26/03/2006, 23h16
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#1 |
Date d'inscription: juillet 2005
Messages: 65
| Résoudre "manger ou être mangé" ?
J'ai une question bête et simple, et je fais appel à vos connaissances.
Puisque nous baignons dans ce monde bizarre où il est normal de tuer et de faire souffrir d'autres êtres vivants pour pouvoir nous nourrir, mais qu'en même temps le régime végétarien semble avoir des limites. Je pose une question simple :
Pourquoi n'attendons nous pas tout simplement, qu'une bête soit morte de vieillesse avant de la manger ?
(Peut être que dans l'industrie de l'élevage ces pratiques existent déjà ? ... )
merci pour vos éventuels éclaircissements.
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27/03/2006, 00h52
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#2 |
Date d'inscription: décembre 2004 Localisation: Paris Âge: 28
Messages: 2 457
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ? Citation: |
Envoyé par powel Pourquoi n'attendons nous pas tout simplement, qu'une bête soit morte de vieillesse avant de la manger ? | Plusieurs raisons me viennent à l'esprit assez rapidement:
- bien peu de bêtes meurent "de vieillesse". Ce sera plus souvent maladie & co => risque sanitaire
- Elever un animal jusqu'à sa mort de vieillesse, c'est long et ça demande encore plus de matières premières que de le manger jeune => risque écologique
- Attendre la mort d'un animal n'est pas forcément la meilleure chose pour lui: la vie d'un animal agé est parfois (souvent ?) synonyme de souffrances => problème éthique
- La viande issu d'un viel animal est dure et beaucoup moins savoureuse
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27/03/2006, 17h56
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#3 |
Date d'inscription: mars 2004 Localisation: Fribourg (CH) Âge: 24
Messages: 4 389
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ? Citation: |
Envoyé par powel dans ce monde bizarre où il est normal de tuer et de faire souffrir d'autres êtres vivants pour pouvoir nous nourrir, mais qu'en même temps le régime végétarien semble avoir des limites. | Il me semble que l'être dit humain est le seul à qui lui passe l'idée de faire souffrir des êtres vivants. D'où son caractère bizarre dans ce monde "normal".
Les autres espèces se nourrissent :
- pour survivre
- et ne prennent pas le temps de faire souffrir (elles ont faim) leurs proies Citation: |
Envoyé par powel Je pose une question simple :
Pourquoi n'attendons nous pas tout simplement, qu'une bête soit morte de vieillesse avant de la manger ? | En plus des idées pertinentes de Faith, je rajouterai le manque de patience, de sagesse et d'humilité de l'espèce dite humaine.
Shokin
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Auto-détermination ! Fun ! Respect ! Écologie ! Pédagogie ! Diversité ! Souveraineté !
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28/03/2006, 13h28
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#4 |
Date d'inscription: juillet 2005
Messages: 65
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ? Citation: |
Envoyé par Faith Plusieurs raisons me viennent à l'esprit assez rapidement:
- Elever un animal jusqu'à sa mort de vieillesse, c'est long et ça demande encore plus de matières premières que de le manger jeune => risque écologique | Ca me semble être la raison principale |
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28/03/2006, 13h40
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#5 |
Date d'inscription: juillet 2005
Messages: 65
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ? Citation: |
Envoyé par shokin Il me semble que l'être dit humain est le seul à qui lui passe l'idée de faire souffrir des êtres vivants. D'où son caractère bizarre dans ce monde "normal". | monde normal ? bof ...
demande à une maman marcassin si elle est ravit de voir un de ses rejetons se faire attraper par un Guépard. Même si c'est pas le rejeton qui souffre (peut être), sa mère souffre de le perdre, donc on est toujours dans le même système. Et puis à son tour la maman Guépard qui fait tout ce qu'elle peut pour l'éloigner des Hyènes, qui doit sûrement souffrir à son tour si elle échoue.
Il me revient en tête, que lorsqu'une femelle Orque veut apprendre au rejeton comment attraper un phoque, elle "s'amuse" avec ce phoque pendant un bon moment avant de le tuer. En plus d'être terrorisé le phoque reçoit des coups de nageoires ...
Pour moi, l'homme comme l'animal "subissent" les même régles (qui ont certainement un but).
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28/03/2006, 13h44
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#6 |
Date d'inscription: juillet 2005
Messages: 65
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ?
Merci pour vos réponses en tous cas.
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28/03/2006, 17h08
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#7 |
Date d'inscription: janvier 2005
Messages: 212
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ?
Tous les nutriments necessaires à la bonne santé des humains se retrouvent dans les végétaux, cryptogammes, et bactéries. Consommer de la viande n'est pas une nécessité, mais un fait culturel.
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28/03/2006, 20h09
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#8 |
Date d'inscription: août 2003 Âge: 39
Messages: 2 129
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ? Citation: |
Envoyé par heyrick Tous les nutriments necessaires à la bonne santé des humains se retrouvent dans les végétaux, cryptogammes, et bactéries. Consommer de la viande n'est pas une nécessité, mais un fait culturel. | A moins d'être apte à isoler les bactéries ou les cryptogammes qui fourniront ce que fournit la viande, manger de la viande est un fait naturel.
Aussi loin qu'on remonte dans l'histoire de l'homo sapiens, il semble avoir été omnivore et c'est plutôt le végétarisme qui est un fait culturel, dépendant de convictions fortes.
Si on laisse choisir les enfants, ils préfèrent le poulet ou le choux de bruxelle  ?
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Ethica, IV, 43 : Titillatio excessum habere potest et mala esse.
Spinoza
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28/03/2006, 20h46
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#9 |
Date d'inscription: janvier 2005
Messages: 212
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ? Citation: |
Envoyé par bardamu A moins d'être apte à isoler les bactéries ou les cryptogammes qui fourniront ce que fournit la viande, manger de la viande est un fait naturel.
