Bonjour
Premièrement, il est vrai que ce terme est non seulement outrageant, malpoli, inconvenant (les règles de politesse sont une réalité!), mais totalement
irreligieux voire sacrilège!
Il est écrit en noir sur blanc dans la Genèse que Dieu a créé l'Homme (l'humain)
différement (un autre jour) des autres animaux et la femme encore plus que les autres femelles! Donc, si on est croyant, nommer systématiquement les femmes "femelles" est un quasi
blasphème car elle nie la spécificité de la création de l'homme par rapport à celle des bêtes, c'est pratiquement l'affirmation de la fausseté et de l'impuissance du créateur! Et cette remarque s'applique aux trois monothéismes puisque les 3 reconnaissent la Genèse! (seul l'Islam rajoute une touche un peu "réconfortante" : Dieu aurait pardonné l'histoire de la pomme...).
Je ne suis pas là pour faire absolument passer le message de la bible

auquel je n'adhère pas (énormément), mais uniquement pour faire comprendre que dénier la spécificité de la femme voire sa supériorité sur les autres femelles est irreligieux et l'opposé de la religion qui toujours place les humains au dessus des bêtes.
Mais, si on ne veut pas de discussion sur le terrain religieux, ce qui est préférable, on peut dire simplement que chez l'Homme le dimorphisme sexuel est moindre comparé à énormément d'espèces.
On peut aussi dire qu'à la base, le sexe par défaut est le sexe féminin! (cf le sujet
ici). Oui, c'est bel et bien l'action d'un gène au cours de quelques heures à la 6ème semaine du développement qui masculinise la gonade en testicule, le reste de la masculinisation se fait en cascade à partir de là... ça n'est pas un argument anti-génèse (de toutes façons on oppose pas science et poésie) "la femme est issue de l'homme", car la différenciation sexuelle date évolutivement d'un époque où aucun animal ne ressemblait de près ou de loin à un humain...
Autre différence : même chez les chimpanzé, l'ovulation est visible par une modification de l'apparence extérieure. Chez la femme, tout est invisible, ce qui oblige le lien social, et l'engagement sur le long terme du mâle (homme encore sauvage!), et la constitution de petits groupes plus efficaces! c'est une conséquence du redressement. Chez la femme, il y a des ovulations, régulières, permanentes de la puberté à l'épuisement du stock d'ovocytes, sans autre régulation que celle endogène de la croissance des follicules ovariens par eux-mêmes (le cycle de 28 jours corerspond en fait à la cadence maximale permise par la croissance cellulaire!). Tandis que chez beaucoup d'espèces, la sexualité, la reproduction dépendent des saisons ou autres...
Sinon, d'autres termes sont différents:
- Une femme et un homme
procréent, deux animaux
se reproduisent
- Une femme est
enceinte, une femelle est "pleine" ou "grosse"
- Une femme
accouche d'un "bébé" ou "nourisson", une femelle
met bas d'un petit qui porte déjà le nom de l'espèce avec un suffixe : louveteau, lionceau...
- Une femme et un homme "s'aiment", "font l'amour" etc., une femelle
est montée, ou mieux, un mâle et une femelle
s'accouplent! (le passif étant malheureusement employé pour la sexualité de la femme par certaines personnes)
- Une femme a des seins, une femelle a juste des têtées. c'est une réelle innovation anatomique, ca reste toujours un mystère...
Mais je reste convaincu que les deux arguments que vous devrez lui rétorquer sont:
- la malpolitesse de cette expression (pour un jeune je suis très attaché aux convenance ça m'étonnera toujours)
- le côté blasphématoire évident si la personne est croyante, si besoin est.
- accessoirement la sottise biologique de cette expression puisque si deux vocabulaires sont distincts c'est qu'il y a une distinction à respecter.
Cordialement[/url]