Archives du sujet : Doit-on stigmatiser les schizophrènes ?
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"Éthique des sciences"
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jacktbold 20/11/2006, 06h13 Bonjour,
Je suis le père de jumeaux monozygotes et mes deux fils sont dans cette "maladie" la schizophrénie.
L'un est "positif" en psychose hallucinatoire auditive et visuelle et est en "maladie" depuis 20 années dont 10 à refuser tout prise en charge médicale, croyant être par ses perceptions l'élu de Dieu, lequel lui donnait des ordres et sa mission était de "purifier le monde". Dix années de descente jusqu'au clash (avec deux tentatives de suicide)...
Mon "second", lui est "négatif" et son entrée dans la maladie (décompensation) est plus récente donc pas d'hallucinations seulement en totale mysticité et adepte d'une secte classée apocalyptique dans le rapport gouvernemental. Actuellement, après aussi une tentative de suicide, il fonctionne au Zyprexa
(Ce qui est ce qui est indiqué sur la notice pharmaceutique : «... est utilisé pour traiter une maladie qui s’accompagne de symptômes tels que entendre, voir et sentir des choses qui n’existent pas, avoir des croyances erronées... »)
Le mystique, on baigne dedans et ma vision sur cette maladie -plutôt dérangeante- est accessible sur mon site :
### merci d'indiquer votre site dans votre profil /Jiav
Maurice Champion.
C'est quoi la vie?
Cordialement.
J'ai inscrit votre site dans mes favoris. Je le lirai plus tard et je vous en reparle. Interessant à première vue.
hibou magique 14/12/2006, 15h09 Bonjour, et merci à tous pour cette discussion passionnante (et fournie ! j'ai pas encore tout lu !)
Vos témoignages me semblent particulièrement précieux pour lutter contre la stigmatisation des schizophrènes, principalement liée à mon avis à une profonde méconnaissance par le "grand public" de cette maladie qui touche pourtant 1 à 2% de la population !
La question qui me paraît centrale est la suivante : quelle est l'interprétation de cette maladie par les personnes qui en sont atteintes ?? Avez-vous des théories, par exemple, sur les points communs qui reviennent très régulièrement dans les bouffées délirantes aigues de personnes pourtant très différentes ? Que pensez-vous des différentes formes de thérapie, lesquelles sont les plus efficaces selon vous et pourquoi ?
Le témoignage de sg64400 me parait important, mais il ne s'agit là que d'un cas particulier !
[A la relecture, je me demande si il ne faudrait pas plutôt créer une nouvelle discussion pour traiter de cette question... dites moi si vous êtes intéressés !]
Cordialement,
Hibou Magique
Salut hibou magique,
Je frequente pas mal de schizophrenes quotidienement . Nous partagons en effet certaine sensations communes , mais notre personalité etant tres differentes , il me semble difficile de généraliser .Aussi certain scientifiques estiment que le mot schizophrenie est incorrecte, puisque cette pathologie regroupe en realité diverses maladies mentales .Donc il faudrait savoir exactement de quoi on parle.
Pour recceuillir des informations la dessus , il faudrait trouver un echantillon de malades stabilisés assez important ou un psy qui romprait le secret professionel . Avec les malades non-stables il me semble difficile qu'ils puissent s'expimer de facon comprehensible et coherente. Je pense que pour exprimer leur sensitions ils doivent avoir assez de recul pour en etre capables.
hibou magique 15/12/2006, 15h14 Salut Rhedae,
D'abord, merci pour ta réponse ! Je craignais un peu que la discussion ne soit morte, le dernier post ayant plus d'un mois...
Je suis complètement d'accord avec toi !
Mais comme pousser un psy à rompre le secret professionnel semble pas très éthique, et qu'on est précisément dans la section éthique... il ne reste plus qu'à trouver un échantillon de malades stabilisés !
Et qui plus est, des personnes qui souhaitent s'investir plus sur cette question que le cobaye moyen !! Parce qu'il s'agit d'être actif, de participer à part entière à la constitution de nouveaux savoirs sur la schizophrénie, et non pas uniquement en tant qu' "objet" de la science...
Bref, d'après ces critères, les personnes qui ont participé à cette discussion me paraissent un bon début d'échantillon ;)
Au sujet de la diversité des personnalités... c'est justement ça qui me frappe : comment expliquer, malgré une telle diversité, un certain nombre de points communs dans le discours délirant ? Mais j'avoue que sur ce point, je manque cruellement de sources : je connais bien un schizophrène (mon frère), et j'en ai croisé quelques autres... C'est clairement insuffisant pour en dégager quelque conclusion que ce soit ; d'où l'intérêt pour moi de tous les témoignages que je peux recueillir.
