24/01/2006, 02h49
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#1 |
Date d'inscription: juillet 2004 Localisation: Lévis (en façe de Québec) Âge: 48
Messages: 2 439
| Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ?
J'ai vu un reportage à l'émission Découverte de Radio-Canada (émission du dimanche 22 janvier 2006) dans laquelle il était question des recherches du chercheur Floyd Romesberg.
Ce dernier a créer en laboratoire une nouvelle base (une cinquième) qui "fit" dans l'ADN. Il a réussi en laboratoire à prouver que cet ADN se répliquait. Prochaine étape : implanter cet ADN dans une cellule. Cela est résumé un peu vite l'affaire mais c'est suffisant pour poser la question éthique. Est-il acceptable de courrir un risque en créant sur terre une forme de vie proche de la notre ?
Le chercheur a avancé comme argument "garde fou" : ils n'auront qu'à me dire d'arrêter". Bref, quant à lui, il ne s'arrêtera pas. Le site de Découverte
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L'oisiveté est la mère de la philosophie (Thomas Hobbes) et FSG sa fille (Pierre de Québec).
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27/01/2006, 11h47
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#2 |
Date d'inscription: juillet 2004
Messages: 57
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ?
PLutôt que de parler d'éthique, il conviendrait davantage d'évoquer le fameux principe de précaution
(quoique je me méfie beaucoup de cette notion, à laquelle on peut faire dire à peu près n'importe quoi)
En effet, je suis convaincu que la nouvelle forme de vie (si cela se concrétise, et si elle douée de conscience) trouvera très éthique le fait d'avoir été créée.
Les (éventuels) problèmes ne concernent que l'ancienne forme de vie à 4 bases.
En arrière-plan, également, figurent le mythe de Frankenstein, le thème de la punition divine qui frapperont ceux qui veulent se prendre pour Dieu...
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27/01/2006, 16h46
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#3 |
Date d'inscription: juillet 2004 Localisation: Bordeaux Âge: 35
Messages: 2 213
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ?
Salut ,
Question fort interessante . Je crois que c'est dans la nature de l'homme d'echapper au determinisme de la nature , parce que c'est dans sa nature d'etre libre .Il a des jambes pour se deplacer , mais utilise des avions pour voler (pourquoi pas des ailes biologiques) . Il n'est pas telepathe, il invente le telephone, internet etc, :est ce ethique ? On pressent bien que la nature ne suffit pas a l'homme , puisqu'il s'equipe d'outil qui prolongent ses sens et ses attributs, qu'il echappe en quelque sorte au "determinisme naturel" , a sa condition animale . C'est sa nature d'etre imaginatif, de "demonter" la nature pour la comprendre et l'exploiter , voir la maitriser. On est toujours dans cette dualité esprit matiere et ce rapport reciproque . C'est en fait affaire d'harmonie pas de morale au sens stricte .
Moi je reve que l'homme creait un humanoide ailé ...avec le temps et les progres de la genetique tout deviendra possible ...peut etre un jour voir des anges polyglotes voler au dessus de nos tetes paradant (gros fun attitude) ne sera plus un reve , mais une realité de la marche de la science , et notre espece disparaitra peut etre a leur depend . Est ce moral ou pas , il n'est pas imoral d'evoluer en tout cas . Si la genetique nous permet d'evoluer plus vite , etre mieu adapté a notre environnement , on s'en privera certainement pas si on prend du recul sur cet aspect moral des choses .
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"Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous."
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27/01/2006, 22h11
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#4 |
Date d'inscription: juillet 2005
Messages: 214
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ?
Adapté à notre environnement !
A quel environnement ? Celui dans lequel tu vis, et je vis -où que tu sois dans le monde, et où que je sois moi-même, à 99%, et où que soient tous ceux qui liront ce thread ?
Nous vivons, humains, dans un environnement humanoïde que nous, en tant qu'humains, avons fabriqué nous-mêmes. Ce n'est pas l'espèce humaine qui s'adapte à son environnement, c'est l'environnement qu'elle adapte à elle-même (au passage, l'une des multiples raisons pour lesquelles parler de théorie de l'évolution en ce qui concerne l'espèce humaine est quand même une sacrée faribole).
A part cela, merci Pierre pour ce sujet. Et merci de le poser exactement en ces termes. Car ce qui me frappe, personnellement, et comme d'habitude, c'est l'irresponsabilité totalement assumée -et du coup presque cynique- du monsieur : "Ils n'auront qu'à me dire d'arrêter."
C'est quand même extraordinaire, cette manière qu'ont certains chercheurs -nombreux, hélas !- de se présenter comme fondamentalement irresponsables. Comment dès lors peut-il être vraiment question d'éthique, par exemple avec un type pareil ?
