Archives du sujet : Les paradoxes.
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"Epistémologie et Logique"
Bonjour..
Je lisais la défintion du terme"paradoxe".
- Un paradoxe est une affirmation apparemment vraie qui contient ou semble contenir une contradiction logique, ou au moins une situation qui contredit l'intuition commune.
J'ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi notre logique crée des paradoxes, alors qu'un paradoxe contredit la logique.
Il me vient à penser que que le vocabulaire que nous utilisons dans un raisonnement puisse donner lieu quelque fois à un paradoxe.
Exemple:
- Pardoxe du menteur.
Dans un paradoxe, le vocabulaire que nous utilisons reflete t-il la réalité?
Mais lorsqu'il s'agit d'un paradoxe mathématique, je ne pense pas que ce soit une question de vocabulaire.
- Parodoxe de Fermi, zénon etc..
Dans ces cas il semblerait qu'il y ait contradiction entre notre intuition et le calcul effectué.
Alors, un paradoxe est-il illogique, ou est-ce notre logique qui ne peut appréhender un paradoxe.?
Merci de pouvoir m'éclairer.
+++
Rincevent 14/09/2005, 21h55 bonjour,
Alors, un paradoxe est-il illogique, ou est-ce notre logique qui ne peut appréhender un paradoxe.?
du point de vue logique je dirais que souvent ça peut se traduire par le fait que notre intuition repose sur des postulats infondés.
pour la notion de paradoxe en physique (et des illustrations expliquées), je conseille fortement "Conversations avec le sphinx : Les Paradoxes en physique" d'Etienne Klein.
Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt, mais ma vie perso est quelque peu agitée ces temps.
J'ai toujours adoré les paradoxes. Il y en a en fait de nombreuses catégories, des plus évidents (simple erreur de vocabulaire ou trait d'humour) jusqu'aux paradoxes fondementaux en mathématiques qui permettent de faire des démonstrations par l'absurde.
Les simples erreurs de raisonnement sont peu intéressants. Certains autres paradoxes sont très créateurs.
Le paradoxe du fromage suisse:
Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous
Plus il y a trous, moins il y a de gruyère
Donc Plus il y a de gruyère, moins il y a de gruyère
--> là erreur de rigueur. La traduction en termes rigoureux (mathématique) détruit le paradoxe, la première ligne parlant de quantités extensive, la seconde de densité, qualité intensive
D'autres paradoxes se lèvent par chronologie: comme il est interdit d'interdire est tout à fait possible (l'assemblée nationale vote aujourd'hui une loi qui désormais lui interdit de voter une loi) c'est peut être pour cela que les lois ne sont pas rétroactives.
Le paradoxe d'achille et la tortue ou le paradoxe de Xénon:
Permet d'introduire les suites infinies et l'étude de leur convergence
Mais tant que la physique n'a pas abouti complètement sur la continuité de l'espace et du temps, on ne peut en fait pas trancher sur la vérité derrière ces paradoxes.
Le théorème de Gödel est très lié aux paradoxes. Il démontre qu'un système logique formel est soit contradictoire (ton contredit la logique) soit incomplet. C'est en ce sens que je dis qu'un paradoxe est créateur car pour soritr du paradoxe il faut définir des "classes" supérieures.
C'est typiquement le cas du paradoxe de l'ensemble de tous les ensembles qui ne se contiennent pas.
Ou de l'adjectif désignant les mots qui ne se qualifient pas eux-mêmes.
Le paradoxe du menteur n'est pas un paradoxe.
Si quelqu'un dit : je ne dis jamais la vérité alors:
soit cette phrase est vraie et on en conclut qu'elle est fausse --> contradiction.
Soit cette phrase est fausse et son contraire est je dis parfois la vérité (pas je dis toujours...), donc il n'y a pas de contradiction....
Il y a une très belle démonstration sur ce principe qu'il existe des règles qui n'ont pas d'exception.
Une règle est une phrase du type: tous les XXXX ont la propriété Y
La phrase : "toutes les règles ont des exceptions " est une règle.
Si elle est vraie ont en conclut qu'elle a des exceptions, donc il existe une règle qui n'a pas d'exception. elle est donc fausse.
Si elle est fausse, alors il existe une règle qui n'a pas d'exception.