Aussi loin qu'on remonte dans l'histoire de l'homo sapiens, il semble avoir été omnivore et c'est plutôt le végétarisme qui est un fait culturel, dépendant de convictions fortes.
Si on laisse choisir les enfants, ils préfèrent le poulet ou le choux de bruxelle  ? | Le végétarisme est aussi un fait culturel. A partir du moment où on a le choix, c'est notre culture qui oriente notre décision.
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31/03/2006, 04h26
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#10 |
Date d'inscription: juillet 2004 Localisation: Lévis (en façe de Québec) Âge: 48
Messages: 2 439
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ? Citation: |
Envoyé par powel où il est normal de tuer et de faire souffrir d'autres êtres vivants pour pouvoir nous nourrir | Il n'est pas dans la normalité de faire souffrir d'autres êtres vivants; du moins pas dans un contexte historique récent (moderne).
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L'oisiveté est la mère de la philosophie (Thomas Hobbes) et FSG sa fille (Pierre de Québec).
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02/04/2006, 14h10
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#11 |
Date d'inscription: juillet 2005
Messages: 65
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ? Citation: |
Envoyé par Pierre de Québec Il n'est pas dans la normalité de faire souffrir d'autres êtres vivants; du moins pas dans un contexte historique récent (moderne). | C'est vrai que j'ai confondu "faire souffrir" et "tuer sans faire souffrir" ...
( C'est ce que tu voulais me montrer ?  )
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02/04/2006, 14h19
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#12 |
Date d'inscription: juillet 2005
Messages: 65
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ? Citation: |
Envoyé par Pierre de Québec Il n'est pas dans la normalité de faire souffrir d'autres êtres vivants; du moins pas dans un contexte historique récent (moderne). | C'est vrai que j'ai confondu "faire souffrir" et "tuer sans faire souffrir" ...
( C'est ce que tu voulais me montrer ? )
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02/04/2006, 14h51
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#13 |
Date d'inscription: juillet 2004 Localisation: Lévis (en façe de Québec) Âge: 48
Messages: 2 439
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ?
C'est effectivement la partie de ton message qui m'avait fait réagir.
Remarque que nous pourrions trouver des contre-exemples qui trouveraient leurs justifications dans la culture locale ou dans la situation de relative impunité prévalant sur le lieu où serait tué l'animal.
Mais bon, là je n'irais pas plus loin car je m'éloigne de ta question initiale : Pourquoi ne pas attendre qu'un animal meurt de vieillesse avant de le manger ? La réponse de Faith me semble pertinente et complète.
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L'oisiveté est la mère de la philosophie (Thomas Hobbes) et FSG sa fille (Pierre de Québec).
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09/04/2006, 21h47
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#14 |
Date d'inscription: juillet 2005
Messages: 65
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ? Citation: |
Envoyé par Pierre de Québec Mais bon, là je n'irais pas plus loin car je m'éloigne de ta question initiale : Pourquoi ne pas attendre qu'un animal meurt de vieillesse avant de le manger ? La réponse de Faith me semble pertinente et complète. | Pardon de réagir si tard.
J'ai confondu ces deux notions parce qu'elles ont un point commun : ne pas respecter la volonté de l'autre ; l'autre être ne veut pas qu'on le fasse souffrir, qu'on fasse souffrir ses proches et encore moins qu'on le tue (chaqu'un a sa classification).
Donc le fait de bouffer déjà un animal mort résolvait le tout, mais notre monde semble être fait pour que chaque race donne le meilleur d'elle même pour survivre et que ça contribue à son évolution pour les générations futures ...
D'autres théories la dessus ? (dites-en moi même des connues pour ma culture perso. où envoyez moi ballader sur des liens  )
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09/04/2006, 22h10
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#15 |
Date d'inscription: août 2005 Localisation: Région parisienne
Messages: 12 830
| Re : Résoudre "manger ou être mangé" ?
Bonsoir,
Juste une remarque au passage.
La souffrance est naturelle.
Naturelle au sens où la souffrance est une sensation, une émanation du système nerveux (en simplifiant, il peut y a voir des phénomènes similaires non nerveux...). Elle existe parce codée comme telle dans le génome.
L'évolution (la Nature) a donc créé la souffrance. Ce n'est pas le prédateur qui fait souffrir (ou fait des efforts pour ne pas faire souffrir, etc.), mais bien la proie elle-même qui, par l'évolution de ses ancêtres, inclue les mécanismes de la souffrance.
La souffrance a donc un rôle positif, elle permet de diminuer le nombre de cas où un accident, un raté de prédateur, etc. induisent des impacts secondaires mortels.
S'il était possible et facile de tuer une proie sans la faire souffrir, il est fort probable que l'espèce proie disparaîtrait rapidement!
Le prédateur animal (non humain) se fiche royalement de la souffrance de la proie, il n'a aucune utilité de la souffrance, ou de la non-souffrance, de la proie. La souffrance est un atout de l'espèce à laquelle appartient la proie, et ne doit être jugée que dans ce cadre.
C'est l'empathie, basée sur une reconnaissance de similarité, entre nous et les proies qui nous fait ressentir la souffrance comme un "mal". Le froid raisonnement que je propose montre que c'est un bien, une fois la bonne perspective prise, à savoir la survie de l'espèce à laquelle appartient la proie.
L'homme peut supprimer la souffrance inutile lorsqu'il y a certitude de décès de la proie qu'il va abattre, certitude obtenue par l'homme grâce à sa conscience, et à sa domination technique. Un prédateur autre n'a pas ces avantages.
Cordialement,
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I'm not young enough to know everything. O.W.
Dernière modification par Michel (mmy) ; 09/04/2006 à 22h12.
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