Bonjour, moi j'ai un frère qui a eu des bouffées délirantes suite à un isolement prolongé durant ces études et une dépression et des insomnies prolongées et surtout a cause du choc psychologique qu'il a subit lors de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse ou il a étudié.
J'ai remarqué que la vue des médias était une source intarrissable pour lui de ses délires, et n'ont pas arrangé les choses notamment lors des attentats des deux tours jumelles.
Il a subit un traitement très lourd qu'il lui a fait prendre du poids et fait perdre totalement confiance en lui.
Cependant après deux ans de lutte et un changement de traitement, il parvien aujourd'hui a remonter la pente.
Pourtant certains signes persistent à mon sens : notamment lorsqu'il est fatigué, il devient vite agressif et ne souhaite pas qu'on lui parle.
De plus, il a du mal à avoir une stabilité dans son rythme de vie quotidien et à tendance à accumuler la fatigue.
Je souhaite dire que dans ces cas de maladie, le meilleur remède reste l'amour, malgré les médicaments car les gens victimes de tels trouble ce sentent vite agressé car ils sont faible et hypersensible.
La violence en mon sens n'est qu'une réaction le plus souvent défensive du malade.
Merci pour ce ce sujet il m'a beaucoup intéressé, j'attend avec impatience vos réactions sur mon post.
A bientot.
Salut,
Pour le moment , la discution n'a fait qu'intervenir que deux ou trois schizophrenes , et c'est assez peu . Donc cela ne constitut pas un echantillon "representatif" mais en effet cela peut etre un debut. Un element a ne pas negliger est le fait que pour un schizophrene, parler de ses delires et hallucinations, et les echanger avec d'autres schizophrenes pourrait s'averer dangereux pour lui si j'en crois la charte du forum medical de atoute.org qui a une section dedié, ou des schizos peuvent parler entre eux . Ce forum est moderé , et toute alusion a ce genre de chose est imediatement effacée , c'est qu'il doit y avoir une bonne raison . LA raison evoquée officielement est que cela pourrait destabiliser d'autres schizophrenes qui frequentent ce forum .
Autrement pour le psy, il pourrait nous en parler sans reelement trahir le secret professionnel, etant lui meme anonyme, et les cas presentés aussi .MAis il n'aurait pas le meme vecu qu'un schizo qui ressent reelement les choses . Des schizos peuvent lui raconter leurs sensations, mais c'est un peu comme si tu racontes un reve , c'est tres difficile d'etre precis dans le recit . Pour les hallucinations c'est assez facile de decrire precisement , mais pour ce qui se passe apres ca se complique beaucoups.
Dans mon cas , j'ai bien du mal deja a retrouver l'orde chonologique des evenements!
Je crois que le point commun a tous , est cette sensation du langage a "double aiguille" , un schizophrene non stable, ne saisira pas le sens des choses en les interpretant comme le commun des mortels. Si tu discutes avec un schizo , que tu lui dits une chose banale , il interpretera les choses de facon intellectualisé et symbolique, et saisira un sens tres different de ce que tu veux bien lui raconter d'ou son incoherence pour toi. Cela depend beaucoups de son monde interieur qu'il se fabrique, et fera toujours une anologie entre son monde interieur et les stimuli qu'il percoit , que se soit une conversation avec toi ou les objets qu'il percoit, qui en quelque sorte eux aussi entrent en raisonance avec son monde interieur .Les reflexions du schizo sont en fait je pense compulsive , c'est a dire qu'il entretient une refexion intellectuelle de facon permanente et cela est tres fatiguant pour lui.Si on pouvait mesurer un coheficient de reflexion, le schizo serait une formule 1 et un non schizo une mobilette . Mais meme si le schizo reflechit en permanece cela n'empeche qu'il tourne tres souvent en rond pour finalement ne jamais aboutir a rien (dans beaucoups de cas) . La perception des choses est destabilisante, car tu as la sensation que les evenements viennent confirmer ton monde interieur et ta construction imaginaire du monde (ta perception du reel) . Tout devient coincidence et les coincidences se multipliant au fur et mesure de la construction mentale, cela rend ton monde imaginaire reel . Les objets de la vie quotidienne banals, peuvent donc devenir pour un schizo , une source inepuisable de reflexion et de dialogue interieur. L'objet etant transcendé et devenant une symbolisation , disons un support materiel/symbole, mais le symbole prend le dessus . La ou toi tu verras un cuisse de poulet dans une assiette, un schizo verra peut etre un palais merveilleux ou meme Dieu....
C'est aussi pour cette raison que tout bon schizo a cette sensation que la tv et la radio lui parle personnelement . Toi tu regarde la tv, tu es relativement neutre , tu recois l'information , mais le schizo etant en permanence en dialogue avec ce qu'il percoit et sa construction mentale, il trouvera une coincidence entre ce qu'il pense et ce qui est dit a la TV , et ce demandera comment les personnages qui parlent dans la tv peuvent en quelque sorte lire ses pensées , puisque ce qu'ils disent est un veritable dialogue avec lui ! LA sensation est etonante , amusante, ou flippante, ca depend des malades...