Donc il existe au moins une règle qui n'a pas d'exception.
Michel (mmy) 17/09/2005, 20h49 Bonsoir,
Juste pour s'amuser, pour ceux qui ne le connaissent pas, un paradoxe directement sur la logique:
En logique, "A => B" est strictement équivalent à "non B => non A"
Prenons la phrase A : "Tous les corbeaux sont noirs"; elle est, d'après ce qui précède exactement équivalente à B "Tout ce qui n'est pas noir n'est pas corbeau".
La phrase suivante est vraie : "Quand je vois un corbeau noir, cela confirme la phrase A"
De la même manière : "Quand je vois quelque chose qui n'est pas un corbeau et qui n'est pas noir, cela confirme la phrase B"
Mais comme B est équivalent à A, cela se réécrit "Quand je vois quelque chose qui n'est pas un corbeau et qui n'est pas noir, cela confirme la phrase A"
ou encore "Quand je vois quelque chose qui n'est pas un corbeau et qui n'est pas noir, cela confirme que tous les corbeaux sont noirs"
Conclusion : quand vous voyez un mouchoir blanc, cela vous confirme dans l'idée que tous les corbeaux sont noirs!
C'est un vieux paradoxe, mais à garder en tête...
Pas sûr comment ça s'articule avec le sujet tel que posé dans le premier poste, mais "paradoxe" et "logique" sont dans les mots clé...
(...)
Le paradoxe d'achille et la tortue ou le paradoxe de Xénon:
Permet d'introduire les suites infinies et l'étude de leur convergence
Mais tant que la physique n'a pas abouti complètement sur la continuité de l'espace et du temps, on ne peut en fait pas trancher sur la vérité derrière ces paradoxes.
Salut,
il s'agit des paradoxes de Zénon, Zénon d'Elée, mathématicien et philosophe grec, sceptique.
Il y en a 4 célèbres autour des mêmes thèmes du mouvement et du temps, cf : http://www.lycee-international.com/travaux/HISTMATH/zenon/
P.S. : je vais déplacer la discussion en "Epistémologie / logique".
Cléanthis 12/10/2006, 21h42 Bonsoir,
j'aimerais répondre à mmy.
Je pense qu'il y aurait une petite rectification à faire sur le vocabulaire utilisé ds ce paradoxe.
quand je voie un corbeau qui est noir, cela ne confirme pas que tous les corbeaux sont noirs ms plutôt "se déduit" ou "vient du fait" que tous les corbeaux sont noirs. Le fait de voir un corbeau noir ne m'assure pas de l'authenticité de la phrase A mais se déduit de l'authenticité de la phrase A.
idem pour B.
voilà, c'était sûrement qu'un détail ms bon.
einstein 12/10/2006, 22h27 bonsoir,
En logique, "A => B" est strictement équivalent à "non B => non A"
là, j'ai un petit doute, si A => B alors non B => non A ou non B => A. c'est indeterminé.
ton afformation serait juste dans ce cas unique: "A <=> B" est strictement équivalent à "non B <=> non A".
ton raisonnement me rappelle celui-ci:
c'est homme est fidele
tous les chiens sont fideles
alors cet homme est un chien.
c'est une logique inversée, qui conduit à quelque chose d'irrationnel. le vrai raisonnement serait:
tous les chiens sont fideles
cet homme est un chien.
alors c'est homme est fidele
A+
Nanonash 13/10/2006, 00h03 Bonjour,
Il me semble que bon nombre de "paradoxes", sinon la majorité, sont basés sur une forme d'autoréférence. Comme l'histoire de l'ensemble de tous les ensembles, ou "cette phrase est blabla" ou "je mens systématiquement" ou même Godël.
Or, c'est au moment précis où l'autoréférence est utilisée que les choses sont fixées, que le sujet de l'autoréférence est figé dans un certain état. Ensuite, plus loin dans la description du paradoxe, émerge une apparente contradiction. Or cette contradiction n'en est pas une lorsque l'on considère le sujet de la référence dans son état initial (au moment de la référence).
Ainsi, j'ai le droit de dire "Je mens systématiquement", sans contradiction, car au moment où je dis "je", je fais référence à une personne qui a toujours menti, et le "mens systématiquement" concerne cette personne là, pas la personne qui vient d'énoncer une vérité.
