Archives du sujet : Arguments pour et contre avortement
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"Éthique des sciences"
Bonsoir, tout le monde !
J'aimerais que vous m'aidiez pour un débat que j'ai à faire en ECJS ( éducation civique autrement dit ) en me donnant quelques exemples pour et surtout contre l'avortement ( IVG ) !
Et est-ce que quelqu'un pourrait aussi me donner un résumé de la loi de Veil svp ? ( j'ai pas trouver plus court que la loi en entière ! )
Merci d'avance !
E'Jay
Ce n'est peut être pas le meilleur forum pour parler de l'ECJS et de l'avortement ! Je te conseil ce site : www.remede.org , qui est un site pour les étudiants en médecine, ils répondront plus volontier à ta question !
A bientôt.
Je te remercie beaucoup Tom-Tom pour ta généreuse information! A bientôt! E'jay
salut,
ceci dit je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas en discuter ici ;)
Personnellement je suis pour l'avortement, a condition que ca soit un choix non imposee a la femme concernee. Ensuite les regles actuelles me semblent bien, dans la mesure ou tu as suffisament de temps pour te poser les questions et agir.
A noter qu'il ne faut pas se servir de l'avortement comme moyen de contraception, car ce n'est quand meme pas un acte annodin! (aussi bien physiquement que psychologiquement).
Enfin, il en cas de detection d'anomalies graves il est toujours possible de recourir a une interruption medicale de grossesse, meme si la date legale de l'IVG est depassee.
Yoyo
DonPanic 26/04/2004, 22h55 Slu :D
Je suis éthiquement contre l'avortement, car je ne sais pas quand la conscience parait dans un foetus,
pour la diffusion de la plus large information donnée
et l'accès le plus facile possible aux moyens contraceptifs,
et pour la pleine liberté donnée aux femmes de décider d'avorter
si elles jugent que leur grossesse est non désirée,
car je ne suis pas à leur place.
http://mapage.noos.fr/donpanic/SignaDon.gif
Neutrino 27/04/2004, 19h24 Je tiens juste à ajouter que l'avortement n'est pas et ne sera jamais un moyen contraceptif. La diffusion plus large des contraceptifs n'a jamais fait reculer le nombre d'avortements. 1/3 des avortements est d'ailleurs dû à l'échec de la contraception. Une énorme partie des femmes qui avortent désiraient un enfant mais ont perdu leur emploi ou leur conjoint en cours de route...
Même si je n'ai pas entendu parler d'une grande étude sur le sujet, l'avortement ne serait traumatisant pour la femme que dans deux cas:
- la première histoire d'amour de l'adolescente qui se termine dans une salle d'opération
- le cas de la femme qui avorte certes de son gré mais à contre-coeur car elle ne se sent plus capable d'assumer une grossesse qu'elle a désiré.
Le danger de cet argument (le traumatisme) est de laisser des psychologues établir un véritable barrage de dissuasion par la "consultation psychologique" obligatoire en faisant la morale à une femme qui n'est souvent pas en état de disserter de la valeur de la vie et de l'autonomie pluraliste selon Engelhardt...
Je pense que le corps de tout individu lui appartient et qu'il est libre d'en disposer à son gré. On ne peut pas forcer une femme à être enceinte... Entre le respect de l'autonomie d'une personne adulte raisonnable et le respect d'un être immature qui n'a pas encore de système nerveux, si je DOIS choisir (et uniquement si je dois choisir), je préfère respecter le choix de la personne adulte...
Cornemuse 27/04/2004, 22h53 Salut,
Je suis contre l'avortement, tout simplement parce-que l'on n'a aucun droit de vie ou de mort sur une personne, un bébé, ou un embryon humain ! Le bébé à naître est innocent, n'a pas mérité un tel sort.
Avoir sur la conscience un avortement ! quelle horrible chose !
Narduccio 27/04/2004, 23h18 Il y a suffisamment de malheur et de détresse sur Terre pour ne pas y ajouter les pleurs et la souffrance d'un enfant non désiré.
Seule la mère peut décider ce qui est préférable pour elle et pour l'enfant à venir.
Cornemuse 27/04/2004, 23h40 Non, c'est une grave erreur que d'avoir droit de vie ou de mort sur un enfant à venir. Si la mère ne se sent pas capable de l'élever, il existe des solutions comme le faire adopter, le comble ce cette histoire, c'est que des couples ne peuvent avoir d'enfants, et qu'ils en désirent pourtant !