Dans le cas des schizophrenes affectifs , ils ont cette sensation qu'un esprit est "entré" en eux et que donc ces nouvelles perceptions, son une forme d'intelligence supperieure. Certain seront persuadé d'etre dieu, jesus, ou autres personnages ilustres , ou bien qu'il sont un agent secret contacté par des extaraterrestres pour accomplir une mission. Cela depend je pense de la personalité du schizo . De toute facon il assaiera d'une maniere ou d'une autre d'expliqué ses perceptions qui lui parraissent bien supperieures .
Aussi dans l'art en general, je remarque que beucoups d'euvres sont inspirée consciement ou non de ce genre de perceptions. Dans la pub aussi .
Je suis tout à fait d'accord avec toi, mon frère dans ces périodes de crises pensait vraiment que la télé s'adressait personnellement à lui.
Dans ce cas ça n'a fait qu'aggraver sa situation je le répète, après avoir discuter avec des médecins, ils m'ont dis que mon frère avait en quelque sorte une inflammation due à une suractivité et un manque de repos de ces neurones, du coup il lui ont mis un traitement lourd pour stopper la crise et permettre a son cerveau de se reposer.
Mais ça prend du temps pour récupérer et plus tot on s'en aperçoit et la personne accepte qu'elle est malade et qu'elle soit soigné plus elle a de chance de s'en sortir.
Je pense que beacoup de cas sombre dans la schyzo car il n'ont pas été pris en charge assez rapidement, et aussi il est clair pour moi que le manque d'information sur cette maladie par le commun des mortels fait que qu'en on est confronté à cette maladie on ne sait pas forcément quel comportement adopté et bien souvent on peut même empiré la situation de la personne malade sans s'en rendre compte.
Sa serait bien d'avoir un avis médical sur ça.
En tout cas mieux les gens apprendront a comprendre cette maladie mieux les malades seront traités. en fin cela n'engage que moi.
a+ bonne soirée
llevela squall 15/12/2006, 19h50 bonsoir,
il est vrai que la plupart des personnes ont une vision très erronnée de cette maladie, les schizophrènes pouvant être vus comme des génies ou des fous en foncion des "références". Moi même j'ai été étonnée du fait que Rhedae tu puisses faire part de ton expérience avec-excuse moi- autant de lucidité. je me disais bêtement qu'une introspection devait être dure voire impossible pour les schizophrènes du fait de leurs troubles psychiques.
je suivrais donc attentivement ce fil. merci ces réactions intéressantes.
je me disais bêtement qu'une introspection devait être dure voire impossible pour les schizophrènes du fait de leurs troubles psychiques.
Bonjour,
Ca depend de l'etat mental, en periode de crise , je suis beaucoups moins "lucide" et totalement incoherent pour les autres .
Bon, puisque mon experience semble interessé certain je vais me confier a vous mais en ometant certain details que j'ai encore du mal a communiquer ,mais qui pourtant aideraient certainement a la compréhension de cette pathologie .
J'ai fait l'experience il y a quelques années de me remettre en crise et d'ecrire toutes ces idées compulsives et delirantes qui me passaient a l'esprit . Tant que je restai dans un etat "extatique" grace au cannabis (le moyen pour moi de rebasculer dans la schizophrenie) , je pouvait relire mes textes et je prenai beaucoups de plaisir a les relire et je comprenait les concepts et l'humour de mon texte, je pouvai continuer la suite du recit...et je vous assure parfois j'avai de vrais fou rires et d'autres emotions jusqu'au larmes... J'etai tres exalté . Quand j'ai arreté l'experience stupide, que j'ai repris mon traitement medical , que j'arretai la fumette, j'avai beau relire mes textes, je les comprenai plus du tout et je les trouvai pas du tout marrant ou axaltant ! Meme plutot d'une nullité affligeante .. Je ne pourrait pas dire aujourd'hui si j'etait plus lucide en crise ou stable ..C'est tres difficile a definir puisque pour comprendre la logique de mon raisonnement je devai etre en etat psychologique de le comprendre .
Ce qui etonne ma famille c'est qu'ils m'ont vu dans des etats ou pour eux j'etai vraiment pas beau a voir, genre totalement autiste et ma mere disait , c'est pas mon fils, elle me reconnaissait pas du tout, mais moi interieurement je me sentai tres tres bien . C'est pas le cas de tous les schizos surement, car mon trip n'etait pas satanique ou quelque chose de negatif , c'etait plutot peace and love avec des sensations de plaisir vraiment extremes . MAis j'avoue parfois la pensée permanente m'epuisé, j'ai meme souvenir qu'elle me quittait meme pas durant mon sommeil .