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01/02/2006, 04h24
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#5 |
Date d'inscription: juillet 2004 Localisation: Lévis (en façe de Québec) Âge: 48
Messages: 2 439
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ?
Poser le problème en terme de la morale est judicieux. Cela ma ramener sur cet article de Sylvain Lavelle, philosophe, publié dans la revue Éthica et dont je donne la référence ici. Lavelle pose le problème de l'accès à une certitude morale dans un projet scientifique. Lavelle propose le concept de la refusabilité éthique dans la science expérimentale. Une technique appliquée en recherche est morale si elle est refusable et que les conditions de sa refusabilités sont établis (c'est résumé ...). Par ailleurs, la science théorique étant exclu du champ morale - l'acquisition de connaissance n'étant pas en soi immorale - seules les pratiques techniques de la science expérimentale sont susceptibles d'être refusées.
Donc, le cas du projet du chercheur Romesberg est-il refusable et si oui, à quelles conditions ?
Perso, je répondrais oui. Pour les conditions, je ne suis pas assez connaissant sur le sujet de la recherche mais il me semble qu'une condition de confinnement serait sans doute centrale à la refusabilité du projet.
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L'oisiveté est la mère de la philosophie (Thomas Hobbes) et FSG sa fille (Pierre de Québec).
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01/02/2006, 15h51
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#6 |
Date d'inscription: juillet 2005
Messages: 214
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ? Citation: |
Envoyé par Pierre de Québec Poser le problème en terme de la morale est judicieux. | Ben c'est-à-dire que c'est cela, l'éthique, Pierre  Je sais bien que ce n'est pas une approche très courante au sein de la communauté scientifique et c'est justement là qu'est tout le problème. Qu'est-ce que, moi, en tant que scientifique, j'ai le droit de faire et de ne pas faire ? "Droit", non pas seulement en termes légaux et judiciaires, mais bien en termes de responsabilité, personnelle et morale.
Tout simplement parce qu'on ne peut pas considérer qu'il n'y a pas de conséquences à une découverte scientifique. Au contraire, les conséquences sont souvent importantes. Elles peuvent être certes positives, et elles le sont souvent bien entendu, mais faire comme si toutes les conséquences de la science n'étaient que positives, c'est adopter un discours idéologique au sens propre, c'est-à-dire qui ne prend pas en compte le réel.
En ce qui me concerne, je pense qu'un scientifique est le mieux à même de décider lui-même si son travail est susceptible d'avoir des conséquences importantes sur des plans autres que le plan scientifique. Un scientifique est un homme, comme un autre, et il a un sens moral et éthique, comme un autre. Et s'il ne l'a pas, ou s'il revendique ne pas en avoir un, cela me semble poser un très grave problème de société. Parce que cela serait bien la seule profession dont on admettrait qu'elle est dédouanée de toute responsabilité civile et personnelle. Alors que c'est une activité qui, justement, engage potentiellement des conséquences importantes pour le reste de la société.
Personnellement, je pense que c'est ainsi qu'il faut envisager le problème. Je constate chaque jour qu'il existe une incroyable déresponsabilisation au sein de la communauté scientifique -c'est un constat qui n'engage que moi. Et qui est favorisée par le fait que chacun travaille sur des sujets complexes et pointus, sur lesquels il est difficile de se faire une opinion tranchée lorsqu'on ne fait pas partie du petit nombre qui travaille dans le domaine. A fortiori encore moins lorsqu'on est politique ou simple citoyen.
Quand un chercheur dit donc qu'il compte sur la "société civile" ou "les autres" pour qu'on juge éthiquement son travail :
1. Il sait parfaitement que ce faisant, il se donne lui-même un blanc-seing
2. Il fait comme si lui-même n'était pas un citoyen, voire même un simple homme raisonnable et responsable.
Par conséquent, je ne pense pas que réfléchir à pourquoi tel projet devrait être arrêté, etc. est une bonne solution. Pardon, je veux dire qu'on peut le faire au cours d'un débat comme celui-ci, bien entendu. Mais à un autre niveau, ce me semble assez futile. Et à l'extrème, et à terme, la logique de la chose pourrait nous mener simplement vers une juridicisation de l'activité scientifique.
Je crois qu'il faut plutôt mettre l'accent, pour l'instant, sur la nécessité pour la communauté des chercheurs de réaliser qu'en tant que scientifique, ils ne sont pas plus exempts de responsabilité civile et morale qu'un citoyen lambda.
Bref, il faut faire entrer un peu plus l'éthique dans les labos. Et il y a du boulot !