Nous aurons tous des comptes à rendre au seuil de l'Eternité.
Narduccio 27/04/2004, 23h49 J'ai connu une personne qui fut abandonnée et puis adoptée. Malgré des parents adoptifs qui l'on très bien élevée, elle a toujours une blessure profonde à son âme. Et cela a fortement pertubé sa vie.
Je vais souligner un autre problème de l'avortement, c'est que l'avis du partenaire masculin n'est jamais pris en compte. Que se passe-t-il si dans un couple, la femme désire avorter et l'homme veut garder l'enfant ? Je suppose que c'est très rare, ce genre de cas.
Cornemuse 28/04/2004, 09h22 bien sûr, que l'avis du père compte ! mais l'avortement ne devrait même pas exister puisqu'il s'agit d'un assassinat ! donc, mieux vaut réfléchir avant !!
Bonjour,
Lorsqu'un couple ayant des difficultés pour concevoir fait appel à la fécondation in vitro, on s'arrange pour avoir plusieurs embryons (stades quelques cellules) à réimplater (car il y a toujours des échecs).
Lorsque le couple réussit à avoir un enfant, à vorte avis que deviennet les embryon surnuméraires?
Est-ce vraiment un crime de ne pas réimplanter TOUS ces "futurs enfants"? (si je suis cornemuse, on a donc affaire à des assassinats...).
Lorsqu'une femme fait une fausse couche (ça arrive même souvent sans que personne ne s'en rende compte) doit-on célébrer une messe, faire un enterrement?
Une femme qui a été violée doit-elle absolument garder un enfant issu de ce viol, sous peine de se voir traiter d'assassin?
Une jeune fille qui fait encore ses études et se retrouve malheureusement enceinte, alors qu'elle dépend encore de ses parents, et que le père n'en a rien à faire, doit-elle sacrifier sa vie, son avenir, parfois sa place dans sa famille, pour garder un enfant qu'elle risque alors de détester, et qui aura une vie de merde (deux vies foutues, ça vaut effectivement certainement mieux qu'un "assassinat" de quelques cellules, certes traumatisant, mais...).
Et lorsqu'on prend la pilule, est-on dans le rang des assassins puisqu'on ne permet pas la conception?
Non, c'est une grave erreur que d'avoir droit de vie ou de mort sur un enfant à venir.
Donc logiquement c'est une grave erreur de prendre un moyen de contraception...
Si la mère ne se sent pas capable de l'élever, il existe des solutions comme le faire adopter, le comble ce cette histoire, c'est que des couples ne peuvent avoir d'enfants, et qu'ils en désirent pourtant !
Nous aurons tous des comptes à rendre au seuil de l'Eternité.
Ben voyons, on n'a qu'à donner tous les enfants non voulus aux parents qui en souhaitent et ne peuvent en avoir et le problème sera réglé, ça paraît pourtant si simple (et les droits des enfants, là bien sûr on s'en fiche...)...
Je connais une jeune fille abandonnée et adoptée qui a été tellement marquée par ça qu'elle est anorexique. Je connais plusieurs personnes qui n'ont pas connu son père (et là pourtant il connaît sa mère) et en souffre encore... Le problème se répercute de plus souvent sur les générations suivantes.
L'abandon des enfants pose plein de gros problèmes, car il faut gérer en même temps les droits des enfants (droit de connaître leur histoire, d'avoir des parents) et ceux des parents: droit à voir leurs enfants, même longtemps après (ça pose de gros problèmes pour l'adoption, les personnes adoptant préférant souvent que l'enfant soit complètement "à eux"), ou droit au contraire à n'avoir plus aucun contact, à ne pas laisser de traces. Et dans ce genre d'histoire, il y a toujours de la souffrance. Tous ces problèmes font qu'actuellement il y a pas mal de débats pour des changements (ou non) de l'abandon sous X...
N'oublions pas non plus les malheureuses histoires de faiseuses d'anges, d'enfants abandonnés devant des portes, etc...
bien sûr, que l'avis du père compte ! mais l'avortement ne devrait même pas exister puisqu'il s'agit d'un assassinat ! donc, mieux vaut réfléchir avant !!
Réfléchir avant?