Je me rappelle que quand j'ai repris mes esprits avec des doses quotidiennes de neuroleptiques, apres ma premiere crise, quand j'étai enfin moins exalté et plus reposé, ma soeur etait tres soulagée biensur de retrouver son "vrai frere" , et je lui disai : je fait l'effort de continuer le traitement pour vous les proches, alors qu'interieurement je me sentai plus lucide en crise qu'en temps ordinaire . Je lui disai a elle que si je devai repartir dans mon imaginaire cela serait un vrai plaisir pour moi et bien vecu et qu'il fallait donc pas s'inquiéter .
En fait c'est le visage apeuré de mes proches qui m'a fait beaucoups reagir, leur peur et leurs grandes inquietudes me faisait reflechir en quelque sorte, et c'est l'amour reciproque qui m'a en quelque sorte sauvé du coté obscur de mon etre . J'ai accepté de suivre un traitement par amour pour eux , mais sans avoir conscience que ce soit utile pour moi. Me sentant absolument pas malade mais investi d'une mission, je pensai que les psychiatres ne pouvaient pas comprendre, et de toute facon dés le debut je me disai que je devrai affronter leur regard medical et rationel, sur mon experience qui me parraissait surnaturelle et pas encore explicable par la science. Ils ne pouvaient donc pas comprendre.
Durant mon voyage pathologique je pensai trouver la solution chez des moines bénedictins ou j'ai fait un sejour et ou d'ailleur j'etai tres bien acceulli . Ils faisaient voeux de silence et je me suis dit que puisque de toute facon personne ne me croierait et que ce voeux ne me derangeait pas, c'etait un lieu revé pour moi pour finir ma vie a l'abris de ces idiots de psychiatres! Je voulai meme vivre une vie d'ermite. Je voulai aussi savoir si a eux aussi dieu leur avait parlé (je prenai mes hallus pour la manifestation du divin) , et je demandai aux moines que je rencontrai comment ils avaient eu la vocation en prennant soins de pas decrire mes hallus, mon secret .
Mes parents m'ont tiré de ce mauvais pas , car c'est ce geste qui a tout declenché , dés mes premieres hallucinations , la nuit meme je suis parti en pelerinage a la recherche des moines , je pensai c'etait des freres , que eux seuls pouvaient me comprendre, et que je pouvai comprendre moi aussi . J'etai attiré par leur monastere comme un aiment , je priai bcp pour eux , alors qu'avant j'avai jamais prié de ma vie ! Ils etait vraiment tres isolé dans la campagne et j'ai du dormir dans une etable rechauffé par l'haleine des boeufs (au mois de mars) .Les paysans m'on servi un repas chaud, et m'on certainement pris pour un mystique quand je leur ai dit de je comptai aller au monastere .Le lendemain ca etait tres long , je crois au moins 20 km sous la pluie et j'etai a pied . Grosse galere , mais porté dans mon aventure tel don quichote dans son recit epique ! J'ai discuté longtemps avec l'un des moines qui acceuillait les pelerins, ou les gens qui venait en retraite, et il m'a dit que j'etai erudit , que j'avai plus de savoir que certain moines qui etaient la depuis un certain temps ou les novices .Apres la messe de midi, il m'a meme fait signe pour que je vienne partager leur reapas, utilme honneur ! Il me demandait comment je connaissai tant de chose . Je lui ai repondu que j'avai beaucoups lu, et que dans mon sac j'avai une bible et l'evangile de Thomas et que ma foi etait inebranlable. Cela n'a fait que confirmé ma vocation interieurement et mon desir de leur apporté quelques lumieres (enfin c'est ce que je croyai, je voulai leur enseigner le secret pour atteindre l'ilumination! ) . J'ia discuté avec plusieurs moines qui n'etaient pas tous d'avis que j'etait erudits , et j'avoue il m'on parlé de chose don j'ai bien du mal a me souvenir .J'etai dans un etat vraiment special faut dire , et le lieu se pretait bien a mon mystissisme . Ils m'ont acceuilli donc, on a partagé leur table, il priait pour moi toute les nuits, et m'ont proposé un travail de jardinier pour participer a la vie collective, mais vu mon age (24 ans à l'epoque), ils m'ont conseillé de reprendre le chemin de la vie , pour etre sur de ma vocation et revenir plus tard . Je devai choisir sans me precipiter d'apres eux. Ils m'ont dit une fois que tu entres ici, tu ne ressort jamais . Ca m'a quand meme fait reflechir mais l'austerité du lieu m'avai beaucoups séduit, les horraires strictes et la regle de St Benois etait ideal pour moi .Le vielle abbé m'a donné un dernier repas en se prosternant devant moi, le plus humble de tous . J'ai obeis au conseil des moines et je suis revenu dans le foyé familial ou ma mere etait dans un etat indescriptible, totalement traumatisé par ma decision subite de renter dans les ordres . Elle pensait me perdre a tout jamais, et mes discours et mes attitudes etait totalement delirant pour elle et mes proches. Elle a jeté tout mes livres estimant que cela me faisait du mal et ca etait un gros clasch, apres la vie monastique si paisible me voila arrivé en enfer .
