrie et pas le nombre de docteurs.

  28. #594
    RMIste

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par greenbelt92
    De toutes facons, on en revient toujours au meme probleme: je suis d'accord avec toi Westcoast sur l'adequation entre le nombre de postes et le nombre de docteurs formes.
    Le point essentiel est le manque de poste dans le PRIVE et le manque de dialogue entre l'universite/instituts de recherche publiques et l'industrie et pas le nombre de docteurs.
    J'ajouterai aussi qu'en dehors des postes de chercheurs ou MCF, le manque d'emploi "subalterne" (ou plus technique, enfin bref, le second choix mais qui peut être très intéressant également) qui pourraient être accéssible aux PhD. Car même si on a fait le deuil d'être chercheur, on ne peut quasiment pas trouver d'emploi "subalterne" tels qu'ingénieurs, conseiller scientifique, assistant ingénieur, police scientifique, enseignement ou technicien. En fait on ne peut quasiment pas trouver d'emploi du tout! C'est la le gros problème des études en biologie selon moi.

    RMIste

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  30. #595
    Cindycmo

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par choubi
    mais attention, il faut sortir de l'archéo. d'arrière grand-papa!
    pour les concours de conservateur du patrimoine, il vaut mieux passer par une école comme celle du Louvre, les nombreux géologues universitaires qui bossent sur le quaternaire se retrouvent souvent en concurence avec des ingénieurs en géol.
    pour les datations il y a aussi des ingé.
    les antrhopologues sont malheureusement en concurrence avec des médecins ou dentistes (même si ceux-ci n'ont pas du tout la même formation!), les véto. et les archéozoo. etc......
    et oui l'archéologie est pluridisciplinaire!
    Dsl je n'y connais rien la dedans pour moi archéo c'était indiana jones

  31. #596
    Cindycmo

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par greenbelt92
    Quant au niveau des docteurs francais, si leur niveau etait si mauvais, on ne les accueillerait pas au Max Planck Institut, dans les centres NASA ou a Cambridge ...
    C'est pas faux , j'avais un copain qui s'etait fait détruire au concours de MC, et l'ANPE lui conseillait de se reconvertir en enseignant de collège il en a parlé a son ex directeur de thèse qui a alors fait une demande par mail de propositions , il en a recu 6 en moins d'une journée dont la plupart d'institut ou compagnie prestigieuse comme tu cites.

  32. #597
    Bedbug105

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par RMIste
    J'ajouterai aussi qu'en dehors des postes de chercheurs ou MCF, le manque d'emploi "subalterne" (ou plus technique, enfin bref, le second choix mais qui peut être très intéressant également) qui pourraient être accéssible aux PhD. Car même si on a fait le deuil d'être chercheur, on ne peut quasiment pas trouver d'emploi "subalterne" tels qu'ingénieurs, conseiller scientifique, assistant ingénieur, police scientifique, enseignement ou technicien. En fait on ne peut quasiment pas trouver d'emploi du tout! C'est la le gros problème des études en biologie selon moi.

    RMIste

    Je vais réagir par rapport à ce point.

    En fait, pour éviter ce genre de situation, je vois deux solutions.

    La première ce serait d'orienter les jeunes lycéens, voire étudiants, vers les filières porteuses de débouchés et décourager l'accès aux filières saturées ou à perspectives très limitées. Cette solution a ses charmes, mais je doute qu'elle soit très réaliste, dans la mesure où le jeune lycéen fraîchement bachelier n'a pas et n'aura probablement jamais la même vision que les étudiants plus âgés déjà dans le système universitaire, fac, etc. A 18 ans, le monde est à découvrir et toutes les possibilités semblent ouvertes, et, si on ne vit pas ses rêves à 18 ans, ce n'est probablement pas à 50 ans qu'on le fera...

    A ce titre, je pense que l'établissement du numérus clausus en médecine et pharmacie est une demi-réussite. Certes, ceux qui franchiront le barrage seront assurés de pouvoir poursuivre et exercer ce métier à long terme. Mais il me semble qu'à la base, le numérus clausus était plutôt destiné à décourager les étudiants les moins "doués", si je puis dire ainsi, de se lancer dans cette voie, ce qui, de ce point de vue, est un échec, les filières médecine-pharma accueillant chaque année des hordes d'étudiants, en tout cas, bien trop pour le peu d'élus...

    Je pense qu'aucun argument, de quelque nature qu'il soit, parvienne à convaincre un jeune de niveau scolaire modeste intéressé par la biologie à renoncer à s'y lancer et à s'engager dans la filière, plus porteuse, d'infirmier, par exemple. C'est le raisonnement: après tout, pourquoi pas moi? Ou encore: si je ne tente pas maintenant, je ne tenterai jamais.