Une capote qui éclate, ça demande de réfléchir avant?
Ou alors tu prônes l'abstinence?
Tu jeteras donc la première pierre sur des "erreurs de parcours" qui peuvent avoir une fin assez dramatique?
Donc tant pis pour celles qui ont "fauté", le gosse sera leur punition...
Il est évident que dans le meilleur des mondes l'avortement ne devrait pas exister... mais dans le meilleur des mondes il n'y a pas de mecs qui abandonnent une femme lorsqu'ils apprennent qu'elle est enceinte.
Il n'y a pas de famille qui renient leur enfant et le mettent à la rue pour être "fille-mère".
Dans le meilleur des mondes possibles, il n'y a pas de problème avec les capotes, pas d'erreur de prise de pilule. Dans le meilleur des mondes possible, un gosse n'est pas une charge, il n'y a pas de détresse morale, physique, ou d'argent...
K.
Neutrino 28/04/2004, 12h51 Un assassinat... Hum. C'est bizarre, mais à force de crier, comme l'a déjà dit Narduccio dans un autre forum, certains arrivent à déringuardiser leurs idées et à les diffuser.
Comme je l'ai dit 100 fois, on ne peut pas forcer une femme à être enceinte. Il y a une injustice de la nature à l'égard de la femme : les ovulations très rapprochées, continuelles qui l'exposent sans cesse au risque de tomber enceinte sans désirer l'être. L'Homme est la seule espèce sans signe extérieur de l'oestrus.
Les femmes DOIVENT être maîtresses de leur vie, et la contraception ne peut pas répondre à tout - sans considérer les cas où un homme bat sa femme dès qu'elle prend sa pillule...
edit: En bref, l'avortement est uniquement là (possibilité légale) pour ne pas dire à une femme chez qui la contraception a échoué : "bah ma grande, tu pouvais très bien te passer de sexualité, on en meurt pas de l'abstinence, maintenant tu assumes". Phrase qui résume, à elle toute seule, 2000 ans d'immoralité et de haine de l'être humain.
Il y a bon an mal 150000 avortements en France, soit en gros 1 avortement pour 4-5 naissances (chiffre INED). La réalité est malheureusement bien plus complexe qu'une capote mal utilisée, une pilule oubliée, une conception suite a un viol. Ces chiffres refletent bien un fait simple : il y a encore de gros efforts a faire dans notre pays pour que la contraception (feminine ou masculine, peu importe) se généralise beaucoup plus. Je crains que dans beaucoup de milieu sociaux, le poids de l'ignorance, des tabous, des normes ou des religions demeure très fort et freine l'utilisation des moyens contraceptif. Il y a donc un combat a mener pour faire diminuer les chiffres de l'avortement en France. Et c'est d'abord le combat des femmes pour leur liberté. L'avortement comme moyen contraceptif c'est l'échec d'1 siècle de combat féministe. Je crains une forme de démobilisation des femmes sur ce problème, mais peut etre que je me trompe (?).
A+
John
Neutrino 28/04/2004, 13h40 L'avortement n'est pas un moyen contraceptif... Je viens de vérifier, pour 5/6 des femmes qui avortent, l'avortement est unique et accidentel. Je ne sais plus à partir de quel pourcentage on peut consensuellement parler d'"écrasante majorité", mais ça s'en rapproche (85%).
En effet, la contraception doit être diffusée le plus possible, donnée de façon anonyme et gratuite (mais absolument médicalisée -pas d'infirmières scolaire porte-pillulier!), au plus grand nombre de femmes défavorisées, et à toutes les adolescentes qui le souhaitent. L'avortement est une technique médicale lourde à éviter, c'est sûr.
Mais il faut se mettre d'accord sur un point : la contraception ne peut empêcher toutes les conceptions non souhaitées, et elle n'est pas fiable à 100%
Le prétexte de la contraception a été utilisé avec succès, avec le manque de ressources des hôpitaux pour mettre en place des services d'IVG, pour saborder ce qui avait été mis en place depuis les années 70, accroissant les inégalités entre femmes de milieux sociaux différents (les moins favorisées étant déjà celles qui risquent le plus de tomber enceinte sans le vouloir, par le manque d'accès à la contraception et le manque d'info).
