| Re : Lacs volcaniques acides
Cher Kaolin,
Tu imagines, c’est très long de transformer un lac d’eau de pluie en acides sulfurique et chlorhydrique ! Le secret du Kawah Ijen c’est sa pérennité, probablement plusieurs siècles.
En Islande il pleut beaucoup ce qui a pour effet de diluer les eaux acides et inversement il y a peu d’évaporation dans ce pays froid. Le processus d’acidification repart donc à zéro chaque fois. Cependant le petit lac Viti, dans la caldeira d’Askja, de couleur vert pâle et d’une température proche de 40 °C, doit être légèrement acide. Pas trop quand même car certains s’y baignent !
Ceci explique la rareté des lacs d’acide dans le monde. Citons ceux du Poas et de l’Irazu à Costa-Rica, du Kusatsu-Shirane et du Zao au Japon, du Pinatubo aux Philippines, du lac Voui dans l’île d’Aoba au Vanuatu. Mais celui du Kawah Idjen détient tous les records.
L'activité géothermale est directement liée à un flux géothermique important. C’est à dire que la température augmente beaucoup plus vite qu’ailleurs avec la profondeur : par exemple 100 °C par km au lieu de 30 °C en moyenne. Ce fort flux s’explique bien sûr par la présence de magma non loin.
A présence d’eau est également très importante pour envisager une exploitation de l’énergie géothermique car elle autorise le transport de celle-ci.
Les solfatares et sources thermales sont abondantes dans les zones volcaniques, péri-volcaniques et post-volcaniques. Les geysers sont plus rares car ils supposent un système de « tuyauterie » complexe, qui conditionne l’intervalle de temps entre chaque éruption.
On remarque que le Old Faithful à Yellowstone jaillit moins souvent (1h à 1h30) mais plus haut (40 – 56 m) que le Strokkur à Geysir en Islande (10 - 15 m toutes les 10-15 mn).
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