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11/02/2006, 01h14
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#7 |
Date d'inscription: juillet 2004 Localisation: Lévis (en façe de Québec) Âge: 48
Messages: 2 439
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ? Citation: |
Envoyé par actae En ce qui me concerne, je pense qu'un scientifique est le mieux à même de décider lui-même si son travail est susceptible d'avoir des conséquences importantes sur des plans autres que le plan scientifique. | Oui, mais encore là il y a sans doute des limites à ce qu'un chercheur peut anticiper comme conséquences. D'où la nécessité d'encadrer la recherche par des mécanismes externes au chercheur ou à l'équipe de recherche.
Lavelle (eh oui, encore lui) propose une approche qui permettrait au chercheur de s'interroger sérieusement sur les motivations et les conséquences (tant positives que négatives) de son travail et d'en tirer des conclusions sur la moralité (face au monde) et l'éthique (face à lui-même).
Et puis, il me semble raisonnable de distinguer la recherche pure, théorique de la recherche appliquée. La première n'étant pas susceptible d'immoralité, la seconde oui ! Citation: |
Envoyé par actae Un scientifique est un homme, comme un autre, et il a un sens moral et éthique, comme un autre. | Oui, mais encore ici la formation scientifique doit inclure des notions d'éthiques. Les laboratoires doivent aussi être encadrés de manière à y promouvoir une éthique (là, on pourra même parler de déontologie dans le cadre d'une profession) et relayer les balises morales de la société. Si je parle d'encadrement, ce n'est pas totalement innocent. L'encadrement implique la notion de responsabilité qui elle-même implique que quelqu'un doit répondre des faits et gestes des chercheurs. Enfin, c'est un peu théorique pour moi puisque je ne suis pas chercheur et que je n'ai pas à travailler dans un laboratoire de recherche. Citation: |
Envoyé par actae Et s'il ne l'a pas, ou s'il revendique ne pas en avoir un, cela me semble poser un très grave problème de société. Parce que cela serait bien la seule profession dont on admettrait qu'elle est dédouanée de toute responsabilité civile et personnelle. | Le professeur Romesberg pose le problème en terme claire : Moi je pense qu'il n'y a pas de problème. Quelqu'un en voit-il un ?
Je vais peut-être un peu trop loin car il est fort possible qu'un quelconque comité d'éthique se soit pencher sur les recherches du professeur Romesberg pour en valider la moralité.
Au sujet de la judiciarisation de l'actitivité scientifique, c'est une hypothèse peu plausible. Les délais et les coûts qui en découleraient seraient très néfaste sur la recherche scientifique en générale. Il faut pas oublier qu'un juge s'appuiera sur le témoignage d'experts i.e. d'autres chercheurs en la matières. Je pense que cet aspect de la problématique judiciaire a déjà été anticipé et que le mode autorégulatoire de la recherche scientifique est la solution acceptée et effectivement implantée. Le judiciaire étant ici à la traîne du politique qui lui à la responsabilité de poser les balises morales de la recherche.
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L'oisiveté est la mère de la philosophie (Thomas Hobbes) et FSG sa fille (Pierre de Québec).
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09/03/2006, 20h37
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#8 |
Date d'inscription: février 2006 Localisation: K-pax
Messages: 1 276
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ?
Franchement je viens de lire un article sur une discipline émergente qui s'appelle "Biologie de synthése" où les chercheurs reprogramment des bactéries comme on programme un PC...Ils font "mumuse" avec des bactéries, reprogramment des virus, etc, etc...en priant pour qu'il n'y ai pas de Bugs...
Des bactéries qui changent de couleur par exemple pour fabriquer des écrans...Où est l'éthique ? Quelle blague....!
Franchement tout cela me fait froid dans le dos..  ..Sincèrement parce que les garde fous..il n'y en a pas...Il y a juste un bon business...Voilà où en est l'éthique....C'est pire que Frankenstein...! Car cela met tout le monde en danger ! ha mon avis ce qui est en train de se faire dans notre dos...c'est potentiellement pire que Tchernobyl !
Dernière modification par Mumyo ; 09/03/2006 à 20h42.
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09/03/2006, 22h39
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#9 |
Date d'inscription: mai 2003 Localisation: Au labo Âge: 25
Messages: 1 370
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ?
Hello
Je pense que tu fais référence à la revue S&A ! J'ai lu quelques articles de ce dossier; qui n'est pas d'une très bonne facture; trop polémique, parfois mal renseignés (j'ai tout particulièrement aimé l'article sur le génome minimal, dont le journaliste attend des résultats de futures expériences ... Publiés en 1995 entre autres !), cherchant le gros titre apparemment. Dommage car le sujet est très intéressant.