Heureusement ils ont compris que j'avai perdu mes facultés mentales et ont eu le bon reflexe de me presenter a un psy . J'ai echappé de peu a une hospitalisation d'office , communement appelé HO dans le millieu que je frequente aujourdhui (experience tres traumatisante mais parfois necessaire) . J'ai pris mes medicaments je suis parti a la campagne chez ma grand mere , et j'ai courru tout les jours dans la foret comme me l'avait conseillé je suis plus qui , j'ai fait un peu d'ornithologie qui etait aussi ma grande passion a l'epoque. J'ai fini par etre stable , j'ai arreté les medicaments et je suis resté a peu pres stable pendant 7 ans ou ma foi restait inebranlable mais tant que j'en parlai pas j'avai pas de reel probleme ... Et puis l'idée de renter dans les ordres a cette epoque , etait pas totalement abandonée mais je gardai ca pour moi pour pas inquiéter mes proches . Ensuite j'ai fini par trouver un job et je me suis installé dans un appartement.
Ce que je repproche aux medecins aujourd'hui, c'est qu'ils ne m'aient pas dit que j'etai schizo , je l'ai su au bout de 7 ans en regardant un thema sur Arté . M''enfin ils doivent avoir leurs raisons pour garder secret le diagnostique , c'est vrai que quand on l'apprend c'est un vrai traumatisme supplementaire etant donné que comme tout le monde j'avai des idées recues sur cette pathologie . Pour moi c'est tombé comme une condamnation . Ca m'a fait rebasculer dans une crise a la fois de deprime et de delires, rien que le fait de comprendre que j'avai perdu mes faculté mentales, m'a provoquer des nouvelles interogations compulsives et obsessionelles.. Aussi ce que je reproche c'est que finalement il n'y a aucun suivi , j'ai pris mes medicaments le temps de reprendre mes esprits (un mois et demis) et ensuite personne n'a chercher a savoir si j'allai bien ou pas , j'etai livré a moi meme et je pensai toujours mon experience comme la manifestion de dieu . Si j'avai compris avant ce qu'etait des hallucinations, si on m'avait expliqué avant que j'etai schizophrenes, j'aurai commencé un travail d'introspection beaucoups plus rapidement . J'estime que j'ai quand meme perdu 7 ans de ma vie .
Je pense qu'un bon conseil a donner aux schizos stables (medicalisés) c'est de s'interesser aux sciences et pourquoi pas a leur maladie . Ca permet de retrouver un raisonement plus rationel . J'avoue que meme si je suis pas totalement guerris, ce forum m'a bcp aidé a garder les pieds sur terre .
Meme si mon raisonement vous parrait apparement lucide , c'est juste un aspect de la pathologie qui c'est estompé , mais d'autres effets sont pas encore soignables par les medicaments malheureusement . Des aspects de cette maladie qui sont pas tres spectaculaires donc on en parle moins . C'est pour cette raison que je frequente quotidienement un lieu de soins qui m'apporte enormement . J'ai cette immense chance a Bordeaux qui est grande ville d'avoir un service psychriatrique de jour pres de chez moi qui propose des activités therapeutiques . Les schizos que je frequente sur le net et qui sont a la campagne n'ont pas cette possibilité . Le probleme avec les medicaments c'est qu'on passe d'une vie tres exalté a une vie souvent ennuyeuse , donc des activités sont toujours salutaires surtout pour ceux dont le handicap les empeche de travailler .Ils risquent de mourrir d'ennui, a sens propre comme au sens figuré ..
Si je trouve encore des episodes a vous raconter des mes aventures epiques et si ca vous interesse , je suis pas retissent . Et si ca peut aider d'autres schizos ou des parents .. Ou meme combler votre curiosité malsaine ;) ..
Autrement oui pour repondre a la question initiale, mais je me suis un peu emporté, les schizos que je frequente sont stables et je pense tous ont une certaine lucidité sur leur pathologie puisque on s'amuse de certaine sensations qui nous sont communes et qui stablisés nous parraissent absurdes (nos supers pouvoirs :S: ) .
MAis je pense bcp de schizos conservent leur mystissisme, mais ils l'expriment moins ayant peur du regard des autres une foi stable. Je pense que le travail de demystification est essenciel et c'est pour cette raison que je m'interoge sur le bien fondé de ne pas expliquer la pathologie au patient une foi qu'il est stable et en mesure de comprendre . MAis bon il y a surement plusieurs ecoles .