Salut,
il s'agit des paradoxes de Zénon, Zénon d'Elée, mathématicien et philosophe grec, sceptique.
Il y en a 4 célèbres autour des mêmes thèmes du mouvement et du temps, cf : http://www.lycee-international.com/travaux/HISTMATH/zenon/
P.S. : je vais déplacer la discussion en "Epistémologie / logique".
Bonjour Bardamu,
Zénon n'était pas mathématicien à ma connaissance (qui souffre de diverses lacunes je dois en convenir)
Il n'était pas sceptique: tu confonds sans doute avec Pyrrhon d'Elée.
Les paradoxes de Zénon visaient justement à démontrer le caractère contradictoire du mouvement: ceci pour réfuter le mobilisme héraclitéen d'une part et soutenir la philosophie de Parménide d'autre part.
Les paradoxes de Zénon trouvent une solution grace à l'analyse non standard (cf article de mac Laughlin dans "pour la science" decembre 1995)
bonsoir,
là, j'ai un petit doute, si A => B alors non B => non A ou non B => A. c'est indeterminé.
ton afformation serait juste dans ce cas unique: "A <=> B" est strictement équivalent à "non B <=> non A".
ton raisonnement me rappelle celui-ci:
c'est homme est fidele
tous les chiens sont fideles
alors cet homme est un chien.
c'est une logique inversée, qui conduit à quelque chose d'irrationnel. le vrai raisonnement serait:
tous les chiens sont fideles
cet homme est un chien.
alors c'est homme est fidele
A+
Bonjour einstein,
tu dois revoir tes "tables de vérité"
"p implique q" est strictement équivalent à "non q implique non p" qui en est la contraposée...
ex: "si je bois alors je gonfle" équivalent à "si je ne gonfle pas, alors je n'ai pas bu"
C'est ce qu'on apprend au premier ou deuxième cours de logique propositionnelle...
Tes exemples n'ont rien à voir avec cette équivalence, ils relèvent de la logique syllogistique prédicative ancienne ( celle d'Aristote)... et ce sont des sophismes qui ne respectent pas les règles imposées
Michel (mmy) 13/10/2006, 09h42 bonsoir,
là, j'ai un petit doute, si A => B alors non B => non A ou non B => A. c'est indeterminé.
ton afformation serait juste dans ce cas unique: "A <=> B" est strictement équivalent à "non B <=> non A".
En logique formelle, (A => B) correspond à la table de vérité suivante :
A vrai, B vrai alors A=>B vrai
A vrai, B faux alors A=>B faux
A faux, B vrai alors A=>B vrai
A faux, B faux alors A=>B vrai
La propriété indiquée découle de cette définition et des axiomes de la logique.
ton raisonnement me rappelle celui-ci:
c'est homme est fidele
tous les chiens sont fideles
alors cet homme est un chien.
c'est une logique inversée, qui conduit à quelque chose d'irrationnel. le vrai raisonnement serait:
Tu cites cela à titre d'analogie, mais où est l'analogie?
Cordialement,
EDIT: Croisement...
Bonsoir,
Juste pour s'amuser, pour ceux qui ne le connaissent pas, un paradoxe directement sur la logique:
En logique, "A => B" est strictement équivalent à "non B => non A"
Prenons la phrase A : "Tous les corbeaux sont noirs"; elle est, d'après ce qui précède exactement équivalente à B "Tout ce qui n'est pas noir n'est pas corbeau".
La phrase suivante est vraie : "Quand je vois un corbeau noir, cela confirme la phrase A"
De la même manière : "Quand je vois quelque chose qui n'est pas un corbeau et qui n'est pas noir, cela confirme la phrase B"
Mais comme B est équivalent à A, cela se réécrit "Quand je vois quelque chose qui n'est pas un corbeau et qui n'est pas noir, cela confirme la phrase A"
ou encore "Quand je vois quelque chose qui n'est pas un corbeau et qui n'est pas noir, cela confirme que tous les corbeaux sont noirs"
Conclusion : quand vous voyez un mouchoir blanc, cela vous confirme dans l'idée que tous les corbeaux sont noirs!
C'est un vieux paradoxe, mais à garder en tête...