GuiL
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"Un sot savant est sot plus qu’un sot ignorant." Molière
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11/03/2006, 08h39
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#10 |
Date d'inscription: décembre 2004 Localisation: Paris Âge: 28
Messages: 2 460
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ? Citation: |
Envoyé par Pierre de Québec Oui, mais encore ici la formation scientifique doit inclure des notions d'éthiques. Les laboratoires doivent aussi être encadrés de manière à y promouvoir une éthique (là, on pourra même parler de déontologie dans le cadre d'une profession) et relayer les balises morales de la société. Si je parle d'encadrement, ce n'est pas totalement innocent. L'encadrement implique la notion de responsabilité qui elle-même implique que quelqu'un doit répondre des faits et gestes des chercheurs. Enfin, c'est un peu théorique pour moi puisque je ne suis pas chercheur et que je n'ai pas à travailler dans un laboratoire de recherche. | Euh... je vais peut-être dire une bétise et faire un parallèle sans valeur... Mais bon, je me lance quand même.
Pierre, en lisant ton post, je suis onvaincu que ton opinion part d'un bon sentiment: celui d'éviter les découvertes "dangereuses" (éthiquement, physiquement, ...) et ainsi protéger l'humain.
Hélas, la méthode me semble terriblement contestable et même assez peu éthique.
Je m'explique: Encadrer la recherche, dans une société démocratique idéale, celà ne pose pas de problème. Mais peu mener également, comme on l'a déjà vu par le passé à une époque où l'obscurantisme régnait en maître, tout simplement parce que les gens qui décidaient de l'éthique étaient à la recherche de pouvoir.
Alors, nos sociétés démocratiques sont(elles suffisemment "idéales" pour ne pas tomber dans des excès désastreux ?
ET bien, à voir l'actualité, je dirai non...
- USA: nouvelle loi anti-avortement dans un état, même dans des cas extrèmes (sauf danger pour la mère)
- France: projet de loi DADVSI. L'objectif de base est louable: protéger les artistes et la création artistique. Le résultat: flicage de la vie privée, intéropérabilité menacé, business des grosses industries de la musique sauvegardé et protégé, diversité musicale non améliorée...
Un encadrement trop strict de la recherche, avec des règles floues (désolé, mais je n'arrive pas à voir une éthique qui ne soit pas, au moins en partie, flexible), m'inquiéte plus que des savants fous... du moins tant que notre société sera autant asservie à la recherche de pouvoir.
Dernier point: la recherche ne sera jamais encadrée uniformément à l'échelle planétaire. Ce qu'un comité d'éthique interdira, un autre l'autorisera... Cf recherche sur les embryons...
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11/03/2006, 11h13
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#11 |
Date d'inscription: juillet 2005
Messages: 214
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ?
Mais encore une fois, pourquoi "interdire" ? L'interdiction, la réglementation, ce n'est pas l'éthique. Oui, c'est comme cela que cela fonctionne aujourd'hui -c'est comme cela que ça fonctionne déjà, Faith. En simplifiant : Des comités d'éthique rendent leur avis au gouvernement qui statue, tranche, arbitre entre les budgets, etc.
Mais ce n'est pas cela, l'éthique. Parce que, qu'on adopte un "laisser faire", qui s'appuie sur une attitude naïvement positiviste du type : "Bah, de toutes façons, la science ne produit que des bonnes choses alors il n'y a pas à s'inquiéter", ou qu'au contraire, on parle de réglementer, légiférer, encadrer, surveiller, dans les deux cas, on part du principe que les scientifiques eux-mêmes ne sont pas en mesure d'être responsables de ce qu'ils font.
Pourquoi ? Pourquoi partir de ce principe ? Est-ce qu'on part du même principe lorsqu'on évoque un pompier, un chef d'entreprise, un cuisinier, n'importe quelle autre profession ? Est-ce la bonne vieille image du scientifique à la barbe blanche, perdu dans ses fioles, effroyablement distrait et qui n'a plus toute sa tête, qui perdure, envers et contre tout ?
Réglementer, et bien cela vient ensuite, si vraiment il est impossible de faire appel à la raison. Mais je ne crois pas que, dans ce cas, on ira vers une législation a priori, mais plutôt a posteriori, je veux dire vers la détermination d'une responsabilité juridique des scientifiques. Ce qui me fait dire cela est que, aujourd'hui, les médecins, les chirurgiens, sont attaquables au pénal en cas d'erreur de diagnostic ou en cours d'intervention. Or, c'est quelque chose de très nouveau, qui était, je ne crois pas dire de bêtises, totalement impensable il y a seulement 20 ans.
Il sera sans doute plus difficile de déterminer la responsabilité pénale d'un chercheur, mais je pense que cela n'est pas impossible.