Enfin au final , je me plaint pas , je serai né quelques années avant je risquai la trepanation , et si j'etai concu dans le futur je risquerai l'eugenisme , sous couvert d' avortement therapeutique . :peur: Mais peut etre le pire de ce qui aurait pu m'arriver dans ma vie d'aujourd'hui , c'est de m'imposer des regles drastiques de vie monacale , en ignorant l'origine reele de ma vocation. Attention je remet pas en question la vie monastique, le moines sont vraiment de tres belles personnes et ont la plupart une vrais vocation qui n'est nulement moivé par une pathologie .
J'espere que les sientifiques ne decouvrirons jamais un gene de la schizophrenie (dans le cas ou il existe), ce serait a mon sens catastrophique pour l'humanité ... Je pense pas etre personnelement utile a la société qu'en quelque sorte je parasite socialement , mais je pense d'autres que moi meritent un immense respect . CAr ils sont reelement geniaux et meme si ils representent que 1 % des schizos ce serait domage de pas leur donner la possibilité de s'exprimer dans les sciences , les arts , et autres domaines ou il peuvent se surpasser. Pour les 99 % qui restent je pense qu'ils ont aussi le droit de vivre , y a pas de raison de les exterminer ou les deconsiderer parce qu'il sont moins geniaux que d'autres, sinon on serait dans un esprit eugeniste tout a fait scandaleux . De plus je pense que si vous avez lu cette discution vous vous etes appercu que les schizos sont pas plus violents que d'autres et la grande majorité ont une vie a peu pres "normale", un travail , une famille, il a donc pas de fatalité .
Desolé pour la longueur du texte ...
@++
Bonsoir merci pour ton témoignage Rhedae, j'ai compris beaucoup de choses encore : par exemple que les schyzophrènes n'ont pas forcéments que des délires négatifs.
Tu confirmes aussi que l'amour joue un role primordial dans cette maladie.
Et je pense que c'est avant tout par ce que quand on aime on ne juge pas par l'apparence.
Je souhaitai aussi te dire que si un gène de la schyzophrénie était découvert cela ne serait pas forcément une mauvaise nouvelle mais plutot un bonne car avec les progrès de la thérapie génique, on serait peut être à même de soigner autrement que par des traitements très contraignants et ça ça serait plutot positif. En plus j'avais entendu que des chercheurs avaient découvert des genes responsables de la déprime, et ils avaient réussi à les soigner. Je trouve c'est super et j'espère que ça va avancer dans ce sens et je ne vois pas pourquoi ça pourrai avancer dans un autre sens que ça.
Je continuerai à suivre ce post très intéressant et merci encore.
bonne soirée
Cordialement
Larsen
Bonjour,
En plus j'avais entendu que des chercheurs avaient découvert des genes responsables de la déprime, et ils avaient réussi à les soigner.
Hum... ça sent la déformation journalistique...
Il y a peut-être des gènes qui prédisposent à la dépression, mais de là à parler de "gènes de la dépression"... l'environnement a une part très importante dans le déclenchement des dépressions (et il me semble que pour la schizophrénie c'est aussi probablement le cas).
Bref, je ne crois pas à la découverte d'un futur "gène de la schizophrénie", et je ne suis de toute façon pas certaine que ce soit souhaitable.
Par contre, qu'on identifie que telle mutation favorise la schizophrénie, et que cette mutation touche telle protéine qui intervient à tel endroit... peut permettre de trouver de nouveaux traitements qui agissent précisément à l'endroit où il semble qu'il y ait problème (mais pas nécessairement de la thérapie génique).
K.
salut ,
Le projet EMASS, financé par l'UE, concerne l'étude des gènes à l'origine de la schizophrénie: les chercheurs se sont orientés sur un gène qui code un important récepteur cervical. Il en existe deux variantes; si l'on possède la forme la plus rare, on risque davantage de développer une schizophrénie. Les chercheurs pensent que si cette loterie génétique vous a doté en outre de plusieurs autres gènes prédisposant, inconnus à ce jour, la schizophrénie est alors pratiquement inévitable.
L'integralité de l'article :
http://ec.europa.eu/research/success/fr/med/0285f.html
D'apres cet article , on naît schizophrène, on ne le devient pas. :peur:
L'heredité de la maladie a mis les chercheurs sur cette piste de l'origine génétique, et il semble que des progrés recents confirment cette these d'apres cette etude du European Multi-Centre Association Study of Schizophrenia .
Mon inquietude vis a vis d'une eventuelle detection dés l'age ambryonaire ne peut que se confirmer dans le futur si les progrés dans ce domaines evoluent. On peut tres bien imaginer que les medecins, quand ils auront decouvert tout les genes responsables, pourront informer les parents et proposer un avortement therapeutique . C'est cela qui m'inquiete car j'assimile ca a une forme d'eugenisme .