Pas sûr comment ça s'articule avec le sujet tel que posé dans le premier poste, mais "paradoxe" et "logique" sont dans les mots clé...
Bonjour mmy, ce paradoxe dit de la confirmation, énoncé par je ne sais plus quel philosophe analytique, visait à réfuter les thèses "vérificationnistes" de certains positivistes logiques...
Le fait de voir un corbeau noir ne confirme pas à proprement parler l'idée que tous les corbeaux sont noirs:
"Tout corbeau est noir": A
"il existe un corbeau et ce corbeau est noir": B
A implique B... cela ne signifie pas que B implique A
Ce que voulait montrer ce philosophe (ça m'énerve de ne pas retrouver son nom) c'est que si un cas particulier pouvait vérifier une règle générale, ALORS tout non corbeau non noir serait une preuve de A... ce qui est évidemmment stupide...
Ce paradoxe n'en devient un que pour ceux qui admettent l'idée que l'expérience peut vérifier la théorie.
Il ne l'est plus dans une épistémologie popperienne (puisque B ne peut pas confirmer A).
Michel (mmy) 13/10/2006, 09h47 Bonjour,
Bonsoir,
j'aimerais répondre à mmy.
Je pense qu'il y aurait une petite rectification à faire sur le vocabulaire utilisé ds ce paradoxe.
Ni le paradoxe, ni le vocabulaire n'est mien. Ce paradoxe est très vieux, et a été étudié très en détail par nombre de logiciens!
quand je voie un corbeau qui est noir, cela ne confirme pas que tous les corbeaux sont noirs ms plutôt "se déduit" ou "vient du fait" que tous les corbeaux sont noirs. Le fait de voir un corbeau noir ne m'assure pas de l'authenticité de la phrase A mais se déduit de l'authenticité de la phrase A.
idem pour B.
voilà, c'était sûrement qu'un détail ms bon.
Pas clair du tout. Le paradoxe porte sur la notion d'induction, et tu le remplaces par quelque chose qui n'a à première vue rien à voir.
Cordialement,
Michel (mmy) 13/10/2006, 09h52 Ce que voulait montrer ce philosophe (ça m'énerve de ne pas retrouver son nom)
Carl Hempel
c'est que si un cas particulier pouvait vérifier une règle générale, ALORS tout non corbeau non noir serait une preuve de A... ce qui est évidemmment stupide...
Ce n'est pas stupide! C'est une conséquence rationnelle de la notion de vérification.
Ce paradoxe n'en devient un que pour ceux qui admettent l'idée que l'expérience peut vérifier la théorie.
Il ne l'est plus dans une épistémologie popperienne (puisque B ne peut pas confirmer A).
Ca oui. C'est la notion de vérification qui pose un problème, et l'intérêt de ce paradoxe est de démonter le mécanisme mental qui nous fait prendre pour "vérification" ce qui n'est en fait qu'une affaire de statistiques. En prenant la contraposée, ce qui est je le répète parfaitement légitime et non stupide, on change les statistiques et la confusion entre "vérification" et raisonnement sur les statistiques apparaît au grand jour.
Cordialement,
Carl Hempel
1)Ce n'est pas stupide! C'est une conséquence rationnelle de la notion de vérification.
2)Ca oui. C'est la notion de vérification qui pose un problème, et l'intérêt de ce paradoxe est de démonter le mécanisme mental qui nous fait prendre pour "vérification" ce qui n'est en fait qu'une affaire de statistiques.
3)En prenant la contraposée, ce qui est je le répète parfaitement légitime et non stupide, on change les statistiques et la confusion entre "vérification" et raisonnement sur les statistiques apparaît au grand jour.
Cordialement,
Je crois que je me fais mal comprendre
1) et 2) c'est ce que je voulais dire: l'idée de vérification est "stupide"... on ne peut pas vérifier une théorie générale par des cas particuliers..
3) l'exposé du paradoxe de Hempel (merci !) est parfaitement cohérent... si p implique q, alors non q impique non p... nous sommes parfaitement d'accord...