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11/03/2006, 14h32
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#12 |
Date d'inscription: juillet 2004 Localisation: Lévis (en façe de Québec) Âge: 48
Messages: 2 439
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ?
Bonjour Faith,
Mon avis se fonde sur un fonctionnement en société qui colle à notre réalité. Ce n'est pas qu'une question de bon sentiment quoique que là où il y a de la bonté, il y a de l'éthique Citation: |
Envoyé par Faith Hélas, la méthode me semble terriblement contestable et même assez peu éthique. | Sans doute que tu parle de l'encadrement des chercheurs par un comité d'éthique. Ton énoncé me semble contradictoire. Les dérives d'un comité d'éthique sont du domaine du possible. Mais, il faut bien faire confiance à des personnes qui ne sont pas "nous" nécessairement. Citation: |
Envoyé par Faith Encadrer la recherche, dans une société démocratique idéale, celà ne pose pas de problème. Mais peu mener également, comme on l'a déjà vu par le passé à une époque où l'obscurantisme régnait en maître, tout simplement parce que les gens qui décidaient de l'éthique étaient à la recherche de pouvoir. | Et cela existe encore de nos jours. Le cas du Pr Hwang est représentatif de l'autre extrême : un chercheur qui berne tout le monde ! Le pouvoir politique dans une démocratie est une représentation grossière de la morale de l'époque. Je dis grossière car le pouvoir politique n'est que rarement l'expression claire d'une majorité claire (50% + 1) et que les groupes de pressions se mettent vite à l'ouvrage au lendemain d'une élection pour faire leur lobbying. Dans ce contexte, le comité d'éthique ne devient-il par alors le lieu de rencontre et de discussion entre ce pouvoir politique et le pouvoir du monde de la recherche ? Citation: |
Envoyé par Faith - USA: nouvelle loi anti-avortement dans un état, même dans des cas extrèmes (sauf danger pour la mère) | Bien, je répète : Le pouvoir politique dans une démocratie est une représentation grossière de la morale de l'époque... et faut faire avec ! Pour ce qui est du projet de loi DADVSI, je préfère ne rien dire n'étant pas connaissant sur ce sujet. Citation: |
Envoyé par Faith Un encadrement trop strict de la recherche | Il faut voir l'encadrement comme un guide à la réflexion. Maintenant, si l'encadrement est rigide au point de "souffler" la réponse alors il faudrait parler de déontologie plutôt que d'éthique. Pour la savant fou, moi je remplacerait le mot fou par "menteur". Et puis, la folie dans la recherche est-elle un risque non nul ? Y a-t-il tant de possibilités offertes à un chercheur pour qu'il fasse une recherche dont les résultats seraient qualifiés de pure folie par ses pairs ? Citation: |
Envoyé par faith Dernier point: la recherche ne sera jamais encadrée uniformément à l'échelle planétaire. Ce qu'un comité d'éthique interdira, un autre l'autorisera... Cf recherche sur les embryons... | Là, on tombe dans la géopolitique
Cordialement,
Pierre de Québec
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L'oisiveté est la mère de la philosophie (Thomas Hobbes) et FSG sa fille (Pierre de Québec).
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26/01/2008, 22h13
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#13 |
Date d'inscription: janvier 2008 Âge: 28
Messages: 1
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ?
Bonjour, suite aux nouveautés dans le domaine des bactéries totalement synthétiques je souhaiterai vous interrogé sur la polémique que cela entraîne et notamment éthique.
Selon moi cela fait longtemps que la nature elle même voit apparaître de nouvelles formes de vie, c'est l'évolution. L'homme y a contribué en parti ( chiens, vache normandes ... ) même s'il s'agissait de méthodes plus "naturelles" qu'aujourd'hui. Et puis finalement n'est-ce pas aussi naturel puisque nous sommes une entité indissociable du système "Terre". Nous sommes nous même des OGMs naturels. Nous avons divergés génétiquement de nos ancètres bactéries, poissons, reptiles, mammifères ...
Si la nature était une déesse nous pourrions parler de plan de celle-ci.
Entant qu'élément naturel ce que nous faisons l'est aussi. Du moins c'est mon point de vu ou tout du moins dans nos actes involontaires. L'homme en chassant le Mammouth a participé à sa disparition; en même temps celui-ci n'était pas adapté à la nouvelle donnée naturelle qu'était l'homme.
Alors pour ceux qui pense que l'homme doit revenir à l'âge des cavernes je leur dit plutôt de penser à liquider totalement toute l'espèce.