Bonjour,
Bon puisque le débat en arrive à la contraception vs. l'avortement: quel est le pourcentage de femmes prenant la pilule qui n'a jamais eu un oubli de pilule??? A mon avis il n'est pas si élevé que ça.
En cas de gastro-entérite la pilule peut aussi être inefficace (je ne vous fait pas de dessin...).
La prise de la pilule, a priori simple, comporte pourtant des subtilités pas toujours facilement assimilées (en cas d'oubli, le risque est présent jusqu'à la fin du cycle, règles comprises.)
La pilule coûte cher aussi (ben oui), seules les pilules de première génération étant remboursées.
Lorsqu'on commence une relation avec quelqu'un (ou dans le cas des relations occasionnelles, oui ça arrive aussi même si on peut discuter de l'aspect moral) c'est souvent le cas que la femme ne prenne pas la pilule (car seule avant). Le seule recourt pendant un moment est donc le préservatif... et il arrive malheureusement que ce moyen échoue (pas de chance ou mauvais emploi). Je ne suis d'ailleurs pas certaine que dans ces cas ce soit la femme à considérer comme responsable...
Bon bien sûr il y a la pilule du lendemain (je ne sais si c'est considéré comme un crime par les anti-avortement) mais son efficacité n'est pas de 100% et diminue avec l'intervalle de temps entre rapport et prise. De plus ça n'est pas anodin et en cas de risque très faible on peut choisir de ne pas la prendre.
K. a Potte
salut,
Je pense que Kinette a tres bien resume la situation dans son message #13.
Je pense aussi qu'aucune femme ne va subir un IVG de gaiete de coeur... c'est une decision difficile a prendre, qu'elle doit prendre librement avec son compagnon (si il est encore la). Le foetus n'a actuellement aucune existance legale! donc parle d'assasinat, n'a aucun sens!...et comme le rappelle kinette, il ne faut pas oublier que le taux de fausse couche (qu'on pourrait appeler avortement spontane) est extremement eleve!
La fréquence de cet accident est mal connue: en moyenne, 8 % des grossesses se terminent par une FCS cliniquement détectable, mais si l'on tient compte des interruptions très précoces (peu après la fécondation), la fréquence serait de 60 %.
Source : http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/so/so_94_p0.html
Gacher deux vies (peut etre plus) pour en sauver une qui n'a que partiellement debutee, ne me semble pas "meilleure" moralement parlant!
Yoyo
Bon puisque le débat en arrive à la contraception vs. l'avortement: quel est le pourcentage de femmes prenant la pilule qui n'a jamais eu un oubli de pilule??? A mon avis il n'est pas si élevé que ça.
De plus, si certains gynéco disent que la pilule est fiable à 100 % quand elle est bien prise, d'autres affirment que c'est faux : même sans oubli, des grossesses surviennent. Mais il est tellement plus simple de dire que la femme a oublié que de remettre en cause ce dogme !
Il est clair qu'il faut faire des efforts sur la promotion de la contraception, mais l'existence de la contraception ne doit pas être un prétexte pour supprimer l'avortement.
Le bébé à naître est innocent, n'a pas mérité un tel sort.
A partir de quand y a-t-il un bébé ? Certainement pas lorsque ce n'est qu'un amas de cellules sans aucune fonction.
150000 avortements par an et on parle "d'accident". Avez vous songez a ces centaines de milliers de femmes qui en France ont du avoir recours à l'avortement ? Vous rendez vous compte que ces chiffres donnent énormément de grain à moudre a tout les mouvements anti-IVG ? Le problème n'est pas d'opposer la contraception à l'IVG mais bien de rendre ces procédés complèmentaire. Je suis désolé, il y a encore une évolution a faire de ce point de vue. On ne peut pas mettre ces chiffres sur le compte des défaillances de la pilule (qui connait les chiffres ?) ou des capotes qui explose (là faut le faire quand même !). Une part très importante des IVG concernent des femmes qui n'utilisaient pas de moyen contraceptif, d'où le problème.
Quand aux tentatives pour culpabiliser les hommes, là encore, faux problème. On a jamais obliger une femme a avoir des relations sexuelles avec un homme avec ou sans contraception. Le contraire s'appelle un viol et c'est un crime. Donc ne mélangons pas tout. C'est déjà visiblement pas simple de généraliser le préservatif contre les MST, alors pour la contraception, ca me parait démagogique.
A+
John
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