Ce que Hempel montre c'est que l'idée de vérification suppose une erreur, à savoir que si p implique q, alors q implique p
Michel (mmy) 13/10/2006, 10h06 Ce que Hempel montre c'est que l'idée de vérification suppose une erreur, à savoir que si p implique q, alors q implique p
J'ai l'impression que nous disons la même chose... Et la dernière phrase ne colle pas.
Je ne comprend pas tes p et q, et le rapport avec la "vérification".
Cdlt,
J'ai l'impression que nous disons la même chose... Et la dernière phrase ne colle pas.
Je ne comprend pas tes p et q, et le rapport avec la "vérification".
Cdlt,
Effectivement je me suis un peu emmélé avec la formalisation...
Mais il me semble aussi que nous disons la même chose.
je reprends
"tout les corbeaux sont noirs"= p
" si x est un corbeau, alors x est noir"= m implique n= q
"si x est non noir, alors x est non corbeau" = non n implique non m = q
p implique q
l'idée de vérification est que "q confirme p"... ce qui peut aller jusqu'à la confusion "q implique p"
Le fait que le corbeau que je voit soit noir n'implique pas que tous les corbeaux sont noirs..; et, rigoureusement, ne le confirme pas...
Si q confirmait p au sens fort (cad q implique p), nous aboutirions à cette "stupidité" que mon bureau rouge est la preuve que tous les corbeaux sont noirs.
En fait il y a une ambiguïté avec le terme "confirme", qui peut être compris comme "prouve" ou "corrobore"...
Mais bien sûr que le raisonnement de Hempel est très élégant...
Bonjour..
- Dans le paradoxe de zénon, j'ai l'impression qu'on tente de juxtaposer deux systèmes qui sembleraient ne rien avoir l'un avec l'autre.
Le système métrique est purement conceptuelle, il n'a pas de commencement, pas de fin, pas d'épaisseur, pas de réalité propre. Il nous permet de prendre des points de répair dans la réalité.
La fléche est bien réelle et évolue dans une réalité tridimensionnelle (+1). Elle est en mouvement alors que le système métrique est statique.
Est-ce logique de juxtaposer ses deux systèmes?
Amicelement.
Bonjour..
- Dans le paradoxe de zénon, j'ai l'impression qu'on tente de juxtaposer deux systèmes qui sembleraient ne rien avoir l'un avec l'autre.
Le système métrique est purement conceptuelle, il n'a pas de commencement, pas de fin, pas d'épaisseur, pas de réalité propre. Il nous permet de prendre des points de répair dans la réalité.
La fléche est bien réelle et évolue dans une réalité tridimensionnelle (+1). Elle est en mouvement alors que le système métrique est statique.
Est-ce logique de juxtaposer ses deux systèmes?
Amicelement.
Bonjour Claude
Les mathématiciens se sont cassés la tête pendant des siècles sur les paradoxes de Zénon...
Il y a bien deux niveaux, comme tu dis:
- celui du raisonnement logique qui aboutit à l'impossibilité du mouvement.
- Celui des faits empiriques
c'est entre ces deux "niveaux" qu'il y a contradiction.
Zénon voulait nier la réalité empirique
Il suffit de changer légèrement le vocabulaire (dans le sens d’une plus grande rigueur) pour que le paradoxe disparaisse :
Si on remplace "Quand je vois un corbeau noir, cela confirme la phrase A" par "Quand je vois un corbeau noir, cela n’infirme pas la phrase A", alors de la même manière "Quand je vois quelque chose qui n'est pas un corbeau et qui n'est pas noir, cela confirme la phrase B" est changé par "Quand je vois quelque chose qui n'est pas un corbeau et qui n'est pas noir, cela n’infirme pas la phrase B", et il n’y a plus de paradoxe, ces deux phrases sont conformes à l’intuition.
On peut aussi avoir une vision plus statistique : "Quand je vois un corbeau noir, cela contribue à établir ma conviction dans la mesure inverse du nombre de corbeaux", et donc "Quand je vois quelque chose qui n'est pas un corbeau et qui n'est pas noir, cela contribue à établir ma conviction dans la mesure inverse du nombre de choses non noires". Le nombre de choses non noires étant sans doute supérieur au nombre de corbeaux de plusieurs degrés de magnitude, on sent bien que la deuxième phrase n’a pas le même poids que la première, ce qui une fois de plus est conforme à l’intuition.
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