D'ailleurs certaines espèces ont découvert l'intéret de l'homme. Certains loups sont devenu des chiens, les rats profitent de nos déchets. Certains rapaces ont perçu l'avantage de nos friches industrielles ou les rongueurs abondent. Il ne s'agit pas uniquement de la disparition de certains écosystèmes mais aussi de l'apparition de nouveau. Nos greniers sont des grottes artificielles pour les chauves-souris qui y échappent d'ailleurs mieux à leur prédateur qui ont peur de l'homme. "Pas bêtes, les bêtes." Avec l'apparition de super-prédateurs certaines espèces ont évolué ou disparu. Voulons nous vivre dans un musée zoologique ou sur une planète qui évolue en fonction des nouveaux facteurs environnementaux tels que la présence humaine ? Pour moi le seul problème est lorsque l'homme risque de détruire son existance même. Cela aucune autre espèce ne l'a volontairement fait.
Le panda c'est joli alors créons des sanctuaires mais ne nions pas son inadaptation aux réalités environnementales, d'ailleurs par sa sur-dépendence à son environnement il est déjà en surcis. Il est vulnérables face à n'importe quelle modification naturelle de son environnement. En nous inpliquant trop ou en tentant d'empécher la nature d'opérer nous remettons en cause tous les mécanismes de l'évolution. Que recherchons-nous, le naturel ou l'immobilisme. Certains pensent : "Après l'homme plus aucune évolution n'est possible." C'est à la fois le cas en empéchant certaines espèces d'évoluer par manque de temps mais aussi et surtout en leur garantissant que le millieu sera toujours le même. Et puis un orque qui chasse un marsouin se préocupe t'il de la disparition de l'espèce ? Pourtant vu ses aptitudes et sa voracité il pourrait s'interroger.
Alors de quoi s'agit-il ? Plutôt d'une peur du progrès vers l'inconnu. C'est cela qui selon moi fait dévier le principe de précaution vers le principe d'interdiction. "C'est nouveau donc c'est dangereux." Bien! Avec ce système de pensé l'homme n'aurait pas "domestiqué" le feu par crainte de se brûler ou de mettre le feu à son environnement. L'évolution humaine c'est faîte en transgressant l'angoisse de l'inconnu. Sommes-nous devenus tellement angoissés pour rester ainsi prostré face à notre propre évolution ? Et puis ce que nous détruisons nous sommes la seule espèce qui au moins partiellemment peut le reconstruire.
Il me semble exister un principe d'angoisse irraisonnée. Lorsqu'on ne sait pas pourquoi tout de suite interdire ? Soyons plutôt raisonnables. OGMs d'accord mais en espace confinés le temps des tests, de même pour cette nouvelle découverte des bactéries synthétiques. Tant qu'on ne sait pas les dangers pourquoi tout le temps penser que les choses sont dangereuses ? Evitons juste les risques. C'est cela le principe de précaution. Enfermons les dans des laboratoires de haute sécurité comme Ebola. C'est en étudiant les virus qu'on peut les combattre ou alors il faut accepter de les subir sans rien faire. Nature! Nature!
Là où la crainte peut-être justifiable c'est sur les risques de mauvais usages ou malveillants que peut en faire l'homme.
Chez certains je trouve une cause plus viscérale et inconsiente à ce phénomène. L'homme étant capable de créer des copies de bactéries existantes à partir d'éléments chimiques simples ne risque t'il pas de supplanter un éventuel Dieu. Je rappelle pour les croyants que Dieu a toujours pu s'imiser pour expliquer l'inconnu. Ainsi certains savants ayant adopté la théorie du Big Bang ont la conviction que Dieu en est à l'origine. D'ailleurs même le hasard est déïfié chez certains. "C'est le hasard qui l'a voulu." Si dans cette phrase il ne s'agit pas de transformer le hasard en dieu alors qu'est-ce que c'est ? Je parle biensur de l'inconsient dans ce cas ( Freud ).
Si l'homme est capable d'effectuer la Création par lui même à quoi sert alors d'avoir un dieu. L'homme a peur de la pensée Kubrickienne, l'homme s'il remontait le temps ne serait-il pas capable de se créer lui même ? Jaurès disait que "l'homme a vocation à s'inscrire à l'égide des étoiles". Comme l'élève doit surpasser le maître, l'homme a vocation à surpasser les dieux. Pourquoi se l'interdire même si cela est utopique ? Par contre il doit surveiller sa capacité destructrice.
Face aux objections possibles je tiens à rappeler que l'homme est presque capable de recréer un Soleil en miniature ( centrale à fusion ).
Je pense que cette inquiètude est assez prégnante. Si nous sommes Dieu alors comment expliquer l'inconnu ?