Hello,
L'integralité de l'article :
http://ec.europa.eu/research/success/fr/med/0285f.html
D'apres cet article , on naît schizophrène, on ne le devient pas.
Je ne suis pas d'accord, l'article parle de "risque supérieur". Ca ne veut donc pas dire qu'on naît schizophrène, mais qu'on peut avoir plus de chance de le devenir.
De même que certaines personnes sont plus prédisposées à faire des dépressions, d'autres à avoir des cancers, etc...
K.
Salut kinette,
Ils parlent de risques superieurs par rapport à de genes deja identifiés et connus comme jouant un role , mais ils cherchent d'autre genes inconnus qui associés a ceux deja connus, d'apres ce que j'ai compris, determineraient d'apres leur these un risque total. Et puis finalement le probleme est dans la definition chiffré de ce risque, si il est de 50 % ou 80 % ou 90 % cela n'aurait pas les meme impacts sur le parents, mais on peut imaginer qu'ils ne veuillent pas prendre de risques du tout meme si il n'est que de 50 % . Dans le fond meme si ils n'ont que des indices du developpement furur de la maladie par l'analyse du genome, le probleme reste entier , a savoir si les medecins informeraient du risque les parents .
Pour info, quand on a un(e) frère/soeur jumeau schizophrène on a 50% de chance de l'être aussi (si je me souviens bien c'est une donnée qui vient de jumeaux séparés à la naissance). D'une certaine façon, c'est énorme et indique clairement le rôle des gènes (ou du développement intra-utérin...). D'une autre façon c'est finalement assez faible, puisque ça indique une limite supérieur théorique en matière de prévision de la schizophrénie à partir des gènes (d'autant plus qu'on a des présomptions assez fortes en ce qui concerne le rôle de l'environnement intra-utérin).
Personnellement je ne crois pas qu'on aura un jour un diagnostic fiable uniquement avec le génôme (àmha on aurait déjà des fortes indications en ce sens si c'était possible), et donc la possibilité de "dérive eugéniste" me parait assez improbable pour cette maladie.
Bonsoir merci pour ton témoignage Rhedae, j'ai compris beaucoup de choses encore : par exemple que les schyzophrènes n'ont pas forcéments que des délires négatifs.
Tu confirmes aussi que l'amour joue un role primordial dans cette maladie.
Et je pense que c'est avant tout par ce que quand on aime on ne juge pas par l'apparence.
salut larsen,
Pour les delires positifs ou negatifs, je ne sais pas si le terme est bien approrié , un delire reste un delire mais certain sont surement moins dangereux que d'autres ou plus moins faciles a vivre, c'est ca que je veu dire. Si tu pense que la voix que tu entends est le diable cela aura un effet a mon avis beaucoups plus flippant . Si la voix t'insulte ect, c'est quand meme bien plus galere. Certains delires vont pousser le malade au suicide ou au meurtre (c'est extremement rare) .
Par contre certains schyzophrenes apparement se depatouillent tres bien de leur pathologie sans passer par la case psychiatrie et neuropleptiques (d'aprés mon psy la moitié ne consultent jamais). C'est que certainement leurs hallucinations ne les destabilisent pas trop , car je pense l'hallucination cause le delire . Je pense que plus l'hllucination est puisssante plus le delire ou la deréalisation est puissante, disons la perte de l'entendement de ce qui est reel par la suite.
C'est aussi je pense une question de frequence des hallucinations , moi j'ai eu un episode tres puissant pendant 5 mn , ou tous mes sens ont etaient affectés (meme le touché et l'odorat), puis d'autres hallucinations dispersés dans le temps mais beaucoups moins fortes et uniquement visuelles , mais c'est la premiere hallu qui a fait basculé ma vie, sur une echelle d'intensité elle etait *10 000 par rapport aux autres .
D'autres entendent des voix quotidienement par exemple mais les informations percus sont moins denses.
Cela occasione une gene , un peu comme un acouphene, mais si ils sont conscients que c'est des hallus et pas des extraterrestres ou je ne sais quoi , cela ne se transforme pas en delires, c'est souvent des mots ou des petits bouts de phrases comme des echos qui occcasionent une gene si les neuroleptiques ne les suppriment pas totalement.
Les hallucinations s'expliquent par la perception parcelisé de l'inconcient ,disons un bug . Et cette perception generalement caché de ta concience provoque certainement des reactions aussi diverses que les personnes qui en sont victimes.
Pour moi la perception schizophrene en periode de crise ou le malade voit des coincidences partout, ou son cerveau reflechit comme une fomule 1 n'est pas reelement une hallucination . Car on ne percoit rien de deformé ou des images qui apparaissent devant notre champ de vision, ou des voix , c'est autre chose , pour simplifier c'est le delire qui est consequent des hallucinations ...