    La seconde solution, qui rejoint ta remarque RMIste, est à mon avis plus intéressante, mais surtout plus réaliste et plus ancrée sur la façon dont le monde fonctionne et évolue actuellement. Il s'agirait d'assouplir le système de telle façon qu'il puisse y avoir une réabsorption du flux d'étudiants qui s'est orienté dans les filières peu porteuses. Ce n'est pas le manque d'emploi "subalterne" qui est en cause, mais plutôt un système de formation et de diplômes ultra-rigidifié, qui associe à tel individu, titulaire de tel diplôme, tel poste. Ce système est un bon système dans un monde qui évolue relativement peu. Mais le monde d'aujourd'hui évolue de plus en plus vite, des filières se créent tous les jours, d'autres disparaissent, la polyvalence est de plus en plus une qualité très recherchée, etc., et donc ce système est de plus en plus archaïque et de moins en moins efficace. Il semble donc indispensable de revoir et de repenser les relations université-entreprises et de changer le système, ce qui ne va pas être facile à l'heure du LMD. D'autre part, ce n'est apparement pas la voie choisie par nos politiques qui ont autorisé la création, il y a peu, d'un diplôme Bac Pro ascensoriste (des ouvriers hyperspécialisés pour assurer la maintenance du parc d'ascenseurs en France). Nul doute que ce diplôme, s'il va garantir des débouchés pour les premiers étudiants à s'y inscrire et les quelques suivants, va se transformer en ornière pour les étudiants qui vont s'y lancer une fois le marché saturé.
    Mais pour que cette solution puisse être envisagée, il faut (c'est toujours un peu le même problème finalement) changer les mentalités et amener les diplômes à être perçus, non plus comme une fin en soi, mais comme une reconnaissance de compétences et de qualités, compétences et qualités pouvant être réexploitées dans des domaines très différents. Cela éviterait les situations à la RMIste, de gens qui se retrouvent avec des diplômes "prison dorée".
    Mais peut-être l'Europe nous permettra-t-elle d'évoluer et de changer à condition toutefois qu'on ne voit pas dans l'Europe que des avantages et des accords de nature seulement économiques...
    Dernière modification par Bedbug105 ; 08/07/2006 à 13h21.

  33. #598
    RMIste

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par Bedbug105
    En fait, pour éviter ce genre de situation, je vois deux solutions.

    La première ce serait d'orienter les jeunes lycéens, voire étudiants, vers les filières porteuses de débouchés et décourager l'accès aux filières saturées ou à perspectives très limitées. Cette solution a ses charmes, mais je doute qu'elle soit très réaliste, dans la mesure où le jeune lycéen fraîchement bachelier n'a pas et n'aura probablement jamais la même vision que les étudiants plus âgés déjà dans le système universitaire, fac, etc. A 18 ans, le monde est à découvrir et toutes les possibilités semblent ouvertes, et, si on ne vit pas ses rêves à 18 ans, ce n'est probablement pas à 50 ans qu'on le fera...

    A ce titre, je pense que l'établissement du numérus clausus en médecine et pharmacie est une demi-réussite. Certes, ceux qui franchiront le barrage seront assurés de pouvoir poursuivre et exercer ce métier à long terme. Mais il me semble qu'à la base, le numérus clausus était plutôt destiné à décourager les étudiants les moins "doués", si je puis dire ainsi, de se lancer dans cette voie, ce qui, de ce point de vue, est un échec, les filières médecine-pharma accueillant chaque année des hordes d'étudiants, en tout cas, bien trop pour le peu d'élus......
    Tu as raisons, à 18 ans on a d'autre préocupations qu'à la trentaine. Moi j'ai juste besoin d'un boulot qui soit stable et un salaire pas trop minable même si sur ce dernier point j'ai fait le deuil de mes prétentions

    Le numerus clausus est quand même pas si mal. C'est dur et peut être injuste mais après 1 ou 2 ans pour médecine ou pharma, on sait à quoi s'en tenir. D'ailleurs je pense que l'idée de faire un PCEM1 version large qui englobe les professions medicale / paramédicale et que selon ton classement tu peux choisir ta formation: les mieux classé peuvent choisir médecine, puis dentaire, sage femme (c'est le cas déjà) et on y grefferais kiné, infirmier, etc... C'est pas si mal. Enfin pour une perspective d'emploi. C'est sur que si tu rêves d'être médecin urgentiste et que tu n'as le choix d'être dentiste ou kiné, c'est frustrant.