Voilà c'est un peu long mais cela valait le coup d'être dit, du moins il me semble. En tout cas je suis fière pour l'espèce humaine de cette découverte si elle est avérée. Cela fait reculer un peu plus notre ignorance même si celle-ci est encore forte. Pour le passage sur l'inconsient je précise que je suis étudiant en psychologie même si ce n'est pas encore grand chose.
Une dernière chose. J'ai vu ici et là des commentaires sur le fait que les labos privés ne devait pas s'occuper de ce genre de choses. Personnellement je pense que dans l'époque récente ils ont souvant été utiles. Rappellons pour cela que sans eux nous serions encore victimes de certaines maladies. Alors il faut cesser de toujours hurler et les critiquer avec raison. La recherche du profit ce n'est pas toujours le mal. Même l'Eglise est revenu sur les septs péchés capitaux alors cessons de nous bassiner avec.
Alors les questions :
Pour les habitants des pays anglo-saxons ( ou en parti ) pouvez vous m'indiquer plus pécisement qui prone le moratoire ( il y a "mort" dans ce mot ) et quels sont les lobbis qui les soutiennent.
Pour tous, j'espère que se que j'ai écrit vous a interresser et espère vos commentaires, c'est toujours constructif et peut faire évolué les points de vue.
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27/01/2008, 13h55
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#14 |
Date d'inscription: avril 2005
Messages: 44
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ?
Bonjour, je ne comprend pas vraiment les problemes que la création d'une nouvelle forme de vie pourrait engendrer. Pourriez-vous m'éclairer?
Cordialement
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Bria(t)(s)
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28/01/2008, 16h08
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#15 |
Date d'inscription: mars 2004
Messages: 3 866
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ? Citation:
Envoyé par Pierre de Québec J'ai vu un reportage à l'émission Découverte de Radio-Canada (émission du dimanche 22 janvier 2006) dans laquelle il était question des recherches du chercheur Floyd Romesberg.
Ce dernier a créer en laboratoire une nouvelle base (une cinquième) qui "fit" dans l'ADN. Il a réussi en laboratoire à prouver que cet ADN se répliquait. Prochaine étape : implanter cet ADN dans une cellule. Cela est résumé un peu vite l'affaire mais c'est suffisant pour poser la question éthique. Est-il acceptable de courrir un risque en créant sur terre une forme de vie proche de la notre ?
Le chercheur a avancé comme argument "garde fou" : ils n'auront qu'à me dire d'arrêter". Bref, quant à lui, il ne s'arrêtera pas. Le site de Découverte | a priori, ce n'est pas ethique, le vivant est le moyen par lequel l'homme tire sa propre existence, le fait de détruire ou de créer dans le plan trenscendant sa propre existence ne devrais permis a quiconque. pour la bonne et simple raison que l'on doit donner au génération future les donnée de base quand au fait naturel que celle qui n'ont permis de nous devellopper.
par exemple, sur ce même point, changer le génome humain, et faire en sorte que ces modification soit transmissible, c'est intervenir dans un plan qui est supérieur en anture a notre propre être.
l'on retrouve les même type d'interdit dans la pyramide des normes de kelsen en droit, la loi d'un niveau inférieur ne saurait avoir d'effet au niveau supérieur, de fait nul gouvernement ne saurait prendre de son chef des decision impliquant l'ensemble des autres nations(plan supérieur). et inversement, une loi du plan supérieure ne saurait-etre ignoré par un executif du plan inférieur.
dans le plan biologique, l'homme est un vivant, il ne saurait donc pouvoir modifié les normes nécéssaire a sa propre existance décrite au plan supérieure, sans se mêttre lui-même en danger. par là, un homme ne saurait par lui-même mettre en danger l'enemble de l'humanité par sa simple volonté a modifier une partie des lois etant nécéssire puisque vitale pour tous.
créer une nouvel être vivant, ce de fait créer une forme de vie concurente aux autres, c'est donc mettre en danger l'ensemble des vivants. l'homme y compris.
l'on pourrais ausi dire que c'et introduire dansun ecosytème donné un possible prédateur étranger, ce qui en soi et vu les problèmes que pose ses prédateurs une interdiction simple de fait. (voir lapin et australie)
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... et de ne tenir pour vrai, que ce qui me serait en tout point indubitable.
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29/01/2008, 14h35
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#16 |
Date d'inscription: novembre 2005
Messages: 48
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ? Citation:
Envoyé par quetzal créer une nouvel être vivant, ce de fait créer une forme de vie concurente aux autres, c'est donc mettre en danger l'ensemble des vivants. l'homme y compris. | il ne s'agit pas simplement de concurrence, mais aussi de coopération interespèces : il faut bien que ça mange.