Pour la question de l'amour, oui certainement ca jout un role , mais il faut d'avantage compter sur les neuroleptiques . MAis biensur le soutien familial jout enormement . Moi ma mere a un moment ne reconnaisant plus que j'etait son fils a eu beaucoups de mal a m'accepté en periode critique , je crois qu'elle m'a hait tres sincerement et finalement ca m'a aidé .je pense pas qu'il y ait des recettes miracle, et je pense un psy serait meillieur conseil que moi sur le sujet . Autrement pour la question des apparence je suis certain que tu as deja frequenté des schyzos sans t'en appercevoir ... LA plupart ne sont pas identifiable comme pathologiques , c'est monsieurs madames tout le monde .. ;)
Salut jiav,
Les études sur des jumeaux ont également apporté des informations précieuses. Si un jumeau d'une paire homozygote développe une schizophrénie, l'autre a 50% de chances de développer également la maladie. Pour les jumeaux dizygotes, le risque est le même que pour n'importe quelle paire frère/sœur, soit 10%. "Cette observation est très intéressante, explique Peter McGuffin, car cela montre qu'il existe une forte composante génétique, et aussi que cette composante est très complexe. Il est fort probable que plusieurs gènes entrent en jeu, et ils peuvent en outre influer sur d'autres gènes. Car après tout, si la schizophrénie était due à un seul gène, les jumeaux homozygotes (dont les gènes sont rigoureusement identiques) développeraient toujours tous les deux la maladie."
(...)
Les équipes ont décidé de rechercher des gènes candidats, c'est-à-dire les plus susceptibles d'être impliqués dans le processus d'apparition de la maladie. Les études antérieures ayant nettement indiqué un lien entre la schizophrénie et les systèmes de la dopamine et de la sérotonine dans le cerveau, les premiers gènes sélectionnés étaient ceux qui codent les récepteurs protéiques de ces substances. Le récepteur de la sérotonine s'est avéré un bon choix. Dans l'ensemble de la population, un des gènes codant pour le récepteur de la sérotonine a deux variantes appelées allèle 1 et allèle 2. Celles-ci sont réparties dans la population, chacun ayant l'un ou l'autre. Les personnes possédant l'allèle 2 ne développent pas toutes la schizophrénie, mais une large part des schizophrènes possèdent cet allèle. On peut donc penser que l'allèle 2 donne une variante du récepteur de sérotonine qui augmente le risque de développer la maladie. Il est clair cependant que ces sujets ont dû également hérité d'autres gènes prédisposant qui restent à identifier, mais l'allèle 2 constitue une pièce importante du puzzle.
http://ec.europa.eu/research/success/fr/med/0285f.html
Oups difficile de cacher que j'avais pas été voir le lien :S:
Salut ,
Pour la question de la depression, je me souvien d'un article publié en 2004 sur FS :
(...) grâce à un système d’imagerie informatisé complexe, les scientifiques ont pu compter méticuleusement le nombre de cellules nerveuses. Résultat : sur l’ensemble des cerveaux étudiés, seuls ceux des grands dépressifs portaient un surnombre de neurones thalamiques d’environ 31% par rapport à la moyenne… De plus, leur thalamus avait un volume supérieur.
Une étude qui pourrait bien bouleverser les idées reçues à propos des personnes atteintes de grave dépression…
http://www.futura-sciences.com/sinformer/n/news3954.php
Je me rappelle avoir fait des recherches sur le sujet , et apparement cela serait valable aussi, pour les bi-polaires, les schizos etc ..
Je me demandai d'une part si cette particularité pouvait etre determiné par les gènes ?
Et ensuite une question plus philosophique: Si le nombre de neuronnes nous permet d'etre plus lucide sur notre monde , est ce que cela ne serait pas logique qu'on devienne depressif ou qu'on se refugit dans l'imaginaire? :rire:
llevela squall 21/12/2006, 21h45 Hello,
RE-merci pour ton témoignage Rhedae
pour répondre à ta question: qu'on se réfugit dans l'imaginaire, oui et je pense que beaucoup de personnes non schizo le font quotidiennement, qu'on devienne dépressif, humm..
je me suis posée une question: (trop paresseuse pour remonter le fil et chercher une potentielle réponse) on naîtrait schizo c'est bien ça? on ne le deviendrait pas?(je pense aux personnes ayant subi un grand traumatisme qui pourraient présenter les mêmes symptômes et accessoirement chercher les mêmes échappatoirs) j'ai l'impression que le mot schizophrénie est mal défini (ou alors je m'embrouille): est-ce que ça ne regroupe pas plusieures maladies, ou est-ce plutôt une maladie unique ayant plusieures manifestations?
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