    Citation Envoyé par Bedbug105
    La seconde solution, qui rejoint ta remarque RMIste, est à mon avis plus intéressante, mais surtout plus réaliste et plus ancrée sur la façon dont le monde fonctionne et évolue actuellement. Il s'agirait d'assouplir le système de telle façon qu'il puisse y avoir une réabsorption du flux d'étudiants qui s'est orienté dans les filières peu porteuses. Ce n'est pas le manque d'emploi "subalterne" qui est en cause, mais plutôt un système de formation et de diplômes ultra-rigidifié, qui associe à tel individu, titulaire de tel diplôme, tel poste. Ce système est un bon système dans un monde qui évolue relativement peu. Mais le monde d'aujourd'hui évolue de plus en plus vite, des filières se créent tous les jours, d'autres disparaissent, la polyvalence est de plus en plus une qualité très recherchée, etc., et donc ce système est de plus en plus archaïque et de moins en moins efficace. Il semble donc indispensable de revoir et de repenser les relations université-entreprises et de changer le système, ce qui ne va pas être facile à l'heure du LMD. D'autre part, ce n'est apparement pas la voie choisie par nos politiques qui ont autorisé la création, il y a peu, d'un diplôme Bac Pro ascensoriste (des ouvriers hyperspécialisés pour assurer la maintenance du parc d'ascenseurs en France).
    Je crois que l'évolution de l'enseignement supérieur se fait exactement à l'oposé de cela: multiplication des DUT, BTS, master pro untel, etc... Une segmentation à l'extrême. J'ai vu comment se faisait la création de toute pièce d'une filière master pro côté dirigeants universitaires: c'est complétement artificiel, cela repose sur aucunes perspectives du marché de l'emploi... je dirais même qu'on hésite pas à mentir pour faire s'inscrire les étudiants!

    Il y a encore 20 ou 30 ans, une licence ou maitrise permetait à un employeur de dire que tel individu avait les capacités de travail, de compréhension, intelectuelles.... et que tu pouvais postuler à des emplois variés. Aujourd'hui les entrepises font rarement de la formation. Ils veulent du clefs en main, prêt à l'emploi... Donc il faut le diplôme ad hoc pour l'emploi précis. C'est la fin des études généralistes???

    Pour ce qui est d'assouplir: oui, oui et oui!!!! Mais comment faire?

    RMIste

  34. #599
    greenbelt92

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par RMIste
    J'ajouterai aussi qu'en dehors des postes de chercheurs ou MCF, le manque d'emploi "subalterne" (ou plus technique, enfin bref, le second choix mais qui peut être très intéressant également) qui pourraient être accéssible aux PhD. Car même si on a fait le deuil d'être chercheur, on ne peut quasiment pas trouver d'emploi "subalterne" tels qu'ingénieurs, conseiller scientifique, assistant ingénieur, police scientifique, enseignement ou technicien. En fait on ne peut quasiment pas trouver d'emploi du tout! C'est la le gros problème des études en biologie selon moi.

    RMIste
    En bio effectivement, c'est le gros probleme. Avec un doctorat de physique ou sciences de l'Univers, si tu ne decroches pas de poste de chercheur, tu as 90% de chances de terminer dans une SSII, les postes d'ingenieur dans le prive etant bien sur reserve aux ingenieurs des grandes ecoles (qui fonctionnent en cycle ferme).
    Pour l'instant, tes pretentions salariales sont revues tres nettement a la baisse, mais des que tu decroches un job, ta confiance remonte et, crois moi, tu reevalueras tres tot tes pretentions. C'est tout le mal que je te souhaite ...

  35. #600
    Cindycmo

    Re : Ré-orientation professionnelle des chercheurs

    Citation Envoyé par Bedbug105
    Je vais réagir par rapport à ce point.

    En fait, pour éviter ce genre de situation, je vois deux solutions.

    La première ce serait d'orienter les jeunes lycéens, voire étudiants, vers les filières porteuses de débouchés et décourager l'accès aux filières saturées ou à perspectives très limitées. Cette solution a ses charmes, mais je doute qu'elle soit très réaliste, dans la mesure où le jeune lycéen fraîchement bachelier n'a pas et n'aura probablement jamais la même vision que les étudiants plus âgés déjà dans le système universitaire, fac, etc. A 18 ans, le monde est à découvrir et toutes les possibilités semblent ouvertes, et, si on ne vit pas ses rêves à 18 ans, ce n'est probablement pas à 50 ans qu'on le fera...

    A
    Je crois qu'il faut aussi que les les lyceens soient au courant que la fac a un niveau tres en dessous des prepa ecole dinge et est plutot a reserver aux eleves n'ayant pas le niveau pour faire prepa.
    Car beaucoup d'eleves qui auraient pu aller en prepa vont en fac et se font pieger.

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