Mais ce n'est pas vraiment ce qui m'amène : j'ai pu apprendre qu'on avait re-synthétisé le génome d'une bactérie.
Apparement on commence à s'orienter dans une voie type Blade Runner.
Et je me posais une question bien triviale : serait il possible, dans le futur ca va de soi, de miniaturiser le vivant, comme dans la trilogie de bilal, où le héros est accompagné d'un micro-chat.
J'entends par la non pas diminuer son nombre de céllules, ce qui serait un crime pour l'intelligence du chat, mais réduire la taille des cellules. Je sais qu'on peut faire pousser de gros végétaux avec l'acid gibérilliques, mais à quoi tient l'inverse ? C'est une quetion de génome ?
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03/02/2008, 01h25
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#17 |
Date d'inscription: juillet 2004 Localisation: Lévis (en façe de Québec) Âge: 48
Messages: 2 439
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ? Citation:
Envoyé par organizedconfusedproject il ne s'agit pas simplement de concurrence, mais aussi de coopération interespèces : il faut bien que ça mange.
Mais ce n'est pas vraiment ce qui m'amène : j'ai pu apprendre qu'on avait re-synthétisé le génome d'une bactérie.
Apparement on commence à s'orienter dans une voie type Blade Runner.
Et je me posais une question bien triviale : serait il possible, dans le futur ca va de soi, de miniaturiser le vivant, comme dans la trilogie de bilal, où le héros est accompagné d'un micro-chat.
J'entends par la non pas diminuer son nombre de céllules, ce qui serait un crime pour l'intelligence du chat, mais réduire la taille des cellules. Je sais qu'on peut faire pousser de gros végétaux avec l'acid gibérilliques, mais à quoi tient l'inverse ? C'est une quetion de génome ? | Votre intervention est un peu hors sujet. Vous devriez poser votre question dans le forum sur la biologie.
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L'oisiveté est la mère de la philosophie (Thomas Hobbes) et FSG sa fille (Pierre de Québec).
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23/08/2008, 10h23
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#18 |
Date d'inscription: août 2008
Messages: 4
| Re : Créer une nouvelle forme de vie : Est-ce éthique ? Citation:
Envoyé par Rhedae Salut ,
Question fort interessante . Je crois que c'est dans la nature de l'homme d'echapper au determinisme de la nature , parce que c'est dans sa nature d'etre libre .Il a des jambes pour se deplacer , mais utilise des avions pour voler (pourquoi pas des ailes biologiques) . Il n'est pas telepathe, il invente le telephone, internet etc, :est ce ethique ? On pressent bien que la nature ne suffit pas a l'homme , puisqu'il s'equipe d'outil qui prolongent ses sens et ses attributs, qu'il echappe en quelque sorte au "determinisme naturel" , a sa condition animale . C'est sa nature d'etre imaginatif, de "demonter" la nature pour la comprendre et l'exploiter , voir la maitriser. On est toujours dans cette dualité esprit matiere et ce rapport reciproque . C'est en fait affaire d'harmonie pas de morale au sens stricte .
Moi je reve que l'homme creait un humanoide ailé ...avec le temps et les progres de la genetique tout deviendra possible ...peut etre un jour voir des anges polyglotes voler au dessus de nos tetes paradant (gros fun attitude) ne sera plus un reve , mais une realité de la marche de la science , et notre espece disparaitra peut etre a leur depend . Est ce moral ou pas , il n'est pas imoral d'evoluer en tout cas . Si la genetique nous permet d'evoluer plus vite , etre mieu adapté a notre environnement , on s'en privera certainement pas si on prend du recul sur cet aspect moral des choses . | Bonjour,
Ce que tu dis et vrai on rêverait tous de voir l'espèce humaine évoluer mais regarde à quoi nous à mener nôtre liberté, nous détruisons la planète à nôtre profit immediat mais non à long terme car cette attitude risque de nous coûter cher, bien que des gens fassent des efforts. Je trouve étrange de se demander si c'est juste ou non d'essayer de créer une autre espèce ou non alors que nous avons crée des OGM qui ne faisaient à l'origine pas partie de l'ecosystème. Créer une autre espèce intelligente dans un but coopératif nous serait plus que profitable car deux têtes valent mieux qu'une mais à la condition qu'elle ne fassent pas les mêmes erreurs que nous. Et puis créer une espèce intelligente est sans doute aussi dangereux que de créer une IA performantes car il faut se mettre à sa place, vous êtes un être crée par une espèce inférieur et mortel dans le cas des IA aurez vous envie de servir la cause de cette espèce ?
Sûr ce j'attend les réponses avec impatience s'était mon premier message sûr ce forum, continuons de débattre.
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